| 06 janvier 2004 - n°231 - 232 - 233
La fête de la Saint-Martin
L’Association wallonne du balisage et Tarpan, sous la houlette de Claire Georis, organisaient des promenades pédestres avec l’ADEPS. La date du 16 novembre était fixée, et imprimée ! Le lieu de ralliement était Léglise. C’est d’ailleurs encore inscrit pour les cinq années à venir. Au niveau des activités culturelles, Thierry Scholtès était invité à tenir une conférence. L’échevinat de la culture, entendez Sophie Jacques, épaulée de Sylvie Alexandre, proposait le thème de la Saint-Martin. Ces deux dames ne sont pas arrêtées là. Il existe aussi une harmonie royale Saint-Martin, les compagnons de saint Martin. Et puis, culture dit artistes ! “ Il faut inviter les artistes de la commune ”, se disent-elles. Grâce à un billet-réponse à remplir dans le bulletin communal, une douzaine d’artistes se font connaître. Le bouche à oreille continue le travail. Une exposition est potentiellement réalisable. À partir de ce moment tout s’enchaîne et se construit. “ Tout s’est mis à rouler, à tourner, explique Sophie Jacques. Les artistes se sont assis avec nous autour de la table et de toutes les réunions que l’on a parfois à la commune, j’ai trouvé que c’étaient les plus agréables. Nous avions des gens qui avaient de 23-24 ans à peut-être 65-70 ans, poursuit Sylvie Alexandre, et parmi eux nous avions des formes d’art différentes : de la peinture, de la sculpture, de la gravure, etc. c’était très riche.” Finalement, la conférence est fixée au vendredi soir à 20h. Thierry Scholtès, historien originaire de Mellier, captive une trentaine d’auditeurs, une belle entrée en matière. Le lendemain, la première exposition de la saint M’Art’in débute. Des artistes se connaissaient déjà pour s’être entraperçus lors de l’inauguration du parc naturel de la Haute Sûre, mais lorsque Sophie Jacques les a présentés les uns après les autres, pendant que Sylvie Alexandre plaçait un repère sur une carte, un véritable sentiment de cohésion est né. Les artistes avaient l’impression d’appartenir à un groupe et les habitants étaient interpellés par les noms de Gennevaux, Maisoncelle, Ébly (dont le patron est aussi saint Martin), Mellier… Les artistes habitent chez eux, la terre de Léglise est riche ! Le thème de l’exposition était le rêve. Certains artistes ont créé des œuvres spécialement pour elle. Sans rêve, Jean Henkinet n’aurait pas tourné cette pièce qui ressemble à une soucoupe volante, constituée de plusieurs bois différents. Pour que le visiteur puisse rêver devant les œuvres, il n’était pas question de les accumuler sans façon dans une pièce. Il fallait susciter l’émotion, l’interrogation. C’est là que Raoul Schoumaker entre en scène. Il est artiste, mais aussi designer industriel. C’est lui qui imagine un parcours, à l’encre de chine ?, qui sera constitué grâce à des panneaux. Il prend le temps d’écouter chaque artiste, d’analyser les besoins et crée une alvéole pour les sculptures d’Alain Brahy, une autre pour la peinture de Marie-Marthe Haufferlin, encore une pour les aquarelles d’Albert Laurent… Les panneaux communaux étaient devenus gris souris sous le pinceau de Félix, ouvrier communal, et ont été équipés de cimaises de fabrication locale et ingénieuse. Au terme de l’exposition, les organisateurs et les artistes ont opéré un débriefing à chaud duquel ressort le souhait de réitérer l’événement, sans thème cette fois, mais pas sans rêve. Alors, espérons que Léglise continuera à diffuser la culture sous le manteau… de saint Martin. B. H. |
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