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02 novembre 2001 - n°168
Cinquante ans, c'est un bel âge ! Pour une a.s.b.l. à vocation sociale, cinquante ans ça se fête et se partage. L'aide à domicile en milieu rural vous invite donc à sa journée portes ouvertes ce vendredi 16 novembre à la Maison d'Accueil d'Orgeo, pour une exposition et un spectacle créé et joué par des membres du personnel.
Afin que la vie continue lorsque la situation est difficile, chaque jour des aides familiales se mettent en route pour se rendre dans les domiciles et y accomplir mille et un travaux. Le matin, en soirée, le week-end et aussi les jours fériés elles préparent un repas, mettent un peu d'ordre dans la maison, écoutent les souffrances ou donnent un conseil pour fixer un budget ménager. Elles s'adaptent aux besoins en apportant une assistance judicieuse. Un demi-siècle d'aide et de service aux familles et aux personnes âgées et handicapées, c'est un demi-siècle d'évolution. C'est Clotilde Royer qui, en 1951, crée le service d'Aides Familiales Rurales, dans la région d'Annevoie. Plus près de chez nous, Alice Jentges initie l'antenne de Bertrix en 1957. Au début, sept aides familiales assurent le service. Aujourd'hui elles sont deux cent seize ! Mais elles ne sont pas seules ; pour les accompagner dans leur besogne : trois aides ménagères, cinq gardes malades, huit assistants sociaux, sept secrétaires et une directrice régionale. Le tout organise et assure l'aide à domicile dans dix-sept communes. De Libramont à Herbeumont et de Bouillon à Vaux-sur-Sûre. Peu après guerre, un bouleversement de l'image traditionnelle de la famille s'opère. La grande cellule se divise, les femmes accèdent à des emplois salariés. Des ménages rejoignent les villes pour travailler. Quand une naissance survient en milieu rural, une maladie, un décès, la vie est à deux doigts de basculer. La volonté de départ des aides familiales est d'assister les familles dans ces occasions pendant trois, quatre semaines sans interruption pour alléger les tâches quotidiennes avec bien sûr l'équipement et les moyens de l'époque. Cette mobilisation féminine acquiert un premier statut en 1967. L'aide familiale est intégrée, par un arrêté, dans le travail social. Petit à petit, la destination de l'uvre des aides va s'élargir vers l'assistance aux personnes handicapées, ou âgées, ou encore à toute personne en difficulté sociale, de santé lorsque cela engendre des répercussions dans la vie quotidienne. Le principe de base de l'action devient : " Faire avec " ! Etre aide familiale, c'est répondre avant tout à une formation bien précise incluant d'une part des connaissances théoriques et de la déontologie, et d'autre part une capacité à la communication. Parce que pour être efficaces, elles doivent pouvoir écouter un patient, l'accompagner psychologiquement même si elles viennent pour une toilette. Elles sont amenées à donner des conseils pour gérer l'entretien d'une habitation, prévenir des risques d'accident, assurer une démarche administrative. Outre les assistances, elles ont le devoir d'être discrètes afin qu'une relation de confiance puisse s'installer. Chaque personne est unique et a le droit au respect. Chacun a sa façon de vivre, ses convictions philosophiques ou religieuses. Une aide familiale doit donc rassembler de nombreuses qualités et ce n'est sûrement pas donné à tout le monde ! Pour marquer l'événement, l'Aide
à Domicile en milieu rural a programmé plusieurs activités.
A partir du 13 juin, il y a eu des après-midi récréatives,
des animations et des goûters pour les clients et leurs familles. Le 21
septembre, c'était un souper pour réunir le personnel avec une
rétrospective de l'évolution du métier présentée
par le personnel. Maintenant, il y a cette journée portes ouvertes à
Orgeo. Pour ces aides précieuses : cinquante coups de chapeau ! Maison d'Accueil d'Orgeo, rue sous l'Eglise. Dès 15 heures : visite de l'exposition " l'A.D.M.R., 50 ans de présence dans l'aide à domicile ". De 20 à 21 heures : présentation du spectacle " De la valise à la montre "
Que nous réserve Molinfaing ? Ces dernières semaines, le projet de création
d'une zone industrielle à Molinfaing a fait l'objet de vives discussions...
disons plutôt d'échanges de vues ! Une zone industrielle à proximité de la sortie 27
Ce projet consiste à créer une zone industrielle à proximité de la sortie 27 de la E411, entre Longlier et Molinfaing. Sa superficie avoisinera les 85 ha. Située à proximité immédiate de l'échangeur entre deux axes routiers européens de première importance (E25 et E411), cette zone industrielle répond parfaitement aux besoins des entreprises de ce secteur, d'autant plus qu'elle permet un accès aisé aux grands centres de production du Nord-Ouest européen tels le sillon Sambre et Meuse, la région de Bruxelles et des grands ports flamands, la Rhur allemande, les grands ports hollandais et encore la région parisienne. Bref historique Convaincues qu'il fallait agir en faveur du développement du Centre-Ardenne, en donnant notamment un souffle économique nouveau à la ville de Neufchâteau, les trois communes de Neufchâteau, Léglise et Vaux-sur-Sûre ont décidé de s'associer et de signer ensemble une " Charte pour un projet de redéploiement en Centre-Ardenne " sous l'égide du gouverneur de la province de Luxembourg, M. Caprasse. Cette charte, signée le 6 mai 1998 par des représentants des trois communes, de la députation permanente de la province et d'Idelux, est un projet global dont l'axe principal est double : redynamiser le pôle chestrolais et organiser les retombées de cette redynamisation sur les deux communes partenaires. Le moyen principal pour atteindre cet objectif passe par la création et le développement de la zone industrielle. Les services d'Idelux ont été chargés en 1999 d'élaborer un dossier destiné à la Région wallonne. Aujourd'hui, tous les terrains répartis le long de la E411 à Neufchâteau sont classés en zone agricole dans un plan régional d'affectation du sol appelé " Plan de secteur ". Ce plan, réalisé dans les années 1970, est donc antérieur à l'ouverture des autoroutes et à toutes les modifications économiques que nous avons connues ces dernières années. Permettre la réalisation du projet revient donc à demander au Gouvernement wallon d'accepter le principe de modifier le plan de secteur à Longlier-Molainfaing et en conséquence de convertir des terres agricoles en une zone industrielle. Pourquoi une zone industrielle ? Le projet répond au souci de replacer Neufchâteau dans la position qui doit être la sienne dans la province. Par contre, Léglise et Vaux-sur-Sûre ont intérêt à encourager la création de cette la zone industrielle qui pourra leur offrir des opportunités diverses : emplois directs, accueil de nouveaux résidents, travail pour certaines entreprises locales (sous-traitance ) en relation avec les entreprises de la zone, développement de services nouveaux à la population, etc. En analysant les carences dont souffrent les Communes étudiées au niveau économique, Idelux estime que c'est vers le développement industriel qu'il faut se diriger car les activités que l'on pourrait y développer seraient porteuses d'emplois et de richesses nouvelles. Parmi l'ensemble des activités industrielles, toujours selon Idelux, la logistique est particulièrement adaptée à la situation du Centre-Ardenne et même au-delà car cette zone bénéficie d'une grande accessibilité et d'une position générale intéressante par rapport aux grands axes routiers européens. Pourquoi à Longlier ? Le choix des terrains à convertir en zone
industrielle s'est porté tout naturellement vers Longlier-Molinfaing
pour plusieurs raisons. L'étude en souligne trois :
Dans la province de Luxembourg, le projet de structure
spatiale pour la Wallonie met en évidence, de façon schématique,
les moyens de communication physiques qui font |
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