| 06 janvier 2004 - n°231 - 232 - 233
Rendez-vous le 15 janvier ! 2003 a été une année mouvementée pour l’équipe de “ L’info ”. Depuis janvier dernier, le rythme des parutions s’est accéléré. Avec la reprise du journal “ Ardenne Publicité ” de Serge Closset, puis la fusion des deux titres, “ L’info ” est devenu hebdomadaire. Ce rythme de parution ne convient pas à son éditeur. Nous avons interrogé Olivier Weyrich pour qu’il nous explique son choix de revenir à une parution une semaine sur deux. Éric Meunier : Pourquoi être passé d'une parution bimen-suelle à une parution hebdomadaire, puis faire marche arrière ensuite? Toutefois, je dois nuancer cette satisfaction car cette périodicité hebdomadaire nous a contraints à adapter le journal. S’il s’est enrichi de mille petites informations pratiques, le journal a perdu une part de son volume rédactionnel. Nous le regrettons. Ér. Meunier : La formule avec parution hebdomadaire constitue-t-elle un échec? Ol. Weyrich : Pas vraiment. Mais je pense que la formule actuelle ne correspond pas à la démarche que nous avons entreprise depuis plusieurs années. “L’info” est un journal régional dans lequel la population du Centre-Ardenne se retrouve. C’est un peu le reflet de notre identité. Je pense que nos lecteurs apprécient son caractère informatif, les enquêtes que nous menons, les découvertes que nous leur partageons, les reportages que nous leur proposons… “ L’info ” est aussi un journal d’opinion, nous avons des convictions et nous les exprimons. Aujourd’hui, trop de journaux se ressemblent et disent la même chose. Cette raison est suffisante pour faire quelque chose de différent et exprimer notre avis sur l’actualité et l’évolution de notre région. Beaucoup de lecteurs soutiennent notre démarche, apprécient que nous exprimions notre point de vue. D’autres pas ! Mais libre à eux de ne pas ouvrir notre journal… Ér. Meunier : Pourquoi revenir à une parution une semaine sur deux ? Ol. Weyrich : Pour retrouver ce que nous avons perdu : l’espace de parole et d’expression. La périodicité hebdomadaire nous l’a réduit. Pour paraître toutes les semaines, nous devons dépenser plus d’énergie et faire face à des coûts plus importants. Le volume d’annonceurs n’est pas suffisant et leur budget n’est pas extensible. Au contraire, la conjoncture économique n’est guère favorable aux petits commerces. L’année 2003 a été difficile pour eux. Il est impératif pour nous de trouver un bon équilibre entre une périodicité qui convienne à l’ensemble de nos annonceurs, un nombre de pages qui permet une certaine rentabilité et un volume d’information qui correspond à l’attente de nos lecteurs. Ér. Meunier : Une parution bimensuelle correspond-elle mieux à la philosophie, à l'esprit, au contenu du journal ? Ol. Weyrich : Oui, sans doute. Nous avons fait l’expérience de différentes périodicités et celle qui nous paraît la meilleure est celle qui a le plus d’impact sur les lecteurs. Un journal qui paraît une semaine sur deux et qui possède un contenu riche et varié est un média attendu et lu dès qu’il arrive. Nous l’avons vérifié. Un hebdomadaire a tendance à subir la routine. Un journal trop maigre et qui manque de contenu perd de son intérêt. Ér. Meunier : Le retour à deux parutions par mois changera-t-il quelque chose au contenu ? Plus ou moins de pub, plus ou moins de rédactionnel, plus ou moins d'illustrations? Comment le “nouvel Info” sera-t-il balancé, équilibré? Qu'en est-il des attentes du lecteur? Ol. Weyrich : Nous souhaitons retrouver l’équilibre d’un “douze pages”, où la part de rédactionnel est mise sur le même pied que la part publicitaire. Les prochaines éditions devraient ressembler davantage aux derniers numéros que nous venons de publier. Quelques aménagements vont être apportés et nous réserverons les dernières pages aux petites annonces qui augmentent l’intérêt du journal. Certes, nous allons perdre en souplesse puisque nous ne paraîtrons plus qu’une semaine sur deux, mais durant les périodes importantes comme par exemple durant les fêtes, nous augmenterons le nombre de parutions pour répondre à la demande des annonceurs. Ér. Meunier : En pratique, comment cela va-t-il se passer ? Ol. Weyrich : Dans l’édition du 15 janvier, nous publierons un calendrier des dates de parutions qui couvriront l’année 2004, ainsi que les dates limites pour transmettre les annonces. De cette manière, tout le monde pourra planifier sa publicité. Dans chacune des éditions, nous afficherons de façon claires les dates à retenir pour ne pas manquer les parutions suivantes. Evidemment, on peut avoir le sentiment de perdre un outil performant et pratique en abandonnant la parution hebdomadaire, mais pour ma part je suis convaincu qu’il faut conserver un média efficace plutôt qu’un journal léger qui finira par manquer d’intérêt. Propos recueillis par Éric Meunier |
|
Publicityweb Référencement & E-marketing |
Retour page d'accueil |