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13 mars 2003 - n°197
En garde, Messieurs, êtes-vous prêts ? Les petits garçons jouent-ils encore au justicier Zorro ? Les fillettes imitent-elles la fille de d’Artagnan, vue à la télévision ? Les jeux de cape et d’épée sont passés de mode, mais la jeunesse ne dédaigne pas le sport dont les origines remontent au début de notre ère : l’escrime !
Le championnat n’apportera pas de points au classement général, mais il permettra de belles rencontres puisque ce sont environ cent tireurs qui viendront s’affronter sur les cinq pistes. Le matin sera réservé aux plus jeunes et l’après-midi aux adultes. «Nous avons dix catégories, filles et garçons confondus, au fleuret et dix à l’épée, continue Ortun Morais. Bastogne présentera dix tireurs et Arlon, quarante. à Neufchâteau, nous comptons sur Quentin Dupont au fleuret, très tactique, sur Edouard Léonet, qui est rapide comme un chat et gaucher, et sur Maxime Hanchir, à l’épée et au fleuret, qui est actuellement second sur quarante-trois au classement général. Sans oublier les dames Cécile Devleeschouwer et Rose Morais, qui sont tout à fait capables de faire des beaux résultats.» Mais rien ne sera facile, Arlon est un club qui peut compter sur septante-cinq ans d’existence, donc d’expérience, et qui a toujours compté de nombreux membres, quasiment tous militaires. Franz Marx, qui est aussi un ancien militaire, a passé toute sa carrière de maître d’armes en Allemagne et il insuffle certainement un esprit analogue en matière de tactique, résistance et maîtrise de soi. Du beau spectacle en perspective ! Aujourd’hui, même si des nuances d’enseignement jouent, l’escrime est «mondialisée», on ne peut plus vraiment parler «d’écoles» comme à la Renaissance.
En attendant cette belle journée du 11 mai, les plus jeunes de club chestrolais lorgnent vers un stage d’escrime artistique, celle qui sert dans les spectacles, avec de beaux gestes amples. Là où on a le temps de tourner sur soi-même (et de mourir six fois!)… comme au cinéma. B. Herry
Juste un petit mot Indiscrétion … discrétion ? Depuis trois semaines, la saga virtonnaise secoue le monde du foot dans tout le Luxembourg. Les interviews de TV Lux, les reportages dans nos différents quotidiens déballent, sur la place publique, le linge sale d’un club que l’on croyait serein, où il faisait bon vivre, supporter, s’entraîner, jouer, diriger… L’extrasportif et le relationnel prennent cette fois le pas sur les résultats pourtant très probants des équipes des Verts de Gaume, de la 1re aux plus jeunes, à l’échelon national. Cet épisode à l’américaine laissera à coup sûr des traces au sein du club. On attend du président Allard une prise de position ferme. Peut-il pourtant, du jour au lendemain, jeter à l’eau ceux qui font l’ossature de l’organigramme du club ? Les supporters multiplient les marques de soutien à un entraîneur qui symbolise la réussite des Verts au sommet du foot national. Entre les deux, le cœur du président balance. Mais fallait-il tout déballer ? Ne pouvait-on régler ces différends en famille ? Quand la presse s’en mêle, il est difficile de prendre le recul nécessaire sans froisser certaines susceptibilités. Le club est en pleine crise de croissance, mais gageons que le porte-drapeau du foot luxembourgeois continuera à se distinguer sur le plan sportif et que la Marseillaise retentira encore de nombreuses fois au Faubourg d’Arival. R. Collot |
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