14 avril 2000 - n°141

175 ans des Pompiers

De caserne en caserne...

ce qui fut la caserne de 1938 à 1969Depuis le début des activités du service incendie, jusqu’en 1870, le matériel d’incendie est placé dans différents locaux appartenant à la commune. Cette dispersion du matériel provoque de réels problèmes. Le conseil communal prend des dispositions pour réaliser la construction d’une remise pour les pompes d’incendie. La réalisation de ce projet démarre en 1873. Elle se trouvait à l’angle de la rue d’Arlon et de la rue des Oies. Le coût est de 326,77 francs.

Ce local devient vite trop petit et menace de tomber par manque d’entretien. Dans l’après-midi du 25 avril 1926, deux ouvriers pratiquent une ouverture dans les caves de l’école moyenne. Ils agrandissent une ouverture pour fournir aux pompiers un local convenable.

à gauche, ce qui fut la caserne de 1871 à 1888Quarante ans plus tôt, soit en 1886, les pompes avaient été remisées place du Château dans l’ancien palais de justice. Elle ne restent pas longtemps à cet endroit car le local est peu pratique, les pompes sont entreposées dans un endroit puis dans un autre. Les pompes se trouvaient sous le perron de l’école moyenne, les tuyaux étaient placés dans le local du corbillard et les échelles étaient remisées dans un hangar attenant au bâtiment de la justice de paix. Lorsqu’un incendie éclatait, les pompiers allaient et venaient, ne sachant eux-mêmes où trouver le matériel d’incendie, et quand ils arrivaient sur les lieux, le feu avait déjà fait rage. A présent tout a changé, le local est grand et peut renfermer tout le matériel, il se trouve au centre de la ville et l’entrée en est très facile.

Le 16 mai 1926, le corps des pompiers en prend possession. Les voilà enfin chez eux, à l’aise et à l’abri, au centre de la ville où tout leur matériel est rassemblé.

En 1938, le matériel devient de plus en plus important. Il est décidé d’aménager l’ancienne prison de la ville pour la transformer en caserne des pompiers. La porte brune métallique sert de sortie. Ce n’est que lorsque la deuxième autopompe est livrée que l’ouverture face au palais de justice est réalisée.

Cet endroit est très bien choisi parce qu’il est situé au centre de la ville. Durant le week-end, il est possible de réaliser des exercices à proximité. Il y a de la place en suffisance pour mettre tout le matériel à l’abri. Au début, il est question de pompe à bras, d’une motopompe et d’une échelle sur roue.

Ensuite vient la motorisation proprement dite. Il faut ranger un camion transport de matériel, puis une autopompe, une ambulance, une seconde ambulance, une auto-échelle et une seconde autopompe. On se rend très vite compte que ce n’est plus possible et qu’il faut prendre une décision. Et on la prend.

Nouvel arsenal moderne pour les pompiers

nouvelle caserneLe 30 juillet 1962, le conseil communal vote la construction d’un arsenal ultramoderne sur un terrain communal. L’emplacement est idéal, près de la fontaine communale rue d’Arlon. Le 29 avril 1963, l’architecte Allard établit l’avant-projet. Celui-ci est examiné et approuvé par le conseil communal. Le devis s’élève alors à 8.894.000 francs. C’est lors de la séance du 23 octobre 1963 que le projet est approuvé par le conseil. Le devis est estimé à 13.633.000 francs dont 65 % sont couverts par l’Etat. Les 35 % restants seront pris en charge par le fonds des dépenses communales, réparti entre les vingt communes intéressées.

Malheureusement une surprise de mauvais goût va faire comprendre aux responsables communaux qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud. En effet, un arrêté paru au Moniteur modifie complètement le taux d’intervention de l’Etat dans la construction.

Les travaux vont coûter plus cher que prévu à la commune, mais puisque le gros oeuvre est terminé, il faut aller jusqu’au bout.

C’est le 22 décembre 1969 que les pompiers déménagent vers leur nouvelle caserne au numéro 36 de la rue d’Arlon, tout de suite après deux incendies consécutifs de bâtiments, à savoir à Lacuisine et à Mellier.

Cette nouvelle construction répond toujours aux besoins actuels. L’argent dépensé n’a pas été jeté par les fenêtres. A l’heure actuelle, il faudrait près de 60.000.000 francs (en se référant au prix de l’époque) pour réaliser la même, ce qui serait impossible.

L’immeuble comprend deux volumes de construction : le volume I, façade côté rue d’Arlon; le volume II, façade vers la rue de la Quiquaine.

Le volume I :

Cette partie de la construction a 33,5 m de façade, 13,4 m de large et 13,7 m de haut.

Le sous-sol : un abri pour une centaine de personnes, une laverie pour les tuyaux, une tour de séchage, trois caves, un local pour le groupe électrogène, un hydrophore.

Le rez-de-chaussée : un garage, un poste de commandement, les installations sanitaires, le sas d’entrée, la cage d’escaliers.

Le 1er étage : une salle de réunion de 13 x 13 m, deux bureaux, un poste de signalisation, un local pour les officiers.

Le 2e étage : un appartement pour le concierge, un hall, une salle pouvant servir de dortoir, un petit hall avec le mât de descente.

Le volume II

Cette partie de la construction a 23,1 m de façade, 13,9 m de large et 7,3 m de haut.

Le sous-sol : des garages pour des petits véhicules, une fosse pour l’entretien des véhicules, des caves.

Le rez-de-chaussée : une salle d’outillage, un garage pour trois gros véhicules.

J.-M. Panier

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