10 & 17 décembre 1999 - n°135-136

Région

Saint Nicolas : c’est une question d’identité

Les campagnes publicitaires pour exciter les consommateurs en vue du réveillon 2000 ont méchamment bousculé les traditions. Après le gros bonhomme rougeaud, fumant la pipe, avec la fumée de tabac pour seule auréole — le Père Noël — l’arrivée de la fête d’Halloween marque le débarquement de la culture américaine.

A l’heure où l’on parle beaucoup de la mondialisation, penchons-nous sur l’une des grandes figures de nos traditions : saint Nicolas.

Face aux personnages aux relents de paganisme, le patron des enfants tient bon dans le nord et l’est de la France, en Belgique, en Hollande et dans les régions limitrophes de l’Allemagne. Le personnage de saint Nicolas incarne notre attachement aux valeurs humaines chères à l’Europe. Contrairement au Père Noël, il n’est pas un outil de propagande commerciale même si le personnage est associé à la vente de jouets. Saint Nicolas est respecté et salué. Ce n’est pas le cas du personnage de Noël qui s’est vu imposer le rouge comme couleur de costume depuis 1941 lorsque Coca cola lança une vaste campagne de promotion pour ses produits. Le personnage de Noël est mis à toutes les sauces pourvu que l’on vende.

Plus que jamais, la fête de Saint Nicolas mérite toute notre attention. Elle fait partie de notre culture, de notre folklore et de notre identité. Face à la mondialisation, à l’uniformisation, à la standardisation commerciale, la perte de notre spécificité nous guette ! Mais n’est-ce pas elle qui fait ce que nous sommes fiers d’être : des Belges, des Wallons, des Ardennais avec nos traditions, nos croyances, nos usages ?

Faut-il attendre que saint Nicolas soit derrière une vitrine dans un musée pour défendre nos valeurs ? Il mérite plus de succès qu’il n’a, il mérite la foule et les applaudissements. Donner congé aux enfants le 6 décembre marquerait la volonté de défendre ce que nous sommes.

O.W.

"Tout fout l’camp" Il faut se refuser à l’admettre !

Le vendredi 3 décembre, saint Nicolas était accueilli à Massul dans la nouvelle salle "Aux Aubépines". Avec leur institutrice, les enfants de l’école du village avaient préparé un spectacle pour leur saint patron. Cela peut paraître ordinaire. Quel village n’organise pas sa petite réception pour saint Nicolas ? Mais à Massul, cette soirée est tout un symbole. L’école qui est menacée de fermeture a encore sauvé pour un an son existence. L’arrivée de "l’élève manquant" a permis à tous les autres de rester à Massul. "Une fois fermée, l’école ne rouvrira jamais", nous dit un parent dans la salle. "Il faut se battre pour la maintenir. L’école au village c’est bien plus qu’un symbole, c’est la vie, c’est la jeunesse. Pour nous, c’est très important que l’école reste ouverte. Ce n’est pas une question de confort et de facilités, c’est d’abord pour la qualité de vie de nos enfants. Sans l’école, il est probable que nous n’aurions pas accueilli saint Nicolas. Et dans la vie d’un enfant, un moment comme celui-là, c’est très important. Plus d’école, plus de saint Nicolas, plus d’animation... tout fout l’camp. Il faut s’y refuser.

Nous avons fait le choix de défendre notre école, nous voulons faire valoir nos arguments. Nous avons appris que le ministre wallon de l’enseignement allait venir prochainement à Neufchâ-teau, ce sera l’occasion de faire entendre nos revendications."

On comprend donc aisément que la venue de saint Nicolas à Massul, reçu par les élèves de l’école du village était le symbole d’un espoir. On a vu les yeux des enfants briller on a vu les sourires des parents, on a vu des larmes sur des joues âgées... On espère vraiment que ce n’est pas la dernière fois !

Les Compagnons en bleu et jaune !

Lors de l’après-midi récréative organisée par le Syndicat d’initiative, le samedi 27 novembre, tout le long du parcours emprunté par saint Nicolas, de la gare de Longlier à la salle L’Union de Neufchâteau, le public a découvert quatre nouveaux personnages. Revêtus d’un superbe costume très lumineux aux couleurs de la ville, ils étaient du plus bel effet pour accompagner le patron des enfants. Le Syndicat d’initiative, créateur des personnages, les a baptisés les "Compagnons". Mais les organisateurs n’ont rien voulu dire de plus. Rien d’étonnant que ces personnages apparaissent à nouveau !

 

Des cadeaux aux couleurs de votre région

" Neufchâteau à livre ouvert.", le dernier livre édité en août de cette année par le Cercle "Terre de Neufchâteau" à l’occasion du 800e anniversaire de la ville, est sans conteste un beau cadeau. Il s’agit d’un recueil d’une trentaine d’articles consacrés à l’histoire de la Terre de Neufchâteau, depuis l’époque celtique jusqu’au XXe siècle. Les articles présentent un contenu très varié, touchant aussi bien à l’archéologie qu’à l’histoire politique, sociale, économique, culturelle... Les auteurs ont eu à coeur d’allier les exigences scientifiques à la bonne vulgarisation pour grand public. La plupart abordent des sujets entièrement neufs et ouvrent ainsi des voies à des recherches futures. L’ouvrage compte quatre cents pages et est abondamment illustré. Il est en vente auprès du Cercle "Terre de Neufchâteau" chez Luc Pierrard au prix de 1100 francs. Renseignements : (061/27 70 75).

