06 janvier 2004 - n°231 - 232 - 233

Reportage

Il est impossible aujourd'hui d'imaginer la période de Noël sans le sapin, car la verdeur de celui-ci symbolise la vie et la lumière, la victoire de la nature sur l'hiver et l'espérance du printemps. L'épicéa et le gui, vénérés par les Celtes, marquaient les festivités du solstice d'hiver. Pour vous aider à choisir votre sapin de Noël, nous vous décrivons ci-dessous les quelques espèces les plus intéressantes.

Abies balsamea (Le parfum)

Le feuillage est vert foncé lustré sur le dessus, il laisse apparaître des bandes grisâtres en dessous. Il est très parfumé et ses aiguilles ne tombent pratiquement pas.

Abies nobilis (La noblesse)

Feuillage majestueux d'un vert bleuté très dense et à très longues aiguilles. Il dégage un agréable parfum balsamique et ses aiguilles ne tombent pas.

Abies Nordmanniana (Le prestige)

Très beau feuillage sombre et il a un port somptueux. C'est lui qui garde ses aiguilles le plus longtemps.

Picea abies (Le classique)

Feuillage vert franc, il perd très rapidement ses aiguilles.

Picéa omorica (L'argenté)

Feuillage de couleur argentée due à la blancheur des faces intérieures des aiguilles.Ses aiguilles ne résistent pas au temps.

Comment protéger vos végétaux pour l'hiver ?

Comment protéger vos végétaux pour l'hiver ?La saison hivernale est souvent préjudiciable aux végétaux, et il n'y a rien de plus désagréable que de se retrouver au printemps avec des plantes abîmées ou des morceaux entiers de haies qui ont disparu à la suite des intempéries.

Pour qu'une plante résiste bien en hiver, le plus important est qu'elle soit en bonne santé. Pour cela, il faut prévoir un apport d'engrais à l'automne. L'idéal est de travailler le sol à la fourche-bêche en incorporant un amendement organique (4 fumiers + algues Delbard, Or Brun, Secret Vert, Roburgine...). Il est bon également de faire un dernier traitement contre les insectes et les maladies.

Surtout ne pas oublier les conifères, qui sont plus sensibles aux araignées rouges et à la rouille. Ils demandent également beaucoup de magnésie, c'est le moment de faire un apport spécial d'engrais spécifique Conifères ou de KIESERITE.

Les rosiers buissons seront butés ou protégés au pied avec un paillis. Le point de greffe des rosiers tiges sera protégé avec un matériau aéré (voile protecteur spécial Agratec).

Les plantes en pots seront mises à l'abri des vents du Nord ou entourées d'une protection adéquate et à l'abri du soleil hivernal.

Les plantes d'orangerie seront rentrées dans un local éclairé et hors gel (t° 5 à 10° maximum) ou protégées très sérieusement contre les gelées (surtout au printemps).

Les premières années de plantation, il est bon également de protéger le pied des plantes, contre le gel, avec un paillage classique et contre les effets du vent du Nord avec un voile protecteur éventuellement.

V. Jadin

Labour, fumure et amélioration de votre sol avant l'hiver

Il faut exécuter les labours, dès que possible avant l’hiver, à la bêche, la fourche-bêche ou avec un motoculteur. Il ne faut pas chercher à émietter la terre comme lors du bêchage de printemps. En transformant l’eau en glace, le gel se chargera d’effriter les grosses mottes. En pénétrant profondément entre elles, le froid ameublira le sol à votre place. De plus, le labour avant l'hiver permet une meilleure pénétration de l’eau, ce qui facilite la mise en réserve de celle-ci.

On profitera de cet ameublissement pour enfouir ce qu’on appelle la fumure de fond, car le point de départ d’une bonne fertilisation est la constitution dans le sol d’une réserve suffisante d’humus, de phosphore et de potasse. Ces éléments fertilisants restent pratiquement fixés dans le sol à l’endroit où ils sont enterrés. Par contre l’azote, très soluble n’est jamais enfoui avant l’hiver, car il est dissous par les eaux d’infiltration et se perd en profondeur.

Pour les cultures potagères et florales, l’engrais doit être épandu sur toute la surface du terrain, et enfoui à 20 cm dans le sol. Par contre, pour les arbustes et les arbres fruitiers, les éléments nutritifs doivent être localisés dans la zone d’utilisation par les racines, c’est-à-dire au niveau de la couronne de la plante, si possible à une profondeur de 40 cm.

Les engrais et amendements à épandre sont déterminés éventuellement par une analyse de terre, mais habituellement on incorpore du fumier séché, du compost enrichi ou un amendement organique à la dose de 15 à 25 kilos à l’are.

Souvent la terre de votre jardin est soit trop lourde, soit trop légère, ce qui gêne le bon développement des végétaux. Vous pouvez y remédier de la manière suivante.

Le sol lourd est souvent constitué par une grande proportion d’argile, qui rend le sol collant, compact et imperméable. Il retient l’eau en période pluvieuse et sèche et se fendille en été. Il est pratiquement impossible à travailler.

Le sol léger est constitué de silice (sable), qui rend le sol poreux et très sensible à la sécheresse. Il est souvent pauvre et ne retient pas les éléments nutritifs mis à sa disposition.

Pour améliorer ces différents sols, il faut leur apporter des amendements. Les matériaux chargés d’améliorer la structure du sol sont:

  • le sable, uniquement pour améliorer les sols lourds. Utiliser de préférence le sable de rivière, le plus gros possible, à la dose de 1 à 2 m3 à l’are
  • le calcaire, qui sert à donner du corps aux terres légères et à alléger les terres argileuses compactes. Il est apporté sous forme de maërl ou de calcaire vert à la dose de 10 à 15 kilos à l’are
  • l’humus, qui est constitué de matières organiques décomposées ; il est indispensable à tous les jardins. Ses fonctions sont : alléger les sols lourds et accroître leur porosité, servir de liant aux différentes particules du sol, rendre les engrais assimilables grâce à son apport de bactéries et favoriser le maintien du meilleur pH (6,6 à 7,3).

Labour, fumure et amélioration de votre sol avant l'hiver

L’humus est apporté sous plusieurs formes, mais les plus importantes sont : le fumier séché (25 kilos à l’are), le terreau vivant et le bon compost (50 à 100 kilos à l’are), la tourbe (1 à 2 m3 à l’are) et les engrais verts qui peuvent être cultivés en complément de ces différentes formes d’humus.

Ces amendements seront enfouis à l’automne pour les sols lourds et au printemps pour les sols légers.

V. Jadin

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