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14 décembre 2001 - n°171


Une discipline à découvrir
: le mondioring
Daniel Huberty de Léglise rentre d'Italie,
où à Asti, dans la région du Pô, il a participé
avec brio au championnnat du monde de mondioring. Il a remporté le titre
de champion du monde en équipe et la sixième place au classement
individuel. Nous ne pouvions pas laisser ce beau résultat sans écho
! Profitons de l'occasion pour faire connaissance avec un sport peu connu.
Le
" Mondioring " est une discipline sportive de défense canine
qui a été élaborée par des délégués
de plusieurs pays d'Europe et d' Amérique dans l'espoir qu'il puisse
devenir le relais des programmes internationnaux existants et permettre une
union enrichissante de tous les amateurs du " chien de travail ",
débutants ou chevronnés.
Pour pratiquer le mondioring, il faut un terrain clos équipé de
matériel divers et une ou deux personnes protégées par
un costume, appelé homme assistant, qui seront les partenaires du chien,
de leurs conducteurs et des juges chargés de départager dans les
concours, aux conditions prévues dans le règlement. Ce règlement
concerne l'ordonnancement des épreuves, les points attribués aux
exercices et les pénalités lors de fautes commises.
Ce sport met en évidence les qualités
du couple " maître-chien ". Il compte trois catégories
ponctuées par la difficulté des exercices : l'obéissance
(marche au pied sans laisse, refus d'appât, positions à distance...),
les sauts (hauteur, longueur, palissade...), les exercices de mordant, recherche
et escorte, défense du maître, garde d'objet... La finalité
du mondioring est de mettre en évidence les aptitudes du chien, la qualité
de son dressage, la maîtrise de son conducteur et surtout le patrimoine
génétique du chien.
L'info : - Quelle est la différence
entre le mondioring individuel et en groupe ?
Daniel Huberty : - En fait, il n'y en a pas. Tout au long de l'année,
chaque concurrent participe à des concours nationaux et internationaux
individuellement pour emmagasiner des points. Ces points sont comptabilisés
et la moyenne des points des six meilleurs concours donne l'opportunité
de représenter la Belgique au championnat du monde.
L'info : - Qu'est-ce que ce sport a comme exigence ?
D.H. : - De l'assiduité, car les chiens sont entraînés
plusieurs fois par semaine depuis leur plus jeune âge. De la patience
puisqu'il faut plusieurs années avant d'accéder aux concours.
Il faut aussi arriver à former une équipe avec son chien, le comprendre,
travailler avec ses aptitudes car chaque chien a ses dispositions propres qu'il
faut comprendre, analyser et maîtriser pour sortir plus fort à
chaque entraînement !
L'info : - Pour parvenir à pareil niveau, qu'est-ce que cela représente
comme efforts et comme sacrifice ?
D.H. : - Il faut consacrer beaucoup de temps. Il y a tout d'abord le
chien qu'il faut héberger dans des conditions correctes, nourrir de façon
adéquate, éduquer et entraîner régulièrement
mais surtout qu'il faut aimer car nos chiens se donnent totalement ! Il faut
aussi prévoir pas mal d'argent ! Les déplacements sont nombreux.
L'info : - Est-ce que cette discipline peut être pratiquée
avec n'importe quel chien ?
D.H. : - Oui et non, il y a des races qui n'ont pas d'aptitudes suffisantes
pour remplir le "contrat". La race principale, celle qui arrive en
tête du classement, est le berger belge et le Malinois. Il y a aussi des
bergers allemands et plus rares sont les rottweilers, beaucerons, bouviers des
Flandres, et autres dobermans qui parviennent à gravir les échelons.
On peut donc parler de races de prédilection.
L'info : - Qui sont les personnes qui font partie de votre équipe
? Sont-ils de la région ?
D.H. : - Steve Seynave, notre coach, champion du monde pour la troisième
année consécutive fait partie du team du Championnat du monde,
les autres équipiers ne sont pas de la région. Pour ma part, je
suis le seul représentant de la province.
L'info : - En deux mots, qui est le club Education Canine Léglise
? Où cela se passe-t-il et quand ? A qui s'adresser ?
D.H. : - J'assure la présidence de L'Education Canine Léglise
qui est un club de Mondioring dans un but de concours qui dispense également
des cours d'éducation et d'obeissance.
Cela se passe les lundis de 18h30 à 19h30
sur le terrain de Léglise situé à côté du
terrain B de la RUS Léglise. Attention, la reprise des cours se fera
le premier lundi de février (interruption d'hiver).
Pour plus de renseignements, on peut nous contacter au 061/255973 ou au 0495/
642132
O.W.

" Entre loups et clocher
"
A l'occasion du centième anniversaire de
l'église de Louftémont, quelques habitants du village, chatouillés
par l'idée de rassembler les contes et histoires de leur patelin, ont
entrepris d'interroger leurs aînés. Par petits groupes, on les
invita durant une soirée à évoquer les souvenirs du passé.
Tandis que le magnétophone enregistrait les précieuses conversations,
les instigateurs de ces rencontres imaginaient déjà les tableaux
d'une grande pièce de théâtre à travers laquelle
tout le monde allait pouvoir compulser la mémoire collective.
