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02 novembre 2001 - n°168


Exil des joueurs pour cause de gestion
saine.
Le sport doit se poser des questions !
Le dimanche 11 novembre le CTTJC, club de tennis
de table de Neufchâteau, a organisé son traditionnel tournoi international.
L'édition 2001 est la 20e du nom. Pour fêter l'événement,
les dirigeants chestrolais ont voulu marquer le coup : impression d'un carnet
publicitaire distribué dans toutes les boîtes du grand Neufchâteau,
confection de tee-shirts pour les membres du comité, distribution d'un
billet de tombola à chaque joueur inscrit. Ce billet donnait droit au
tirage effectué chaque heure. Le tournoi qui se déroule en une
seule journée a enregistré cette année 339 inscriptions
contre environ 400 l'année précédente. La différence
s'explique par le fait que le même jour, se déroulait à
Louvain-La-Neuve une compétition nationale de jeunes. Chaque province
sélectionne ses meilleurs jeunes pour la représenter lors de cette
compétition interprovinces. La cuvée 2001 reste néanmoins
un bon cru. Les lauréats dans chaque catégorie figurent en encadré.
Corine Chleide, actuelle présidente, espère pouvoir mettre sur
pied la 21e édition en novembre prochain. Toutefois, amertume et pessimisme
ont gagné les rangs des dirigeants.
Bref historique
Petit retour en arrière tiré de l'historique publié dans
le carnet publicitaire. C'est en 1967, sous l'impulsion de Monsieur l'Abbé
Lecomte, que le CTTJC voit le jour. Six membres collaborent étroitement
à son expansion : Messieurs Gouvela, Guebs, Heuschling, Jacob, Van Dorpe
et Volvert. Le club s'affilie à la fédération Nord-Luxembourg
pour rejoindre, quatre ans plus tard, la Fédération Royale Belge
de Tennis de Table. En 1972, le club chestrolais fusionne avec Bertrix. L'existence
de BERTNEUF est éphémère et se solde finalement par un
échec. Mais aussitôt, le CTTJC renaît et les succès
sportifs ne tardent pas, avec en Dames l'accession aux divisions nationales
de '82 à '83 et de '95 à '97. Les Messieurs ne sont pas en reste,
puisqu'ils se distinguent également en divisions nationales durant les
années '73 et '74 et de '92 à '96.
Actuellement, les espoirs du club reposent sur les nombreux jeunes qui feront
les succès sportifs de demain.
Avenir sombre
Avant
de parler d'avenir, Corine Chleide nous fait part de son amertume et des soucis
du club pour les prochains mois. En mai dernier, l'équipe A messieurs
termine championne et gagne ainsi le droit d'évoluer à l'échelon
supérieur, en 3e nationale. Pour ce faire, l'apport d'un renfort semble
essentiel. La présidente se rend vite compte que même en tennis
de table, le "soi-disant talent" se monnaye. Elle se dit outrée,
voire scandalisée, que des joueurs, qui somme toute ne sont que des joueurs
moyens, osent demander de l'argent pour pratiquer leur sport favori. Le comité
décide de ne plus commettre les erreurs du passé. Neufchâteau
n'évoluera pas en nationale, l'équipe est brûlée,
trois joueurs sont obligés de migrer vers un autre cercle. La décision
des dirigeants du club est courageuse : renoncer à la nationale plutôt
que de payer des joueurs pour la pratique de leur sport. Elle s'inscrit dans
une politique de saine gestion : privilégier l'ambiance familiale et
donner la priorité aux joueurs du cru. Les priorités du CTTJC
sont claires : le sport, l'ambiance familiale et l'encadrement des jeunes. Effectivement,
à Neufchâteau, l'accent est mis sur la formation des jeunes. Le
club organise des entraînementss groupes d'entraînements sont constitués
en fonction du niveau des joueurs. Les entraîneurs Olivier Van Rode (classé
B6), Michaël Géradin (C0), Gwennaël Goffin (B6) et Stéphane
Raquin (C2) assurent des entraînements de qualité. Afin de pouvoir
continuer dans cette voie, le club doit pouvoir disposer de moyens financiers
suffisants. Le tournoi programmé chaque année en novembre constitue
une recette importante. L'autre grand apport financier provient des recettes
buvette lors des matches à domicile. Et là, de nouveau un gros
souci pour les mois et années à venir. Le Conseil d'Administration
du Centre du Lac a décidé de céder la gestion de la cafétéria
du Centre à un indépendant. Cette décision prive du même
coup le club de tennis de table, mais aussi le club de volley-ball, de rentrées
financières vitales. L'avenir ne s'annonce pas des plus sereins pour
les clubs disposant des installation les mercredis et vendredis en soirée.
