17 mars 2004 - n°236 et 237

Tourisme

Une artisane à la page

Une artisane à la pageLe livre accompagne notre vie. Il nous invite au voyage, à l’émotion, à la réflexion. Objet de plaisir et d’évasion, il nécessite l’intervention de nombreux corps de métiers. Partons à la découverte d’une profession étonnante, celle de relieur.

À la frontière d’Orgeo et de Bertrix, au bout d’un petit chemin de terre se dresse l’atelier de reliure de Véronique Van Mol. Un mélange d’odeur de bois, de cuir, de cartons et de papiers enveloppe les lieux d’une atmosphère reposante. Derrière de larges baies vitrées desquelles perce un soleil d’hiver, la relieure travaille avec calme et précision.

Au milieu de machines impressionnantes, elle semble perpétuer des gestes ancestraux. Ces outils qu’on imagine sortis de l’atelier d’un Macé Ruette, imprimeur, relieur et libraire de Louis XIVe, brillent sous les chromes et les dorures. Il s’agit de les maîtriser, de les amadouer pour parvenir à un travail de haute technologie. Cette formation professionnelle, Véronique Van Mol l’a suivie à l’Atelier Reliure Dorure de la Cambre à Bruxelles dont elle est sortie diplômée en 1986. Il faut dire qu’elle a toujours été une bricoleuse dans l’âme et que ses humanités artistiques lui ont offert de nombreuses possibilités de faire travailler son imaginaire.

Après quelques périples, elle s’est installée depuis trois ans près de chez nous où elle a terminé l’implantation de son propre atelier en juin dernier. Le monde de la reliure est aussi vaste que les techniques employées. Reliure japonaise, structures croisées, reliure hollandaise, livre accordéon…, autant d’approches mises au service d’objets divers.

Agencements de lettres, de documents, de photos, de dessins, de gravures qui une fois rassemblés créent une nouvelle œuvre : livre souvenir, livre hommage, livre secret, livre objet, cadeau, compilation. Il faut jongler avec des matériaux aussi variés que l’or, l’argent ou le cuir. Ce dernier se déclinant en multiples facettes : le maroquin, peau de chèvre ou de mouton très belle et très solide ; le chagrin, peau de chèvre, de mouton ou d’âne, à grains assez petits ; le vélin, peau de veau mort-né plus fine que le parchemin…

Du particulier qui veut protéger sa collection complète de magazines de bandes dessinées, à l’éditeur qui commande des exemplaires uniques d’une future publication, en passant par la restauration d’un dictionnaire précieux du xixe siècle, il faut être capable de faire face à toutes les demandes. Débrocher, coudre, coller, presser, rogner, ajuster, couvrir…, autant d’étapes indispensables et souvent répétitives. Véronique ne cache pas que c’est la reliure d’art qu’elle préfère mais que cette dernière ne représente qu’une petite partie de son travail. Cet artisanat est un “ luxe ” rare. C’est pourtant cette voie qui la passionne.

Pour preuve, la présentation de certaines de ses œuvres sous les voûtes prestigieuses de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris où, en collaboration avec l’association “ R9 ”, Véronique a participé à l’exposition “ D’Or et d’Argent ”. Elle a également mis son talent au service de la formation de nombreux stagiaires lors de stages proposés, ces dernières années, dans le cadre de l’Académie internationale d’Été de Wallonie à Libramont et en animant des cours de reliure lors des Ateliers du Livre de Mariemont, près de La Louvière.

Enfin, elle a ouvert ses portes au public lors de certaines éditions des “ Week-end Artistes et Artisans ” mis sur pied par le Centre culturel de Bertrix. Prochainement, en collaboration avec le Service provincial de Diffusion et d’Animation culturelles, des stages de restauration de livres pour enfants seront proposés aux puéricultrices de notre région (renseignements au SDAC à St-Hubert, 061 61 32 89).

