12 avril 2002 - n°177

Sommaire

Agenda: Dans l'agenda / Nos suggestions
Clin d'oeil: Un coeur gros comme ça!
Libramont: L'atelier d'Henri Bontemps
Neufchâteau: 21/4 "Lire dans ma commune"
Région: Composez avec des fleurs
Reportage: L'art de fumer le jambon / Quand cultiver son jardin...
Sport: Maître nageur / French court...
Théâtre: Freux / Léglise / Suxy / Neufchâteau

Editorial

Si l’argent était facile à gagner...

Comme une centaine d’autres communes en Belgique, les citoyens de Neufchâteau ont appris, s’ils ne l’avaient pas découvert eux-mêmes, qu’ils étaient victimes d’une augmentation erronée de la taxe sur les additionnels à l’impôt des personnes physiques pour l’exercice 2001. L’explication est simple, mais le vocable rend la lecture laborieuse. La preuve, c’est que les administrations ne savent plus communiquer entre elles !

Les Communes augmentent la taxe pour l’exercice 2001, soit l’année budgétaire 2001, donc logiquement les revenus 2001. L’administration fiscale, elle, parle d’exercice 2001, donc considère les revenus 2000. Tout le problème réside dans l’interprétation du mot “exercice”.

Ce malentendu soulève trois questions.

D’abord, celle de l’autorité communale. Si c’est à elle qu’il revient d’établir le taux de taxation, il faut appliquer celui qui a été voté en conseil communal. La correction s’impose, sinon une erreur peut-elle remettre en question une délibération communale ?

Ensuite, le citoyen doit-il subir une erreur administrative ? Dans le cas inverse, l’administration est souvent sans partage. Celle-ci doit donc inventer l’action correctrice et informer le contribuable dans les meilleurs délais.

Enfin, cet épisode serait comique s’il n’était pas grave et si l’argent était facile à gagner. Cet incident démontre la complexité administrative dans laquelle s’enfonce notre société. A vouloir tout contrôler, tout compter, tout mesurer... les administrations en perdent leur latin ! Où est le bon sens ? Ne voudrait-il pas que l’on simplifie les actes administratifs ?

Mais sans doute tout cela n’est-il pas qu’une question de pouvoir ? Dans tous les sens du terme !
Olivier Weyrich

Zone interdite !

Joggeurs du dimanche matin, vététistes amoureux de la nature, promeneurs habituels de nos forêts, nous constatons avec un total désarroi, depuis le retour du beau temps, le piètre état dans lequel se trouvent les sentiers forestiers que nous empruntions naguère. Ornières, défoncements, chemins barrés par des arbres abattus, nos escapades dominicales tiennent plus de l’escalade que d’une randonnée familiale.

La raison ? Le scolyte dévastateur de nos forêts qui oblige propriétaires privés, autorités communales à mettre à blanc des centaines d’hectares de forêts de hêtres. Partout où l’on se rend, en Ardenne ou en Gaume, ce n’est que désolation ! Ce ne sont certainement pas les centaines de pièges suspendus un peu partout dans les hêtraies, qui éradiqueront totalement cette invasion. Mais que faire d’autre si l’on ne veut pas tout perdre ?

Voilà, pour nous tous, amateurs de grand air, qu’après les restrictions de circulation en zone forestière prises par le ministre Happart, la nature elle-même nous interdit toute cueillette de l’aspérule odorante et bientôt de la fraise sauvage, des myrtilles, des mûres, des champignons… La forêt deviendra-elle bientôt " zone interdite à toute activité sportive ou de délassement " ?
R. Collot

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