11 mai 2001 - n°160

Sommaire

Chronique Historique: Le concours de Libramont (XXIV)
Clin d'Oeil: Les enfants au home
Divers: 10 raisons pour faire votre publicité dans L’info / Juste un petit mot ! / Courrier des lecteurs
Herbeumont: Vers une commune plus propre ?
Littérature: Le cerle d’histoire s’indigne face au vandalisme
Libramont: Fête de la musique : tout en harmonie !
Neufchâteau: Oui ou non pour le projet “ Centre de rivière ”
Nature:
Attirer les insectes pollinisateurs
Région: Les projets de Tarpan
Publi-reportage: “Légères, un petit rien, c’est la tendance !”
Sport: Le BCCA fête ses trente ans

Editorial

La presse n’est plus
ce qu’elle était.

Hier encore, je discutais avec un ami qui me disait : “ Je ne sais pas pourquoi je suis abonné à un journal. Ils racontent tous la même chose. Que ce soit les journaux, la télévision ou la radio, la presse c’est du pareil au même ! ”. Il m’a fallu approuver, car on doit admettre que tous les organes de presse se ressemblent fort ou du moins tiennent presque le même discours, le “ politiquement correct ” pour reprendre le propos de Louis Lejeune, lors de la présentation de son étude sur la vie politique dans le Luxembourg au 19e siècle, dernièrement édité par Histoire Collective.
Vous êtes-vous déjà attardé à la lecture d’un journal de 1900 ? Si c’est le cas, vous avez dû être frappé par le discours radical et sévère que tenaient les rédacteurs de l’époque. Le style n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Il s’agissait d’une presse de combat, trop portée à exalter ses amis et à abaisser ses adversaires. Il n’était pas rare que les résultats électoraux rapportés soient faussés dans un sens partisan ! Toutefois, cette même presse était riche en articles de fond qui nourrissaient le débat, en comptes rendus ou en lettres de lecteurs.
Si aujourd’hui, nous sommes loin de ces idées qui divisaient la société de l’époque, si le contenu des journaux est devenu plus correct, plus respectueux des adversaires — s’il y en a encore — la presse a sans doute perdu sa véritable personnalité, du moins ce qui la caractérisait.
On a peut-être gagné en vitesse et en volume, mais cela correspond-il à nos attentes ? La presse n’est-elle pas plus intéressante lorsque l’on sait encore compter le nombre de pages du numéro que l’on tient en main, plutôt que de dire “y en a d’trop !”. ?
Olivier Weyrich


 



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