11 mai 2001 - n°160

littérature régionale


Le cerle d’histoire s’indigne face au vandalisme


Terre de NeufchâteauLe nouveau bulletin du Cercle Terre de Neufchâteau est sous presse. Il paraîtra dans les jours prochains. Son contenu est très diversifié. On pourra y lire des souvenirs d’enfance de Bernard Jacob et des articles sur l’origine de nos noms de famille (Jean-Marie Pierret) et du mot “ Wallon ” (Jean Degavre), sur la justice chestrolaise sous l’Ancien Régime (Roland Gofflot) et sur la découverte d’un prévôt inconnu (Jean-Pol Weber) et, comme d’habitude, des échos et des recensions bibliographiques. Un détail du papier peint qui tapisse deux pièces d’une maison de Neufchâteau illustre la couverture. Cette tapisserie fait partie d’un patrimoine rare en Belgique. L’occasion pour Louis Lejeune, président du cercle, de souligner dans son éditorial l’intérêt pour une ville de sauvegarder son patrimoine historique.

“ Il ne faut pas vouloir conserver ces témoins du passé uniquement parce qu’ils sont anciens. Il faut les garder et les entretenir pour leur valeur architecturale, esthétique. Ce sont eux qui empêchent une ville d’être banale, moche, triste, déprimante. Songez à la réussite que fut la restauration du moulin Klepper et de la maison Bourgeois. Promenez-vous dans les petites rues étroites et pleines de charme des vieux quartiers de Marche, de Namur et de bien d’autres villes anciennes qui ont su maintenir et mettre en valeur leur patrimoine historique, et en faire leur premier atout commercial et touristique. Ce fut pour ces localités le résultat d’une réflexion globale sur le visage à donner à la ville, et d’une politique de longue haleine. ” dixit Louis Lejeune. Dans ce même bulletin, le cercle nous apprend qu’une des deux tables d’orientation posées en 1946, par le syndicat d’initiative, a été l’objet d’un acte de vandalisme. Cette dernière vient d’être totalement détruite. Les faits ont été constatés le 26 avril. Les vandales se sont acharnés sur cette pierre épaisse de quatre centimètres. Il n’en reste qu’un morceau accroché au socle que les casseurs n’ont pu enlever ; les autres morceaux ont disparu. Pour rester dans le même registre, le cercle rappelle qu’en une nuit, les réverbères plantés le long de la digue du moulin Klepper furent naguère détruits par d’autres (ou les mêmes ?) casseurs. Pour paraphraser Michel Audiard, le jour où l’on se décidera à mesurer la connerie humaine, certains pourront servir de mètres-étalons.

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