14 juillet 2000 - n°145

Neufchâteau

21 juillet : le lac va en voir de toutes les couleurs !

L’artificier du film "Le huitième jour"

Depuis plusieurs années maintenant, il est un rendez-vous estival que le grand public ne manque pas, c’est le traditionnel feu d’artifice du 21 juillet, tiré au-dessus du lac.

Cette année, les organisateurs — le syndicat d’initiative — ont voulu marquer le coup pour récompenser la fidélité du public. En effet, environ deux mille personnes se pressent chaque été pour admirer cet éphémère spectale qui émerveille toujours autant !

Le S.I. a recruté un artificer de talent, celui qui a été choisi pour réaliser les effets pyrotechniques du film "Le huitième jour" de Jaco Van Dormael.

Durant cinq longues nuits, l’équipe de Must Fireworks a travaillé au tournage de la scène où Daniel Auteuil et Pascal Duquenne se trouvent aux pieds d’un bouquet gigantesque qu’ils ont allumé sur une plage de notre côte belge. Daniel Auteuil a déclaré avoir ressenti une impression de puissance et d’écrasement mêlé. Un sentiment bien connu des artificiers.

Mais les références de l’artificier n’en restent pas là : feu d’artifice au carnaval de Binche, à la citadelle de Namur, à l’abbaye de Floreffe ou encore le festival de Torhout Werchter... On ne va pas les citer tous !

Philippe Genion et Christian Meysman se sont taillés une solide réputation dans le monde des fusées, au point d’éclairer aujourd’hui non plus les nuits belges mais aussi étrangères. Récemment, on a pu voir leurs bouquets enflammer le ciel du festival de Cannes, de l’île Maurice ou de Zürs en Autriche.

"Notre grande force, expliquent nos artificers, c’est que contrairement à d’autres artificiers, nous nous approvisionnons en matériel chez un grand nombre de fournisseurs étrangers. Nous ne retenons que les échantillons produisant les effets les plus beaux." La succession de bouquets colorés, l’ampleur et la hauteur des effets sont des éléments indispensables pour un spectacle réussi et apprécié du public. Si on ajoute à cela une bonne harmonisation des couleurs et un timing irréprochable, l’effet visuel est garanti !

Ce sont donc des pros dignes de ce nom qui sont passés maîtres dans l’art d’embraser les ciels étoilés. Le syndicat d’initiative a donc misé gros pour que le 21 juillet 2000 reste dans les annales de la ville chestrolaise. Un week-end qui s’annonce d’ailleurs festif puisque durant deux jours, les animations vous se succéder sans répit. Le premier jour verra se dérouler la première fête au château (à partir de 11h). En soirée, le traditionnel feu d’artifice de la fête nationale sera tiré au-dessus du lac (à 23 heures). Le demain, la soirée débutera par une course de cuistax dans les rues du centre-ville (départ à 19 heures) et se terminera en musique sur la place du château avec le concert "chest-rock" (à partir de 23 heures).

Alors, à vous de juger, ne manquez pas ce feu d’artifice qui promet d’être inédit !

Dans les coulisses d’un feu d’artifice

C’est à partir de l’après-midi que l’équipe d’artificiers est à pied d’œuvre afin de monter le spectacle qui aura lieu dans la soirée. L’équipe installe des dizaines d’obusiers suivant un schéma préétabli. Les obusiers sont les tubes en carton ou en acier, suivant la puissance de la charge explosive, qui contiennent les fusées et les bombes. Chaque rampe de lancement est disposée en fonction des différents tableaux imaginés par l’artificier. Les munitions utilisées se nomment bombes multi-effets, fusées dites "pluies d’étoiles", jets d’eau... Elles proviennent de toute l’Europe : France, Allemagne, Espagne, Italie... chaque pays ayant sa spécialité.

