02 novembre 2001 - n°168

Sport

Léglise, une commune sportive !

Le 6 octobre dernier, au Sart Tilman à Liège, la Commune de Léglise défendait ses couleurs dans le cadre du 5e Trophée Commune Sportive.Cette première participation a remporté un beau succès. Tout d'abord au niveau de la participation de la population locale. Quelque cent cinquante personnes ont apporté leur soutien à cette initiative, ce qui a surpris le bourgmestre qui s'était déplacé jusqu'à Liège pour encourager son équipe. Cet engouement a permis à Léglise de se classer cinquième sur septante-sept communes lors de la cote " participation de la population ".

Commune sportiveSophie Jacques, l'échevine à l'origine de cette participation, affichait encore un large sourire de satisfaction lorsque nous l'avons rencontrée avec Jean-Marie Louis, le coordinateur de l'équipe de Léglise. " Cette journée reste un bon souvenir. Tout s'est passé dans la bonne humeur. L'ambiance était très familiale et très relax " et Jean-Marie Louis d'ajouter " Si on oublie de s'inscrire l'an prochain, on nous le reprochera ! ". C'est dire si cette journée a marqué les participants.
Le Trophée Commune Sportive organisé par le service de promotion sportive du Ministère de la Communauté française avec l'aide de l'Adeps bénéficie d'une bonne réputation. Sophie Jacques confirme cette bonne image : " La qualité de l'organisation mérite d'être soulignée. Nous avons passé une agréable journée. Nous n'avons jamais eu l'occasion de nous ennuyer. Durant toute la journée, chaque personne qui s'était déplacée jusqu'au Sart Tilman pouvait s'initier à diverses activités sportives. Des moniteurs encadraient les participants dans chacune des activités : judo, squash, base-ball, escrime, escalade, plongée, kayak tennis de table… Les activités proposées étaient très nombreuses et très variées. "

Quelques mentions spéciales sont à attribuer à deux sportifs. En natation, Emilie Leroy d'Ebly retenue par un stage en équipe nationale a été remplacée par Marie-Catherine Wavreille. A l'épreuve de jogging, Stéphanie Louis a remplacé une absente au pied levé pour une course de dix kilomètres.
Côté résultats, retenons ceux de l'équipe Vtt qui permet à Léglise de se classer 34e sur 72 équipes en course et épinglons ceux des joueurs de pétanque qui ont terminé 25e sur 77. Au tir à l'arc, épreuve réservée aux échevins des sports, Sophie Jacques s'est classée brillamment 20e sur 74.
Au classement général, Léglise se classe seizième sur septante-sept communes. C'est un beau résultat pour une première participation. Au classement des communes de moins de dix mille habitants, Léglise est septième.
Plus tard, lors de la réunion de débriefing organisée à la maison communale, à l'unanimité les participants ont émis le souhait de renouveler l'expérience. Visiblement, à Léglise, la motivation est très forte !
O.W.

Composition des équipes :
Jogging : Jonathan Dekeyser et Stéphanie Louis, responsable Ivan Vis.
Vtt : Stéphane Maîtrejean et Jean-Pol Hennuy, responsables Francis Demazy et Arsène Lecomte.
Natation : Marie-Catherine Wavreille et Thomas Zeebergh, responsable Béatrice Bossicart.
Badminton : Josette Lobet et Benoît Therer, responsable Josette lobet.
Petanque : Jacques Fabrice et Alain Bernard, responsable Phlippe Gardeur.
Mini foot : Fabrice Pipart, Laurent Grevisse, Eric Demazy, Baptiste Deom, Stéphane Meinguet et Quentin Huberty, responsable Dominique Gardeur.
Photo de famille, incomplète parce que certains sportifs étaient encore en compétition, pour immortaliser cette première participation.

