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02 février 2001 - n°153


Encore
plein d’espoir !
Très jeune,
Jérôme s’adonne aux activités sportives.
C’est ainsi qu’il joue quelques saisons au football.
Il tâte également un peu de basket. Dans le même temps il participe à certaines
épreuve d’athlétisme, tout particulièrement le cross où il excelle dès ses premières
courses.
Aux cross FNSEL, il termine souvent 2e, parfois 1er.
Il débute l’athlétisme à dix ans.
Lors des deux premières saisons, il est sacré champion francophone de cross.
A quatorze ans, il devient impossible de combiner football et athlétisme.
Il faut opérer un choix : ce sera l’athlétisme.
Jérôme reconnaît volontiers que le foot constituait pour lui un bon amusement.
Au début il aborde également l’athlétisme de façon ludique bien qu’il ressente
beaucoup de stress avant chaque course.
Toutefois, l’habitude des compétitions va lui permettre de mieux gérer son stress,
d’évacuer celui-ci, ce qui s’avère également important dans la vie de tous les
jours.
Dès le début, Jérôme dispose de qualités, d’aptitudes.
Il est doué pour les courses de fond.
Sans trop s’entraîner, il réalise des résultats.
A partir de la catégorie des cadets, à quatorze ans, les choses sérieuses commencent.
Jacques Lequeux, son entraîneur à l’ACBBS, lui concocte un programme d’entraînement.
Actuellement, en période normale, six séances d’entraînement sont programmées.
En période de préparation intensive, ce sont huit ou neuf séances qui sont prévues.
Rencontre avec Jérôme,
étudiant en graduat en tourisme, qui a participé dernièrement au championnat
d’Europe de cross en Suède.
Le
meilleur du palmarès
Champion provincial
à neuf reprises.
En juniors : participation au championnat d’Europe à Malmö.
Manches de la Cross Cup 2000-2001 : 4e à Gand, 4e à Roulers, 3e à Bruxelles.
Vainqueur d’une manche de la Cross Cup 1999-2000 à Dour Saison 1998-1999 : champion
de Belgique, scolaires 2e année
En scolaires : vainqueur du classement général de la Cross Cup avec le maximum
de points.
L’info : - Est-il possible de concilier sport de haut niveau et études
?
Jérôme Collot : - Tant qu’on est en humanités, c’est facile.
Ensuite, tout est question d’organisation.
Je m’entraîne dans le Bois de la Cambre, à 5 min. de mon kot.
Il suffit de programmer les entraînements en fonction de l’horaire des cours.
Toutefois en raison de la session de janvier, j’ai dû faire l’impasse sur un
stage à Vittel, une manche de la Cross Cup européenne à Durham en Irlande, le
championnat francophone à Hannut.
- Les compétitions
te permettent de voir du pays.
- Effectivement. J’ai participé dernièrement au championnat d’Europe de cross
à Malmö en Suède.
Auparavant j’avais couru le 1500 m. du championnat du monde en Pologne.
Fin mars j’espère être sélectionné pour le championnat du monde de cross à Dublin.
Pour ce faire, je dois terminer dans les quatre premiers du championnat de Belgique.
C’est réalisable. A Pâques, un stage est programmé au Maroc.
Toutefois, lors de ces voyages, pas le temps de faire du tourisme.
- Consens-tu
des sacrifices pour pratiquer ton sport ?
- Je n’ai pas l’impression de faire des sacrifices.
Certains élèves de ma classe trouve bizarre que je me lève à 7 h.30 pour aller
courir alors que les cours commencent seulement à 10 h.
Pour moi tout cela est normal, ça fait partie de l’organisation de ma vie.
- T’astreins-tu
à une hygiène de vie stricte ?
- Non, pas vraiment.
Je mange normalement sans me priver, je ne suis pas un régime particulier.
Bien sûr, je ne fume pas et je reste raisonnable en sortie.
Pas question évidemment de sortir la veille d’une course.
- Quel conseil
donnerais-tu à un jeune doué promis à un bel avenir ?
-Tout d’abord, commencer doucement pour seulement ensuite corser les entraînements.
Il ne faut pas brûler les étapes.
Les exemples de jeunes, doués, qui s’entraînent trop, existent malheureusement.
L’info : -
As-tu déjà ressenti une grosse déception ?
- Lors du championnat
de Belgique en 2000, j’étais 9e à l’entame du dernier tour.
Un point de côté m’a obligé à terminer en marchant. Ce jour-là, à chaud, j’étais
très déçu.
Après analyse de ma contre-performance, nous avons trouvé les raisons de cet
échec.
La préparation avait été perturbée par une blessure.
En voulant revenir trop vite au top, je me suis entraîné de façon trop intensive.
Je me suis présenté au départ trop fatigué…
- Quels projets
pour l’avenir ?
Espères-tu devenir pro ?
- Devenir pro, je
ne pense pas.
Pour gagner sa vie en athlétisme, il faut faire partie du gratin mondial, du
top européen.
Je serais déjà content d’atteindre un bon niveau national, figurer parmi les
dix meilleurs Belges, par exemple.
Espérer décrocher un emploi ACS à l’Adeps rémunéré par la Communauté française
pour pratiquer mon sport ?
Oui, peut-être ?
Pourquoi pas ?
Toutefois, actuellement l’important n’est pas là.
D’abord terminer mes études, décrocher un diplôme et puis on verra.
Comme on peut s’en rendre compte, Jérôme garde la tête bien sur les épaules.
Gageons que ça lui sera bien utile pour atteindre les objectifs qu’il s’est
fixés.
Er. Meunier
Juste
un petit mot !
Question de motivation Terre
de Neufchâteau, terre de champions ?
Il est vrai qu’en épluchant les statistiques, on peut constater que la région
chestrolaise compte quelques sportifs dont la réputation a largement dépassé
le territoire régional.
Au niveau collectif, le BCCA est devenu une valeur sûre de la 3e nationale.
En volley, La Vierre a évolué en 1e nationale pendant trois saisons, Le Griffon
a brillé en 1e nationale, l’actuelle division d’honneur, dans les années 60.
Les sports individuels ne sont pas en reste : Christian Liégeois, Jean-Claude
Dumont, Philippe Devos, Jacques Brévers, Christian Cambrai, Annette Goosse,
Angélique Charlier, Jérôme Collot en athlétisme, Jacques Grandjean en tennis,
Frédéric Noiset en motocross et VTT, Thierry Stevens en VTT, Bénédicte Vincent
en natation.
La liste n’est certes pas exhaustive.
A quoi peut-on attribuer ces bonnes performances ?
Aux infrastructures sportives existantes ?
A une politique sportive faisant preuve de dynamisme, d’audace, d’innovation
?
Ou plutôt à la volonté, à la persévérance, au travail de tous ces athlètes ?
Et si tout n’était question que de motivation ?
Er. Meunier
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