04 septembre 2003 - n°216 - 217 - 218


Jardinage

La culture des plantes de bruyère

Les espèces réunies dans cette famille sont celles qui ont retenu l'intérêt des vrais amateurs, ainsi que celles que l'on peut se procurer sous notre climat.

L'Arctostaphylos. Cette plante est utilisée dans les jardins comme couvre-sol persistant. Son feuillage est vert et ses petites fleurs rosées forment un agréable parterre.
Les Calluna. Ce genre de bruyères offre un large choix de couleurs des fleurs, de feuillage et de port. Ces végétaux, ont l'avantage de fleurir toute l'année.
Les Daboecia. Ce sont des bruyères de soleil, remarquables pour leur floraison estivale, en grosses clochettes, de mai à septembre.
Les Erica. Ce vaste genre comprend de nombreuses espèces très rustiques. Elles peuvent toutes orner les jardins de bruyère.
Les Gaultheria Ces plantes couvre-sols recouvriront rapidement les sous-bois. Ils sont souvent plantés en association avec les bruyères d'hiver et les rhododendrons.
Les Kalmia. Le Kalmia offre sa magnifique floraison au moment où la rose et le rhododendron peuvent le concurrencer au jardin Il s'associe parfaitement dans les massifs à des azalées, des pieris et des rhododendrons.
Les Pieris Ils apportent l'éclat de leur feuillage et l'étonnante beauté de leur floraison. On les associe souvent aux camélias et aux rhododendrons.
Les Vaccinium. Ils apportent au jardin la coloration automnale de leur feuillage et la beauté de leurs baies.
Les Rhododendrons. Par la diversité de leurs coloris, de leurs tailles et la beauté de leurs fleurs, les rhododendrons et les azalées se sont fait une place de choix dans les jardins de terre de bruyère.

Culture

Ces arbustes possèdent en commun les caractéristiques de ne pas demander beaucoup de soins.

La préparation du sol.

Surtout pour les Erica et les Calluna, il est très important d'extirper du sol les chiendents, dont il serait ensuite impossible d'arracher les stolons qui repoussent au milieu des bruyères. Il en ira de même pour les liserons et les fougères. Deux labours successifs sont les bienvenus.

La plantation.

Elle se fait de septembre à fin mai. Le sol originel sera remplacé par un mélange de terre de bruyère (2/3) et de tourbe (1/3) ou par un humus prêt à l'emploi, sur une profondeur suffisante.

Pour établir un massif de ces plantes, changez la terre sur toute la surface.

En sol calcaire, il faut tapisser le fond et les côtés avec une feuille de plastique perméable, car les racines ne peuvent entrer en contact avec la terre, sans risque de dégénérer. Assurer le drainage en y plaçant du sable du Rhin, ces végétaux ne supportent pas l'eau stagnante.

Placer la plante, qui aura été préalablement bien humidifiée, de manière à ne pas enterrer le collet. Ce point sensible, situé légèrement au-dessus de la motte, devra toujours être hors sol. Remplir le trou avec le mélange conseillé et arroser avec de l'eau de pluie.

L’enracinement de ces végétaux est très superficiel et souffre en cas de sécheresse ; aussi un paillage est-il indispensable pour retenir l’humidité du sol. Le plus approprié est l’écorce de pin, mais bien veiller à ce qu’elle ne contienne pas de résidus toxiques.

L'entretien.

Enlever les fleurs fanées dès la fin de la floraison. Épandre un engrais spécifique fin mars et début juin. Arroser à l'eau de pluie en période de sécheresse. Éviter de biner en dessous de la couronne du feuillage, pour ne pas couper les racines. Couvrir le sol avec des écorces de pin. Ces arbustes ne demandent aucune taille.

Tous les quatre ans, il faut dégager le sol qui entoure les plantes, enlever les plantes avec une motte, agrandir le trou et les replanter avec de la terre de bruyère. Ces végétaux ne demandent pas de traitement antiparasitaire, car ils se développent sans maladies et sans insectes nuisibles.

Victor Jadin

L'achat d'un broyeur : une décision importante.

Tous les débris végétaux de la maison et du jardin peuvent être valorisés, à condition qu’ils soient transformés en compost, amendement humique aussi précieux que le fumier. Ce serait une erreur de les jeter ou de les brûler comme on le fait trop souvent.
Pour obtenir un bon compost, tous ces déchets doivent être transformés en morceaux, de manière à présenter une surface d’attaque suffisante pour les micro-organismes présents dans le compost.