L'objectif de St-Pierre : retour en P 2

Fondé en 1968, le club de St-Pierre aimerait de nouveau évoluer à l'échelon supérieur la prochaine saison. Le titre en 3 C est l'objectif avoué du président Paul Jérouville. Champions il y a une dizaine d'années, les joueurs de St-Pierre ont évolué pendant cinq ans en 2e provinciale avant de goûter pendant un an à la P1. De retour en P2 pendant trois saisons, ils entament leur deuxième saison en 3e avec l'espoir de décrocher les lauriers. Le club de St-Pierre ne se limite toutefois pas à sa seule équipe première. Sont également alignées une formation réserve et des équipes d'âge : diablotins, préminimes, juniors. Les scolaires quant à eux évoluent chez les voisins de Neuvillers. Innovation depuis la saison 1999-2000 : une équipe dames évolue en championnat officiel. Impressions d'un président passionné par son club.

L'Info : Quel l'objectif pour cette saison ?
Paul Jérouville : L'objectif est clair. Nous voulons être champions. Quatre transferts sont venus épauler les jeunes issus du club. Nous disposons d'un noyau de quinze joueurs et le titre constituerait une belle récompense pour nos jeunes.
L'Info : Quel est ou quels sont vos concurrents directs ?
PJ : Dans une série où quasi tout le monde est difficile à battre, il faudra pouvoir gérer la pression jusqu'au bout. Le danger viendra peut-être de là. De plus nous disposons d'un noyau un peu étroit et les entraînements ne sont pas toujours bien suivis…
L'Info : Justement, que pensez-vous de cette 3C ?
PJ : Nous allons vivre une saison très intéressante parce que la série est superbe. Tous les clubs que nous rencontrons se situent dans un rayon de quelques kilomètres. Nous n'avons pratiquement que des derbies. Presque toutes les équipes se valent. Aucun match n'est joué d'avance. La preuve : que de résultats nuls depuis le début de saison !
L'Info : Que gardez-vous comme bons souvenirs des années passées en P2 et P1 ?
PJ : En 2, nous évoluions dans la série du centre, la 2B, ce qui n'occasionnait pas trop de déplacements. Les championnats étaient souvent très intéressants. La saison passée en P1 reste une expérience inoubliable. Elle a permis de rencontrer d'autres personnes. Un moment fort de la saison reste notre double confrontation avec Libramont : 800 spectateurs à l'aller, 300 au retour. On est loin du compte aujourd'hui…
L'Info : Comment expliquer la défection du public à l'heure actuelle ?
PJ : Aujourd'hui bon nombre de clubs évoluent devant un public maigrichon. Les possibilités de loisirs se sont multipliées. Le football n'a plus la même aura qu'il y a vingt. La concurrence est rude. La télévision n'arrange pas les choses. Trop de matches sont diffusés. On en arrive presque à en avoir une indigestion. Cet état de fait n'incite plus vraiment les gens à sortir pour assister à un match.
L'Info : Quel est l'apport d'une formation féminine dans un club comme le vôtre ?
PJ : L'équipe dames apporte une autre dimension, d'une part par sa présence lors de certaines manifestations organisées par le club et d'autre part pour l'entente qui règne entre les filles. Le recrutement étant plus régional, des liens se tissent, des relations se créent avec des filles issues d'autres villages. Cela constitue un aspect très positif.
Er. Meunier

Les réthos ont relevé le défi

Amélie, Barbara, Sophie, Stéphanie, Yannick et les autres ont bouclé leur premier triathlon : 18 longueurs de piscine, 10 km à vélo, 3 km de course à pied. Pourquoi un triathlon, dans quel but ?

TriathlonTout a débuté à la rentrée de septembre. Depuis cette année, dans toutes les écoles secondaires un certificat doit constater les compétences acquises en éducation physique. Mme Demazy et M. Eppe, professeurs d'éducation physique à l'Institut St-Michel, à Neufchâteau ont imaginé l'organisation d'une épreuve capable d'estimer l'endurance des rhétoriciens : un triathlon. Bien sûr, ce n'est pas l'Iron Man, le célèbre triathlon hawaïen, mais plutôt une épreuve sportive à la portée de tous. D'ailleurs le temps maximum imparti pour terminer l'épreuve est de deux heures. Ainsi donc ce mercredi 24 octobre, Joffroy est le premier à plonger à la piscine à 8 h30 et vers 10h40 Marie-Eve termine son parcours course à pied, clôturant ainsi le premier triathlon rhéto ISM. Tous les élèves ont dû nager dix-huit longueurs dans la piscine avant de s'élancer pour 10 km à vélo, incluant la côte de la Justice, pour terminer par 3 km de course à pied à partir des Hauts Chemins jusqu'à la salle de sports, chemin du Hays.

