| 17 juin 2004 - n°242, 243, 244 et 245
Ciné Tchesté ! À la fin du mois d’août, Neufchâteau et ses environs seront le lieu de tournage du premier court métrage de fiction de François Pirot, jeune réalisateur chestrolais qui a choisi sa terre natale comme espace de création. Un évènement à suivre de près. Le parcours a été long, difficile, parfois désespérant mais le résultat se précise de plus en plus. Le projet de François Pirot a séduit les membres de la commission de sélection de films de la Communauté française. Son dossier composé du scénario, d’une estimation des coûts et de toutes les obligations légales a été retenu dans la masse de plus en plus importante des projets déposés devant cette commission composée de professionnels des milieux cinématographiques et audiovisuels qui se réunit trois fois par an.
Progressivement, le rêve devient réalité, l’équipe se met en place, le casting et les repérages débutent et le stress augmente. Le film illustre une confrontation entre un père et son fils. Le fils, musicien « raté », revient dans son village natal après avoir tenté sa chance en ville. Il espère que ce retour aux sources auprès de son père veuf et retraité lui apportera l’apaisement et résoudra ses problèmes existentiels. Mais il se rend vite compte que la situation ne correspond pas à son désir actuel et que la confrontation est inévitable. La perte du travail chez le fils et la vie de retraité du père les placent tous les deux devant la même question qui les réunit : Quoi faire ? François Pirot a choisi de traiter ce sujet au travers d’une forme sobre et légère qui privilégiera les longs plans-séquences. A l’instar du cinéaste japonais Ozu, maître d’un cinéma intimiste, François a la volonté de traduire un drame familial feutré par petites touches sensibles où le non-dit et le silence prennent toute leur place. Le travail du cadre sera important avec le souci de ne pas tomber dans un côté esthétisant trop voyant qui dénaturerait le propos. Cette façon de travailler a aussi pour but de donner la plus grande liberté possible aux acteurs. L’utilisation du plan-séquence permet l’ouverture d’un espace de jeu plus large et plus convivial afin de ne pas trop contraindre les acteurs à des directives techniques trop précises. D’autant qu’à côté d’acteurs professionnels, le réalisateur veut que le rôle du père soit incarné par un acteur amateur. Et pour cela, il a besoin de vous. Appel à candidatures François Pirot cherche un Ardennais âgé de 55 à 65 ans disponible pendant dix jours vers la fin du mois d’août jusqu’au début septembre. Il attend de cet acteur d’être avant tout une présence, une attitude face à la vie. Comme souvent dans les castings, il faut que la rencontre ait lieu, qu’un visage, qu’un corps exprime soudainement la vision du réalisateur. Cette alchimie est rare mais essentielle surtout quand on travaille sur le silence, le cadre et la lumière. Les premiers essais ont déjà commencé en présence du réalisateur et de Jean-Benoît Ugeux, jeune acteur professionnel, qui interprétera le rôle du fils mais le rôle du père est toujours à pourvoir. Vous pouvez adresser vos candidatures à Limited Adventures au 02/5040007, visiter le site Internet info@limitedadventures.com ou joindre le réalisateur au 0473/207465. En plus de cet acteur, la production a également besoin de figurants disponibles aux dates de tournage prévues. Enfin, et ce n’est pas la moindre des difficultés, l’équipe du film cherche un lieu de tournage principal adéquat à savoir une maison spacieuse, offrant une grande liberté d’occupation pendant le tournage, construite entre 1950 et 1970 qui idéalement surplomberait un village, aurait une vue vaste et dégagée sur la campagne et comporterait des châssis en bois. Malgré les « inconvénients » d’un tournage, ce court métrage serait le moyen idéal de mettre en valeur et de conserver les souvenirs d’une habitation régionale. Le défi est lancé, n’hésitez donc pas à contacter l’équipe du tournage ou à rencontrer François Pirot, vous pouvez le croiser à chaque séance du Ciné-Club Moulin Klepper où il anime mensuellement le débat-discussion qui suit la projection. Clap de fin. P. Dabe
Ensemble contre la maltraitance Des enfants des écoles de la commune de Fauvillers composent et réalisent, avec le groupe « Cré Tonnerre », un CD pour lutter contre la maltraitance des enfants. Un projet généreux et enthousiasmant. En septembre 2003, le conseil communal des enfants de la commune de Fauvillers exprimait le souhait de réaliser un CD pour venir en aide à une association oeuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance. Le nom du groupe Cré Tonnerre a tout de suite fait l’unanimité au sein du conseil et l’action « Bébé Accueil » de l’ALEM (Action Luxembourg Enfance Maltraité) rencontrait parfaitement l’attente des enfants. C’était le début d’une longue aventure qui aboutira bientôt à la réalisation et à la commercialisation d’un CD deux titres qui semble promis à un joli succès. Les élèves, principalement issus des classes de 5e et 6e primaires des trois implantations scolaires communales (Sainlez, Tintange et Fauvillers), ont relayé le désir du conseil communal des enfants et ont travaillé sans relâche sous la houlette de leurs instituteurs et des membres de Cré Tonnerre. Il a d’abord fallu trouver les moyens de développer l’imaginaire de chacun en choisissant des thèmes porteurs et fédérateurs. Chacun a proposé des mots, des bouts de phrases, des rimes qui se sont articulés au hasard de jeux littéraires basés sur les assonances, les synonymes ou la versification. Quels mots faire rimer