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01 février 2002 - n°173


Ils courent, ils courent, les
Poncin !
Qu'ils
se prénomment Gautier, Jérémie, Anita ou Suzanne, qu'ils
aient six, neuf, vingt ou quarante-huit ans, qu'ils habitent Longlier, Lahérie
ou Les Fossés, ils sont tous issus de la même famille et partagent
la même passion. Pour eux, la course à pied est devenu un besoin,
un art de vivre, une religion. La famille Poncin compte une quinzaine d'adeptes
qui participent régulièrement à la grand-messe du jogging,
les allures libres de Gaume.
Chaque dimanche de fin janvier à mi-octobre,
de Virton à Habay, en passant par Nobressart, Mellier, Muno, ils arpentent
les sentiers forestiers et martèlent le macadam des petites routes de
campagne.
Rencontre avec André et Pierre autour d'un bon Orval, pour faire très
authentique.
L'info : Comment a débuté
l'aventure ? Comment la famille Poncin a-t-elle été atteinte par
le virus de la course à pied.
André et Pierre : Poussé
par Georges Renard, notre frère Gérard s'est lancé dans
les allures libres il y a trois ans. Au début il était le seul
de la famille à courir. Il en a parlé autour de lui. Petit à
petit, un à un, nous nous sommes lancés dans la course à
pied. Tous ceux qui ont commencé n'ont jamais arrêté.
L'info : Qu'est-ce qui vous attire vers les allures libres ?
André : L'attrait principal des allures libres de Gaume est l'aspect
convivial, l'ouverture vers l'autre. On y rencontre beaucoup de monde, des gens
de tout âge, de tout milieu social, des personnes en excellente condition
physique, d'autres moins bien préparées. Les derniers ne nourrissent
aucun complexe. Contrairement à ce qui se passe dans d'autres sports,
on ressent chez le coureur le respect de l'autre.
Pierre : Le dimanche matin est le moment idéal pour courir. Deux
distances sont proposées, cinq ou dix kilomètres. Tout le monde
y trouve son compte. Les premiers sont animés d'un esprit de compétition
tandis que les autres aiment se retrouver pour pratiquer une activité
sportive en famille ou entre amis. L'aspect convivial se retrouve aussi après
la course. Nous sommes d'ailleurs devenus des adeptes de l'Orval.
André : Prendre part aux allures libres procure également
une autre satisfaction. Les épreuves sont étalées de janvier
à octobre. Hiver, printemps, été, automne : nous traversons
toutes les saisons. La nature nous offre toute une panoplie de couleurs. Courir
n'est jamais monotone.
L'info : Espérez-vous encore convertir d'autres membres de la
famille ?
Pierre : Nous sommes huit enfants, quatre garçons, quatre filles.
Sur les huit, cinq courent, trois pratiquent la marche. Nos enfants aussi se
mettent à la course à pied. L'an passé, Lindsay et Jonathan
ont participé à l'ensemble des 41 épreuves du challenge.
Dans la famille, nous sommes actuellement quinze à courir mais des amis
font également partie du cercle Poncin.
Et dimanche passé, les Poncin étaient
encore nombreux pour la première épreuve à Virton. Ils
sont repartis pour une nouvelle saison que nous leur souhaitons pleine de satisfaction.
Propos recueillis par Eric Meunier
Les joggeurs Poncin
Le club des cinq : André, Pierre, Gérard, Marie-Christine et Marie-France.
Les conjoints : Anita, Patrice.
La relève : Thibaut, Gautier, Aurore, Lindsay, Jonathan, Jérémy,
Jean-Philippe, Guillaume, Suzanne, Yohan.
Soit 17 personnes ayant déjà participé à une allure
libre.
Ensemble environ 2500 km parcourus, rien qu'en Gaume, soit grosso modo un aller-retour
Longlier-Rome.
Le pionnier : Gérard.
La plus jeune : Suzanne, 6 ans.
Les plus assidus : Lindsay et Jonathan, présents aux 41 épreuves
en 2001.
Le plus mordu : Pierre.
Le challenge des allures libres de Gaume.
Créé en 1986.
En 2002 : première course le 25 janvier à Virton, dernière
épreuve le13 octobre à Habay.
Deux distances proposées : 5 et 10 km.
2185 inscriptions en 1986 pour 18 531 en 2001.
496 participants différents en 1986 pour 2 677 en 2001.
Moyenne des participants par course : 109 en 86, 451 en 2001.
Un succès sans cesse grandissant.
Calendrier et renseignements : www.acdampicourt.be
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