Commentaires de quelques participants...

L'Info : Un triathlon dans le cadre du cours d'éducation physique, folie ou idée géniale ?
Amélie : C'est une bonne idée, ça regroupe deux aspects que nous développons dans le cadre du cours : la natation et l'endurance. Pour ce qui est de la pratique du vélo, c'est un plus. Cela nous permet de nous remettre en selle, chez nous après les cours.
L'Info : Que penses-tu de l'organisation ?
Barbara : Très bonne organisation à tout point de vue : timing respecté, présence d'agents de proximité aux endroits plus critiques. Un seul petit détail à améliorer : le numéro inscrit sur notre main. Des dossards seraient peut-être plus appropriés.
L'Info : Comment vous a-t-on présenté le projet ? Vous a-t-on demandé votre avis ?
Sophie : Non, on ne nous a pas demandé notre avis. En début d'année, Madame Demazy nous a fait part du projet. La formule du triathlon était bien arrêtée. Restait à définir une date et à imaginer un parcours.
L'Info : Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ?
Barbara : J'étais soulagée mais en même temps je râlais parce que j'avais perdu du temps sur le parcours vélo, m'y étant un peu égarée.
Stéphanie, victorieuse chez les filles : Contente d'avoir fini mais sans me préoccuper de la place à laquelle je pouvais terminer.
Amélie et Sophie : Fières d'être arrivées, d'avoir réussi.
Yannick, vainqueur chez les garçons : Je râlais, j'avais peur d'avoir réalisé un mauvais temps.
L'Info : Quelle est la grosse difficulté du parcours ?
Yannick : La course à pied dans la gadoue.
Sophie, Amélie, Stéphanie : Le fait de passer sans transition du vélo à la course à pied.
Barbara : Le vent sur la portion vélo.
L'Info : Une telle épreuve est-elle à la portée de tous ?
Stéphanie : Oui, bien sûr. La preuve : tout le monde a réussi à terminer dans le temps imparti. Cela n'a rien de surhumain. Mais un minimum d'entraînement, ça aide.
L'Info : Question aux lauréats. Comment vous êtes-vous préparés pour ce triathlon ?
Stéphanie : Je joue au basket et je dispose ainsi d'une bonne base endurance. J'ai effectué deux fois le parcours vélo le week-end qui a précédé.
Yannick : Moi, je suis plutôt mordu de télévision et d'ordinateur. J'ai commencé à m'entraîner début septembre quand j'ai appris que nous devions participer au triathlon organisé dans le cadre du cours d'éducation physique. Je voulais gagner. Je me suis donc entraîné en conséquence : 10 km vélo et 10 km course à pied par jour. La motivation et l'entraînement m'ont permis d'atteindre mon objectif.
L'Info : Que retirez-vous d'une telle expérience ?
Amélie : Une grande satisfaction personnelle et un bon souvenir pour ma dernière année à St-Michel.
Sophie : Au départ, on pense qu'on n'y arrivera jamais. J'aurais été satisfaite de figurer dans les quinze premières. Je termine quatrième, je suis très contente.
Yannick : Je pensais que ce serait autre chose. De nature je suis mauvais perdant, je n'aime pas me faire battre. J'ai fait de ce triathlon un objectif principal. Même si j'ai repoussé mes limites, je ne pensais pas être en aussi bonne condition physique. Toutefois, j'ai peut-être un peu exagéré l'importance de cette épreuve, délaissant d'autres cours.

Résultats triathlon
rhétos ISM 24/10/01

Filles
1. Billo Stéphanie 57'48''
2. Moreau Claire-Hélène 1.00'15''
3. Vanschepdael Manoëlle 1.02'31''
4. Georges Sophie 1.03'58''
5. Breulet Christelle 1.06'17''

Garçons
1. Rogister Yannick 45'52''
2. Hubermont Lysandre 46'43''
3. Stouse Alexandre 47'35''
4. Hans Guillaume 47'53''
5. Brévers Damien 49'19''

Eric Meunier

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