Très
vite, ces soirées conviviales allaient livrer un trésor de sujets
gardés en mémoire : les mariés de mai, les parties de chasse,
les veillées, les bals, les moissons
Tout cela mis sur papier,
il se dégagea un ensemble d'histoires et d'anecdotes qu'une équipe
de passionnés allaient reformuler sous forme de scénario. Il fallut
de la créativité et du talent à Isabel Mathey et Jacques
Fabender pour lier tous ces souvenirs et en faire un spectacle, en plus du temps
et de l'énergie qu'ils durent y consacrer. Entourés d'une belle
équipe et d'une troupe d'acteurs issus de la population locale, nos metteurs
en scène vont réussir le tour de force de faire défiler
la mémoire du village sur une scène où déjà
se rythme la vie de toutes les familles : celle de l'église locale.
Le spectacle sera baptisé " Entre loups
et clocher ", à l'image de tout ce qui peut se vivre, se dire, se
jouer à l'ombre de l'église, symbole du village. En effet, l'édifice
qui se dresse droit dans ce paysage de vallées est l'élément
de repère. Haute de ces trente mètres et de ces cent ans d'âge,
l'église est la fierté du village. C'est elle que l'on célèbre
d'ailleurs ! Alors, il allait de soi d'y jouer la vie d'un village et de ses
gens. Ils vont tous défiler, enfin, presque. Les auteurs ont retenu les
visages les plus frappants, ceux qui ont marqué les mémoires et
qui caricaturent les " leus ", c'est ainsi que l'on appelle les habitants
de Louftémont. Les lavandières, les tartelleurs, le curé,
les prisonniers de guerre, Bertine
tous ont raconté un brin d'histoire,
les grands moments mais aussi les plus cocasses qui restent quelquefois longtemps
en mémoire comme celle-ci par exemple :
En ce temps-là, les hommes, le dimanche,
vont boire un verre chez Merjeai, chez Mayérus ou chez Bertine, un café
situé au centre du village. Grâce à ses clients, Bertine
est au courant de toutes les nouvelles du village. Et gare aux clients qui n'auraient
rien à déclarer : ils sont mal vus. Le Georges, qui est un habitué,
a donc baptisé l'établissement " La Douane ".
Bertine : - Et alors, Georges, il n'y a rien de neuf au village ?
Georges : - Rien de spécial. Ah si quand même. Tu connais
l'Albert, celui qui est domestique chez le Milien du Galanthomme de Behême.
Bertine : - L'Albert, oui.
Georges : - Eh bien l'autre jour, il était donc à Behême
à la ferme et je suppose qu'il n'y avait pas grand-chose à faire,
les foins étaient finis. Donc, après le dîner, on lui dit
: " Albert, tu irais bien chercher des myrtilles. Tantôt le mois
de juillet sera passé et on n'en aura pas eu. " L'Albert, c'est
un jeune homme très gentil, travailleur aussi et rapide. " Prends
un seau et la machine à myrtilles et tu iras du côté de
Thibessart, à Gredu ; là il y en a toujours beaucoup ". Voilà
donc notre Albert parti et une demi-heure après, le voilà rentré
avec un seau rempli de myrtilles. " Mon Dieu, c'est pas possible, te v'là
déjà. Comment t'as fait ? " lui dit la femme de Milien. "
Ah ! j'ai eu de la chance, dit l'Albert. Il y avait des femmes de Thibessart
qui étaient aux myrtilles. Elles avaient déjà un seau tout
rempli. Je l'ai transvasé dans mon seau et je suis revenu. "
On
pourrait aussi évoquer l'épisode du sanglier tué à
la lance ou celui de la chasse aux baos (hannetons), mais la place nous manquerait.
C'est autant de souvenirs que "la troupe du 100e" a fait revivre.
Les scènes de la vie du temps passé n'ont pas manqué d'occasionner
quelques bouffés d'émotions dans le public venu nombreux aux deux
seules représentations. Un public qui est tombé sous le charme
de ce qu'on peut appeler une oeuvre "historique". Plus d'un "leu"
a été troublé par le souci du détail et la fidélité
des récits. Le tableau était d'autant plus poignant qu'il mettait
en scène d'authentiques habitants, acteurs du passé qui sont surgis
du présent pour raconter et chanter les airs de jadis, comme René
et Joseph par exemple qui ont créé l'émotion en fredonnant
"La caissière du grand café" ou encore "Le facteur"
! Après de longs applaudissements, tout le monde, acteurs et spectateurs,
se confondant, ont trinqué en ressassant les souvenirs innombrables que
Louftémont leur a laissés. La soirée s'est prolongée
au son de l'accordéon comme à l'époque des bals musettes...
vous savez...
Ol. Weyrich
"Entre loups et clocher" a été
écrit par isabel Mathey et Jacques Fasbender sur base des souvenirs racontés
par Marié Déom, André Wauthier, Madeleine Fasbender, René
Wauthier, Omer Petit, Joseph poncin et André Schmit.
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