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04 septembre 2003 - n°216 - 217 - 218
Jardinage La culture des plantes de bruyère Les espèces réunies dans cette famille sont celles qui ont retenu l'intérêt des vrais amateurs, ainsi que celles que l'on peut se procurer sous notre climat.
Culture Ces arbustes possèdent en commun les caractéristiques de ne pas demander beaucoup de soins. La préparation du sol. Surtout pour les Erica et les Calluna, il est très important d'extirper du sol les chiendents, dont il serait ensuite impossible d'arracher les stolons qui repoussent au milieu des bruyères. Il en ira de même pour les liserons et les fougères. Deux labours successifs sont les bienvenus. La plantation. Elle se fait de septembre à fin mai. Le sol originel sera remplacé par un mélange de terre de bruyère (2/3) et de tourbe (1/3) ou par un humus prêt à l'emploi, sur une profondeur suffisante. Pour établir un massif de ces plantes, changez la terre sur toute la surface. En sol calcaire, il faut tapisser le fond et les côtés avec une feuille de plastique perméable, car les racines ne peuvent entrer en contact avec la terre, sans risque de dégénérer. Assurer le drainage en y plaçant du sable du Rhin, ces végétaux ne supportent pas l'eau stagnante. Placer la plante, qui aura été préalablement bien humidifiée, de manière à ne pas enterrer le collet. Ce point sensible, situé légèrement au-dessus de la motte, devra toujours être hors sol. Remplir le trou avec le mélange conseillé et arroser avec de l'eau de pluie. L’enracinement de ces végétaux est très superficiel et souffre en cas de sécheresse ; aussi un paillage est-il indispensable pour retenir l’humidité du sol. Le plus approprié est l’écorce de pin, mais bien veiller à ce qu’elle ne contienne pas de résidus toxiques. L'entretien. Enlever les fleurs fanées dès la fin de la floraison. Épandre un engrais spécifique fin mars et début juin. Arroser à l'eau de pluie en période de sécheresse. Éviter de biner en dessous de la couronne du feuillage, pour ne pas couper les racines. Couvrir le sol avec des écorces de pin. Ces arbustes ne demandent aucune taille. Tous les quatre ans, il faut dégager le sol qui entoure les plantes, enlever les plantes avec une motte, agrandir le trou et les replanter avec de la terre de bruyère. Ces végétaux ne demandent pas de traitement antiparasitaire, car ils se développent sans maladies et sans insectes nuisibles. Victor Jadin
L'achat d'un broyeur : une décision importante. Tous les débris végétaux de
la maison et du jardin peuvent être valorisés, à condition
qu’ils soient transformés en compost, amendement humique aussi
précieux que le fumier. Ce serait une erreur de les jeter ou de les brûler
comme on le fait trop souvent. Le broyeur sert à déchiqueter les fragments qui ne peuvent être introduits dans le tas de compost à cause de leurs dimensions : résidus de la taille et de l’élagage, restes de légumes ligneux, bois mort, feuilles, déchets de cuisine, journaux…. Le choix du broyeur se fait en fonction des points suivants :
V. Jadin
Les engrais verts On appelle engrais vert les plantes que l’on cultive spécialement dans le but de les enfouir sur place ou de les incorporer dans un compost. Ces végétaux se décomposent dans le sol après avoir absorbé et transformé en matière végétale vivante le reste des éléments nutritifs restant dans la couche arable après les cultures principales. Les principales espèces végétales utilisées comme engrais vert sont les suivantes :
Les avantages de l’utilisation des engrais verts sont très nombreux :
Le semis se fait dès que la parcelle est libre, et l’enfouissement, de la fin de l’automne jusqu’en février-mars, en fonction de l’espèce utilisée.
Partis sans laisser d’adresse !
Ailleurs dans le pays, l’impression est la même. Un ornithologue rapporte : “ Le départ des martinets noirs semble précoce : départ constaté avant le 26 à Sclessin, passage continu le 27 à Ivoz-Ramet, plusieurs dizaines en stationnement le 27 à Genappe. Ce départ est confirmé par l’observation d’un passage important le 28 dans l’Aude (France). Bien sûr, des individus restent encore sous nos cieux.” Le martinet, c’est un oiseau noir, comme son qualificatif l’indique, taillé pour la vitesse. Son corps fuselé et ses ailes en lame de faux lui permettent d’atteindre les 160 km à l’heure, avec des pointes à 200. Il arrive chez nous aux environs du 1er mai en provenance de l’Afrique équatoriale, où il hiverne, et il s’installe dans des cavités, des trous de bâtiments (sous les toits) ou dans les anfractuosités de parois rocheuses. C’est un peu un habitué puisqu’il utilise le même nid d’année en année.
Le martinet nourrit ses oisillons pendant trente-cinq à quarante jours à l’aide d’insectes capturés et accumulés derrière sa langue. Il arrive que des conditions météorologiques lamentables fassent échouer le programme du martinet. S’il ne trouve pas suffisamment d’insectes pour approvisionner sa progéniture, les petits peuvent entrer en léthargie la nuit – leur température descend à 5°C. Le rythme respiratoire diminue de moitié. Cette période pendant laquelle les oisillons sont en système de secours devra être récupérée ultérieurement. En théorie, le 1er août, les martinets doivent avoir quitté nos régions. S’il en reste, ce sont les retardataires qui ont eu des ennuis et ceux-ci ont nettement moins de chances d’arriver à bon port à la fin de la migration. Donc, nous devrions nous réjouir d’apprendre que les martinets noirs sont partis en masse dans les temps. C’est un signe de bonne santé. Mais, il n’y a rien à faire, nous avons été surpris et quelque part, ils nous ont manqué ces oiseaux. B.H.
Drôle d’oiseau Le martinet dort en vol, du moins c’est ce que les ornithologues avertis pensent. Il passe sa nuit à 3000 mètres d’altitude. Il s’abreuve en rase-mottes, comme les canadairs, à la surface de plans d’eau. Sa vitesse de vol peut atteindre les 200 km/h (en général il se déplace à du 50 km/h, en ville !)Seul le faucon hobereau est capable de saisir un martinet noir en vol. Le martinet fait sa toilette… en vol. Il lui arrive de voler sur le dos, le temps de trois ou quatre coups d’ailes. Il arrive chez nous quatre semaines après l’hirondelle et part bien avant elle. Au total, il ne reste qu’une centaine de jours.
Conseils pour la conservation des pommes et des poires La cueillette doit se faire quelques jours avant la maturité des fruits pour les variétés précoces, et quelques semaines pour les variétés d’automne et d’hiver. Les indices permettant de déterminer le moment de la récolte sont :
Ne jamais cueillir par forte chaleur, ni si les fruits sont humides. Pour bien se conserver, les fruits doivent être cueillis
avec précaution, le moindre coup provoquera leur altération. Le local de conservation doit avoir les caractéristiques suivantes :
V. Jadin |
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