| 06 janvier 2004 - n°231 - 232 - 233
Dans son cœur bat l’Afrique
Captivée par ce travail d’évangélisation, Jeannine accepte un jour l’invitation d’aller en Ouganda visiter le village de Kigumba. Était-ce en 1994 ? C’était exactement à cette époque-ci de l’année. Les yeux grands ouverts, l’attention à son comble, Jeannine observe et veut tout voir ! Elle accompagne le père lors de ses visites, rencontre des gens, voit du pays. Elle qui n’avait jamais quitté Neufchâteau, si ce n’est pour aller à la mer ou à Lourdes, elle est servie ! Les gens n’ont rien, rien de rien : une hutte, des bassins pour aller chercher de l’eau, une chèvre. Le supermarché se résume à deux tréteaux couverts de trois planches sur lesquelles sont posées une petite montagne de tomates et des mains de bananes. L’électricité est fournie par un groupe électrogène qui tourne au maximum une heure par jour, le temps de recharger sa caméra.
De retour à Neufchâteau, Jeannine met son linge dans la machine, de la poudre, comme tout le monde, et au moment de pousser sur le bouton, c’est le choc. Reviennent les images de femmes qui font des kilomètres, accompagnées d’une ribambelle d’enfants, pour aller chercher de l’eau dans une rivière, dans laquelle on abreuve le bétail et lave les vélos. Deux mots se fixent dans sa tête : une pompe ! Une pompe coûte 50 000 francs de l’époque, c’est pas grand-chose. Il faut les trouver. C’est le départ de la “ mission de Jeannine ”, de sa vie qui est désormais un peu en Ardenne et beaucoup en Afrique. Elle récolte de l’argent et la pompe est installée à Kigumba. Si elle peut faire arriver une pompe, elle peut aussi y conduire des médicaments, des cahiers, des savons, rassembler des fonds pour construire une école… plus rien ne peut l’arrêter, même pas une malaria qui va la clouer au lit juste après son second voyage. Elle ira au Tchad, retournera en Ouganda. Attention, si vous passez près d’elle, elle récolte des médicaments, des paires de lunettes, des crayons de couleur ! En avril, pour Pâques, elle repart en république démocratique du Congo cette fois. Surtout, ne lui dites pas qu’elle est formidable, elle n’aime pas ça ! Ne dites rien, donnez-lui une boîte de vitamines ou un taille-crayon et vous verrez briller ses yeux. Tout au fond de ses prunelles vous verrez son combat pour “ l’Afrique qui marche et qui tousse ”, pour ce qu’elle a décidé d’accomplir. C’est fou ce qu’elle est têtue ! B. Herry
Daniel Comboni, fondateur de l’ordre des comboniens, est né en Italie en 1831 dans une famille de paysans au service d’un seigneur riche, à Brescia. La pauvreté de sa famille pousse Daniel à quitter son village et à aller fréquenter l’institut de l’abbé Mazza. Là, il découvre sa vocation. Il termine des études de philosophie et de théologie et s’ouvre à la mission pour l’Afrique centrale. Avec cinq autres missionnaires de l’abbé Mazza, et la bénédiction de sa mère, il part pour Khartoum, la capitale du Soudan. Le climat difficile, les maladies, la mort de compagnons missionnaires… au lieu de le décourager, vont lui donner un enthousiasme exceptionnel. Il adopte une devise, “l’Afrique ou la mort”, et décide de mettre au point une stratégie missionnaire.L’histoire raconte que c’est en 1864, alors qu’il est en prière sur la tombe de saint Pierre à Rome, qu’il est frappé d’une illumination qui synthétise son projet : Sauver l’Afrique par l’Afrique. Moins connu chez nous que saint Benoît, Daniel Comboni a toutefois retenu l’actualité récemment, puisqu’il a été canonisé ce 5 octobre par Jean-Paul II dans la basilique Saint-Pierre. Le principe des pères missionnaires comboniens ou des sœurs missionnaires comboniennes est d’arriver à un endroit, d’y créer une mission – une église, un dispensaire, une école, une chapelle, de former des catéchistes, etc. – et de quitter ensuite cette mission pour repartir ailleurs, et recommencer !
