| 17 mars 2004 - n°236 et 237
Bien plus qu’un coup de pouce ! Le Rotary Club de Neufchâteau vient de clôturer en beauté une action solidarité dans le cadre du projet “Euro star”. En effet, le club vient de remettre un chèque de 33000 euros au CDR d’Ansart (Tintigny). Le Centre de Développement Rural est bien connu chez nous pour son marché de produits du terroir et son centre de formation. Le CDR s’est spécialisé dans une formation unique en province de Luxembourg : la PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Le stagiaire qui suit ce module sera capable de maîtriser les logiciels les plus couramment utilisés par les infographistes et les imprimeurs. C’est plus de 40 stagiaires qui se forment en permanence au CDR. Le centre se veut aussi être une école de vie et donner à chacun la possibilité de s’écouter, de s’entendre et de se réaliser le mieux possible durant la période passée dans nos murs. Nous reviendrons plus en détail sur cette belle opération dans un prochain numéro.
Cyclo-club Ce samedi 31 janvier s’est déroulé le souper annuel du cyclo-club chestrolais. Au cours de l’apéritif, Gérard Degives et Christian Liégeois, deux chevilles ouvrières du groupe, en ont profité pour distribuer les récompenses aux membres du club. Récompenses pour les mérites sportifs de l’année écoulée mais également récompenses pour les tâches effectuées. La soirée a continué dans la bonne humeur jusqu’aux…petites heures du matin pour certains.
Mérite sportif
: appel aux candidaturesLe vendredi 5 mars prochain,
l’Administration communale de Neufchâteau remettra au meilleur
sportif ou à l’association sportive de l’année
2003, Les candidatures sont à transmettre, par écrit, pour le 25 février à l’hôtel de ville, grand-place 1 à Neufchâteau, à l’attention de l’échevin des sports.
Inquiétude justifiée ?
“ Nous voulons entrer dans une démarche positive sans vouloir critiquer ce qui est réalisé pour l’instant par les autorités politiques et policières. Nous voulons cependant nous réunir avec eux dans le plus bref délai (...) ” Ainsi s’exprimait Jean-François Blondlet au nom de l’association des commerçants dans l’Avenir du Luxembourg, en janvier dernier. Une semaine plus tard, l’administration communale et la police répondaient à leur appel. Le mercredi 28 janvier au soir, toutes les parties étaient autour de la table pour évoquer la sécurité dans la ville de Neufchâteau, mais aussi au-delà des limites communales. Les commerçants ont entendu le commissaire divisionnaire André Mathieu, chef de corps de la zone de police Centre-Ardenne. Très loquace, le commissaire a longuement expliqué le fonctionnement et l’organisation de la nouvelle zone de police. Après un bref exposé sur les recherches de l’auteur de l’agression de la boulangère chestrolaise — on retiendra que deux enquêteurs travaillent sur cette affaire et que 450 heures de travail ont déjà été consacrées à essayer de résoudre cette énigme (ce relevé datait du 22 janvier, actuellement on arrive à 750) —, le commissaire exposera en détail les statistiques concernant la criminalité et la délinquance en Centre-Ardenne. “ Neufchâteau n’est pas confronté à une criminalité importante, souligne le commissaire Mathieu, 12 à 16% des faits commis dans notre zone de police concernent seulement Neufchâteau ” (pour rappel, la zone de police Centre-Ardenne est composée des communes de Bastogne, Bertogne, Fauvillers, Ste-Ode, Libramont, Léglise, Neufchâteau et Vaux-sur-Sûre). Comparativement, 25% des faits ont lieu sur le territoire de Libramont et 45% sur celui de Bastogne. En décembre 2003, 259 faits ont été enregistrés. Neufchâteau en compte 30, soit 11%, contre 80 faits pour Libramont. Les faits liés à la notion d’activité commerciale sont au nombre de 250 pour l’année 2003 dans l’ensemble de la zone de police. Neufchâteau en compte 30, soit 12%, contre 26% pour Libramont et 56% pour Bastogne. En 2003, 356 faits de vols ont été dénombrés, 11% sont commis dans la commune de Neufchâteau. Par faits de coups et blessures, entendez bagarres en dehors du contexte familial, un total de 132 sont enregistrés pour l’ensemble de la