17 juin 2004 - n°242, 243, 244 et 245


St-Joseph deuxième !

St-Joseph deuxième !Bruno Evrard, Jean-Charles Maquet, Guillaume Hotton, Arnaud Léonard, Sylvain Thiry, Florence Caprasse, France Gueibe, Anne-Laure Louis et Pierre-Yves Cravatte.

Ils sont plus de sept cents rhétoriciens à avoir rallié la cité chestrolaise en ce mercredi 5 mai pour la traditionnelle finale de l’Olympic Student Trophy. Ils sont venus des quatre coins de Belgique. Si, dès avant le départ, certains affichent leurs prétentions, d’autres sont déjà tout heureux de figurer parmi les 120 équipes finalistes.

« L’important est de participer » clamait Pierre de Coubertin et en cette année olympique, cette célèbre devise garde tout son sens. Il est toutefois heureux de voir que des jeunes étudiants sont prêts à se surpasser, à repousser leurs limites pour figurer dans le top et tout cela dans un esprit de saine rivalité sportive et de franche camaraderie. Parmi ceux-ci, Anne-Laure, Florence, Arnaud, Guillaume, Jean-Charles et Pierre-Yves, rhétos de l’Institut St-Joseph Libramont. Félicitations pour leur brillante deuxième place, ainsi qu’à leur professeur d’éducation physique, Bruno Evrard, qui nous livre ses impressions.

L’Info : Quel était l’objectif de départ ?

Bruno Evrard : Nous en sommes à notre septième participation. Chaque année nous apprenons et essayons de progresser. Nous avions terminé sixièmes en 2003. Nous nous sommes mieux préparés cette année et espérions donc un meilleur résultat. Pas question toutefois de mettre trop de pression sur l’équipe. Il subsiste toujours les aléas de l’épreuve : la méforme d’un participant, une erreur de calcul dans la recherche de points, une blessure…

L’Info : Objectif atteint donc. Peux-tu nous rappeler les résultats des trois dernières années ?

B.E. : Dixième en 2002, sixième en 2003, deuxième cette année. Trois fois dans le top 10 et première école luxembourgeoise deux années d’affilée.

L’Info : En progression constante donc ? Le coach a-t-il un « truc » ?

B.E. : Non, il n’y a pas de truc. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Je dirais plutôt que c’est la récompense d’une bonne préparation, d’un travail de longue haleine.

L’Info : Justement, en quoi consiste la préparation ?

B.E. : La première approche s’effectue à la rentrée en septembre. Une information est transmise aux rhétos pour solliciter la participation de candidats. En septembre-octobre, le cours d’éducation physique en 4e, 5e et 6e est basé sur la condition physique et la course d’orientation. Un bilan est effectué après le congé de Toussaint, lecture de cartes pour les 4e et 5e, recherche de points et lecture de cartes pour les 6e. Ce bilan se déroule une année dans les bois de Grandvoir, une année dans la région de Libin. À partir de janvier, on travaille la condition physique et l’orientation avec les rhétos intéressés par l’OST. Ces entraînements se déroulent le vendredi fin d’après-midi et le dimanche matin. Ensuite vient l’épreuve de qualification où deux équipes sont inscrites. Une fois sélectionnés, nous nous entraînons de façon plus spécifique sur les trois circuits ainsi que sur les ateliers sportifs prévus : haies, scie, civière, pétanque, kayak, tir à l’arc, piste d’obstacles commando.

Ils sont plus de sept cents rhétoriciens à avoir rallié la cité chestrolaise en ce mercredi 5 mai pour la traditionnelle finale de l’Olympic Student Trophy. Ils sont venus des quatre coins de Belgique. Si certains affichent dès avant le départ leurs prétentions, d’autres sont déjà tout heureux de figurer parmi les 120 équipes finalistes.

