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12 avril 2002 - n°177
Composez avec des fleurs ! Dans le cadre du 20e Challenge Luxembourg, province propre et fleurie, la Fédération touristique du Luxembourg a présenté une première conférence à Massul intitulée Les clés de la réussite du fleurissement. Animée par Luc Noël, présentateur de Jardin et loisirs sur la RTBF, et des hommes de métier, cette soirée a captivé les spectateurs friands de décoration florale.
Le meilleur résultat nest pas atteint
Le terreau sert de support physique aux plantes et permet la rétention deau. Il contient les éléments nutritifs et des engrais, du sable, de la chaux... Au moment de lacheter, on peut se poser beaucoup de questions. Pourquoi son prix varie-t-il autant dun magasin à lautre ? Quest-ce que le rapport NPK ? Existe-t-il des terreaux pour fraisiers, pour rosiers, pour arbres fruitiers ? Des matières végétales décomposées sont à la base du terreau. Elles seront soit au premier stade : un peu décomposées, moyennement décomposées ou très décomposées. On dit quelles sont dans un stade de minéralisation plus ou avancé, fini.
Un terreau est savamment composé Si le terreau présente des morceaux décorces, des brindilles... le travail de minéralisation nest en fait pas terminé. Cest ce type de terreau qui est vendu en promotion dans les grandes surfaces. Si on lutilise, on remarque quil a tendance à se rétracter très fort entre les périodes darrosage et que les plantes ne se développent pas très bien. La raison est très simple. Pour terminer le processus de minéralisation, les micro-organismes utilisent de lazote. Donc au lieu dêtre à la disposition des plantes, cette substance est consommée ! Un terreau est savamment composé, explique Luc Noël, et trois matières constituent les piliers de base : la tourbe, lhumus et le compost. Après on compose avec dautres éléments. La tourbe est blonde ou noire. Si elle est blonde, les éléments sont peu décomposés mais dans ce cas lair circule. Si elle est noire, le travail de décomposition est avancé, elle a un pouvoir de rétention deau important et elle contient de nombreux minéraux assimilables. Lhumus est constitué de produits végétaux forestiers plus ou moins décomposés et le compost, lui, est issu de déchets verts provenant notamment de parcs à conteneurs. Cette base est de qualité lorsquelle a été tamisée. Le producteur de terreau ajoute du sable du Rhin, des produits issus de lagriculture, différentes sortes dargile, des rétenteurs deau et de la chaux pour rectifier lacidité (les tourbes sont acides). Dans une substance de bonne qualité, les plantes peuvent disposer dès leur installation en pots de magnésium, de potassium, dazote, de phosphore, de calcium, de fer... sous une forme chimique assimilable : les cations. On parle dans ce cas de capacité déchange cationique. Pour alléger sa structure, on y ajoute parfois des billes dargex (argile amené à haute température), de la perlite issue de lave, ou de la vermiculite (silicate dalumine). Les billes blanches sont constituées de polymères. Un terreau ne sachète donc pas à laveuglette ! Une question à poser aussi à son marchand est la capacité de rétention en eau. En clair, il faut demander si on pourra arroser une fois par jour, une ou deux fois par semaine. En cas de rétraction trop importante du terreau, les radicelles des plantes sont brisées. Si en plus, le soleil est généreux et le vent important, les plantes souffrent. Ne pas céder à la tentation ! Quelle que soit la marque du terreau, il faut toujours regarder le rapport NPK (azote, phosphore, potasse) sur létiquette blanche qui doit figurer sur le sac. Lazote favorise le feuillage, le phosphore, les bourgeons (racinaires, floraux...) et le potassium, la floraison et la fructification, plus les racines. Tout ce terreau va accueillir des plantes dans des pots, des vasques ou à même le sol. Ses qualités dégagées, on peut choisir les variétés de fleurs. La règle majeure : ne pas céder à la tentation ! Nous la connaissons tous. Face à des mètres carrés de plantes, nous avons tendance à choisir celle du milieu qui a une fleur, au risque de tomber dans les géraniums ! Parce quon est attiré par celle-là... Et on ne regarde pas la ramification ni le nombre
de feuilles. Il faut savoir, expliquait Claude Henricot, horticulteur,
quun géranium, avant de produire une fleur, doit produire cinq
feuilles. Après on comptera : trois feuilles, une fleur, trois feuilles,
une fleur... plus le plant à lachat sera ramifié, plus il
portera de fleurs. Il faut aussi choisir des plantes en grands pots; pas de
racine, pas de fleurs ! Même si le géranium est lassurance
floraison... il ny a pas que cela sur le marché des plantes ! Une technique développée qui est aussi très intéressante, cest de travailler avec des jardinières évolutives. Quand une plante a fini sa floraison, on la remplace par une autre. Le bleu est la couleur qui donne le plus de choix. Dedans, on trouve le lobelia quil ne faut pas hésiter à acheter issu de bouture plutôt que de semis, afin déviter le mildiou. Le senetti, qui est une nouveauté splendide, délicate et résiste à des températures descendant jusquà moins six degrés. Il fleurit jusquen novembre si on prend soin denlever les fleurs séchées. Dans le rose, loeillet est plus adapté à la pleine terre. Pour le rouge, on remarquera la capucine à acheter de préférence double. Dans ce cas on est sûr quelle est issue de bouture, le caractère double ne se transmettant pas par semis. Le blanc peut être donné avec des pelargoniums, très délicats et résistant bien à la sécheresse. Sans oublier le tabac, le gypsophile. Le jaune est apporté, par exemple, avec de loxalys... Cétaient trois heures de conférence... pationnantes ! B.H. Prochain rendez-vous du Cercle horticole de Neufchâteau
: jeudi 25 avril à 20h. |
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