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10 avril 2003 - n°201
Récolter la sève des bouleaux Dans l’usage des plantes médicinales, certaines sont utilisées pour la racine, d’autres pour la fleur ou le fruit. En ce qui concerne le bouleau, on utilise les bourgeons, l’écorce, les feuilles, les fleurs et la sève pour ses propriétés antiseptiques, cicatrisantes, dépuratives, stimulantes… Autant dire que cet arbre populaire a plus d’un tour sous son écorce. C’est d’ailleurs à cette époque-ci de l’année que se récolte la sève. Cette pratique, quasiment perdue de nos jours, se retrouve encore ici et là dans nos campagnes.
Paul avance, silencieux, et inspecte les bouleaux de sa propriété. Il s’arrête net devant l’un d’eux. à son regard et son sourire, il est facile de comprendre qu’il a choisi celui-là pour sa récolte. Après avoir demandé pardon à l’arbre, en pensée, il s’accroupit et positionne sa foreuse manuelle contre le tronc. Le taillant de la mèche entame l’écorce dans un petit « cri-cri » qui se tait chaque fois que Paul cesse de tourner la manivelle. Le bois est humide, la mèche grippe souvent. Après quelques minutes, les premières gouttes de sève de bouleau perlent au ras de l’écorce. Il faut encore forer. Au moyen d’une petite branche, Paul enlève la sciure du trou et essaie de placer un petit tuyau, mais il fait tellement froid que le plastique se montre rebelle. Ça finit par marcher ! Il place le bidon qu’il maintient autour de l’arbre avec la ficelle. Sur l’embouchure, il pose le chiffon pour éviter que des saletés ne tombent à l’intérieur ou que des insectes, attirés par l’odeur, ne viennent tourner autour. Il attend à genoux, un long moment, et finit par se pencher pour écouter à quel rythme les gouttes s’accumulent au fond du bidon. Après un laps de temps connu de lui seul, il viendra ôter le chalumeau de l’arbre et soignera la blessure. Paul exécute ces gestes depuis plus de trente ans, dans le respect des arbres. La sève sera mise en bouteille pour une cure printanière… de quoi démarrer l’année en pleine forme !
Les deux bouleaux utilisés sont le bouleau verruqueux et le bouleau pubescent. Le premier, le verruqueux, est l’espèce européenne la plus commune. Il pousse de la Sicile aux régions situées au-delà du cercle polaire, en Norvège et en Suède. A l’est, il s’aventure en Sibérie, où l’on ajoute du sucre à la sève, de la levure, du vin et des citrons en tranches. En Europe occidentale et centrale, on le plantait jadis dans les forêts à croissance rapide, pour utiliser son bois comme combustible. Cet arbre modeste n’a pas d’exigence particulière. Il supporte la froidure, le soleil, les bourrasques et est, à ses heures, un pionnier ! Ses semences, fines et légères, sont emportées au loin par le vent où il reboise spontanément les espaces vides.
Voyageur et soumis à de nombreuses conditions climatiques, il a donné naissance à de nombreux cultivars qui se différentient par leur port ou la couleur de leur feuillage. Le bouleau pubescent est une espèce proche, qui pousse surtout dans le nord de l’Europe et de la Sibérie. Il préfère les terrains plus humides. Mais qu’importe le bouleau, pourvu qu’on ait l’ivresse ! B.Herry
Pâques, poussins et poulets ! Le poussin Le poulet L’alimentation a une grande influence sur le goût et la qualité de la viande du poulet. Par contre, la consistance de la chair dépend uniquement de l’espace dont dispose l’animal : plus il est important, meilleur sera le poulet. Pour celui-ci, l’idéal est de vivre en liberté sur un parcours étendu (prairie), où il trouvera de l’herbe, des graines de toutes sortes et un complément alimentaire équilibré, à base de maïs, de froment et d’avoine. Dans le cas d’un parcours restreint, l’alimentation devra être améliorée par un apport d’aliments riches en vitamines, en sels minéraux et en protéines végétales. On évitera les farines animales (dangereuses) et celles de poissons, qui données en trop grande quantité donnent un mauvais goût à la chair du poulet. Pendant les trois semaines précédant l’abattage, on leur donnera des aliments à base de céréales et de sous-produits du lait. On obtiendra ainsi une qualité et une finesse de chair inégalables. Ne jamais oublier de mettre à la disposition du poulet de l’eau toujours fraîche. Victor Jadin
La moule perlière en Ardenne Ce jeudi 10 avril, au centre culturel de Martelange à 20 h, les promoteurs du programme Life «moule perlière» organiseront une soirée d’information sur les moules perlières, animaux peu connus du public. Autrefois, les responsables de cette décroissance étaient les pêcheurs de perles. Les moules sont des organismes filtrants très sensibles à la qualité de l’eau. L’augmentation de la pollution des eaux et la dégradation progressive des habitats sont aujourd’hui les causes principales du déclin de la moule perlière mais aussi d’autres espèces liées à ces habitats. Au cours de la séance d’information, les auditeurs pourront découvrir l’écologie particulière de la moule perlière, les menaces qui pèsent sur cette espèce, les objectifs et les actions qui seront menées dans le cadre du programme. Au travers du programme Life «moule perlière», les promoteurs entendent améliorer de manière sensible la qualité de l’eau et des habitats, en collaboration avec tous les acteurs du monde rural. Ce programme s’adresse aux pêcheurs, chasseurs, forestiers, agriculteurs ou aux simples citoyens ! La moule perlière est caractérisée par un cycle de vie complexe, puisque la larve doit obligatoirement effectuer un séjour dans les branchies de poissons hôtes, la truite fario. Elle se transforme en petite moule, qui va s’enfoncer dans un substrat particulier au fond de la rivière, pour y passer quelques années. La reproduction n’a lieu que vers les vingt ans et cette espèce peut vivre jusqu’à cent ans... dans d’excellente conditions écologiques. Pour plus d’informations : Stéphane Bocca au 063 41 21 34, Philippe Collas au 080 41 81 84 ou Grégory Motte au 081 62 64 20. Un site internet expose le sujet : www.rnob.be/protection/moule.shtml |
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