« L’important est de participer » clamait Pierre de Coubertin et en cette année olympique, cette célèbre devise garde tout son sens. Il est toutefois heureux de voir que des jeunes étudiants sont prêts à se surpasser, à repousser leurs limites pour figurer dans le top et tout cela dans un esprit de saine rivalité sportive et de franche camaraderie. Parmi ceux-ci, Anne-Laure, Florence, Arnaud, Guillaume, Jean-Charles et Pierre-Yves, rhétos de l’Institut St-Joseph Libramont. Félicitations pour leur brillante deuxième place ainsi qu’à leur professeur d’éducation physique Bruno Evrard qui nous livre ses impressions.

L’Info : Quel était l’objectif de départ ?

Bruno Evrard : Nous en sommes à notre septième participation. Chaque année nous apprenons et essayons de progresser. Nous avions terminé sixièmes en 2003. Nous nous sommes mieux préparés cette année et espérions donc un meilleur résultat. Pas question toutefois de mettre trop de pression sur l’équipe. Il subsiste toujours les aléas de l’épreuve : la méforme d’un participant, une erreur de calcul dans la recherche de point, une blessure…

L’Info : Objectif atteint donc. Peux-tu nous rappeler les résultats des trois dernières années ?

B.E. : Dixième en 2002, sixième en 2003, deuxième cette année. Trois fois dans le top 10 et première école luxembourgeoise deux années d’affilée.

L’Info : En progression constante donc ? Le coach a-t-il un « truc » ?

B.E. : Non, il n’y a pas de truc. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Je dirais plutôt que c’est la récompense d’une bonne préparation, d’un travail de longue haleine.

L’Info : Justement, en quoi consiste la préparation ?

B.E. : La première approche s’effectue à la rentrée en septembre. Une information est transmise aux rhétos pour solliciter la participation de candidats. En septembre-octobre, le cours d’éducation physique en 4e, 5e et 6e est basé sur la condition physique et la course d’orientation. Un bilan est effectué après le congé de Toussaint, lecture de carte pour les 4e et 5e, recherche de points et lecture de carte pour les 6e. Ce bilan se déroule une année dans les bois de Grandvoir, une année dans la région de Libin. A partir de janvier, on travaille la condition physique et l’orientation avec les rhétos intéressés par l’OST. Ces entraînements se déroulent le vendredi fin d’après-midi et le dimanche matin. Ensuite vient l’épreuve de qualification où deux équipes sont inscrites. Une fois sélectionnés, nous nous entraînons de façon plus spécifique sur les trois circuits ainsi que sur les ateliers sportifs prévus : haies, scie, civière, pétanque, kayak, tir à l’arc, piste d’obstacles commando.

L’Info : Comment sont organisés les déplacements ?

B.E. : Les parents s’arrangent pour conduire les rhétos tantôt à Grandvoir, tantôt à Chiny, tantôt à Neufchâteau.

L’Info : Tous les entraînements ont-ils lieu en dehors des heures de cours ?

B.E. : Non. Cinq à six sorties sont programmées pendant les heures normales de cours. Je bénéficie de la compréhension de mes collègues et les étudiants absents des cours s’arrangent pour récupérer au même titre que des élèves absents pour maladie ou participation à une journée portes ouvertes d’une université ou école supérieure.

L’Info : Après la préparation arrive le jour J. Comment se passe cette journée ?

B.E. : Tous les rhétos sont présents sur le site. Six participent à la finale de l’OST, une équipe est inscrite au tournoi de beach volley, les autres prennent part aux différentes activités prévues sur le site : course d’orientation, death ride, tir à l’arc, tennis…

L’Info : Es-tu exigeant avec tes élèves ?

B.E. : J’exige de chacun qu’il donne le meilleur de lui-même. Le mercredi de l’OST constitue une journée sportive pour l’ensemble des rhétos. Les consignes sont dictées dès le départ et chacun s’y conforme.

Dès 17 heures, les dés sont jetés. C’est l’attente des résultats. C’est parfois long à supporter. Et quand vient l’heure de la proclamation, le stress augmente avant que ne sonne l’heure de la délivrance. « Deuxièmes, les régionaux de l’étape et première équipe de la province : Institut St-Joseph Libramont ».

Délivrance et explosion de joie dans le camp libramontois. Anne-Laure, Florence, Arnaud, Guillaume, Jean-Charles et Pierre-Yves ont fait mieux que tous leurs prédécesseurs. Félicitations.