De stages en ateliers, d’œuvres personnelles en travaux de commande, Véronique démontre qu’il n’est pas nécessaire de résider dans de grands centres urbains pour se réaliser dans son art. Elle vous confiera également qu’elle éprouve autant de plaisir et de satisfaction à embellir un livre de recettes d’une grand-mère qu’à restaurer un livre rare. La valeur sentimentale investie dans un ouvrage étant incalculable.

Actuellement, Véronique réduit son temps d’enseignement pour se consacrer pleinement à ses œuvres personnelles. Elle voudrait, par exemple, s’atteler spécifiquement à l’introduction et au perfectionnement de techniques de broderie dans la reliure d’art, techniques enseignées notamment à l’École Lesage de Paris.

Amoureux du livre, amateurs du travail bien fait et de l’artisanat de qualité, une rencontre avec Véronique Van Mol éveillera votre intérêt et votre curiosité. N’hésitez pas à vous relier à ses pas.

P. Dabe

Renseignements :
Véronique Van Mol, relieure.
061/61.31.76.

Les artistes exposent

Les artistes exposentA force de crayonner, Isabelle Stoffel, juriste, s’est mise à l’aquarelle, au fusain et à l’encre. Elle est passée aussi à l’écriture avec une prédilection pour les poèmes acrostiches et les faire-part de naissance, les calendriers. Plus loin, Béatrice Renard, laborantine, s’est évadée dans la peinture à l’huile sur panneaux MDF, marouflés ou non, et sur toile. Pour elle, la peinture est synonyme de vacances, d’échappatoire.

Laurence Candido, elle, est tombée dans le monde du chat, ou des chats de toute espèce, qu’elle décline en boîtes à bijoux, serre-livres ou plumiers, pots de terre cuite. Son plaisir, croquer les chats de concours ou les photographier. Plus tard, elle les peindra… et les habillera de chapeaux ou de vêtements anciens. Ainsi vêtus, ils finiront sur une cruche à lait, ou un autre objet chiné au gré des brocantes. Marie-Laure Clotuche transforme tout en points de croix, et imagine des coussins à épingles ou des bavoirs originaux. Marina Godfrind, elle, passe son temps à fabriquer des bijoux avec des perles et des fils, des nœuds et des croisements ingénieux.

Elle ne s’emmêle pas, c’est étonnant. Josette Denis joue du pinceau sur la soie, ajoute du sel, mélange les couleurs. Après dix ans de pratique, elle est devenue une véritable artiste qui arrive à jongler entre les techniques et les effets. Françoise et Jean-Claude, eux, sont tombés amoureux du bois travaillé. Jean-Claude taille, scie, coupe et ponce pendant que Françoise étend des couches de vernis. Professeur, il connaît le bois sur le bout des doigts, mais il songe déjà à sa retraite. Un de ses amis s’est lancé dans l’étain. Pour lui ce sera le frêne, le merisier ou les bois doux qui se transforment en vaches, en souris, parfois en anges.

Pour la seconde fois, le syndicat d’initiative de Vaux-sur-Sûre, dont les quartiers sont à Sibret, a imaginé une exposition, et l’a réalisée, qui rassemble des artistes ou des artisans de la commune. Les uns en sont seulement originaires, mais comme leur cœur est attaché à ce coin des Ardennes, ils sont revenus, les valises pleines de créations. Dans une atmosphère bon enfant, les visiteurs cherchaient une rue familière sur une photo, le cadeau idéal pour une naissance ou un bijou pour le printemps. Le succès, comme l’an passé, était au rendez-vous pour récompenser l’équipe du syndicat pleine d’initiatives.

Aux cimaises, il y avait encore des œuvres de Jean-Louis Adam, ou d’Alvina Piron; sur les tables, de la dentelle d’Emilie Bihain; dans un grand carré de sable, des céramiques de Luc Laloy, une œuvre intitulée Quadrature. Vingt-neuf artistes et artisans au total dévoilaient leur savoir-faire et leur pouvoir de créativité. Le vernissage a fait salle comble ; cent cinquante personnes étaient au rendez-vous. Et à voir toutes les voitures qui venaient se garer autour du bâtiment, on peut dire que le public aura répondu nombreux ce week-end de février.

