15 mars 2002 - n°175


Plus que des livres !

La passion de la lecture… s’attrape, se vit et se partage.

La bibliothèque de LibramontIsabelle Glaise en est convaincue et ne cesse de le montrer. Les portes de la bibliothèque de Libramont sont grandes ouvertes sur une vision animée de la culture littéraire. Dans les rayons : 80 000 livres… 80 000 raisons de s’évader !

Des bouquins, des ouvrages, des livres pour enfants, des chefs-d’œuvre… appelez-les comme vous voulez ! Ils sont là bien rangés et n’attendent qu’une chose… c’est d’être dérangés, ouverts et lus jusqu’à la dernière goutte d’encre.

Au départ, le bâtiment de l’avenue de Houffalize servait de réserve au bibliobus. Trois mille à trois mille cinq cents livres " tournaient " dans le bus… pendant que tous les autres dormaient paisiblement ! Et puis poussé par un courant favorable, il s’est converti en bibliothèque publique grâce à une impulsion de la Communauté française. Fin octobre 1998, comme un coup de clairon qui sonne le réveil… Isabelle Glaise commence fort en invitant dix auteurs pour l’inauguration.

Les livres du bibliobus servent de premier stock. Par la suite un budget communal est consacré à l’achat de nouveaux ouvrages et les étagères se remplissent, s’inondent de fictions, de bandes dessinées, de journaux, de CD-rom, d’auteurs belges… Un service Internet complète l’espace. Mais tout cela, il faut que ça bouge ! Alors, Isabelle organise des animations – toujours axées autour du livre bien sûr – comme des conversations avec un auteur dans un décor, une exposition avec des sculptures fantastiques. Pour les enfants, des ateliers sont créés pour les sensibiliser : avec du papier, de la colle, des images, ils fabriquent des histoires. Ils vivent la ferme dans les livres pour tous petits, assis sur des bottes de paille et jouent à imiter les animaux, à reconnaître les yeux bandés… des plumes, des poils de lapin ! Ils écoutent des contes sur un grand tapis… émerveillés. Les écoles sont régulièrement invitées et les bilans sont toujours positifs. Surtout que de nombreuses activités sont gratuites. " Des subsides existent, il faut les utiliser… tant pis si on passe du temps à remplir les documents”, explique Isabelle.

A force de se démener… la bibliothécaire s’est vite retrouvé avec un emploi du temps trop chargé. Des collaborateurs ont dû être engagés. Emmanuelle Robinet, historienne, est venue apporter ses connaissances. Cécile, secrétaire, donne un coup de main efficace pour les travaux de bureau et les activités pour les enfants. Et Grégory, qui a une formation en bureautique s’est pris de passion pour le monde littéraire et songe sérieusement à retourner sur les bancs de l’école pour suivre aussi une formation de bibliothécaire. "C’est très bien, ajoute Isabelle, parce qu’on doit tout savoir. On peut avoir un lecteur qui vient chercher de la documentation sur la mucoviscidose chez l’adolescent, celui qui suit s’intéresse à la géographie, le troisième veut des éléments sur le mode de vie en Guinée et après on plonge dans les romans psychologiques. On nous demande de tout et nous voulons satisfaire tout le monde ".

Depuis un an, une ludothèque est installée dans l’espace enfants. Les jeux sont juste à côté des livres… et c’est fait exprès ! Attirés par les grandes boîtes colorées, c’est tout naturellement que les petits tendent les mains vers les histoires. Objectif atteint !

A force de remuer, de s’associer avec l’Académie d’été ou le Centre culturel, d’inviter des auteurs et d’organiser des expositions… l’équipe se trouve à l’étroit. Des projets d’agrandissement, de transformation sont dans l’air. Un escalier, là, au milieu qui descendrait en sous-sol… ce serait tellement bien ! Des plans sont en formation chez l’architecte… et Isabelle Glaise est très impatiente.

La bibliothèque de Libramont est ouverte quatre demi-journées par semaine. Une page explicative sur le site de la ville donne des détails : www.libramont.be , le téléphone est le 061 233 480.
B.H.

Le gaz n’avance qu’à petits pas

Le réseau de gaz de Libramont va être étendu. Il passera par ici… On parle même d’alimenter Neufchâteau en gaz venant d’Algérie ! Parce que la conduite principale est proche de la ville… Bruits de trottoir ou informations fondées ?

