06 juillet 2001 - n°162 et 163

Tourisme

Le renouveau de la foire d’Arduina XXV

La foire d’Arduina retrouve à Libramont une partie de ses racines qu’elle avait perdue à Neufchâteau. Cette foire ne pouvait restée indifférente aux grosses mécaniques qui ont remplacé les chevaux.

Les tracteurs

Tracteur forestierLa première apparition d’un tracteur dans la région a eu lieu sur la butte de " La Hasse " à Hamipré, en 1920. Il fut cependant rapidement remplacé par les chevaux pour remettre en culture la forêt d’épicéas qui venait d’être arasée par les Allemands pendant la guerre (ceux-ci avaient aménagé une petite voie ferrée pour acheminer les bois jusqu’à la gare en contrebas).

Les premiers tracteurs apparaissaient à la foire de Libramont en 1947. A cette époque, leur puissance variait entre 10 et 60 CV. Les gros modèles étaient plutôt des curiosités pour nos régions, un tracteur de 15 CV pouvant déjà remplacer un attelage de deux chevaux. Il devient difficile aujourd’hui d’y voir encore un tracteur de moins de 60 CV, en dehors des nombreux tracteurs compacts pour travaux spéciaux. Quant aux plus gros, quelques-uns dépassent allégrement les 200 CV. Leur puissance s’indiquant en CV ou en Ch (chevaux), les agriculteurs n’aiment guère entendre parler de kW (1 kiloWatt = 1,36 CV). Cette notion trop abstraite a été introduite depuis une vingtaine d’années.

Encore marginales en 1950, les versions à quatre roues motrices ont maintenant pratiquement monopolisé le marché. Le nombre de rapports de vitesse en marche avant variait entre trois et six. Ce nombre varie actuellement entre huit et septante-deux (dans chaque sens de marche). La transmission à très nombreux rapports est depuis peu concurrencée par une transmission continue à variation de vitesse. Les outils qui étaient exclusivement traînés ou portés à l’arrière peuvent maintenant être également montés à l’avant et même parfois au-dessus. Certains tracteurs peuvent travailler dans les deux sens de marche. Le siège du conducteur qui était encore très rudimentaire se retrouve actuellement au centre d’un poste de pilotage vraiment confortable et truffé d’électronique. En décembre 2000, un premier constructeur présentait un poste de pilotage qui reste automatiquement à l’horizontale dans les terrains en pente.

Les premiers tracteurs de la foire provenaient d’Angleterre, d’Amérique, de France, de Belgique, d’Autriche, de Tchécoslovaquie et surtout d’Allemagne. Les minitracteurs actuels proviennent surtout du Japon, mais aussi de Corée, de Chine et de l’Inde. Une curiosité à la foire en 1989 : un tracteur américain de 270 CV, pesant 14 tonnes et monté sur chenilles en caoutchouc lui permettant de circuler à 30 km/h sur route (interdits sur route, les tracteurs à chenilles en fer ne dépassent guère 10 km/h).
Le retour aux sources ?

Les premiers tracteurs de plusieurs constructeurs étaient en réalité des faucheuses, des semoirs à grains ou des arracheuses de pommes de terre équipés d’un moteur destiné à remplacer le cheval.
Un " Polyculteur Attelé " devait être présenté à la foire en 1962. Cette curieuse invention devait réapparaître une trentaine d’année plus tard. Cet appareil essaye de remplacer le tracteur par les chevaux. Certaines versions possèdent un petit moteur pour soulager le travail des chevaux et du conducteur.


Les tracteurs en forêt.

Les tracteurs forestiers se sont de plus en plus spécialisés, passant de la direction sur les quatre roues à l’articulation centrale du châssis à la fin des années 1960. Après les débardeurs sont venus les porteurs, puis les ébrancheurs et les abatteurs, enfin, l’abatteur-ébrancheur-découpeur (le moissonneur comme on dit en anglais). Les versions à six ou à huit roues peuvent être équipées de chenilles directement montées sur les pneumatiques.

