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12 mai 2000 - n°142
La saison de cross a pris fin. Place à la piste et aux inter-cercles. Si les clubs dathlétisme les plus proches se situent à Bertrix et Dampicourt, notre région nen reste pas moins une terre de jeunes talents prometteurs.
Le point commun de tous ces sportifs est quils sentraînent régulièrement ensemble. Chaque mercredi ils se retrouvent sur la piste à Bertrix pour un entraînement collectif sous la houlette de leur entraîneur Jacques Lequeux. Cette séance est surtout basée sur un travail spécifique : rythme et vitesse ainsi que résistance pour les plus âgés. Pauline Maréchal quant à elle y travaille laspect technique de sa discipline.
La compétition dhiver, constituée par les cross, sétale doctobre à mars. Nos athlètes peuvent jauger leurs capacités et les résultats obtenus lors des championnats provincial, francophone et de Belgique sont brillants. Voir les meilleurs résultats en encadré. Ajoutons à cela la victoire de Jérôme Collot dans une manche de la cross cup disputée à Dour. Pour être complet épinglons aussi, sur piste cette fois, le tout récent record provincial du relais 4 x 1500 m. en 1721. Léquipe était composée de Jérémie Fourny, Jérôme Collot, Jonathan Dekeyser et Sébastien Wanlin. La saison dhiver terminée, place à la piste. Il est temps de se concentrer sur les inter-cercles. Nos athlètes évoluent au BBS (Bertrix Basse Semois) en division 1 francophone, lantichambre de lélite nationale. Lors de ces inter-cercles, chaque club est représenté par deux concurrents par épreuves. Les inter-cercles filles se sont déroulés le 7 mai à La Forestoise, les garçons se rendent ce dimanche 14 mai à Dampicourt. Les inter-cercles se déroulent à huit équipes. Léquipe classée première monte de division, soit dans ces cas-ci en division dhonneur. Les deux dernières culbutent dans la division inférieure. Hélas, malgré quelques meilleures performances individuelles, léquipe féminine de BBS na pu éviter la descente et retournera donc la saison prochaine en 2ème division francophone. Linter-cercles filles est constituée de 12 épreuves individuelles et 2 relais. Chez les garçons, le menu propose 16 épreuves individuelles et 2 relais. Outre ces inter-cercles, nos demi-fondeurs participent également à des épreuves sur piste pendant lété sur les distances suivantes : 1500, 3000 et 5000 m. Pour les plus jeunes les compétitions sur piste nexcèdent pas 1000 m. Début septembre ce sont les championnats individuels francophone et de Belgique qui attendent nos coureurs. Ceux-ci sont proposés à toutes les catégories à partir des cadets. Chacun sinscrit dans la discipline quil souhaite. Comme on peut sen rendre compte une saison dathlétisme noffre guère de répit. En début de saison, il sagit de bien cibler ses objectifs. Pour y parvenir, pas de miracle, une seule recette : travailler, travailler et encore travailler Er. Meunier
Lécole du cheval "Cest mon père qui ma donné le goût de léquitation. Un jour, en revenant de randonnée, il ma proposé de monter sur son cheval pour essayer." Ce jour-là a vu naître ce qui va devenir une vraie passion. Séduit par lexpérience quil vient de vivre, Jérémy décide de pratiquer léquitation un jour par semaine. Très vite, il consacre de plus en plus de temps à sa nouvelle activité. Ses loisirs et ses week-ends sont réservés à son cheval. Encouragé par son professeur, Jérémy participe à ses premiers concours où il prend goût à la compétition. Convaincu quil veut faire de sa passion son métier, Jérémy parvient à sinscrire à lécole déquitation de Gesves. Il entre alors de plain-pied dans le monde de léquitation. Mais lapprentissage de son nouveau métier se fait au prix de beaucoup de sacrifices. Léquitation est une activité très exigeante qui ne se résume pas à monter un cheval. Sa journée décole débute à sept heures du matin et se termine vers dix-huit heures. Elle se partage en cours théoriques et pratiques. Mais il faut aussi prendre en charge lentretien des chevaux et des infrastructures. Mais lorsque Jérémy quitte lécole, cest pour retrouver dautres chevaux. En fin de journée, il rejoint les écuries dun éleveur voisin de lécole où il offre ses services. Là, il montra encore deux ou trois chevaux avant de retrouver son kot. Posséder un cheval