Ér. Meunier

Les Elfes ne désarment pas !

Depuis 1985, l’asbl Les Elfes attend que son dossier de création d’un centre pour polyhandicapés à Sainte-Marie se réalise, mais les pouvoirs publics ne donnent plus leur aval.

Les Elfes ne désarment pas !Les administrateurs et les sympathisants de l’ASBL Les Elfes de Sainte-Marie (Libramont) en ont assez. En effet, depuis près de dix ans, ils vont de promesses en désillusions et ne voient pas le bout du tunnel dans la réalisation de leur dessein : la construction d’un centre occupationnel pour polyhandicapés adultes. Face à ce statu quo, l’ASBL a décidé d’organiser une réunion pour faire le point en invitant des hommes politiques de toute tendance afin qu’ils apportent leur soutien à ce projet.

L’association sans but lucratif Les Elfes a été constituée le 3 mars 1991 avec pour but de construire et de gérer un centre occupationnel pour infirmes moteurs adultes. Un accord de principe est accordé par le ministère de la Région wallonne au mois de juin 1995. Le dossier prévoit donc de recevoir une trentaine d’adultes qui non seulement seront hébergés, mais pourront également participer à différents ateliers selon leur degré d’infirmité. Toutes les démarches vont alors être réalisées avec établissement de plans, demande et réception de permis de bâtir… mais pourtant rien ne bouge.

Les différents hommes politiques présents, MM. Ledent, Mathieu, Arens et Mme Thibaut de même que le bourgmestre Arnould ont pu entendre la déjà longue histoire de ce projet de la bouche du secrétaire Patrice Debertry et Frédéric Urbaing, conseil et membre de l’association : « Nous ne pouvons plus accepter les lenteurs sans cesse répétées depuis le 16 juin 1995, poursuit le président Louis Strepenne. Nous ne pouvons plus attendre après huit ans et onze mois. Je ne parle pas uniquement du comité organisateur de l’association, mais bien plus particulièrement de nos polyhandicapés, de leurs parents, de nos donateurs et des personnes qui agissent à titre bénévole. Ils forment une grande équipe au sein de notre province et de la Wallonie tout entière. J’en profite pour les remercier et je les assure de la poursuite de notre combat. Notre projet est le seul qui reste en suspens depuis l’année 1998. »

Les hommes et femme politiques ont alors montré unanimement leur soutien à ce projet. « Nous allons à présent attendre la suite des élections et il est clair que nous ne baisserons pas les bras. Depuis quelques années, on ne nous fait plus signe, mais nous sommes là pour les relancer à chaque fois. On dit toujours que l’on veut promouvoir les entreprises en Wallonie et nous avons ici l’occasion de créer de trente à quarante emplois. Alors ? Du côté du ministre Detienne, on nous répète qu’il n’y a pas d’argent. D’un côté, je lui donne raison, mais on peut faire une exception pour nous car nous sommes les derniers à avoir été amenés à ce stade d’évolution du projet. On nous dit d’ailleurs que nous sommes sur la bonne voie. On nous a donné un accord : il faut à présent assumer. Nous irons jusqu’au bout. Nous avons trop investi pour baisser l’échine maintenant. Les politiciens doivent prendre leurs responsabilités…», conclut le président Louis Strepenne qui reste plus que jamais motivé pour que le dessein des Elfes se réalise et il compte d’ailleurs battre le fer tant qu’il est chaud en frappant à la porte du nouveau ministre dès qu’il sera installé.

T. L.

Bras, que reste-t-il de son passé glorieux ?

Le village de Bras a intégré la commune de Libramont-Chevigny depuis 1977. Fort d’une riche histoire, il perd progressivement son patrimoine. L’historien Albert Dabe tire le signal d’alarme.

