17 juin 2004 - n°242, 243, 244 et 245


Comment réaliser un panier suspendu ?

Les paniers fleuris sont de plus en plus utilisés. Grâce à eux, vous pouvez égayer un grand nombre d'endroits de votre environnement : terrasses, porches, entrées, courettes, lieux de passage, coins ombragés, vérandas, etc.

Matériel nécessaire :

  • un panier métallique muni d'une chaîne pour le suspendre ;
  • une feuille de papier absorbant (généralement fournie avec la suspension);
  • de la mousse ;
  • du terreau de rempotage spécial fleurs annuelles ;
  • des plantes de première qualité.

Pour le réaliser :

  • placer la feuille absorbante dans le fond du panier ;
  • garnir avec la mousse l'extérieur du panier ;
  • mettre une soucoupe plastique qui retiendra l'excès d'eau ;
  • remplir avec le terreau spécial auquel vous aurez ajouté un peu d'engrais ;
  • planter les végétaux, qui auront été humidifiés au préalable, en veillant à disposer les plus grands au centre, et les espèces retombantes à la périphérie. Essayez de placer quelques pieds fleuris à travers le grillage, de manière à former une boule de fleurs ;
  • arroser et accrocher le panier à une hauteur qui ne rendra pas les arrosages fastidieux.

Soins pendant la végétation :

  • arroser au moins une fois par jour, car ils se dessèchent très rapidement ;
  • apporter de l'engrais liquide, une fois par semaine ;
  • enlever les fleurs fanées chaque fois que c'est nécessaire.

V. Jadin

Comment se débarrasser des ronces et des orties ?

Le moyen le plus efficace et le plus rapide est de pulvériser de façon uniforme un herbicide débroussaillant. C’est un désherbant total de postémergence qui permet en toute saison de détruire les plantes vivaces (ortie, pissenlit, plantain…), les végétaux semi-ligneux (ronce, chèvrefeuille…) et les ligneux (aubépine, sureau, épine vinette…) constituant les broussailles et les buissons.

L’idéal est de faucher et couper les végétaux adultes, de les laisser repousser et de procéder ensuite à la pulvérisation. Celle-ci se fera par une journée sans vent et à une température supérieure à 18°, il faut veiller à recouvrir parfaitement les feuilles, les tiges et les rameaux. Les doses conseillées sont toujours indiquées sur le récipient contenant le produit.

Le terrain sera ensuite parfaitement retourné à la bêche, quand la végétation sera morte. Les rhizomes et les racines seront soigneusement arrachés et brûlés. Il n’est pas conseillé de passer le motoculteur, car il coupe les racines en petits morceaux qui risquent de se bouturer dans le sol et de l’envahir à nouveau.

En associant un traitement et un bêchage consciencieux, vous débarrasserez votre sol de toute mauvaise herbe. Les graines tombées sur le sol germeront l’année suivante, supprimez alors les jeunes plantes au fur et à mesure en traitant avec un herbicide total à faible rémanence.

Pour éviter les pucerons sur les rosiers

Les pucerons vivent des jeunes pousses dont ils percent la membrane protectrice pour atteindre la sève. Ils provoquent le dépérissement de celles-ci, des feuilles et des boutons floraux sur lesquels on les rencontrent sous forme de colonies verdâtres, parfois noirâtres.

Malheureusement, il n’existe pas de traitement définitif. Des pulvérisations fréquentes limitent leur développement, mais il suffit que quelques-uns échappent au poison pour que la population se reconstitue très rapidement. Il faut traiter, soit préventivement en utilisant un insecticide systémique, soit dès l'apparition des pucerons avec un produit qui agit par contact et ingestion. La première application se fera dès le printemps et l'idéal est de répéter le traitement toutes les trois semaines jusqu'à l’été.
Il existe un traitement naturel assez intéressant pour lutter contre ces parasites.

En juin, à quinze jours d'intervalle, poudrer vos rosiers avec de la poudre de basalte. Ce traitement rend les feuilles beaucoup plus résistante car les pucerons ont plus de mal à les percer pour se nourrir. De plus, vous augmenterez également la résistance à la maladie des « taches noires ».