avec quels autres ? Combien de couplets sont nécessaires ? De quelle durée seront les deux morceaux ? Qui chantera quoi ? Très vite, le thème des « animaux » s’est dégagé. Quoi de plus drôle que de faire rimer « Armand l’éléphant » avec « rage de dents », de déambuler avec « Christelle la tourterelle qui voudrait devenir Top Model » ou de rencontrer « Martial le cheval qui aimerait tant aller au bal » ? Le texte de « Tous mes amis » se structurait progressivement, il restait à imaginer une musique aussi festive et amusante que les paroles. Ce sera un « reggae » aux rythmes chaloupés et à l’atmosphère décontractée que Manu et Patrick, deux musiciens de Cré Tonnerre, composeront en veillant à trouver une place pour chacun. La structure des couplets permet à chaque enfant de placer et chanter une phrase personnelle tandis que le refrain reprend en chœur toujours le même thème : « Tous les animaux sont mes amis, du plus grand au plus petit. Tous les animaux sont mes amis, et les amis des animaux sont mes amis ». Ce refrain sera repris par tous les enfants des trois écoles communales. Cinquante voix unies en un même chant entraînant. Cette chanson se caractérise par un tempo rapide qui nécessite une grande agilité dans l’articulation et une précision minutieuse dans le placement des voix. Le travail est long et difficile mais le résultat vaut la peine. Dès la première écoute, le refrain se loge dans vos oreilles pour ne plus vous quitter. On pense à l’écriture et au rythme coutumiers à Jean-Luc Fonck, leader de Sttellla qui a déjà collaboré avec Cré Tonnerre. Un reggae idéal pour l’été qui résonne déjà dans les cours de récréation de toute la commune. Le deuxième titre Sous les horloges du monde évoque le déroulement d’une journée type d’un enfant. Du réveil au coucher en passant par l’heure de la cantine et du plumier s’écoulent joyeusement les petits détails du quotidien. La chanson déboule sur des rythmes rappelant les compositions de chants de marins comme « Les Gabiers du Ton », « Souquez les gars » ou « Hissez les voiles » tirées du premier album de Cré Tonnerre. La configuration classique du groupe gaumais (accordéon, basse, synthétiseur, guitare et instruments folkloriques) encadre la composition et assure le suivi technique nécessaire. Le projet a déjà été relayé sur les ondes de Bel RTL dans l’émission « Vide ton sac » animée par Claude Lelièvre et d’autres passages radio sont envisagés pour soutenir la diffusion du CD. A l’heure où vous lirez ces lignes, l’enregistrement devrait être terminé grâce à l’aide d’un studio mobile qui s’est installé dans la grande salle de la maison communale. Une nouvelle expérience à partager entre les enfants et des techniciens spécialisés. Il ne restera plus qu’à finaliser la pochette imaginée par les enfants et à presser les 500 exemplaires prévus. La boucle sera bouclée et les élèves auront participé à toutes les étapes nécessaires à la conception et à la fabrication d’un minialbum. Le CD devrait être disponible aux environs du 20 juin et sa diffusion sera assurée par les enfants dans les treize villages de la commune. Comme ils le disent eux-mêmes : « Vous aussi, vous voulez que notre rêve devienne réalité; vous voulez nous encourager dans notre initiative ; vous voulez nous écouter chanter avec entrain, chaleur et humour ; vous voulez nous entendre vibrer au rythme de L’ALEM ? ». Alors n’hésitez pas à les soutenir soit en réservant un CD auprès de Françoise Wirtgen, échevine de l’enfance de la commune de Fauvillers, commune@fauvillers.be ou en versant une participation financière sur le compte 091-0005045-30 de l’administration communale de Fauvillers avec la mention soutien CD enfants. « J’ai fait le rêve d’un monde, monde plus beau à faire ensemble… » est le vœu qui clôture la présentation de ce projet original et mobilisateur. La petite pierre apportée par les enfants de Fauvillers est un début à encourager. P. Dabe
Découvrir la culture celte
Les visiteurs, un instant déroutés, se sont vite mis à l’heure celte, ou plutôt: à l’âge du fer. Les uns s’exercent au javelot, les autres à la céramique ou au travail du bronze. Les enfants papillonnent d’un stand à l’autre et via un jeu de rôles, naissent, grandissent, apprennent un métier et vivent un destin de Celte comme il y a 2 500 ans. Ambiance décontractée sous les arbres, où l’on boit une bière ou un jus de fruit en écoutant un air de cornemuse... « Carnyx » revient. Ou plutôt : « carnyces », car nous aurons le plaisir d'accueillir non pas une, mais deux reconstitutions de cet instrument de prestige. Le principe de la manifestation reste inchangé
: il s'agit de présenter, de la manière aussi ludique et
complète que possible, la culture celtique qui a marqué
notre région voici plus de 2000 ans. Qu'ils soient connaisseurs ou qu'ils ignorent tout des Celtes, qu'ils soient adultes ou enfants, seuls ou en famille, tous les visiteurs trouveront toujours sur place une activité qui leur convient. L'entrée est libre et bon nombre d'activités seront proposées à tous, gratuitement. Rendez-vous le 29 et 30 juin prochain à Libramont, à deux pas du Musée des Celtes. John Kenny et Tinaig Clodoré présenteront conjointement leurs carnyces à Libramont, le dimanche 27 juin, à 11h et à 15h. Tinaig assurera également une présentation permanente de ses recontitutions d'instruments pré- et protohistoriques au cours de la journée. Découvrez le programme détaillé de ces deux jours de fêtes sur cette page, dans notre rubrique «à propos de ...» Pour plus d’info : tél. 061 22 49 76. |
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