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01 septembre 2000 - n°146
Une île, au large de l'espoir, Le Père Lejeune, une vie d'apostolat Petitvoir célèbre la mémoire du Père Lejeune Le dimanche 17 septembre prochain sera un jour un peu particulier pour les paroissiens de Petitvoir. Ce n'est pas tous les jours que l'on célèbre deux anniversaires chargés d'autant de symbolique, à savoir le septantième anniversaire de la dédicace (première messe) de l'église de Petitvoir ainsi que le septante-cinquième anniversaire du retour du Père Lejeune dans son village natal, deux événements étroitement liés. Pour célébrer
dignement cette date anniversaire, le comité paroissial, initiateur du projet,
travaille depuis longtemps pour que cette journée soit un véritable événement.
Les travaux préparatifs ont commencé il y a plusieurs mois avec la
restauration entière de la chapelle. Une exposition retraçant la vie du Père
Lejeune ainsi que l'histoire de l'église viendra enrichir cette journée
soigneusement élaborée par le comité des paroissiens de Petitvoir. Une messe
solennelle d'action de grâce sera célébrée à 14 heures et un nouveau
portrait du bienfaiteur de la paroisse sera dévoilé à l'assemblée. Ensuite
vers 16h30, Louis Lejeune, neveu du missionnaire et actuel président du Cercle
Terre de Neufchâteau, fera revivre l'existence du Père Léon Lejeune et son
apostolat auprès des habitants des îles Fidji. Mais qui était ce fameux Père
Lejeune? Levons un coin du voile... Doté d’une robuste constitution...
Doté d'une
robuste constitution, le Père Lejeune s'intègre rapidement à la population
locale. Après trois mois, il connaît la langue fidjienne et son travail est
unanimement apprécié dans toute la région, il prêchera la bonne parole de
village en village. Excepté un retour dans sa famille en 1925, ce missionnaire
consacrera toute sa vie à l'évangélisation de ses îles d'adoption, où il décédera
en 1951, après seize ans de lutte contre la lèpre. Il revient pour lancer la construction d’une chapelle C'est justement lors de son retour au bercail entre le 24 janvier 1925 et le 26 janvier 1926 qu'il tient à laisser une marque de son passage. Il décide d'initier la construction de la chapelle de Petitvoir. Il ne la verra jamais terminée et l'on dispose d'assez peu de documents d'époque faisant état de cette chapelle. L'on sait cependant que pour financer l'édification, la commune de Tournay (ancienne commune) a vendu du bois. Cette chapelle sera dédiée à Ste Thérèse de Lisieux, patronne des missions, juste retour des choses... On le voit, le Père Lejeune a joué un rôle indéniable dans la vie de la paroisse et ces habitants ne l'ont pas oublié. De retour aux îles Fidji, il poursuit son inlassable travail. Son obsession ? Convertir un maximum d'autochtones. Son œuvre sociale ? Sortir les habitants de leur conditions misérables en leur apprenant à bâtir et à cultiver. Personnage illustre, son œuvre est particulièrement bien suivie par les journaux catholiques de l'époque. On parle beaucoup de lui, même dans les pays étrangers. On le compare
souvent au Père Damien et sa maladie n'y est certainement pas étrangère. En
effet, en 1935, il est reconnu lépreux pendant un séjour à Sydney, où il
représente ses confrères dans un chapitre de la province d'Océanie. Le
diagnostic confirmé, il se résout à la séquestration dans l'île de Makogaï. Un dévouement exceptionnel pour la léproserie de Makogaï
C'est cet homme
d'exception que les paroissiens de Petitvoir ont décidé de mettre à l'honneur
ce dimanche 17 septembre. L'exposition organisée à sa mémoire réunit
quelques objets personnels du Père Lejeune ainsi que des objets provenant des
îles Fidji. Ces îles au large de l'espoir, comme le chantait un certain
Jacques Brel… Cérémonie d’hommage à la mémoire d’Augusta Degive, ancienne résistante et déportée
Ce dimanche 27 août, en début d’après-midi, dans les jardins de la place de la Foire, la bourgmestre, Mme Gendebien, a dévoilé une plaque commémorative en souvenir de Mme Augusta Degive-Manant, ancienne prisonnière politique et déportée au camp de Ravensbrück et ancien membre de la presse clandestine.
”Née à Neufchâteau en 1916, Mme Degives s’est engagée dans la résistance en 1943, au sein du Front de l’Indépendance (F.I.), son mari Sylvain Robert avait été capturé au combat en mai 1940 et envoyé au camp pour cinq ans. Elle devient courrier du F.I., faisant preuve d’une totale abnégation. Un mois avant la libération de Neufchâteau en septembre 1944, elle est arrêtée dans un bois près de Huy et déportée à Ravensbrück, camp d’internement situé à cinquante kilomètre de Berlin. Elle souffrira pendant neuf mois avant d’être triomphalement accueillie à Neufchâteau. Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées : sa maison avait été bombardée et son mari ne survivra que deux ans à ses années de captivité.” La bourgmestre invita ses concitoyens a ne jamais oublier celle qui fut la figure de proue de Neufchâteau dans le combat pour la liberté : ”Mme Degives était de la trempe dont on fait les héros”.
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