03 Novembre 2000 - n°148

Neufchâteau

Nouvelles des amis de la rose

Nouvelles des amis de la rose Vous avez été nombreux à recontacter les organisateurs de la foire aux roses pour obtenir une multitude d’informations très diverses. Les livres, les recettes, les fleurs... tant de sujets pour lesquels vous voulez reprendre contact avec l’un ou l’autre spécialiste ou producteur présent durant la foire. Pour vous, nous sommes allés ça et là glaner quelques informations utiles. Les amateurs apprécieront...

Au jardin comme à table, la rose est un bijou auquel on accorde beaucoup d’attention. 
Côté jardin, Xavier Fournier et Victor Jadin ont généreusement conseillé le public. Vous pourrez retrouver nos deux jardiniers ainsi que les rosiers et les fruitiers Delbard aux Pépinières La Gaume à Breuvanne (Tintigny), lors de la prochaine journée spéciale “arbres fruitiers”. Une animation y sera organisée(atelier taille et traitements d’hiver). Renseignements : 063 44 00 88.

Côté gastronomie... Il était impensable, il y a encore quelques années, d’utiliser les fleurs en cuisine. Sur les pas d’Alice Caron Lambert, spécialiste de la cuisine des fleurs, la Roseraie de Longlier a profité du restaurant de la foire pour mettre la rose à table. L’étonnement fut général lorsque les gourmands et les gourmets découvrirent que les saveurs fleuries pouvaient aussi bien exalter leurs palais !
Vous avez été très nombreux à réclamer la recette du pavé de saumon et sa fondue de rose. Françoise Weyrich-Annet (061279430) la dévoile pour le plus grand plaisir de nos lecteurs.


Pavé de Saumon et sa Fondue de Rose

Nouvelles des amis de la rose Colorer les pavés de saumon dans du beurre noisette. Continuer la cuisson. Enlever le saumon et le garder au chaud.
Dégraisser l’ustensile, et déglacer avec du jus de citron. Ajouter la confiture de rose. Mouiller avec du fumet de poisson et laisser réduire de moitié. Ajouter ensuite de la crème fraîche liquide et laisser à nouveau réduire pour amener la sauce à consistance. 
Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre. Les gourmets ajouteront également une pointe de confiture de rose.
Dresser le saumon au centre de l’assiette, napper de sauce et décorer de pétales de roses (essuyés mais non lavés) simplement tombés au beurre.
Accompagné de pâtes fraîches, c’est un vrai délice…


Les produits de la Roseraie de Longlier

Durant la foire, si vous n’êtes pas parvenu jusqu’au comptoir de la Roseraie de Longlier parce qu’on s’y bousculait un peu, sachez que la confiture de rose, ainsi que son sirop ou encore le fameux chutney de cynorhodon sont disponibles sur commande. Infos : 061 279430


“Le goût de la rose” enfin disponible !

Attendu et annoncé pour la “Foire aux Roses”, le dernier livre d’Alice Caron Lambert vient seulement de sortir de presse. Ce livre original qui présente une étude approfondie sur les saveurs de la rose est enfin disponible. Il est arrivé à la librairie Oxygène, chez Guy Pierrard à Neufchâteau où vous pouvez l’acquérir.

Xavier FournierProfitez de l’hiver pour préparer votre futur jardin !


"Roses faciles dans mon jardin"

Passionné par les roses, Xavier Fournier se plaît à partager ses connaissances et son expérience avec les jardiniers amateurs. Conférencier, mais aussi homme de terrain, Xavier Fournier vient de publier un manuel de trente-six pages sur la culture des roses. Très illustré, pratique, clair et concis, ce document vous guidera pour réussir la culture de vos rosiers et surtout dans l’opération de la taille.
Disponible en librairie ou en pépinière, le manuel “Roses, faciles dans mon jardin” est disponible au prix de 295 francs.
Roses faciles dans mon jardin Renseignements : 061 279430 ou 063 440088


Les ouvrages de la maison Delbard

Le texte répond aux questions que se posent les passionnés de jardin comme les amateurs déjà confirmés. Il est enrichi de nombreuses illustrations, croquis, notes, tableaux, conseils... et ponctué de calendriers des travaux (plantation, taille, traitement, fertilisation) à effectuer au fil des saisons. Vous y trouverez toutes les informations sur le verger et la culture des espèces fruitières ainsi que tout un chapitre entièrement consacré aux rosiers.
Le Guide pratique du bon jardinier de la maison Delbard est encore disponible à la librairie Oxygène, profitez-en ! Il n’est pas aisé de se le procurer.