zone, 18% sont commis à Neufchâteau. A la lecture de ces chiffres, le commissaire Mathieu estime que Neufchâteau ne représente pas le point le plus aigu de l’ensemble du territoire de la zone de police dont il est à la tête. Mais le commissaire avoue qu’il y a bien une recrudescence de faits et un développement de la criminalité locale. “ Cela peut s’expliquer par la croissance des difficultés économiques et l’ouverture des frontières aux pays de l’Est nouveaux adhérents à l’Europe. ” Du côté des commerçants, l’assemblée exprime son inquiétude face à la multiplication des vols avec effraction. “ La présence policière est appréciée. Que ce soit pour gérer le stationnement ou faire la circulation au carrefour, quand il y a un policier, il y a plus d’ordre !” s’aventure un commerçant. Le commissaire répond : “ Je dois faire avec un effectif de cent personnes. Neufchâteau compte quatre agents de quartier, soit un agent pour 1850 habitants, Libramont en compte un pour 3000 et Bastogne, un pour 2700. En plus des quatre agents, un inspecteur principal coordonne quatre communes au départ de Neufchâteau. Vous êtes bien logés ! Il faut reconnaître que votre commune, comme les autres de la zone, a consenti des efforts particuliers en matière de police.”, ajoute-t-il. Avant de conclure, le commissaire Mathieu évoquera deux projets que la police développera sur le territoire de Neufchâteau : un projet de patrouilles pédestres et un service de techno-prévention, ainsi que la sécurisation des pharmacies de garde la nuit. Le bulletin communal devrait en dire plus lors de sa prochaine édition. Propos recueillis par Olivier Weyrich
Le Centre du lac plus accessible Le Centre sportif du Lac à Neufchâteau constitue un bel exemple de gestion fastidieuse, lourde, difficile. C'est un “gros machin” partagé entre deux propriétaires : d'une part la Communauté française, d'autre part la Commune de Neufchâteau. Ce complexe sportif est géré par une asbl de gestion dont le conseil d'administration compte douze membres, six représentants de la Communauté française et six représentants de la Commune. Le conseil d'administration a d'ailleurs bien compris qu'il fallait simplifier les choses en vue de diminuer le déficit. Emmanuel Pierret, président du CA de l'asbl de gestion, nous trace les grandes lignes des changements apportés. L'Info : Qu'est-ce qui a motivé une diminution de prix des locations ? E. P. : Nous sommes partis du constat suivant. La Commune doit intervenir financièrement auprès des clubs via une subvention afin qu'ils puissent supporter le coût de location. Or, il n'existe pas de règle fixant le taux d'intervention de la commune, celui-ci variant souvent d'un club à l'autre dans une fourchette allant de 30 à 80 %. Mais sans cette intervention, certains clubs devraient diminuer le nombre d'heures de réservation, voire supprimer celles-ci. Nous avons donc diminué les prix des locations tout en les uniformisant. De la sorte nous rencontrons un deuxième objectif, celui-ci de mettre tout le monde sur un pied d'égalité. L'Info : La procédure de réservation devrait s'en trouver simplifiée ? E.P. : Bien sûr. Auparavant le club payait le tarif plein au Centre, introduisait une demande d'intervention auprès de la Commune. Cette dernière décidait ensuite d'intervenir et reversait une partie du montant de location au club. Procédure administrative trop lourde. Pire même. Pour un club hors commune, la Commune intervenait pour 30 % mais au prorata du nombre de membres de la commune affiliés au club. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire plus simple? L'Info : Et maintenant ? Ça se passe comment ? E.P. : Maintenant tout club qui veut réserver une salle traite directement et uniquement avec le Centre. Le prix de location de la piscine est de 20 _ l'heure, le prix pour toutes les autres salles, y compris le hall polyvalent, est de 5_ l'heure. Tout le monde devrait donc y trouver son compte. L’Info : Les prix pratiqués permettent-ils de couvrir les frais ? E.P. : Non pas du tout. Les coûts de location actuels sont de 33,81 _/h. pour la piscine, 16,91 _ pour le hall polyvalent et 12,69 _ pour les autres salles. Les copropriétaires que sont la Commune et la Communauté française paieront le prix plein. Toutefois la Commune est libre de faire bénéficier les autres utilisateurs d’un tarif réduit pour autant qu’elle prenne en charge la différence avec le tarif plein. L’Info : Quel est alors le but des tarifs réduits ? E.P. : Le centre est relativement peu occupé, sauf en ce qui concerne la piscine. Pratiquer des tarifs réduits devrait permettre d’augmenter l’occupation des salles. Un petit exemple : en effectuant quelques aménagements, nous comptons augmenter le taux d’occupation de la salle de judo. Le taux d’occupation actuel est de 24%, nous pensons atteindre un taux de 40 %. L’Info : Si l’occupation du centre augmente sensiblement, la Commune ne risque-t-elle pas d’être perdante dans l’aventure puisqu’elle prend en charge la différence entre le prix pratiqué et le tarif plein ? E.P. : Nous avons pensé à cette éventualité. En conseil d’administration, il a été convenu qu’aucun des copropriétaires ne doit être pénalisé par la nouvelle politique de redynamisation. Par conséquent, si par l’application du tarif préférentiel, le nombre d’heures louées augmentait de façon telle que la Commune soit pénalisée par rapport à la Communauté française, il y aurait rééquilibrage de la charge. Plusieurs évaluations sont prévues durant l’année. Des prix plus bas, un système de réservation simplifié pour un taux d’occupation plus élevé, voilà donc le nouveau défi que s’est lancé le conseil d’administration de l’asbl de gestion du Centre du Lac. Mais aux dires des administrateurs, ce n’est qu’un premier pas. La réflexion qui a été entamée voici quelques mois devrait aboutir à d’autres changements positifs prochainement. L’ambition est de redonner au Centre du Lac le statut de point névralgique de la dynamique sportive de la commune de Neufchâteau. Ér. Meunier
Premier Alzheimer café La conversation a déjà commencé, mais aujourd’hui, ici, on peut arriver en retard. En fait, on n’est pas en retard ! À l’Alzheimer café qui se tient pour la première fois dans les locaux de la Croix-Rouge à Longlier, on arrive quand on veut…, comme dans un vrai café. Des tables sont installées et une bénévole prend les commandes : un thé, un jus d’orange ? Une dame parle et après quelques minutes la conversation s’éclaircit. Son objet, c’est la maladie d’Alzheimer, bien sûr, mais également la vie de tous les jours, et de tout le monde. L’initiative d’organiser un tel débat ne tombe pas du ciel. C’est le docteur Bère Miesen , psychologue clinicien pour personnes âgées à l’hôpital psychogériatrique Mariëhaven aux Pays-Bas, qui a constaté en côtoyant des personnes atteintes que parler de maladie est souvent tabou. Il a eu l’idée de créer un lieu où toutes les personnes impliquées pouvaient se rencontrer, échanger leurs expériences.
Son chemin a croisé celui de Sabine Henry, présidente de la ligue Alzheimer, et le hasard (qui a le don de combiner les souhaits) a fait le reste du travail. Yvonne et l’équipe qui la seconde ont réussi à rassembler une quinzaine de personnes autour des tables pour un débat d’une richesse inouïe. Lors des échanges, le potentiel des intervenants s’est révélé. Une épouse a pu exprimer sa difficulté à informer son mari sur son état, une fille a partagé sa réticence à prononcer le mot “ démence ”. Le moment le plus fort est celui où quelqu’un souffrant de ce mal, que tout le monde trouve injuste, a témoigné de sa vie, de sa confiance à aborder les années à venir. On a parlé de tout et plus encore : la conduite d’une voiture, l’autonomie, les manœuvres subtiles pour éviter de blesser, etc. Ces instants d’une grande richesse ont ému. Et il faut avouer que c’était un sacré défi de commencer ce premier Alzheimer café en Ardenne. Étonnant ! Une réunion qui vous marque et vous donne d’autres yeux. Le prochain Alzheimer café de la région se tiendra le lundi 1er mars de 14 à 16 heures à la Maison Croix-Rouge de Longlier, La Massoquière 1 (près de la gare de Neufchâteau). Contacts : Ligue Alzheimer asbl au 04 225 87 93 ou au numéro gratuit 0800 12 225. B.H.
