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15 mars 2002 - n°175
Athlétisme Angélique Charlier au top ! Championne provinciale et championne francophone en cross dans la catégorie scolaires 2e année, Angélique Charlier ne compte pas sarrêter en si bon chemin. Après avoir décroché une très belle 4e place au classement général de la Cross Cup, Angélique se frotte aux meilleures athlètes lors des championnats de Belgique à Ostende le dimanche 10 mars. Objectif : terminer dans le top 5. Objectif atteint puisque lathlète chestrolaise parvient à se hisser sur la troisième marche du podium. Comment Angélique est-elle arrivée là ? Pourquoi avoir choisi le cross ? Quel temps faut-il consacrer à son sport favori pour arriver au sommet ? Voilà bien des questions que tout un chacun se pose quand il entend quune jeune athlète régionale figure parmi lélite dans sa discipline. Rencontre avec lintéressée qui nous retrace son itinéraire. Angélique : Jai toujours été sportive. Dès lâge de cinq, six ans je fais de la natation. Ensuite je touche un peu à tout : ju-jutsu, judo, basket. Cest en 96 que je me tourne vers lathlétisme. Après de bons résultats lors des cross FNSEL et sur les conseils de Roland Collot, je maffilie à lACBBS. Cross pendant lhiver et piste lété, plus spécialement le 1500 m. A partir de 2001, je donne la priorité au cross. Sport-études LInfo : Comment arrives-tu à concilier études et sport de haut niveau ? Angélique : Depuis cette année scolaire, je suis inscrite au sport-études à Mons. Pour avoir accès au sport-études, il faut soit détenir un titre de championne francophone ou bien avoir terminé dans les six premières dun championnat de Belgique. Je réponds aux deux conditions ; championne francophone de cross, jai également terminé dans les six premières du championnat de Belgique de 1500 m. LInfo : Comment se déroule une semaine au sport-études à Mons ? Angélique : Je suis les cours normalement comme dans nimporte quelle école secondaire. Toutefois mes heures détude sont casées les mardi et jeudi après-midi afin dy placer les entraînements. Concrètement la semaine se déroule comme suit : lundi cours de 8 h.20 à 16 h.10. Ensuite entraînement dune demi-heure, petit décrassage après la compétition du week-end. Mardi cours de 8h.20 à 14 h.20. De 15 à 17 h. entraînement où on travaille aussi bien lendurance que la vitesse. Mercredi cours de 8 h.20 à 11 h.50. Entraînement de 14 à 16 h. semblable à celui de la veille. La journée du jeudi est identique à celle du mardi. Vendredi cours de 8 h.20 à 16 h.10, dont deux heures de sport à lécole, autre que lathlétisme. LInfo : Combien dheures par semaine consacres-tu à lathlétisme ? Angélique : Si lon ajoute aux entraînements de la semaine un léger entraînement le samedi avec Jacques Lequeux ainsi quun entraînement ou une compétition le dimanche, cela doit faire environ 9 h./semaine. LInfo : Est-il facile de concilier études et sport de haut niveau ? Angélique : Non ce nest facile. Il est parfois même difficile de concilier les deux. Tout est question dorganisation et de caractère. Il y a des sacrifices à faire, des choix de vie. Mais quand la récompense est au bout, on oublie. Objectifs LInfo : Quels sont tes objectifs à court terme ? Angélique : Cette année jespère réussir les minima pour devenir élite. Cette reconnaissance passe par un bon temps sur 1500 m. Descendre sous les 435 pour les élites B, sous les 428 pour les élites A. Mon record personnel est de 447 mais il date dil y a deux ans. Tout est donc possible. Etre élite permet de participer aux stages de la LBFA, ligue dathlétisme. Ces stages sont organisés et financés en tout ou en partie par la Ligue. Létape suivante est de pouvoir suivre les cours le matin et de consacrer les après-midi uniquement à lentraînement. Tous ces projets passent par lobtention du statut délite. LInfo : Et à long terme ?
Er. Meunier Résultats en Cross Cup |
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