Mon beau sapin...
Entre 1970 et 1988, c’étaient les belles années du sapin de Noël. En 1988, un premier tournant s’est dessiné à l’horizon du marché. Le client jusqu’alors peu connaisseur en la matière commençait à poser des exigences. Louis Brasseur a commencé sa carrière comme négociant. Il achetait et vendait, exportait des sapins. Il y a 23 ans, suite à une fusion avec la pépinière de Luxembourg, il a aussi pris en charge la culture, épaulé par des agronomes. Aujourd’hui il doit gérer une culture de trois à quatre millions d’arbres et chaque année, lors du repiquage, il faut se poser la question : “ Qu’est-ce qui se vendra dans dix ans ?” Si au départ, le sapin de Noël c’était de l’épicéa, maintenant c’est 50 % de Nordman, et 50 % d’autres variétés, dont encore une grande portion d’épicéas. Mais outre cette question fondamentale, l’adaptation au marché comprend de plus en plus l’adaptation aux désirs du client. Il ne s’agit pas de mésestimer son ampleur quand on joue 95 % du chiffre d’affaires en quelques semaines. Le deuxième élément primordial tiendra tout entier en une formule : la logistique.
Si le client est satisfait, ce sont ces sapins-là qui lui seront livrés… dans le conditionnement qu’il va choisir. Et c’est là qu’on commence à parler de logistique. Pour que les sapins soient dans un état de fraîcheur optimal, il faudra les traiter en dernière minute. Le 1er octobre, les ouvriers commencent à façonner tout ce qui peut l’être. Ils sortent les arbres qui sont en pot de culture et sectionnent les racines qui dépassent, ils enlèvent les sapins en mottes pour soit les garnir d’un plastique, soit les rempoter. Ces sapins restent en place sur le terrain. Le 1er novembre, la coupe peut commencer en débutant par les essences qui supportent le mieux l’attente comme le Nordman et ils terminent par les épicéas. Ceux-ci ne seront coupés que le 27 ou 28 novembre. Les grandes manœuvres débutent simultanément. Il s’agit de tout charger pour expédier la marchandise en France (40 à 50% du marché), en Angleterre (20%), vers la péninsule ibérique… et il en reste un peu chez nous (15%). Certains terrains ont maintenant une aire de manutention. L’ensemble peut aller vers le quai de chargement, l’aire de mise en palettes, en box, en europalettes, etc. Cela se termine par la pose d’une étiquette sur la livraison. Une belle étiquette qui sera consultable par le client du supermarché dans le rayon fruits et légumes. Le prochain client attend sa livraison pour demain matin à 6 heures précises. Des contrôleurs de qualité viendront ouvrir deux camions au hasard, sur les cinq, ils feront ouvrir deux palettes sur cinquante et compteront les sapins, vérifieront la qualité. Si ce n’est pas bon, tout sera remballé sans discussion. C’est comme ça aujourd’hui, le marché du sapin de Noël ! Mais bon, tout est mis en œuvre pour que cela n’arrive pas. L’exigence accrue du client a finalement fait progresser la profession et au bout du compte l’image de marque du sapin de Noël belge a grandi !