Deux microtracteurs de débardage montés sur chenilles ont été présentés à la foire en 1987, l’un téléguidé à distance, l’autre conduit par un guidon. Ces engins essayaient de reproduire les modes de guidage du cheval, à distance par la voix, ou directement par la bride. Les avantages du cheval restent son intelligence, son expérience du métier, la puissance de son " coup de collier " et ses pieds qui passent pratiquement partout. D’ici quelques années, on verra sans doute à la foire un extraordinaire engin, non plus monté sur roues ou sur chenilles, mais sur six jambes articulées. Un tel prototype est en cours d’essai en Finlande. Loin du regard du grand public, ces engins essayent de remplacer le travail du cheval, mais aussi du bûcheron et du découpeur.

Une nouvelle menace pour les Ardennais

A partir des années 1950, la foire de Libramont prend de plus en plus d’importance et les visiteurs viennent de plus en plus loin. Les manœuvres des maquignons du centre du pays que les Ardennais ont connues à la fin du XIXe siècle à propos de leur célèbre cheval semble se répéter. Mais cette fois, la menace provient du syndicat des marchands de tracteurs. Celui-ci veut interdire par chantage et une année sur deux l’accès de la foire de Libramont aux importateurs de tracteurs afin d’imposer la foire de Namur. " Cette foire Agricole de Wallonie se présente comme le complément de son aînée, la Semaine Internationale de l’Agriculture qui tous les deux ans présente dans la capitale l’immense éventail de nos réalisations nationales ", ainsi écrivait en 1971, le ministre de l’agriculture en personne. Agriculteur lui-même, ce ministre était un bon ministre (sauf pour l’agriculture chuchotait-on à l’époque). Nous l’avons vu se pavaner distant à Libramont, en tenue 1900 encore de rigueur alors.

Mais les Ardennais sont têtus et débrouillards, ce sont les marchands locaux qui vont présenter eux-mêmes le gros matériel lors des années prohibées. Se déroulant en février, la foire de Namur n’avait à sa disposition qu’un palais d’exposition où la place était limitée, guère plus d’une centaine de stands. Perdant rapidement son attrait pour les visiteurs et pour les exposants, elle disparut. Peu après, les services officiels de l’agriculture vont être présents à la foire de Libramont.

Bien avant, un autre type de menace avait déjà pesé sur Libramont, certains ayant manifesté le désir de voir la foire se dérouler alternativement à Libramont et à Houffalize, une bien curieuse idée qui fut abandonnée. Remarquons au passage que l’édition de 1953 qui s’était expatriée à Arlon ne fut pas réellement un grand succès. Libramont se doit de préserver la Tradition, certains pourraient encore avoir de mauvaises idées derrière la tête.


Une foire Internationale

Dans le cadre de la foire a eu lieu en 1958, le congrès européen de Zootechnie qui réunit des spécialistes de nombreux pays et même de plusieurs continents. Depuis 1982, différents pays et régions d’Europe sont l’invité d’honneur à la foire. On y vit même la lointaine Louisiane. Une délégation de la foire allait participer à d’importantes foires en France, en Angleterre, en Espagne et au Portugal. De plus en plus de visiteurs et d’exposants viennent des pays voisins. En 2000, quatre cent cinquante délégations d’acheteurs venant des cinq continents devaient y être reçues.


La foire d’Arduina

Depuis 1804, la foire d’Arduina s’était recyclée dans le commerce des chevaux en se transportant à Neufchâteau. Mais depuis 1900, elle commençait à se cacher dans de grandes écuries. Perdant de son importance, elle voyait son avenir à long terme compromis.
Pour créer la société " Le Cheval de Trait Ardennais ", Libramont a été choisi car il se trouve au centre de la province, à un important carrefour ferroviaire. S’étant déroulée pendant des siècles en forêt, la foire d’Arduina se sentait cloîtrée et condamnée à Neufchâteau. A Libramont au contraire, elle se retrouve dans les champs. Agricole, elle devient également forestière et agroalimentaire. Familière des terrains humides, elle peut à nouveau y retrouver la boue de ses jeunes siècles.
La foire 2000 ayant été particulièrement arrosée, la boue n’a cependant pas empêché les visiteurs d’établir un nombre record d’entrées. Cette boue n’a en effet rien de comparable avec celle des années pluvieuses que nous avons connues avant la création des premiers chemins asphaltés.