Pour réussir une bonne pulvérisation, faire en sorte que le produit atteigne toutes les branches, le revers des feuilles et toutes les plantes et herbes alentour.

V. Jadin

Fleurie comme jamais !

Le printemps nous a réservé une explosion de couleurs. Les arbres, fruitiers ou ornementaux, ont rarement été aussi fleuris. Pommiers, pruniers, cerisiers... ont ouvert le bal ! Depuis, les lilas et autres boules de neige plient sous le poids de leurs fleurs. Depuis deux semaines, ce sont les aubépines qui offrent un superbe spectacle dans la campagne, dessinant de larges traits blancs sur les grandes étendues de prairies.

Même si le bocage ardennais a perdu de son importance, il n’en reste pas moins un élément important du paysage. Le printemps est sans doute la plus belle saison pour en faire son éloge et vanter son intérêt. Les haies comptent de nombreux arbrisseaux. L’aubépine est peut-être le mieux connu. Appelée encore épine blanche, épine de mai ou noble épine, elle est un arbrisseau de la famille des rosacées, aux branches hérissées d'épines très piquantes et aux petites fleurs blanches. On la trouve dans toute l'Europe, jusqu'à plus de 1500 m d'altitude. L'hiver, les oiseaux s'abritent dans les haies d'aubépine et se nourrissent de ses fruits. Ces derniers, les cenelles, qu'on dit aussi poires à bon Dieu , sont de petites baies rouges au goût âpre. Mûrs en automne, les fruits de l’aubépines donnent des compotes, des gelées ou des marmelades excellentes.

Fleur de printemps par excellence et de renouveau, l'aubépine a donné symbole à de nombreux symboles. En Grèce, dans l'Antiquité, lors des repas de noces, les convives ornaient leurs vêtements d'une branche d'aubépine, dans l'espoir de porter bonheur aux jeunes époux. à l'époque des Croisades, les chevaliers, partant pour la Terre sainte, offraient à leur dame un rameau d'aubépine, en signe d'espérance. Enfin, les chrétiens croient que la couronne de Jésus-Christ était tressée avec des branches d'aubépine aux piquants particulièrement douloureux.

En médecine, ses fleurs sont utilisées pour calmer les angoisses et les palpitations.

Dans certaines régions on avait l’habitude d’attacher un bouquet d’aubépine au berceau du nouveau-né pour le protéger. Dans d’autres, les mamans portaient leurs enfants malades à l’aubépine du printemps en priant l’arbre qu’il les guérisse.

En Bourgogne, deux branches d’aubépine mises en croix protégeaient la vigne de la grêle et des gelées.

Dans le centre de la France, l’aubépine accrochée en bouquet fleuri à la porte des étables permet aux animaux de rester valides toute l’année.

Il y a même une légende wallonne qui dit que si l’aubépine est capable de dérouter le diable, c’est parce que Marie a fait sécher les langes du petit Jésus sur une de ses branches… !

Bref, il est aisé de comprendre que pourquoi l’aubépine a trouvé une belle place dans les légendes et les mythes de notre civilisation. En effet, ses vertus sont nombreuses. Mais outre toutes ces qualités, il important de souligner son intérêt pour la richesse de notre paysage.

Dans son livre Paroles d’arbres , Cécile Bolly souligne aussi le rôle écologique essentiel des haies : «Leurs fleurs fournissent du nectar à de nombreux insectes, leurs branches servent de support à la construction de nids, mais aussi de milieu de vie pour toutes sortes d’araignées, tandis que leurs fruits colorés représentent un véritable garde-manger pour les oiseaux et les petits mammifères.»

Et de conclure : «Tout à la fois café couette, gîte rural, camping à la ferme, chambre d’hôtes, la haie n’a pas fini de nous étonner : tous ceux qui fréquentent l’aubépine et profitent de sa générosité savent de quoi ils parlent !»