Un “chouette” Noël
Cette histoire est celle d’un oiseau
dont les plumes blanches donnent à son visage la forme d’un
cœur. Les passionnés l’appellent
Tyto alba. Les observateurs le nomment la chouette des clochers. D’où venait ce bruit étrange et répété qui, chaque nuit, agitait le sommeil de tous les voisins de la vieille église ? Il était impossible de garder les fenêtres ouvertes, alors que chacun cherchait un peu de fraîcheur pour se reposer des chaudes journées de l’été. Des chats se battaient-ils ? Quelqu’un venait-il dégonfler les pneus des voitures? Quelqu’un d’autre sciait-il son bois à la main chaque nuit?… Ah, comme le sommeil était difficile à trouver! Aucune réponse plausible à cette question… jusqu’à ce qu’une villageoise évoque la présence d’une chouette, enfermée dans le clocher. L’alerte était donnée… il ne restait plus qu’à la sauver ! À partir de ce moment-là, les voisins de l’église se sont mobilisés. De l’organiste au fermier, du charcutier au cheminot, tous ont voulu donner leur avis et aider la pauvre prisonnière ! Ils se sont souvenus que, trois semaines plus tôt, pour empêcher que les pigeons ne salissent encore les cloches et leur mécanisme, les ouvriers communaux avaient grillagé les fenêtres du clocher. Ignoraient-ils que de nombreux clochers abritent aussi des chouettes effraies, précieuses auxiliaires des agriculteurs, qu’elles débarrassent de nombreux mulots et campagnols ? La commune avait-elle oublié de signer la convention l’engageant à protéger ces oiseaux de nuit en ne grillageant pas les abat-sons ? Nul ne savait… mais leur tristesse fut grande en constatant, un lundi soir, que la première chouette trouvée dans le clocher était malheureusement morte de faim. Tout comme la troisième d’ailleurs, découverte un peu plus tard derrière une vieille planche, au pied des cloches. La seconde, elle, était bien vivante… tout simplement parce que – de manière étonnante – depuis trois semaines, une autre chouette venait la nourrir chaque nuit, lui apportant à travers le grillage souris, musaraignes et autres proies. Certains ont pensé que c’était un parent qui nourrissait son jeune. D’autres ont préféré y voir un exemple d’entraide et de solidarité… Toujours est-il que quand le grillage a enfin été enlevé par des villageois persévérants, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire : la chouette, ne sachant pas qu’elle était libre, est restée dans le clocher, de l’autre côté d’un grillage qui n’existait plus… Pendant deux nuits, elle a encore été
nourrie… sans quitter sa place… malgré tous les stratagèmes
des villageois qui l’observaient… L’attente était
longue et propice à la rencontre et au bavardage. D’aucuns ont tenté une comparaison, interpellant cette fois le genre humain : et si la chouette nous renvoyait notre propre image ? Oui, il arrive sans doute parfois que nous inventions notre propre prison, que nous soyons captifs de nos croyances… Nous piétinons sur place, sans penser à tout l’espace, ouvert et disponible. Nous nous sentons prisonniers de ce que nous nommons le destin, sans risquer un nouvel envol. Nous préférons croire que nous sommes victimes des autres et qu’il est vain de nous mobiliser, de changer. À certains moments, en tenant à ce que nous croyons avoir ou à ce que nous croyons savoir, nous perdons notre liberté… Quelles belles réflexions permettaient d’initier la chouette captive… mais elle n’avait pas que ça à faire… et la troisième nuit, alors qu’une de ses congénères s’approchait du clocher pour la nourrir encore et encore, sous les yeux ébahis de ceux qui les observaient, les deux chouettes se sont envolées dans la nuit, libres… Cette histoire aurait pu se passer il y a très longtemps, dans un pays très loin d’ici. Elle s’est passée à Tournay, à la fin de l’été… Elle est belle comme un conte de Noël… Et grâce à vous, elle n’est peut-être pas finie ! Dans les clochers et les granges de nos villages
ardennais, les chouettes effraies ont besoin que nous intervenions activement
afin de leur conserver des gîtes et des espaces utiles pour leur
nidification. Ils ne sont pas très difficiles à construire et ils permettent de maintenir en place les grillages de protection contre la colonisation des pigeons. Et si nous agissions? Qui de vous, lecteurs, peut aider à fabriquer de tels nichoirs et à les placer dans les clochers de différents villages? Quelles sont les communes qui veulent soutenir ce projet? Qui a envie de s’investir pour que la fête de l’accueil et de la tolérance dure plus qu’une nuit ? Et pour qu’elle s’étende par exemple à une meilleure collaboration avec la nature? Qui? C. Bolly Lire page 9 pour en savoir plus sur la chouette effraie.