Vous avez dit chiropracteur ?
La chiropraxie (ou chiropractie, ou chiropratique) est une science de la santé investie dans le diagnostic, le traitement, la prévention, la réhabilitation et la recherche des syndromes douloureux vertébraux et des dysfonctionnements de l'appareil locomoteur humain ainsi que de leurs répercussions biomécaniques et neurophysiologiques. La colonne vertébrale et le bassin jouent un rôle fondamental dans la démarche diagnostique et thérapeutique. Le chiropracteur est un thérapeute de premier contact. Les patients peuvent le consulter directement. Le diplôme de “ docteur en chiropratique (DC) ” lui confère la possibilité de procéder au diagnostic et au traitement des pathologies et des différentes conditions qui relèvent de sa compétence. À ce titre, il n'hésitera pas à pratiquer des examens, à vous référer pour avis ou pour traitement complémentaire vers un autre praticien selon les nécessités de l'état de santé du patient. La chiropraxie est la première profession de thérapie manuelle dans le monde. Elle est reconnue dans plus de septante pays dont la Belgique. Plus de 60000 chiropracteurs exercent aux États-unis, 6.000 au Canada, 90.000 dans le monde entier et 380 en France. C'est donc une profession bien établie et bien structurée. Les études sont standardisées dans le monde entier et donnent accès au titre de docteur en chiropratique après cinq années d’études et une année d'assistanat. Une étude européenne effectuée
en 1999 par Test-Achat, a démontré un taux de satisfaction
des patients de 90%. Dans tous les pays où la chiropraxie a été
reconnue comme profession de santé et comme discipline spécifique
à part entière, elle a fait faire des économies
substantielles au système de santé. “ Ce sont mes voyages à l’étranger qui m’ont permis de découvrir cette activité. Intrigué par cette profession très répandue outre-Manche et dont, jusqu’alors, je n’avais jamais entendu parler, je me suis alors documenté pour en savoir plus. Plus tard, j’ai rencontré un praticien plus particulièrement intéressé par les problèmes de santé que connaissent les musiciens. Moi-même musicien, j’ai été attentif à sa démarche. Puis le sujet m’a passionné au point d’entreprendre des études en Angleterre ”, explique dans le détail Bruno Classens. Qu’est-ce qu’un chiropracteur peut faire pour nous ? “ La chiropraxie intervient principalement par des manipulations spécifiques des articulations vertébrales ou autres, qui sont soit bloquées, soit hypomobiles. La chiropraxie moderne déborde du cadre de l’orthopédie vertébrale et permet d’obtenir des résultats appréciables dans diverses catégories de désordres fonctionnels des systèmes du corps. Mais un chiropracteur peut aussi vous aider pour soigner des maux de tête (migraines, vertiges…), douleurs cervicales, dorsalgies, névralgies, douleurs articulaires... ”, explique avec détail Bruno Claessens. “ Les sportifs connaissent bien les chiropracteurs. Nous intervenons fréquemment pour une entorse, une foulure ou une luxation d’épaule, de coude, de poignet, de genou ou de pied. Ou encore pour soigner de la tendinite. ” Les applications sont en effet nombreuses. Cette discipline peut intervenir aussi pour soigner de l’asthme, de la sinusite chronique ou de la constipation…, tant chez l’adulte que chez l’enfant.“ Toutefois, insiste Bruno Claessens, une étape fondamentale est le diagnostic. Nous nous aidons de la radiologie et d’examens divers, neurologiques ou cliniques par exemple, avant de procéder à une manipulation quelconque et de proposer un traitement ”. Évidemment, la place nous manque pour développer plus en détail cet art de guérir qui arrive petit à petit jusqu’à nous. Espérons que cette brève approche vous permettra de ne plus rester perplexe devant une enseigne sur laquelle il est inscrit “ chiropracteur ” ! Ol. Weyrich |
|
Publicityweb Référencement & E-marketing |
Retour page d'accueil |