Des du Centre du Lac. Corine Chleide reste prudente. A ce jour, elle ne peut
affirmer qu'il y aura bien un 21e tournoi international de tennis de table en
novembre 2002
Eric Meunier
Les lauréats
dans chaque catégorie
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Dames
Préminimes : Marine Dropsy, Virton
Minimes : Adélaïde Stréveler, Dinez
Non classées : Bélinda Devloet, CP Montois
D6-D4 : Marina Van Acker, Vielsalm
D2-D0 : Marie-Claire Stréveler, Dinez
C6-C4 : Auriane Jadot, Athus
C2-C0 : Nathalie Laloy, TT Arlon
B : Linda Claisse, Sélange
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Messieurs
Préminimes : Jonathan Gonissen, Hachy
Minimes : Romain Didremont, Virton
Cadets : Gaël Witem, Ochamps
Vétérans : Michel Droust, Bouillon
Non classés : Emmanuel Lay, Neufchâteau
E : Frédéric Daenen, Les Fossés
D6-D4 : François Déom, Les Fossés
D2-D0 : Ludovic Cougnet, Chêne-al-Pierre
C6-C4 : Olivier Colot, CP Montois
C2-C0 : Yannick Habay, Les Fossés
B : Bérenger Servais, Virton
B spéciales : David Tonneau, On.
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Deux équipes de mini-foot
à Suxy !
Vendredi 30 novembre, 19 h.30. Suxy B vient de
remporter son 2e match de la saison, contre les Girondins A. Dans le même
temps, les joueurs de Suxy A s'échauffent avant d'affronter Flornickx.
Une heure plus tard, ils ajoutent une 5e victoire à leur palmarès.
Suxy A et Suxy B sont deux équipes de mini-foot qui évoluent dans
le championnat de salle, organisé par le FIMF, dont les chevilles ouvrières
sont Jean-Claude Blaise et Willy Gérard. Le championnat, qui en est à
sa 20e édition, rassemble 20 formations réparties en 2 divisions.
Ce ne sont pas moins de 180 matches qui sont joués entre fin août
et fin avril. Ceux-ci se déroulent les jeudis et vendredis en soirée
dans les salles de Florenville et Jamoigne.
Pour évoluer dans le championnat, pas de
formalité particulière. La compétition est ouverte à
tout un chacun. Pas besoin d'être affilié à la Ligue de
football en salle ou bien à l'Union Belge. Lors de l'inscription de l'équipe,
le responsable du club transmet la liste des joueurs. D'autres joueurs peuvent
être ajoutés en cours de saison pour autant qu'ils ne figurent
pas dans une autre formation.
L'inscription d'une équipe au championnat
coûte un peu moins de 200 E auxquels il faut ajouter une caution de 124
E. Celle-ci sera totalement récupérée si le club n'a pas
failli à ses obligations. L'inscription à la compétition
implique l'adhésion au règlement, clair et succinct. Ainsi donc,
cinq ou six fois par an, chaque équipe est responsable de l'organisation
des matches d'une soirée. On entend par organisation, l'arbitrage des
matches ainsi que la présence d'une personne à la table pour s'occuper
du chrono, du marquoir et de la feuille de match.
Le club de Suxy en est à sa 2e saison. En
2000, il aligne une seule équipe, les
Chochoppes, patronyme plutôt
original semblable à celui de la troupe de théâtre, les
Chochottes, ou encore d'une autre organisation villageoise, les Chuchottes.
Sans doute faut-il y voir une ressemblance avec les habitants du village appelés
les Chuchots.
Pour participer au championnat, chaque joueur s'acquite d'une cotisation de
25 E permettant de couvrir les frais du club : inscription, bouteilles d'eau
pour la mi-temps, gants pour les gardiens de but. Les maillots sont offerts
par les sponsors : café Le Stop à Suxy pour l'équipe A
et Le Stop et Jean-Marie Zachary pour l'équipe B.
Particularité du club de Suxy, celui-ci ne compte en ses rangs que des
gens de Suxy, originaires du village ou y résidant actuellement. Autre
particularité, la gent féminine y est bien représentée.
Ainsi, le coaching de l'équipe A est assuré par Kathy Henry, tandis
que les joueurs peuvent compter sur le soutien inconditionnel de pom-pom girls.
En participant au championnat, les Chuchots poursuivent deux buts : tout d'abord,
pratiquer une activité sportive mais aussi, et surtout, passer un agréable
moment ensemble. L'esprit de compétition existe mais c'est l'esprit de
camaraderie, de rencontre qui prime. A l'instar des allures libristes du dimanche
matin, les joueurs de mini-foot de Suxy ne se prennent pas au sérieux.
L'amitié via le sport, telle pourrait être leur devise.
Er.Meunier
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