B. Herry

Le Théâtre de la Chapelle

Le Théâtre de la ChapelleEncore un peu de mortier, des briques, une planche et le nouveau bar de la chapelle d’Assenois sera terminé. Cet édifice, jadis lieu de culte, a été remplacé par l’église bâtie plus loin. Aujourd’hui, le Théâtre de la chapelle y répète la prochaine pièce : Contre nature de Pierre De Paduwa. La comédie se déroule dans un bureau de placement qui comme son nom l’indique sert à recruter du personnel. Tout pourrait bien se passer s’il n’y avait dans l’histoire Walter, un gaillard de 48 ans, insouciant comme un gamin, rêveur, heureux de vivre. Terrains de golf ou de tennis ? Il a le choix, il ne travaille pas. C’est qu’il est riche !

Généreux, il a donné une partie de son héritage à son épouse Françoise. Celle-ci a monté son bureau de recrutement. Ah oui, il y a encore Geneviève, la secrétaire de direction, qui a convaincu monsieur Walter de changer de vie, de se mettre au travail. Ceci est contre nature, évidemment. Walter accepte et se met courageusement à l’ouvrage. Un matin, c’est la catastrophe ; les ennuis commencent. Deux candidats curieux et agressifs, Legalle et Galopin, lui en font voir de toutes les couleurs. Walter s’embrouille et… la suite sur scène dans un décor de Carine Tinant avec Charlotte Gérard, Évelyne Gérard, Bernadette Demasy, Émilie Balon, Bruno Cornelis, Frédéric Gigi, Raoul Schoumaker, Cécile Latteur, Gaëtan Lobet et Pierre Graff, à la mise en scène.

Représentations à Assenois les sam. 6 et 13 mars, sam 3 avril à 20h30, vend. 19 mars à 20h30, dim. 21 mars à15h. A Suxy, le samedi 27 mars à 20h30. Réservations conseillées : 063 43 31 41 ou GSM 0496 96 03 93

Première plaine de vacances

Première plaine de vacancesPour la première fois, pendant les vacances de Pâques, des activités seront organisées à Saint-Médard pour tous les enfants de la commune d’Herbeumont.

Depuis quelques années, la demande d’accueil des enfants durant leur temps libre a nettement augmenté. Tenant compte de ces changements, la Communauté française et la Région wallonne ont décidé de soutenir les communes dans le développement de l’accueil extra-scolaire.

Dans ce cadre, nos autorités locales viennent de se voir allouer des subsides pour mettre en place ces nouvelles activités. Ils ont permis, entre autre, l’engagement d’une coordinatrice de l’accueil à mi-temps. Ceci combiné à l’énergie et aux idées de la conseillère communale Catherine Mathelin: des “plaines de vacances” sont mises sur pied.

Concrètement, les plaines de vacances sont ouvertes à tous les enfants de 2,5 à 12 ans. Elles sont prévues du 5 au 9 avril et seront organisées à Saint-Médard.

Situé géographiquement au centre de la commune, St-Médard dispose de locaux accueillants : l’école communale et la salle “Le Rivoli” conviennent parfaitement. De plus, l’école centralise déjà tout le matériel destiné à l’accueil extrascolaire, matériel qui sera mis à la disposition des enfants et des animateurs. Ce matériel compte des jeux d’extérieur (goals de foot, paniers de basket…), des jeux de société, des malles de bricolage, des articles de psychomotricité… En ce qui concerne les animateurs, la commune a recruté des jeunes de 20 à 25 ans qui ont de l’expérience du terrain, de l’énergie à revendre et des idées plein la tête ! Et… le brevet de la Communauté française !