Les visiteurs étrangers à la région et au pays, ou étrangers à l’agriculture sont rapidement séduits par ce retour à la nature, par la convivialité qui y règne, et il y a tellement à découvrir. Pour beaucoup de visiteurs, ce sont encore les vacances. Pour les agriculteurs, c’est la fête " entre les foins et les moissons ", comme le rappelle le titre de l’ouvrage publié en 1984 à l’occasion de la 50e foire. Le 70e anniversaire de la fondation de la société organisatrice de la foire a vu en 1996 la sortie de deux nouveaux livres, l’un consacré au “Cheval Ardennais”, l’autre aux bovins de la race “Bleu-Blanc-Belge”, nos deux ambassadeurs à travers le monde.

Certains concours d’animaux qui se déroulaient encore à Neufchâteau se rassemblent désormais dans la nouvelle halle Walexpo qui a été construite en 1997 dans le champ de foire. Mais il n’y a pas que la gare et la foire, Libramont devient le principal centre commercial de la province, également un centre administratif. En un siècle, cette commune a parcouru plus de chemin que certaines en un millénaire.
Avant de pouvoir conclure, il nous faut revenir sur l’importance de la Vierge pour l’Ardenne. C’est ce que nous verrons prochainement.

H. Gratia


Henri GratiaCollectionneur de catalogues de tracteurs et de machines depuis 1954, Henri Gratia est un fidèle de la foire de Libramont. Il est aussi administrateur-fondateur au Centre de Recherches archéologiques en Ardenne qui a ouvert le Musée des Celtes, à côté du champ de foire.

Ci-contre : le “ Marcassin ” qui fut présenté à la foire en 1987. Construit à Libramont, ce tracteur forestier resta à l’état de prototype.

Le renouveau de la foire d’Arduina XXV


La foire d’Arduina retrouve à Libramont une partie de ses racines qu’elle avait perdue à Neufchâteau. Cette foire ne pouvait restée indifférente aux grosses mécaniques qui ont remplacé les chevaux.

Les tracteurs

La première apparition d’un tracteur dans la région a eu lieu sur la butte de " La Hasse " à Hamipré, en 1920. Il fut cependant rapidement remplacé par les chevaux pour remettre en culture la forêt d’épicéas qui venait d’être arasée par les Allemands pendant la guerre (ceux-ci avaient aménagé une petite voie ferrée pour acheminer les bois jusqu’à la gare en contrebas).

Les premiers tracteurs apparaissaient à la foire de Libramont en 1947. A cette époque, leur puissance variait entre 10 et 60 CV. Les gros modèles étaient plutôt des curiosités pour nos régions, un tracteur de 15 CV pouvant déjà remplacer un attelage de deux chevaux. Il devient difficile aujourd’hui d’y voir encore un tracteur de moins de 60 CV, en dehors des nombreux tracteurs compacts pour travaux spéciaux. Quant aux plus gros, quelques-uns dépassent allégrement les 200 CV. Leur puissance s’indiquant en CV ou en Ch (chevaux), les agriculteurs n’aiment guère entendre parler de kW (1 kiloWatt = 1,36 CV). Cette notion trop abstraite a été introduite depuis une vingtaine d’années.

