11 mai 2001 - n°160

Neufchâteau

Oui ou non pour le projet
“ Centre de rivière ”

Projet de passerelleLors du prochain conseil communal, le 15 mai à Neufchâteau, les édiles devront se prononcer sur le projet “ Centre de rivières ”. Ce projet vise à dynamiser le site du Moulin Klepper et à créer une attraction touristique répondant à la demande du marché. Au travers ce projet imaginé il y a une dizaine d’années, Neufchâteau espère surtout trouver le moyen de donner un coup de pouce à l’économie locale. Malgré la difficulté de concrétiser le curage du lac, la vallée n’en reste pas moins un site attractif. Finalement, la réaffectation du Moulin Klepper pourrait être l’occasion de relancer les activités dans la vallée et donner un sacré coup de punch à l’activité touristique. Pour rappel, c’est en 1994 que les premiers travaux sur le site du moulin ont commencé. A ce jour, trois phases ont été réalisées. D’abord, l’assainissement du site et la mise hors eau des deux bâtiments. Ensuite la réalisation dela digue piétonnière. Et enfin, la rénovation et l’équipement du premier des deux bâtiments.
Au terme de ces trois phases, 73,95 millions ont déjà été investis pour ces travaux. La Commune aMoulin Klepper participé à hauteur de 13,5%. Nous reviendrons plus en détail sur ce projet dans notre prochain numéro.

Illustrations : le projet de passerelle pour relier
les deux bâtiments

 



Le conseil communal des enfants


Pour la deuxième fois, le conseil communal des enfants de Neufchâteau se réunissait à la Maison Bourgeois. En séance publique, assis sur les fauteuils réservés aux conseillers communaux, les enfants ont échangé sur leur vision de la commune et de leur environnement quotidien. Encore timides et sans doute toujours impressionnés par le décor imposant de la superbe charpente de la nouvelle salle du conseil, les enfants s’expriment un par un, répondant aux questions en levant le doigt comme à l’école ! Ici, pas de majorité, pas de minorité, pas de bourgmestre, les discussions ne sont pas houleuses et tout le monde s’écoute… ou presque.

“Pas d’enfant-bourgmestre
et c’est bien comme ça !”

Conseil communal des enfantsDans l’histoire communale chestrolaise, c’est le troisième conseil communal des enfants qui siège. Les garçons et filles qui le composent ont été élus “ délégués ” (pour deux ans) de leur classe de cinquième primaire. Neufs d’entre eux représentent les écoles communales, trois l’école libre et trois le réseau officiel. Les responsables communaux à l’initiative de ce projet ont fait le choix de ne pas nommer de bourgmestre parmi les enfants. “ C’est bien comme ça, commente l’échevin Béatrice Thiémard-Clémentz qui préside les séances avec le conseiller Dimitri Fourny, ça évite de créer une situation difficile et délicate pour l’enfant qui serait choisi. Et puis, quelle est l’utilité de créer pareille hiérarchie dans un groupe d’enfants ? Je pense que l’apprentissage du rôle de délégué de son quartier, voire de son village, est suffisant. C’est déjà un défi personnel pour chacun d’eux !” Les enfants sont donc mis tous au même niveau. Il n’y a pas de rivalité ou de concurrence. Le but du jeu est de les éveiller à la citoyenneté communale.


Dépasser le cap du feu
rouge qu’il faudrait à tous les carrefours

Conseil communal des enfantsVoilà donc le grand défi du conseil communal des enfants : réussir une réflexion sur sa commune et sur le bien-être de ses plus jeunes habitants. Evidemment, pour atteindre cet objectif, il faut un peu de méthode. Après deux réunions, où tous les enfants ont échangé leurs points de vue sur la vie de leur école, de leur village, sur les petites choses qu’on devrait améliorer dans leur quartier… il va falloir passer une nouvelle étape. “Si on laisse aller la discussion sans la guider, sans fixer un thème, on tombe vite dans le travers du rapporteur : madame m’a dit que… précise l’échevine. Lors des premières réunions, une discussion libre et très ouverte est nécessaire pour que les enfants fassent connaissance et puissent trouver leurs marques ”. Il n’y a pas encore de véritable débat au sein de ce jeune conseil, il viendra plus tard quand les enfants auront trouvé plus d’assurance. Toutefois, deux sujets sont privilégiés : la qualité de leur environnement proche et la sécurité routière. Visiblement, il s’agit là des deux grandes préoccupations des enfants. Ce dernier point d’ailleurs est fréquemment soulevé dans les différents conseils communaux d’enfants du royaume. “ C’est bien que la sécurité routière les préoccupe, mais il faut vite dépasser le cap du feu rouge qu’il faudrait mettre à tel ou tel carrefour, il faut aller plus loin. Il y a d’abord une information à donner, un message à faire passer aux enfants, un message qu’eux-mêmes doivent transmettre aux autres enfants de leur quartier”, explique Béatrice Clémentz. “La sécurité routière va faire l’objet d’une prochaine réflexion. ”

Un conseil porteur de projets

“ Le conseil communal des enfants n’est pas un jeu pour un éveil à la carte de sa commune avec au programme une visite mensuelle dans une institution ou un service quelconque. Le but n’est pas de faire des petites excursions. Le groupe d’enfants élus délégués serait alors un groupe privilégié par rapport aux autres enfants. Le conseil communal des enfants doit être porteur de projets ”, précise l’échevine de la culture et de l’enseignement. “ Notre rôle est de définir avec eux leurs besoins, ceux qui méritent que l’on s’y intéresse et ceux pour lesquels nous pourrions avec eux mettre en œuvre une solution ”. Limiter pareille expérience à un débat ou un échange de bonnes intentions serait bien dommage. Il doit résulter une action concrète et visiblement les animateurs de ce nouveau conseil en sont conscients. Un autre défi est de gagner la reconnaissance du “ conseil des grands ” ! Verra-t-on un projet émanant du conseil des enfants approuvé par le conseil communal ?

Le conseil communal des enfants se tient en séance publique comme celui qui contrôle la politique de nos édiles. Si vous vous intéressez à ce projet ou à la vie communale en général, allez à l’occasion écouter ces jeunes conseillers, ça vaut bien un cours de citoyenneté et c’est sympathique !

Ol. Weyrich

 

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