Albert DabeBras, un village au centre de l’Ardenne, entre Saint-Hubert, chef-lieu de canton, et Libramont dont la gare est la station la plus élevée de Belgique. Bras, c’est également le village natal d’Albert Dabe qui a décidé de faire de nombreuses recherches pour retrouver les sources du hameau, mais également pour remettre en valeur un passé glorieux. « L’amour du sol natal est un sentiment des plus tenaces que le Créateur a déposé dans le cœur de l’homme », souligne l’historien dans la préface de son livre Bras, commune de 825 – 1977. « Mû par ce sentiment, j’ai recherché dans les débris du passé ce que j’ai pu retrouver de l’histoire de notre village, si prestigieux autrefois et bien perdu aujourd’hui. J’en ai recueilli avec patience, pendant des années, les moindres bribes, glanant ces épis dispersés pour en faire une gerbe.»

L’histoire de Bras est, depuis des siècles, intimement unie à celle de la Terre de Saint-Hubert. Le nom apparaît pour la première fois dans la liste des biens que l’évêque de Liège donne à l’abbaye d’Andage, premier nom de Saint-Hubert, lors du transfert des reliques de son prédécesseur en 825. Dès l’époque romaine, des villas y sont installées. « La proximité et l’abondance de l’eau de même que le faible relief du terrain ont certainement joué un rôle déterminant pour l’implantation du site », explique encore l’auteur.

Le village de Bras va forger son histoire à travers les siècles même avec des faits de sorcellerie au seizième et au dix-septième siècle. Le village de Bras aura cependant toujours une vocation essentiellement agricole. « Le monastère de Saint-Hubert a joué un rôle bienfaisant dans cette formation », explique encore M. Dabe. « Il suffit de se rappeler tout ce qui a été fait vers la fin du xviiie siècle pour l’introduction des prairies artificielles par l’ensemencement du trèfle, du ray-gras et de la luzerne, pour l’amélioration du bétail, des chevaux, des moutons, pour l’introduction de la pomme de terre. Il y a même un essai de remembrement à Séviscourt.» Quelques années plus tard, en 1896, l’instituteur de Bras, Joseph Coulon, fonde la laiterie coopérative du comice de Moircy qui comprenait quatorze sections. Elle cessera de fonctionner en 1917 avec l’arrivée des Allemands qui venaient réquisitionner le beurre. Cette laiterie traitait en moyenne quatre millions de kilos de lait par an. En 1906, les cultivateurs de Bras-Haut et de Bras-Bas vont créer leur propre laiterie sous la dénomination « Laiterie à vapeur Union » qui s’installera sur le terrain situé à « Zebo ». L’industrie sera également florissante avec des moulins à farine, des scieries à bois (la scierie Lemaire occupera jusqu’à trente ouvriers) et le treillage de lin. En 1914, on donnera l’autorisation pour la création d’une briqueterie. Trois ans plus tard, on a même le dessein d’établir une centrale électrique à la scierie, un projet qui ne sera jamais réalisé. Une carrière sera également ouverte d’après une concession de 20 hectares.

L’auteur s’est également penché sur les usages d’autrefois et sur l’évolution du service public. Tout cela pour mettre en exergue le riche passé du village de Bras qui a été rejoindre la nouvelle commune de Libramont-Chevigny en1977 et qui, selon l’auteur, perd progressivement la mémoire de son passé. « Il me fait mal de voir mon ancienne commune devenir au fil des années un des faubourgs les plus pauvres de Libramont. Elle a été la deuxième commune la plus riche de Belgique et possédait ses armoiries propres. Que reste-t-il de cette période glorieuse ? Parlons également du magnifique bâtiment de l’école de Bras. Aujourd’hui, la commune a décidé de vendre une partie du domaine de Nicolas Saverys, un riche armateur. Pourquoi vider Bras de tous ses biens ? À l’heure où la commune parle de construire une maison du tourisme, que va-t-elle présenter aux visiteurs si les vestiges historiques, le patrimoine vénal et culturel disparaissent ? »

T.L.

Les parutions d’Albert Dabe sont disponibles chez l’auteur (rue du Patronage 16 à Bras) : Lhommal, mémoire des pierres ; Bras, commune de 825 à 1977, La généalogie des gens de Bras et de Séviscourt, La généalogie des gens d’Arville et de Lorcy et Relevé des familles de Vesqueville.

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