"Raconte-moi Neufchâteau". Initialement réalisé pour répondre au besoin scolaire — l’étude du milieu occupe une place de plus en plus importante dans nos écoles primaires. Il n’existait pas jusqu’à présent de livre permettant à nos enfants de découvrir l’histoire de notre commune — cet ouvrage réalisé avec beaucoup de soins et de recherches est un bel outil pour commencer l’étude de l’histoire de Neufchâteau et sa région. Jetant des ponts entre l’histoire locale et l’histoire de notre civilisation, Marie-Françoise Hainaux vulgarise le travail de nos historiens. Cet ouvrage est à conseiller à tous ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur notre passé. Il est agréable à lire et bien illustré. Sa lecture est une bonne manière de se lancer dans l’étude de l’histoire locale. "Raconte-moi Neufchâteau" mérite une bonne place dans votre bibliothèque. L’ouvrage est en vente au prix de 850 francs chez l’auteur M.-Fr. Hainaux (061) 27 72 70. (après 16h) ou la librairie Closset à Neufchâteau.

 

La brochure éditée à l’occasion du 25e anniversaire de la remise du Prix Nobel de médecine et de physiologie au professeur Claude comporte quatre parties : une petite biographie rédigée par Louis Lejeune, président du Cercle "Terre de Neufchâteau", pose les jalons de la vie d’Albert Claude. Ensuite vient la retranscription d’une interview réalisée par deux jeunes de Longlier en 1978 (Yves Mathieu et Henri Weyrich) La troisième partie est un texte fondé sur l’éloge du professeur Claude prononcé devant l’Académie royale de médecine de Belgique. Cet éloge a été fait par le professeur Janos Frühling, successeur du professeur Claude à l’Institut Bordet. Enfin, un petit reportage photographique évoque la cérémonie d’hommage rendue par sa commune natale, Longlier, le 27 septembre 1975. Cet ouvrage est disponible au prix de 250F chez Olivier Weyrich (061) 27 94 30 ou à la librairie Closset à Neufchâteau.

Publié en 1996, ce superbe ouvrage reste toujours un beau cadeau. Pour présenter la Carte d’Arenberg, les auteurs ont procédé à une découpe photographique de l’immense document. Chaque détail, chaque village fait l’objet d’une observation sérieuse.
Mais l’ouvrage ne présente pas que la Carte d’Arenberg. En effet, les lecteurs pourront aussi découvrir de nombreux plans cadastraux des localités, des plans du château et de l’enceinte de Neufchâteau, de l’ancien moulin banal et une reproduction de la précieuse collection de vingt-trois cartes postales illustrées présentant les environs de Neufchâteau.
L’ouvrage (24,5x34,5 cm, 176 pages, 127 illustrations) est en vente au prix de 1980 francs soit auprès du Cercle Terre de Neufchâteau (061/277075), ou du Syndicat d’initiative (061/2789 56)

La reproduction de la Carte d’Arenberg (±76x48cm) publiée en même temps que le livre reste aussi un document de valeur. Les derniers exemplaires sont encore disponbles au prix de 350 francs. On peut se la procurer soit auprès du Syndicat d’initiative (061/27 89 56), du Cercle Terre de Neufchâteau (061/27 70 75), soit à l’Atelier Photo Talon-Brévery.

Le Musée en Piconrue a publié cet été le quatrième tome de l’Almanach des Vieux Ardennais : "Traditions et saints de l’hiver"qui termine la tétralogie. Ce formidable travail de recherche, d’enquêtes et d’études a permis de dresser une cartographie fort complète des croyances populaires et des divers cultes de saints en vigueur dans le Luxembourg. Ces ouvrages sont en quelque sorte quatre grands tableaux de la vie rurale aux XIXe et XXe siècles. L’ouvrage, fort bien illustré, évoque cette dure saison sur pas moins de trois cents pages. Musée en Piconrue à Bastogne, Place St-Pierre, 24 - (061) 21 56 14

 

 

 

Agenda 2000

Notre journal vient d’éditer son premier agenda. Riche de plus d’une centaine de photographies sélectionnées parmi plusieurs collections privées d’anciennes cartes postales illustrées. On y retrouve toute l’ambiance de la vie rurale du début du siècle en Centre-Ardenne. L’agenda est en vente au prix de 400 francs (14,8x21cm, 128 pages, 120 illustrations dont plusieurs inédites). Tirage limité. En vente dans les librairies Closset et Oxygène à Neufchâteau. Vous pouvez également l’acquérir par correspondance chez Weyrich Edition & Com. Sprl (compter 50 F de port) : n° de compte 063-9694669-39.

 

 

 

 

Retour au sommaire



Publicityweb Référencement & E-marketing


Retour page d'accueil