Le broyeur sert à déchiqueter les fragments qui ne peuvent être introduits dans le tas de compost à cause de leurs dimensions : résidus de la taille et de l’élagage, restes de légumes ligneux, bois mort, feuilles, déchets de cuisine, journaux….

Le choix du broyeur se fait en fonction des points suivants :

  1. la puissance souhaitée doit être proportionnelle à la quantité de déchets à traiter, ne jamais voir trop petit. Pour les modèles électriques (1600 à 2200 watts), pour les modèles thermiques (4 à 5 ch). Le diamètre des branches broyées pourra alors atteindre 3 à 3,5 cm
  2. le système d'introduction des déchets est important. L'idéal est que le système de broyage les aspire automatiquement et n'oblige pas à les pousser
  3. le niveau de bruit doit être acceptable, les broyeurs à rotor porte-couteaux à rotation lente font nettement moins de bruit que les couteaux frappeurs
  4. lors de bouchage, il est utile que l'appareil soit muni d'un système de marche-arrière des couteaux, celui-ci permet le débouchage automatique
  5. l'appareil doit posséder les sécurités suffisantes : protection à l’introduction des déchets, contre les coupures de courant, contre les surcharges
  6. la facilité avec laquelle il peut être déplacé : centre de gravité excellent, roues de bonnes dimensions, poids raisonnable, bien compact
  7. la stabilité lors du travail
  8. la possibilité d'adapter un système de récolte des débris broyés.

V. Jadin

Les engrais verts

On appelle engrais vert les plantes que l’on cultive spécialement dans le but de les enfouir sur place ou de les incorporer dans un compost. Ces végétaux se décomposent dans le sol après avoir absorbé et transformé en matière végétale vivante le reste des éléments nutritifs restant dans la couche arable après les cultures principales.

Les principales espèces végétales utilisées comme engrais vert sont les suivantes :

  • les graminées (ray-grass de toutes sortes) qui développent un système radiculaire vomumineux et qui produisent un volume important de matières organiques
  • les légumineuses (vesces, trèfles, féveroles, pois fourrager, etc.) qui en fixant l’azote fournissent un humus de très haute qualité
  • les céréales (orge, seigle, etc.) qui recouvrent rapidement le sol et étouffent les mauvaises herbes
  • les crucifères (moutardes diverses) qui se développent très rapidement et peuvent être enfouies très rapidement.

Les avantages de l’utilisation des engrais verts sont très nombreux :

  • ils améliorent la structure du sol grâce à leur enracinement profond
  • ils apportent de façon économique une masse d’humus très importante
  • ils enrichissent le sol en éléments nutritifs
  • ils empêchent le développement des mauvaises herbes après les cultures principales
  • ils servent à l’amélioration des sols trop lourds ou trop sablonneux.

Le semis se fait dès que la parcelle est libre, et l’enfouissement, de la fin de l’automne jusqu’en février-mars, en fonction de l’espèce utilisée.

Partis sans laisser d’adresse !

Partis sans laisser d’adresse !Du jour au lendemain, les cris stridents des martinets noirs ont cessé de rythmer la vie estivale. La fin juillet n’avait pas sonné, que les oiseaux avaient déjà déserté notre territoire ! Or, les années précédentes, nous entendons leurs “ srii, srii… ” jusqu’au 7, 8 août. Quelle mouche les a piqués ? Après être restés perplexes devant des endroits de nidification, vides avant l’heure, plusieurs de nos lecteurs ont partagé avec nous leur étonnement.

Ailleurs dans le pays, l’impression est la même. Un ornithologue rapporte : “ Le départ des martinets noirs semble précoce : départ constaté avant le 26 à Sclessin, passage continu le 27 à Ivoz-Ramet, plusieurs dizaines en stationnement le 27 à Genappe. Ce départ est confirmé par l’observation d’un passage important le 28 dans l’Aude (France). Bien sûr, des individus restent encore sous nos cieux.”

Le martinet, c’est un oiseau noir, comme son qualificatif l’indique, taillé pour la vitesse. Son corps fuselé et ses ailes en lame de faux lui permettent d’atteindre les 160 km à l’heure, avec des pointes à 200. Il arrive chez nous aux environs du 1er mai en provenance de l’Afrique équatoriale, où il hiverne, et il s’installe dans des cavités, des trous de bâtiments (sous les toits) ou dans les anfractuosités de parois rocheuses. C’est un peu un habitué puisqu’il utilise le même nid d’année en année.