Le gaz n’avance qu’à petits pasEntre le terminal gazier de Zeebrugge, le Havre, la Bretagne, le sud de la France, le nord de l’Italie et les pays de l’est, tout un maillage de conduites est constitué. Notre pays, qui est au centre, est évidemment traversé par d’énormes tuyaux transportant du gaz à très haute pression (200 bar) dont un passe à proximité de Libramont et Neufchâteau. Des maisons particulières de Libramont sont raccordées au gaz naturel et on comprend que les gens s’interrogent au sujet de sa distribution, surtout dans des moments comme celui-ci où l’on encourage son usage pour les chaudières lors des salons du bâtiment. Pas de poussière, pas de suie, pas de fumée, une combustion qui ne produit que de la vapeur d’eau et du gaz carbonique ! Cette énergie a tout pour plaire, même son rendement.

Le gaz naturel, du CH4 (méthane), passe, c’est exact. Le distribuer dans les habitations… est une autre histoire ! A cela, deux raisons majeures. Tout d’abord, en Ardenne, les maisons sont disséminées. Par rapport à une grande ville où les habitations sont serrées les unes contre les autres, avec parfois des appartements, placer des conduites coûte une fortune. D’autre part, notre sol est massif et rebelle ! Nous avons du schiste bien dur et pas de sable comme en Campine. Avant d’ouvrir des tranchées tous azimuts, Electrabel y regarde à deux fois.

Un dossier bien ficelé

Avant d’ouvrir un chantier, la société distributrice réalise une étude de rentabilité. Le demandeur doit être un gros consommateur : une entreprise, un immeuble à appartements… et c’est ainsi que le gaz est arrivé à Libramont à la demande de l’usine L’Oréal, en octobre 1993. Une prise exécutée sur la conduite de 200 bar apporte le gaz jusqu’à un premier détendeur. Réduit à 60 bar, il va vers un autre poste de détente pour enfin être fourni à L’Oréal à 15 bar. Au départ de cette amenée de gaz, quelques rues sont desservies. Par la suite, des entreprises ont sollicité un raccordement et dans la foulée d’autres rues bénéficient également de cette énergie. Alors, maintenant, le réseau va-t-il encore s’étendre ? Rien à l’horizon pour l’instant… et tant qu’il n’y aura pas de demande importante, le réseau restera ainsi !

De la sécurité en point d’honneur

" Explosion au gaz à Liège " titre le journal Le Soir du 4 mars… et voilà que le souhait d’être fourni en gaz se transforme en crainte ! Surtout que ces accidents se multiplient actuellement" “Electrabel met tout en œuvre pour assurer la fiabilité de son réseau”, explique Christophe Hia, chef de district d’Arlon, “mais il faut discerner les accidents de distribution et les accidents domestiques. Forer dans un compteur de gaz, une fuite dans une habitation ne peuvent pas être portés à la charge du fournisseur d’énergie”.

Le gaz n’a pas d’odeur

"C’est pour cela qu’un parfum caractéristique est greffé au gaz au niveau des postes de détente. C’est un produit complexe qui " odorise " le gaz et qui disparaît au moment de sa combustion. Des véhicules renifleurs surveillent régulièrement le réseau. Surtout les endroits à risque, mais à Libramont l’installation est récente et très fiable. Les tuyaux en acier ou en polyéthylène sont enterrés à quatre-vingts centimètres dans le sol, sur lit de sable pour éviter d’éventuelles blessures causées par des morceaux de roche ". Et puis, pour qu’il y ait explosion, il faut des conditions particulières. Seule une concentration en gaz naturel dans l’air comprise dans une fourchette de cinq à quinze pour cent est dangereuse.

Hormis le coût élevé d’installation, distribuer du gaz dans notre Ardenne n’est pas plus compliqué qu’ailleurs. En hiver, les températures plus basses, en plus de l’effet de consommation, réduisent la pression mais de petits réglages ponctuels arrangent la situation. En attendant, pour Neufchâteau le gaz passe… mais ne s’arrête pas.
Renseignements à propos des installations ou des raccordements : 078 78 78 78 et pour toute odeur de gaz suspecte : 0800 87 0 87
B. H

Retour au sommaire



Publicityweb Référencement & E-marketing


Retour page d'accueil