L’effraie des clochers
Elle a un disque facial blanc cerné de brun. Le reste de son plumage est blanc argenté tacheté de brun sur le ventre et roux marbré de gris, de blanc et de brun sur le dos et les flancs. Elle consomme essentiellement des petits rongeurs, dont elle rejette les os et les poils par des pelotes de réjection, qu’elle évacue par le bec. Son nombre de jeunes (une ou deux nichées) dépend très fort des variations cycliques des campagnols car elle y adapte sa fécondité. En hiver, le facteur alimentaire est capital pour elle, parce que ses réserves de graisse sont minimes. Dès qu’une couche de neige d’une dizaine de centimètres recouvre les prés et les champs, elle ne parvient plus à capturer les petits rongeurs qui creusent leurs galeries sous la neige. Elle ne parvient pas à y résister plus d’une douzaine de jours dans ces conditions. Elle est par ailleurs sujette aux accidents de circulation, comme les autres rapaces nocturnes. Jadis, elle a été persécutée (on la clouait sur les portes des granges) par ignorance et par superstition. Pour résoudre le problème d’accès aux combles et clochers dont les entrées sont souvent grillagées afin d’empêcher l’intrusion des pigeons, il est facile de construire des nichoirs adaptés permettant d’éviter l’élimination systématique des gîtes pour les chouettes, dans les clochers. Avis aux amateurs menuisiers, nous tenons,
au bureau du journal, une documentation détaillée.
Menu spécial pour Noël
A la maison de repos, l’équipe de la cuisine prépare plus de cinquante repas pour les personnes qui y résident et plus de cent pour les gens qui reçoivent un repas à domicile. Depuis vingt ans, trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, une camionnette et son chauffeur circulent dans l’entité et dans une partie de la commune d’Herbeumont pour livrer des repas complets. Depuis septembre 2001, l’équipe cuisine aussi pour des écoles.
“ Un jour ou deux avant, je commande toujours du boudin spécial aux pommes ou aux raisins. Pour le jour de Noël, nous faisons souvent le menu traditionnel: une dinde farcie en grosse pièce et un feuilleté de saumon en entrée, par exemple. Au nouvel an, ce sera probablement un beau rôti.” Ceux qui mangent à domicile reçoivent sensiblement le même repas. En général, à l’extérieur, les gens commandent deux repas (différents) à chaque fois. Ils en gardent un pour le jour suivant; ils doivent simplement le réchauffer.
En général, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, une omelette et des petits lardons, des pommes de terre rissolées ou une pomme au four. Parce que dans le repas lui-même, il y a tous les souvenirs. Rien ne vaut une bonne soupe comme dans le temps. Donc, on joue du classique sur les fourneaux. Le chef essaie de combiner ses achats pour contenter à la fois les enfants des écoles et les seniors. En théorie, cela se passe sans souci… bien que cela accroche un peu avec les épinards et les chicons. Les jeunes bouches n’aiment pas trop ! Si les petits consomment facilement les pâtes, les plus âgés aiment les légumes. “ C’est une question d’éducation du palais. Les personnes qui sont chez nous maintenant ont été habituées à manger une grande variété de légumes, tandis que les enfants vont plus vers les pizzas ou les spaghettis. Mais en général c’est pareil. Ils aiment les carbonnades, les côtelettes… et le poisson sans arête. Pour les personnes âgées nous coupons la viande et pour certains il faut la mixer. Nous n’employons surtout pas d’épices fortes. Ce qui est très agréable, c’est que les gens réclament des menus. Il y a un dialogue. Ils demandent des crêpes, du pain perdu, des œufs sur le plat, des beignets. ”
B. Herry
Sauver le cimetière de Warmifontaine