martinets noirsLes premières semaines de mai sont consacrées à rechercher une compagne ou un compagnon pour les jeunes, à retrouver son partenaire et à réparer les nids. Le martinet, adapté au vol rapide, est pourvu de pattes extrêmement réduites qui ne lui permettent pas de marcher. Il ne se pose donc jamais au sol, ni ne s’installe sur des fils électriques. Il collecte en vol les matériaux qui lui permettent de construire son nid. Il attrape des morceaux de papier, des plumes, des graines ailées, des pétales de fleurs, des cheveux. Dans des nids, on a même retrouvé des morceaux de bas nylon. C’est fou ce qu’un coup de vent peut emporter ! Les pattes du martinet lui permettent au besoin de s’accrocher aux briques, tuiles ou autre paroi, mais c’est bien souvent comme une balle de fusil qu’il rentre chez lui (en saison, on peut observer une colonie à la gendarmerie de Neufchâteau). Il perd à peine de l’altitude, replie ses ailes d’un coup sec et s’introduit, au centimètre près, dans son abri souvent très sombre. Il pond deux ou trois œufs, curieusement allongés, qu’il couve de 19 à 21 jours.

Le martinet nourrit ses oisillons pendant trente-cinq à quarante jours à l’aide d’insectes capturés et accumulés derrière sa langue. Il arrive que des conditions météorologiques lamentables fassent échouer le programme du martinet. S’il ne trouve pas suffisamment d’insectes pour approvisionner sa progéniture, les petits peuvent entrer en léthargie la nuit – leur température descend à 5°C. Le rythme respiratoire diminue de moitié. Cette période pendant laquelle les oisillons sont en système de secours devra être récupérée ultérieurement.

martinets noirsLes premiers jeunes martinets sortent normalement entre le 10 et le 15 juillet et la majorité sont envolés entre le 20 et le 25. Quelques jours après, les colonies retournent vers l’Afrique, en passant par Gibraltar, ou la Sicile, Malte.

En théorie, le 1er août, les martinets doivent avoir quitté nos régions. S’il en reste, ce sont les retardataires qui ont eu des ennuis et ceux-ci ont nettement moins de chances d’arriver à bon port à la fin de la migration.

Donc, nous devrions nous réjouir d’apprendre que les martinets noirs sont partis en masse dans les temps. C’est un signe de bonne santé. Mais, il n’y a rien à faire, nous avons été surpris et quelque part, ils nous ont manqué ces oiseaux.

B.H.

Drôle d’oiseau

Le martinet dort en vol, du moins c’est ce que les ornithologues avertis pensent. Il passe sa nuit à 3000 mètres d’altitude. Il s’abreuve en rase-mottes, comme les canadairs, à la surface de plans d’eau.

Sa vitesse de vol peut atteindre les 200 km/h (en général il se déplace à du 50 km/h, en ville !)Seul le faucon hobereau est capable de saisir un martinet noir en vol. Le martinet fait sa toilette… en vol.

Il lui arrive de voler sur le dos, le temps de trois ou quatre coups d’ailes. Il arrive chez nous quatre semaines après l’hirondelle et part bien avant elle. Au total, il ne reste qu’une centaine de jours.

Conseils pour la conservation des pommes et des poires

La cueillette doit se faire quelques jours avant la maturité des fruits pour les variétés précoces, et quelques semaines pour les variétés d’automne et d’hiver.

Les indices permettant de déterminer le moment de la récolte sont :

  • le changement de la couleur de “fond” de l’épiderme
  • la chute des premiers fruits
  • la cueillette aisée des fruits : faire pivoter d’un demi-tour, si le fruit se détache facilement, il est bon à récolter
  • le changement de la couleur des pépins, blanc crème à marron brun
  • l’estimation de l’amollissement de la pulpe

Ne jamais cueillir par forte chaleur, ni si les fruits sont humides.

Pour bien se conserver, les fruits doivent être cueillis avec précaution, le moindre coup provoquera leur altération.
Un conseil : plutôt que d’utiliser une échelle et risquer de tomber, récoltez les fruits haut perchés avec un cueille-fruit. Celui-ci est composé d’un sac en toile et d’une couronne qui permet de couper le pédoncule et de retenir le fruit. Il se fixe de préférence sur un manche télescopique.

Le local de conservation doit avoir les caractéristiques suivantes :

  • la température doit être constante : 12 à 14°. Choisir si possible une pièce située au nord
  • l’hygrométrie doit être de 80 à 90°. Si des rides apparaissent sur les fruits, pulvériser de l’eau sur le sol
  • l’air doit être renouvelé tous les huit jours
  • le local doit être obscur ou très faiblement éclairé
  • placer les fruits sur des rayonnages en bois si possible, sur un seul lit et ne pas les manipuler pendant la conservation
  • fin de saison, le fruitier doit être désinfecté avec de l’eau javellisée

V. Jadin

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