Une bombe se compose de poudre explosive à laquelle on ajoute de la sulfure, de l’aluminium ou encore de fer, de façon à obtenir différentes couleurs. La poudre est pressée en forme de billes qui, quand elles s’enflamment, explosent en étoiles. Pour propulser les billes, il faut de la poudre noire, un explosif très puissant qui lancer la fusée très haut dans le ciel.

Même si la tradition veut encore que l’artificier "joue avec le feu" en tirant à la main les fusées, aujourd’hui, de plus en plus de feux sont déclenchés par des inflammateurs électroniques.

Le métier d’artificier, le vrai, celui qui tire le feu d’artifice et non pas celui qui fabrique les fusées, c’est l’art de créer les différents tableaux qui vont se succéder pendant le spectacle. C’est une vraie composition artistique qui doit savoir susciter l’émotion, l’admiration et même provoquer la surprise comme les bouquets finaux.

En général, les artificiers n’encouragent pas les feux d’artifice de longue durée. Il faut qu’il soit intense, pour en mettre plein la vue en un quart d’heure.

Mais l’angoisse de l’artificier n’est pas la pluie et le vent. C’est avant tout la fusée qui ne démarre pas ou un inflammateur qui tombe en panne. Il faut alors improviser. Il n’y a pas de répétition possible pour les feux d’artifice. L’artificier travaille en direct, il réside toujours un peu de danger. Il faut avoir de bons réflexes. Les tireurs doivent toujours être frais et dispos et l’alcool leur est interdit !

Ce type d’activités exige une organisation minutieuse et une sécurité maximale. Il faut être attentif à l’environnement, aux lieux où les déchets des feux sont susceptibles de retomber, à la vitesse du vent... et même à la pression atmosphérique.

L’échevin des travaux s’attaque aux bâtiments insalubres

"La rénovation urbaine passe d’abord par l’assainissement d’un certain nombre de sites", c’est ainsi que s’exprimait l’échevin des travaux de Neufchâteau, Guy Lescrenier, lorsqu’ont débuté les travaux de démolition des anciens garages de la Maison Bourgeois (rue des Fossés).

C’est sur ordre d’un arrêté de police signé par la bourgmestre Nelly Gendebien qui se justifie par l’état insalubre et menaçant du bâtiment, que l’entreprise Lepage de Hamipré s’est attaquée au "chancre" sous l’œil presque satisfait des habitants du quartier. En lieu et place des garages en ruine, un parking sera aménagé temporairement en attendant la rénovation de la placette. Aucune reconstruction n’est prévue à ce jour, seulement un espace vert est en projet.

Cette destruction est la seconde — la première fut la Maison Lambert —, d’autres vont suivre dans les tout prochains jours. A l’heure où nous écrivons ces lignes devrait débuter la démolition du fameux embarcadère du lac, ce bâtiment hideux qui crève le paysage de la vallée du lac. Cette décision devrait rencontrer la satisfaction de nombreux habitants de la ville qui désespéraient de le voir disparaître. Les anciens vestiaires du terrain de football devraient connaître le même sort. Enfin, c’est avec la bénédiction des architectes et des experts locaux que cette grande entreprise d’assainissement vient d’être lancée.

Offaing, la Remise : on est passé à côté de la catastrophe !