Selon Jérémy, avant dacheter un cheval, il vaut mieux attendre quelques années et passer beaucoup de temps dans un manège pour connaître les contraintes que cette activité entraîne. Et lorsquon fait le pas dacheter un cheval il est important de dégager du temps pour sen occuper. On pourrait considérer quil y a une mode qui pousse les gens dans les manèges. Mais pratiquer léquitation est un moyen de retrouver la nature. Dautre part, le cheval est un animal exceptionnel et très séduisant. Cest normal quil attire lhomme. Les manèges offrent une alternative. Tout le monde nest pas en mesure de posséder un cheval ou de sen occuper pleinement. Les services offerts par les manèges permettent de pratiquer un sport très agréable sans subir les lourdes contraintes imposées par un cheval. Cette formule proposée par les manèges fonctionne bien ; pour preuve, ce genre détablissements se multiplie même dans notre région. Lobstacle, la discipline préférée de Jérémy A Gesves, Jérémy travaille trois disciplines : le dressage, lobstacle et le complet. Le "dressage" est une épreuve qui consiste a faire la démonstration de la maîtrise de son cheval. Le cavalier doit imposer à son cheval des mouvements et des figures sur lesquels ils seront côtés. L "obstacle", appelé aussi jumping, est une épreuve où le cavalier et son cheval doivent franchir un certain nombre dobstacles. Cest la discipline la plus connue du monde de léquitation et sans doute aussi la plus impressionnante. Suivant les catégories ; régionales, nationales et internationales, la hauteur et la difficulté des obstacles sont croissantes. Le "complet" est une épreuve qui allie le dressage, lobstacle et lépreuve de fond, soit une épreuve de cross. Le "complet" est une discipline très physique autant pour les chevaux que pour les cavaliers. Jérémy sintéresse plus particulièrement à l "obstacle". Cest la discipline quil affectionne et pour laquelle il travaille le plus. Jérémy ne cache pas son ambition : "Jaimerais devenir cavalier et je travaille pour parvenir à mettre toutes les chances de mon côté". Pour devenir sportif professionnel, il consacre tous ses week-ends à la compétition. Il sentraîne tous les jours pour se perfectionner et permettre à ses chevaux dacquérir lendurance nécessaire. Comme tous les jeunes cavaliers, Jérémy a débuté dans les rencontres régionales. Ce sont des épreuves où les obstacles ne dépassent pas 1,20 m, réservées aux cavaliers amateurs ou débutants. Ces "régionales" ont la réputation dêtre très agréables. Ce sont des événement régionaux qui rassemblent des passionnés de chevaux qui se connaissent bien. Jérémy a remporté deux fois le "challenge classe 2" de la Régionale des Ardennes. Le niveau supérieur, cest la catégorie nationale. Par conséquent, on y rencontre des cavaliers dun niveau supérieur aux régionales, semi-professionnels, voire professionnels. Les enjeux sont différents. Par conséquent, évoluer dans cette catégorie entraîne des coûts supplémentaires. A lexception de la foire agricole de Libramont, les rencontres "nationales" ne sont pas organisées dans notre région. Il faut donc parcourir de nombreux kilomètres pour participer à la compétition. Au-delà de la "nationale", les cavaliers évoluent en internationale. Ce sont des professionnels qui sy mesurent et la concurrence est rude. Jusquà présent, Jérémy évolue en nationale où il se classe huitième. Mais notre jeune cavalier vient de participer pour la première fois à une épreuve internationale "Hunter Seat". Ses premiers résultats sont encourageants et lui permettent de nourrir quelques ambitions. Vivre du cheval Mais au fait, vivre du cheval, est-ce encore possible hormis dans la haute compétition ? "Bien que notre société nait plus besoin du cheval comme force motrice ou moyen de déplacement, le cheval a encore un bel avenir grâce aux loisirs. Dailleurs, les métiers hippiques sont encore nombreux, nous dit Jérémy. On peut être propriétaire dun ponney-club ou dun manège pour chevaux. Il faut des cavaliers pour éduquer les jeunes chevaux. On a encore besoin des grooms pour entretenir les écuries, des maréchaux-ferrants pour soigner les pieds... La diversité des métiers est fort large. Mais vivre dune activité équestre est difficile tant les charges sont nombreuses, les équipements sont importants et la rentabilité est faible." Bien plus quun sport, léquitation est un métier pour Jérémy. Fort de sa volonté et de ses qualités de bon cavalier, il se fait remarquer dans les compétitions. Passionné, il travaille sans compter, nul doute que ses efforts seront un jour récompensés. Souhaitons-lui de connaître les joies du podium et que son aventure hippique se poursuive longtemps ! O. Weyrich |
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