Encore marginales en 1950, les versions à quatre roues motrices ont maintenant pratiquement monopolisé le marché. Le nombre de rapports de vitesse en marche avant variait entre trois et six. Ce nombre varie actuellement entre huit et septante-deux (dans chaque sens de marche). La transmission à très nombreux rapports est depuis peu concurrencée par une transmission continue à variation de vitesse. Les outils qui étaient exclusivement traînés ou portés à l’arrière peuvent maintenant être également montés à l’avant et même parfois au-dessus. Certains tracteurs peuvent travailler dans les deux sens de marche. Le siège du conducteur qui était encore très rudimentaire se retrouve actuellement au centre d’un poste de pilotage vraiment confortable et truffé d’électronique. En décembre 2000, un premier constructeur présentait un poste de pilotage qui reste automatiquement à l’horizontale dans les terrains en pente.

Les premiers tracteurs de la foire provenaient d’Angleterre, d’Amérique, de France, de Belgique, d’Autriche, de Tchécoslovaquie et surtout d’Allemagne. Les minitracteurs actuels proviennent surtout du Japon, mais aussi de Corée, de Chine et de l’Inde. Une curiosité à la foire en 1989 : un tracteur américain de 270 CV, pesant 14 tonnes et monté sur chenilles en caoutchouc lui permettant de circuler à 30 km/h sur route (interdits sur route, les tracteurs à chenilles en fer ne dépassent guère 10 km/h).
Le retour aux sources ?

Les premiers tracteurs de plusieurs constructeurs étaient en réalité des faucheuses, des semoirs à grains ou des arracheuses de pommes de terre équipés d’un moteur destiné à remplacer le cheval.
Un " Polyculteur Attelé " devait être présenté à la foire en 1962. Cette curieuse invention devait réapparaître une trentaine d’année plus tard. Cet appareil essaye de remplacer le tracteur par les chevaux. Certaines versions possèdent un petit moteur pour soulager le travail des chevaux et du conducteur.


Les tracteurs en forêt.

Les tracteurs forestiers se sont de plus en plus spécialisés, passant de la direction sur les quatre roues à l’articulation centrale du châssis à la fin des années 1960. Après les débardeurs sont venus les porteurs, puis les ébrancheurs et les abatteurs, enfin, l’abatteur-ébrancheur-découpeur (le moissonneur comme on dit en anglais). Les versions à six ou à huit roues peuvent être équipées de chenilles directement montées sur les pneumatiques.

Deux microtracteurs de débardage montés sur chenilles ont été présentés à la foire en 1987, l’un téléguidé à distance, l’autre conduit par un guidon. Ces engins essayaient de reproduire les modes de guidage du cheval, à distance par la voix, ou directement par la bride. Les avantages du cheval restent son intelligence, son expérience du métier, la puissance de son " coup de collier " et ses pieds qui passent pratiquement partout. D’ici quelques années, on verra sans doute à la foire un extraordinaire engin, non plus monté sur roues ou sur chenilles, mais sur six jambes articulées. Un tel prototype est en cours d’essai en Finlande. Loin du regard du grand public, ces engins essayent de remplacer le travail du cheval, mais aussi du bûcheron et du découpeur.

Une nouvelle menace pour les Ardennais

A partir des années 1950, la foire de Libramont prend de plus en plus d’importance et les visiteurs viennent de plus en plus loin. Les manœuvres des maquignons du centre du pays que les Ardennais ont connues à la fin du XIXe siècle à propos de leur célèbre cheval semble se répéter. Mais cette fois, la menace provient du syndicat des marchands de tracteurs. Celui-ci veut interdire par chantage et une année sur deux l’accès de la foire de Libramont aux importateurs de tracteurs afin d’imposer la foire de Namur. " Cette foire Agricole de Wallonie se présente comme le complément de son aînée, la Semaine Internationale de l’Agriculture qui tous les deux ans présente dans la capitale l’immense éventail de nos réalisations nationales ", ainsi écrivait en 1971, le ministre de l’agriculture en personne. Agriculteur lui-même, ce ministre était un bon ministre (sauf pour l’agriculture chuchotait-on à l’époque). Nous l’avons vu se pavaner distant à Libramont, en tenue 1900 encore de rigueur alors.