"C’était vendredi dernier, il était 22h50, dit Edgard Grevisse, propriétaire du Musée La Remise à Offaing, nos derniers visiteurs venaient de quitter l’auberge, lorsqu’une voiture folle est venue heurter de plein fouet la terrasse... Quelques minutes auparavant, trois enfants jouaient sur la table en attendant leurs parents... On a évité le drame." Cet accident soulève à nouveau le problème de la sécurité au carrefour d’Offaing. "En 1984, il y a déjà eu deux morts à ce carrefour",, dit Ed. Grevisse qui a déjà fait de nombreuses démarches pour demander l’aménagement du carrefour. En 1993, il a fait une demande au MET pour tracer un passage pour piétons. Le MET lui a répondu qu’il fallait s’adresser à la commune pour réaliser ce passage. En octobre 1994, c’est le MEt qui réalise les travaux demandés... En janvier 1995, Ed. Grevisse, toujours préoccupé par la sécurité du carrefour, écrit une lettre à la bourgmestre de Neufchâteau. Il reçoit un accusé de réception... "Je sais bien dit Ed. Grevisse, cette route est une route régionale. Mais si je me réfère au journal La Meuse du 16 juin dernier, la Ministre Durant voudrait donner une autonomie maximale aux gestionnaires de voirie, et donc aux communes pour permettre des aménagements en faveur des usagers de la route." Edgard Grevisse ne souhaite pas seulement des panneaux indiquant 50km au lieu de 70. "Cela ne suffit pas, dit-il. il faut des moyens mécaniques qui obligent les conducteurs à aller moins vite : comme des effets de portes, des rétécissements, que sais-je...".

"J’aime m’installer sur la terrasse, poursuit-il. Le coin est beau. Dernièrement, un camion roulait si vite, une roue dans le filet d’eau... j’ai paniqué et je suis rentré !"

Une école maternelle à Massul ?

Communiqué de l’échevin de l’enseignement de Neufchâteau, E. Guiot :

"Ensemble, sauvons l’école de Massul-Molinfaing : le pouvoir organisateur ouvrira une classe maternelle et maintiendra la classe primaire pour le mois de septembre 2000 (implantation de Massul). Une vingtaine d’enfants inscrits pour les deux classes permettraient de faire vivre l’école rurale de Massul. Elle le mérite. Nous comptons sur vos enfants, nous sommes sûrs que nous pouvons compter sur vous, les parents". (Rens. 061 27 50 90)

Echec à l’échec !

Deux échecs… en math et en sciences. Un travail de vacances en anglais. Des craintes en français pour l’année prochaine…

Voici belle lurette que de telles réflexions ressurgissent en fin d’année scolaire. L’Asbl " Les jeunes scientifiques de Belgique ", bien consciente du problème, tente chaque année d’aider les jeunes à trouver une réponse efficace à leurs problèmes scolaires, en organisant les ateliers de rattrapage " Echec à l’échec ".

Dans notre province, cette session se déroule à Neufchâteau.

" Durant les huit premières années, c’était à Transinne qu’avait lieu " Echec à l’échec ", explique Jean Fouquet, responsable provincial. Cependant, il fallait payer les locaux et les bus étaient moins nombreux. Ici, les locaux nous sont gracieusement prêtés par l’Institut Saint-Michel. La ville a une position centrale. Cela fait maintenant cinq années que cela marche très bien. Six ou sept professeurs sont à la disposition des jeunes pour les aider, grâce à un soutien pédagogique, à préparer un examen de passage, un travail de vacances ou tout simplement à revoir des bases insuffisamment acquises. Et cela porte ses fruits! L’an passé, c’est une petite centaine d’élèves venant de toutes sections et de tous réseaux d’enseignement confondus qui se sont inscrits. Le résultat fut plus qu’encourageant: 91% de réussite en deuxième session!

J’espère que les résultats sont aussi positifs pour les autres ateliers " Echec à l’échec " qui se déroulent dans les grandes villes telles que Bruxelles, qui accueille entre cinq cents et six cents participants, Charleroi ou Liège! "

Sous la direction d’un animateur expérimenté, les élèves sont donc regroupés par année et par branche. Les groupes sont limités à huit élèves.

Pendant dix jours et à raison d’une heure un quart par jour et par branche, les élèves ont ainsi l’occasion de rencontrer d’autres jeunes qui ont les mêmes difficultés scolaires. La mise en commun de ces difficultés est souvent source de progrès.

Si vous êtes intéressés par la sassion " Echec à l’échec " qui se déroulera cette année du 31 juillet au 11 aout, vous pouvez contacter Jean Fouquet au 061/ 27 79 94.

Ph. Rossignon

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