12 avril 2002 - n°177

Sport

Maître nageur : une vocation ?

Maître nageur : une vocation ?Sur le bloc de départ de sa carrière professionnelle, Bénédicte Louis ne pensait pas du tout être maître nageur. Si elle a suivi cette formation, c’était tout simplement pour compléter un régendat en éducation physique. Elle s’imaginait mal donner cours à des enfants et ne pas pouvoir réagir en cas de difficultés ou d’accidents. Elle s’inscrit donc au cours et passe d’abord un examen d’entrée : vingt-cinq mètres en apnée, de la nage mains hors de l’eau, pour simuler un remorquage de personne, et de l’endurance. Et puis, les cours commencent avec une partie théorique et une pratique. Après avoir avalé dix syllabus d’anatomie, de physiologie, de théorie sur les accidents en mer, dans les fleuves et les piscines… Bénédicte apprend le sauvetage proprement dit, les manœuvres de réanimation et les protocoles d’approche de personnes en détresse, parce que si quelqu’un se noie… il n’attend pas sagement du secours, mais il gesticule, se cramponne à ce qui est à sa portée et peut mettre le sauveteur en danger. " Quand j’ai passé mon examen, j’ai dû sauver un homme grand, lourd et musclé qui ne cessait de se débattre… j’ai bien cru que je n’y arriverais jamais ".

Mais la plus grosse difficulté, ce n’est pas d’étudier ni d’apprendre comment réagir. Le plus dur, c’est de rester calme, de se discipliner, de pouvoir prendre le temps d’analyser une situation pour choisir la bonne approche et ne pas plonger… tête baissée. C’est de supporter les réflexions des nageurs au quotidien, surtout après des drames comme celui qui a eu lieu à Liège dernièrement.

" La sécurité dans une piscine, c’est aussi un climat de confiance et de dialogue qui doit s’installer. Communiquer avec les enfants et les adultes crée une ambiance rassurante. Quand je prête du matériel ou des jeux, je prends le temps d’expliquer et je mets les personnes au courant des dangers éventuels que présentent les objets. Notre travail ne s’arrête pas là, nous devons veiller à la propreté des nageurs avant d’entrer dans l’eau, les inviter à passer au pédiluve et aussi surveiller les températures de l’eau et de l’air, effectuer des analyses de concentration en chlore et mesurer le pH. C’est un métier que j’aime vraiment bien et je crois que c’est une vocation ".
B. H.

French court et belles glisses !

French court et belles glisses !Les terrains étaient fatigués... et fatigants. Les courts étaient tellement abrasifs qu’à la fin de chaque match... on pouvait jeter les balles ! Les chaussures en prenaient un coup aussi. Bref, les terrains de tennis de Neufchâ-teau avaient besoin d’un revêtement neuf. “Si les terrains n’étaient pas restaurés, le club de tennis allait vers sa fin. Ils n’étaient plus conformes aux normes et les joueurs partaient vers d’autres communes”, explique Jean-Marc Husson.

74 368 e ont été déposés sur la table par la commune pour remettre les trois courts de tennis à neuf et construire un club house en bois. Cinquante pour cent ont été subsidiés par la Région wallonne. En une semaine, ou deux, tous les travaux étaient finis !

“Le but était de relancer le club. Maintenant nous sommes trente-cinq, quarante, mais il y a cinq ans nous étions cent, cent-vingt”. Mainte-nant, le club peut réimaginer un avenir. Les nouvelles surfaces alliant les matières synthétiques et la brique pilée (French court) permettent des glissades, des déplacements moins dangereux que sur les anciennes surfaces. La nouvelle matière est amortissante et adaptée à notre climat. Tellement bien adaptée à notre pluie qu’il est nécessaire de l’arroser en cas de temps trop sec.

“Ce que nous espérons, continue Jean-Marc Husson, c’est que les gens vont respecter les nouveaux terrains. Par exemple, quand on a fini de jouer, il faut passer un petit rouleau pour restaurer le revêtement. Nous basons notre système de location sur la confiance”.

Tout le monde peut jouer sur les nouveaux courts. Un système de réservation est prévu près des terrains. Des vignettes pour payer les locations sont en vente à la station Shell, au magasin Boomerang, à la buvette de football. Il est possible de s’affilier au club et ainsi profiter d’une assurance et d’avoir la porte ouverte sur les compétitions !

Renseignements :
Guy Collet 061 278 309

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