Mais les Ardennais sont têtus et débrouillards, ce sont les marchands locaux qui vont présenter eux-mêmes le gros matériel lors des années prohibées. Se déroulant en février, la foire de Namur n’avait à sa disposition qu’un palais d’exposition où la place était limitée, guère plus d’une centaine de stands. Perdant rapidement son attrait pour les visiteurs et pour les exposants, elle disparut. Peu après, les services officiels de l’agriculture vont être présents à la foire de Libramont.

Bien avant, un autre type de menace avait déjà pesé sur Libramont, certains ayant manifesté le désir de voir la foire se dérouler alternativement à Libramont et à Houffalize, une bien curieuse idée qui fut abandonnée. Remarquons au passage que l’édition de 1953 qui s’était expatriée à Arlon ne fut pas réellement un grand succès. Libramont se doit de préserver la Tradition, certains pourraient encore avoir de mauvaises idées derrière la tête.


Une foire Internationale

Dans le cadre de la foire a eu lieu en 1958, le congrès européen de Zootechnie qui réunit des spécialistes de nombreux pays et même de plusieurs continents. Depuis 1982, différents pays et régions d’Europe sont l’invité d’honneur à la foire. On y vit même la lointaine Louisiane. Une délégation de la foire allait participer à d’importantes foires en France, en Angleterre, en Espagne et au Portugal. De plus en plus de visiteurs et d’exposants viennent des pays voisins. En 2000, quatre cent cinquante délégations d’acheteurs venant des cinq continents devaient y être reçues.


La foire d’Arduina

Depuis 1804, la foire d’Arduina s’était recyclée dans le commerce des chevaux en se transportant à Neufchâteau. Mais depuis 1900, elle commençait à se cacher dans de grandes écuries. Perdant de son importance, elle voyait son avenir à long terme compromis.
Pour créer la société " Le Cheval de Trait Ardennais ", Libramont a été choisi car il se trouve au centre de la province, à un important carrefour ferroviaire. S’étant déroulée pendant des siècles en forêt, la foire d’Arduina se sentait cloîtrée et condamnée à Neufchâteau. A Libramont au contraire, elle se retrouve dans les champs. Agricole, elle devient également forestière et agroalimentaire. Familière des terrains humides, elle peut à nouveau y retrouver la boue de ses jeunes siècles. (suite en page suivante)
La foire 2000 ayant été particulièrement arrosée, la boue n’a cependant pas empêché les visiteurs d’établir un nombre record d’entrées. Cette boue n’a en effet rien de comparable avec celle des années pluvieuses que nous avons connues avant la création des premiers chemins asphaltés.

Les visiteurs étrangers à la région et au pays, ou étrangers à l’agriculture sont rapidement séduits par ce retour à la nature, par la convivialité qui y règne, et il y a tellement à découvrir. Pour beaucoup de visiteurs, ce sont encore les vacances. Pour les agriculteurs, c’est la fête " entre les foins et les moissons ", comme le rappelle le titre de l’ouvrage publié en 1984 à l’occasion de la 50e foire. Le 70e anniversaire de la fondation de la société organisatrice de la foire a vu en 1996 la sortie de deux nouveaux livres, l’un consacré au “Cheval Ardennais”, l’autre aux bovins de la race “Bleu-Blanc-Belge”, nos deux ambassadeurs à travers le monde.

Certains concours d’animaux qui se déroulaient encore à Neufchâteau se rassemblent désormais dans la nouvelle halle Walexpo qui a été construite en 1997 dans le champ de foire. Mais il n’y a pas que la gare et la foire, Libramont devient le principal centre commercial de la province, également un centre administratif. En un siècle, cette commune a parcouru plus de chemin que certaines en un millénaire.
Avant de pouvoir conclure, il nous faut revenir sur l’importance de la Vierge pour l’Ardenne. C’est ce que nous verrons prochainement.

H. Gratia

Retour au sommaire



Publicityweb Référencement & E-marketing


Retour page d'accueil