 

Si la rose vous a tenté...

A l’occasion de la deuxième “Foire aux Roses” qui s’était tenue à Neufchâteau le mois dernier, beaucoup d’entre vous se sont laissé tenter par l’acquisition d’un ou plusieurs rosiers. D’octobre à novembre, nous sommes en pleine saison de plantation. L’idée nous est venue de rendre une nouvelle visite aux spécialistes présents lors de la foire pour qu’ils nous dispensent quelques-uns de leurs précieux conseils.


Souvenir d’un week-end d’émotion

Ah ! cette foire aux roses, quel moment d’émotion où se mêlaient les parfums et les couleurs. Si cette initiative avait été lancée timidement l’an dernier, cette deuxième édition aura surpris par son succès et son développement. Quatre mille visiteurs ont honoré les organisateurs qui remettront ça l’an prochain.
La rose, cette fleur d’exception, trouve presque toujours une place dans nos jardins et parterres.


Le meilleur emplacement 

Nouvelles des amis de la rose Avant de planter vos rosiers, vous allez choisir le meilleur emplacement même si souvent il faut faire face à l’espace réduit dont on dispose.
On a coutume de dire que le rosier aime le soleil. C’est vrai, mais pas forcément le plein soleil. Le soleil a l’avantage de stimuler la floraison et d’épanouir les bourgeons. Quand la température est suffisamment élevée, les bourgeons se développent rapidement, par contre en fin de saison, lorsque le mercure chute, les fleurs arriveront plus difficilement à maturité. Pourtant un excès de soleil peut être néfaste. Principalement pour les roses aux couleurs claires qui, si elles sont trop soumises aux U.V. du soleil, vont se décolorer. Une exposition mi-ensoleillée est donc à conseiller. Une couverture végétale, un arbuste qui a un moment de la journée donnera un peu d’ombre à vos plants fera parfaitement l’affaire si vous vous trouvez plein sud.


Le meilleur sol

L’exposition correcte n’est pas la seule garante de la réussite. La qualité du sol est très importante pour les rosiers. Même si on ne choisit pas la nature du sol, il faut s’en inquiéter.
Les rosiers aiment les terres lourdes et fortes qui restent fraîches et conservent l’eau assez longtemps. Le rosier est très gourmand en eau. Cependant il ne faut pas qu’il y ait d’excès d’eau durant l’automne et l’hiver, voire au début du printemps.
Une terre trop compacte (ex.: une terre argileuse) doit absolument être amendée avec du sable de rivière, de la tourbe, du fumier (attention de ne pas le mettre directement en contact avec les racines afin d’éviter d’éventuelles brûlures) ou du compost. Vous obtiendrez ainsi un sol plus structuré et plus équilibré pour la fixation des engrais.
A l’inverse, un sol sableux est moins intéressant et nécessite un fort amendement en matières organiques (compost, fumier, terreau). De manière à retenir l’eau d’une part et les engrais majeurs d’autre part. 
Même si le rosier a la réputation de se développer dans la plupart des sols, il faut retenir qu’il est très exigeant en eau ainsi qu’en engrais et oligo-éléments, particulièrement les nouveaux rosiers remontants et vigoureux. La nature du sol est donc une des clés de la réussite en matière de rosiers.


