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14 avril 2000 - n°141
Disons que la soirée douverture fut très réussie et quelle laisse déjà le souvenir dun véritable événement. Préalablement à la soirée musicale, Charles Bossicart a donné le coup denvoi des festivités lors dune réception académique réunissant de nombreuses personnalités et autorités de la région.
Il a ensuite évoqué lhistoire de Libramont, son développement grâce à larrivée du train qui depuis na cessé de conforter sa position de pôle de développement et de carrefour du monde rural. Cest ensuite le président du centre culturel, Christophe Mouzon, qui a pris la parole pour commenter un programme de sept mois de manifestations. Il sest réjoui de voir quil est encore possible de mobiliser les citoyens, les associations et les institutions autour dun seul projet. Les Libramontois ont été vivement invités à prolonger le plaisir de se retrouver lors de ces nombreuses manifestations. Des habitants qui dailleurs bénéficient dune réduction de 50% sur le montant des entrées perçues lors des spectacles payants.
Cest le président de lHarmonie du Ban de Chevigny, Nestor Talbot qui accueillera un public de mille personnes. Comme il est de coutume, il remercia les sponsors qui ont permis lorganisation de cette soirée, dont la commune de Libramont et son bourgmestre qui fut longuement applaudi par le public pour ses quarante-deux années passées au service de celle-ci.
Lensemble a interprété des "carmina Burana" qui sinspirent dun recueil contenant des poèmes et chants médiévaux découverts en 1803 à la bibliothèque de labbaye bénédictine de Beuren, près de Munich. Carl Orff sen est inspiré pour écrire sa cantate interprétée magnifiquement par cet ensemble inédit. A la fin du concert, le public a longuement applaudi les choristes et les musiciens pour la qualité de la prestation et le gros travail préparatif quils ont accompli.
La fête du chocolat
Pour les voir naître, nous avons poussé la porte de latelier de Joachim Laloi, artisan chocolatier installé à Libramont. La fabrication des "creux" a débuté avec le mois davril et les premiers motifs sont apparus tout de suite en magasin. Pour Joachim, il y a du travail jusquau jour de Pâques. Dici là, il verra défiler des milliers dufs, des centaines de poules, de lapins et autres cloches de toutes tailles.
Joachim, lui, naime pas trop parler du chocolat blanc quil considère comme un intrus. Il préfère sattarder sur le chocolat noir qui pour lui est de loin le meilleur, le fin des fins. Dailleurs, il nous fait goûter lune de ses dernières pralines, une petite cloche que lon mange déjà des yeux rien que pour la beauté et la brillance de son chocolat noir. Pour travailler le chocolat, il faut le faire fondre entre 45 et 50°C. Pour lui donner certaines qualités comme une belle brillance et du croquant, le chocolat est ensuite refroidi jusquà 27/28°C. On le réchauffera à nouveau pour le travailler à 32/33°C.
Lorsque le chocolat aura bien durci, on pourra démouler la pièce. Cette opération est aisée quand le chocolat est travaillé à la bonne température. Une fois démoulé, le creux pourra être rempli et garni de pralines ou dufs. Évidemment, décrites en quelques lignes, ces opérations peuvent paraître faciles. Mais il nen est rien. Faire du chocolat est un art, il faut bien connaître ses matériaux et posséder une certaine habileté pour ne pas mettre du chocolat partout !
"Nen déplaise à une certaine frange de la diététique rigoriste et rabat-joie, il ny a rien de plus doux, de plus suave, de plus léger, de plus craquant... que le chocolat. A condition toutefois de ne pas en abuser, cest comme les bons vins ! En plus de ses qualités nutritives et énergétiques apportées par le sucre, le beurre de cacao irremplaçable ! , le magnésium, le fer et le calcium, le chocolat donne volontiers un petit coup de fouet en cas de fatigue, car il contient de la théobromine et un peu de caféine.
Le chocolat est un produit qui se mange principalement durant les fêtes à Pâques et en fin dannée. Dici deux semaines Joachim pourra ranger tous ses moules dufs et de motifs divers, après avoir procédé à un fastidieux nettoyage des moules. En effet, c'est une vaisselle difficile à faire puisque le chocolat naime pas leau ! Attention aux éviers bouchés... Pour le moment, Joachim nen est pas encore là, il reste encore beaucoup de motifs à fabriquer, des heures de travail et des nuits sans dormir... Joachim Laloi |
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