Différents types d’activités seront proposés aux enfants. La semaine de vacances commencera par un grand rassemblement durant lequel chacun pourra exprimer ses désirs. Les animateurs se réuniront alors le soir pour adapter le programme de la semaine. Mais un certain nombre d’activités est cependant déjà fixé. Au programme, du sport pour les grands ou de la psychomotricité pour les plus petits, des ateliers créatifs, des jeux coopératifs, des activités culinaires…

Afin de bien encadrer les enfants et particulièrement les plus petits, un animateur ou une animatrice encadrera environ six à huit bambins.

Les animateurs ont choisi un grand thème, une manière de mettre de la couleur à ces cinq jours de dépaysement : Pâques bien sûr ! Le thème s’imposait. Enfin, les organisateurs de cette première plaine de vacances ont prévu une grande chasse aux œufs pour clôturer en beauté.

S. Leclercq

Infos et inscription :
0477 63 04 97

Suxy, Les Chochottes et Monsieur Amédée

Suxy, Les Chochottes et Monsieur AmédéePour sa sixième saison, la troupe de théâtre “ Les Chochottes ” de Suxy présentera cette année une comédie en quatre actes d'Alain Reynaud-Fourton : “ Monsieur Amédée ”. La troupe qui ne se composait que d'hommes à sa création (d'où son nom), s'est enrichie de deux nouvelles actrices : Carole Maquet et Pascale Golinvaux.. Les deux recrues viennent de rejoindre Patricia Decoux, Christophe Dedecker, Frédéric Moreaux, Frédéric Roberty, Fabien Voet, Nicolas Dansart et Tanguy Roblain. La mise en scène est assurée par Fabrice Pierrard.

L’histoire... Au hasard d'une soirée, le brave Amédée, professeur de français à la retraite, se retrouve en compagnie d'une de ces jeunes femmes qui exercent le plus vieux métier du monde. Il l'emmène chez lui mais pas du tout pour ce que vous pensez ! Et les aléas de la vie font qu'elle sera forcée de rester là. Au fil des jours, il en arrivera une seconde, puis une troisième, puis tout ce joli monde transformera, pour les commodités de la profession, le paisible pavillon de banlieue en joyeuse maison de rendez-vous ! Mais ne vous inquiétez pas outre mesure : la morale sortira de cette histoire saine et sauve.

Enfin presque...

La troupe se produira à Suxy les samedis 28 février et 6 mars, à Chenois le vendredi 26 mars et sera de retour à Suxy le vendredi 16 avril. Rens. et réserv. : J. Dessoy (061 31 17 93)

Vacances de rêve à Bercheux

Vacances de rêve à BercheuxEncore quelques jours à patienter et le bruit sourd du brigadier lancera la nouvelle saison théâtrale de Bercheux… Eh oui, vous ne le savez peut-être pas, mais à Bercheux, il n’y a pas qu’une équipe de football ! Chaque année depuis 1952, les Arlequins vous présentent deux pièces, l’une en français et l’autre en wallon. Cette année, ils commenceront la soirée par “ Vacances de rêve ” écrite par Francis Joffo…

Jacques Perthuis et sa femme Dominique arrivent, tôt le matin, dans une villa sur la Côte d'Azur qu'ils ont louée pour un mois, avec deux amis : Patrick et Marie. Ils connaissent parfaitement cet endroit pour l'avoir déjà habité l'année précédente, et ils pensent être ainsi à l'abri de toutes les mauvaises surprises qui arrivent généralement quand on occupe une maison pour la première fois. Une série de catastrophes va s'abattre sur eux dans les deux heures qui vont suivre leur arrivée, et va les entraîner dans une folle aventure qu'ils étaient loin d'imaginer. Il n'y aura que les spectateurs pour en rire ! Et même pour éclater de rire!

S’ensuivra une comédie en wallon tout aussi hilarante : “ C’est l’oradje la câse ! ” écrite par W. Rozet.
Représentations les 6 et 7 mars au Patro Saint-Martin à 20h à Bercheux.

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