La meilleure plantation

Même si les plantations d’automne sont négligées actuellement, celles de printemps étant souvent privilégiées peut-être pour une question de confort, elles restent toutefois préférables. Planter en automne, jusqu’à la mi-novembre, quand la terre est encore un peu chaude afin de ne pas stresser la plante, permettra au rosier de “s’installer” et de développer des radicelles. Sa croissance n’en sera que plus rapide au début du printemps.
Il faut toutefois faire une distinction entre les rosiers en racines nues et les rosiers en conteneurs ou en pots qui eux sont déjà dans de bonnes conditions et peuvent être plantés pratiquement toute l’année à l’exception des périodes de sécheresse et de forts gels. Pour les rosiers en racines nues, la plantation doit attendre l’arrêt végétatif. Chez nous, il se produit à partir de la mi-octobre, au moment ou les feuilles commencent à tomber parce que la sève ne circule plus.


La taille d’hiver

Nouvelles des amis de la rose La taille d’hiver se résume simplement à une taille dite de “propreté”. Il s’agit d’éliminer les fleurs fanées sur lesquelles les moisissures et les maladies cryptogamiques vont s’installer. Il faut également veiller à équilibrer la plante de manière à lui offrir une charpente aérée et harmonieuse. A l’exception du bois mort qui sera totalement éliminé, la taille d’hiver ne doit pas être trop sévère et n’être ni plus ni moins qu’une taille de nettoyage. La règle, c’est tailler au printemps, pour tous les rosiers remontants (qui fleurissent plusieurs fois). Les rosiers non remontants auront été quant à eux taillés juste après leur première et unique floraison, généralement fin juin.


Protection d’hiver

Chez nous, il est indispensable de protéger les rosiers pour l’hiver. Notamment à cause des écarts thermiques importants mais également et surtout contre les vents d’est desséchants qui peuvent être bien plus dangereux que le gel, accompagné d’une forte humidité qui protège la plante.
On a coutume de mettre au pied des rosiers des branches de sapin, des fougères ou des feuilles mortes qui ont le désavantage, sous l’effet de trop fortes pluies ou de neiges persistantes, de se décomposer, de multiplier les champignons qui colmatent la base du rosier empêchant une bonne aération et peuvent provoquer des attaques de champignons ou de parasites.
Pour des raisons sanitaires, préférez donc de butter le pied de votre rosier avec du terreau, du compost ou même des écorces de feuillus, surtout pas d’écorces de conifères qui ont un effet toxique à cause de l’acidité et des tanins, ni même d’écorces de chêne.


De l’engrais en automne?

A cette époque-ci, il faut un rosier vigoureux, préparé à l’hiver. Un engrais organique riche en potasse sera intéressant pour renforcer les tiges et les ramures. Pour veiller à la neutralité du sol, PH 7, importante pour le rosier, on pourra également apporter des algues marines ou de la chaux jusqu’à fin octobre afin de corriger une trop grande acidité, en alternance avec, une année sur deux, des éamendements minéraux. Ces farines minérales à base de poudre de lave et de basalte développeront le parfum et l’intensité des couleurs de vos roses. Elles ont également une action préventive sur le développement de certaines maladies.


Techniques de plantation

L’avantage des rosiers vendus en conteneurs est qu’ils ont un système racinaire déjà développé et qu’ils se trouvent dans un substrat favorable. Pour planter ce genre de rosier, vous creuserez un trou de 40 cm de profondeur et de côté. Ce sera également le moment de veiller à l’amendement de votre sol. Est-il nécessaire de mettre du gravier de drainage, du compost, etc.?
Avant de déposer la motte dans le trou, vous veillerez à bien casser et éclater légèrement celle-ci afin de bien diriger les racines vers l’extérieur afin qu’elles ne conservent pas la forme du pot, ce qui entraînerait une asphyxie de la plante..
Soyez également attentif à bien enterrer le point de greffe de 7 à 8 cm, partie la plus fragile du rosier et la plus sensible au gel.
Il ne vous reste plus maintenant qu’à mettre ces quelques conseils en pratique et à attendre le printemps pour voir s’épanouir chez vous la fleur la plus célèbre du monde.

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