Le patrimoine peut avoir la forme d’un pont qui enjambe un fleuve, d’un édifice majestueux tel un palais de justice, d’un site industriel comme un charbonnage. Mais le patrimoine ne se mesure pas au nombre de tonnes de pierre ou d’acier que nous ont laissées nos ancêtres. Une toute petite fontaine, une borne, un four à pain peuvent aussi être préservés dans le but de garder une forme concrète à l’histoire, à notre histoire. Pour des raisons de facilité de traitement, ou grâce à une perception différente sur le terrain, les éléments à sauver, à conserver en l’état ont été scindés en catégories. Aujourd’hui, nous sommes dans le rayon du “ petit ” patrimoine. C’est bien beau d’avoir quelque chose d’exceptionnel, encore faut-il procéder avec ordre et méthode si on ne veut pas abîmer plus que le temps qui passe ne le ferait. Delphine Boonen est la coordinatrice de la province de Luxembourg à l’asbl Qualité-Village-Wallonie. Elle est en poste depuis peu de temps, mais le hasard fait qu’elle connaît très bien ce qui touche au petit patrimoine funéraire. Elle a étudié l’histoire de l’art et a choisi un sujet très original comme objet de mémoire de fin d’études puisqu’elle s’est penchée sur les caissons funéraires. Ce sont des boîtes en zinc, avec une fenêtre, dans lesquelles se trouvent des fleurs ou d’autres objets de toute beauté. Certaines fleurs sont fabriquées avec des perles à l’image des bijoux très en vogue pour l’instant. De manière à réaliser son travail, elle a visité entre trois et quatre cents cimetières en un an. C’est vrai, ce n’est pas autant que Carlos Kockerols, explique-t-elle modestement. Mais à notre échelle, c’est beaucoup. “ Il y a des cimetières où l’on ne ressent rien quand on entre, dit-elle. Ici, quand on le découvre… il y a quelque chose. On ne sait pas dire quoi. On a l’impression que le temps s’est arrêté et puis la végétation qui reprend le dessus donne une atmosphère spéciale. C’est comme dans un conte.” Après une exploration plus approfondie, et quelques photos, Delphine Boonen souligne l’intérêt du cimetière : “ Cela mérite un nettoyage, mais il ne faut pas déplacer les éléments. Avant d’entreprendre quoi que ce soit, il faut établir un inventaire, prendre des photos plus détaillées avec un bon appareil et surtout s’entourer de spécialistes. Le schiste est une pierre spécifique à traiter avec beaucoup de soin. Elle est très vite rayée. Si on la nettoie, il faut utiliser des brosses très douces pour ne rien abîmer. On fait parfois des miracles avec une petite brosse et simplement de l’eau.” Les croix qui sont penchées vont probablement continuer leur mouvement. Des racines d’arbres qui passent par-dessous les déchaussent doucement. Un travail de stabilisation sera à effectuer pour éviter qu’elles ne tombent tout à fait et ne se brisent. Plus vers le fond, un trou est en train d’engloutir des pierres d’une taille importante. Mais dans l’ensemble l’état de conservation est excellent. La grande chance dans l’histoire, c’est que le cimetière ait été abandonné. C’est extrêmement rare. Dans le meilleur des cas, les pièces qui sont en bon état sont disposées debout le long du mur d’enceinte. “C’est toujours mieux que de les jeter, dit Delphine Boonen. En plus ici, la pierre a une protection. Avec le temps, tout ce qui est venu entourer les croix évite à l’eau d’entrer entre les feuilles du schiste. De cette façon la pierre n’éclate pas quand il gèle. Si on nettoie, il faudra absolument la protéger pour remplacer le rôle des mousses. Ce serait bien aussi d’intégrer le site à un circuit de promenade et peut-être de placer un panneau à l’entrée pour indiquer l’historique, la richesse. Si on passe par ici, il faut vraiment être curieux pour emprunter le sentier et découvrir qu’il y a un cimetière au bout”. C’est vrai que ce serait une invitation à la visite, une façon de partager cette atmosphère paisible et mystérieuse, digne d’un conte. B. Herry |
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