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06 juillet 2001 - n°162 et 163
Pour des eaux usées mieux épurées
Dans notre province, lorganisme dépuration agréé est lA.I.V.E. Cest elle qui a lancé les travaux de construction des deux stations dépuration libramontoises. Ces deux nouvelles stations, dénommées Libramont-Vierre (4.200 EH) et Bras (600 EH), viennent sajouter aux deux stations existantes, Libramont-Lhomme et Freux. Rappelons que lEH signifie équivalent-habitant. Cest lunité correspondant à la charge polluante moyenne contenue dans les eaux usées rejetées quotidiennement par un habitant. Côté finances, un aspect non négligeable de ce type dimplantation, les travaux sont pris en charge par le fond " Epuration " géré par la Société Publique de Gestion des Eaux (S.P.G.E.) et alimentés par la taxe dite " des eaux usées " qui sélève à 16 francs par mètre cube deau distribué.
La future station dépuration de Bras
retenue par le Gouvernement wallon dans le programme 2000-2004, permettra de
traiter la seule source de pollution domestique sur la Lhomme immédiatement
en amont de la prise deau de surface de la SWDE destinée à
alimenter principalement le zoning industriel de Recogne.
Lorsque ces deux nouvelles stations seront mises
en service, la capacité dépuration collective sur la Commune
de Libramont sera de 11.600 EH répartie entre les quatre stations de
Libramont-Vierre, Bras, Libramont-Lhomme et Freux. Le Plan Communal Général
dEgouttage (PCGE) prévoit 13.650 EH. Autrement dit, le taux dépuration
sélèvera à 85% de la population reprise en zone dépuration
collective. Rappelons que Libramont compte actuellement pas loin de 10.000 habitants.
Signalons encore, pour mieux comprendre la répartition géographique
des stations, que Libramont, situé sur son plateau, se partage entre
deux bassins. La station dépuration de Libramont-Vierre se situe
dans le sous-bassin hydrographique Semois-Chiers, tandis que celle de Bras se
situe dans celui de la Lesse. René Déom, passionné de généalogie La généalogie a le vent en poupe. Ils sont de plus en plus nombreux à rechercher leurs racines en passant par les branches de leur arbre généalogique. Nous avons rencontré un exemple particulièrement représentatif, et obstiné, de cette race de généalogistes. René Déom est un Libramontois " pure souche ", né à Lamouline, sur sa commune en 1925. Sa vie professionnelle la conduit à Liège où il a été percepteur de tram entre 1947 et 1957, sur les trams verts qui ont marqué lhistoire de la Cité Ardente. Ensuite, il sest mis à leau, étant quinze ans durant opérateur aux Sources de Chevron où est embouteillée de nos jours leau minérale Bru. Et enfin, pour les quinze années suivantes de sa vie " active ", il fut secrétaire du parti socialiste luxembourgeois. A Libramont où il réside aujourdhui retraité, au sommet de la Résidence Chanteroy, il dispose dune vue imprenable sur une bonne partie de la localité du Centre Ardenne. Du Pont de Remagen aux réserves dIndiens du Québec
Cest ainsi que lon retrouve une grand-mère, " une Uyttersprot ", originaire de la région dAlost et débarquée à Libramont avec lun des premiers trains, vers 1862. Pour retrouver les membres de cette famille, il a fallu, dans un premier temps, procéder par téléphone avant de passer aux visites. De quoi remonter jusquau Doyen dAlost en 1735 et organiser, en 1990, une première réunion de famille à Chisogne (Tillet) dans la ferme où avaient vécu les grands-parents. La passion de la généalogie grandit. Et notre homme se lance à la recherche des Remacle, du côté du père de sa mère, bien aidé par la dénommée Simone Remacle, médecin à Paris. Leur passion commune pour la généalogie leur permet de progresser rapidement. Et, en 1997, ils réunissent des dizaines de Remacle à Marcourt. Mais le plus gros coup, ce fut avec les Déom. Un comité dune vingtaine de Déom a permis déjà den réunir à 834 en 1994 à Libramont. Le 27 août 2000, ils sont 1105 membres de cette même grande famille. On ne se figure pas les liens forts créés par ce genre de rassemblement. Nous avons également constaté que le nom avait régulièrement changé, notamment lors des inscriptions dans les communes. Nous avons beaucoup voyagé, allant jusquà aller rechercher des Deom dans une réserve dIndiens au Québec ! . " Les descendants de Guillaume Deum " René Déom croise sur son parcours
un Français originaire de Lorraine et nommé André Déom
dont les recherches généalogiques le conduisent à Genneveaux,
sur la commune de Léglise, après sêtre rendu aux archives
à Arlon pour retrouver des traces de ses ancêtres à Menugoutte.
Désireux de laisser une trace, écrite cette fois, de ce colossal
travail, il décide de publier un ouvrage consacré aux " descendants
de Guillaume Deum ". Dans ce livre, sur plus de 300 pages, il évoque
tout ce qui concerne les Déom, Déome, Deum, Déhon, Dehomme,
etc, dans la vie publique, les arts, le sport, la justice
Il a même
pris le temps de comptabiliser le nombre de Déom que des centaines de
localités ont compté. Dans les professions recensées, on
relève quatre prêtres seulement, un frère et huit religieuses.
Lune dentre elles, Cécile, Déom, est missionnaire
en Equateur où elle soccupe denfants pauvres. Parmi les Déom
célèbres, il en est un, parti de Virton qui devint ministre du
gouvernement Trudeau au Québéc. Une avenue Déom existe
à Montréal. Il sagit du plus grand libraire de cette ville,
Cornelius Déom, qui lui a donné son nom
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