Ol. Weyrich

Contrairement au Prunellier (Épine noire), les aubépines ne fleurissent qu'après la sortie des feuilles. Les fleurs ont un parfum assez pénétrant.
Souvent plantées comme clôtures elles sont infranchissables en raison de leurs nombreux rameaux épineux.

Aubépine monogyna (Crataegus monogyna) Cet arbuste épineux est aussi appelé Épine Blanche, Albépine, Noble Épine, Cennelier ou Épine de Mai. Au port érigé et arrondi, son feuillage vert clair et brillant est pourvu de piquants. Ses feuilles sont dentées et profondément découpées en cinq ou sept lobes aigus. Il fleurit en mai, en fleurs à cinq pétales regroupées en corymbes. Il produit des fruits rouges à noyau en septembre, recherchés par les oiseaux. Ce genre comprend environ 200 espèces.

Période de récolte : les fleurs, les feuilles, l'écorce en automne ; les feuilles au printemps ; les fleurs au début de la floraison et les fruits en automne quand ils sont mûrs.

Conservation : les différentes parties doivent être séchées à l'ombre, à l'abri de l'humidité et de la poussière.

Mode d'emploi

  • Infusion : laisser macérer pendant une heure une poignée de fleurs desséchées et brisées menu dans un litre d'eau bouillante. Prendre 5 ou 6 tasses par jour édulcorées avec du miel, contre la toux et les affections des voies respiratoires.
  • Sirop : mettre en infusion pendant une demi-heure 15 gr de fleurs desséchées dans 450 gr d'eau bouillante. Filtrer et dissoudre le même poids de sucre à chaud sans bouillir, ou au bain-marie. Prendre 5 à 8 cuillerées par jour.
  • Infusion : verser une tasse d'eau bouillante sur une cuillerée à café de fleurs desséchées et émiettées. Laisser reposer quelques minutes, filtrer et en boire 2 ou 3 tasses par jour.
  • Poudre : piler au mortier une certaine quantité de fleurs desséchées jusqu'à ce que l'on obtienne une poudre très fine. Prendre une cuillerée ou deux par jour en 2 ou 3 reprises, mêlée à de la confiture ou à du miel.

Le temps des confitures

Anciennement les confitures étaient une technique de conservation. Aujourd'hui, pour toutes sortes de raisons, on fait de moins en moins de confitures à la maison.

Cependant, pour nous, ce mot évoque un certain art de vivre, un temps ou l'on prenait le temps de regarder mûrir les fruits, de consigner des recettes dans de beaux carnets, d'astiquer les chaudrons, de calligraphier de belles étiquettes et d'aligner des pots dans de vieilles armoires.

C'est donc le moment de retrouver le goût des choses simples, donc des confitures que vous réaliserez vous-même.

Les définitions

Le mot « confiture» désigne des préparations différentes faites avec du sucre, du miel, des fruits, concentrés par cuisson.

Ce sont : la confiture proprement dite, la gelée, la marmelade, les pâtes de fruits, les fruits confits et les confits au vinaigre.

Pour bien réussir, quelques conseils

Le choix des fruits : plus un fruit est frais, meilleurs sont le résultat et la conservation. Un fruit ne doit pas être trop mûr pour ne pas risquer la fermentation et il doit être parfaitement sain.

La proportion eau-sucre-fruits : elle est très importante. Il ne faut pas diminuer la quantité de sucre soi-disant par économie, celui-ci étant nécessaire pour une bonne conservation. Incorporer le moins possible d'eau, on mélange fruits et sucre et on laisse reposer une heure avant cuisson en les remuant de temps en temps.

Le matériel utilisé : le plus important étant la bassine à confiture, elle doit avoir un fond suffisamment épais pour que le sucre n'attache pas et doit être assez large pour favoriser une évaporation rapide.

Le temps de cuisson : il varie avec la teneur en eau des fruits, la source de chaleur et le degré de maturité. La cuisson est suffisante lorsqu'en relevant l'écumoire plongée dans la confiture, les gouttes se rassemblent et glissent doucement en formant ce qu'on appelle «la nappe».

Trop peu cuite, elle est coulante et se conserve mal ; trop cuite, elle perd son parfum.

La mise en pots : les pots seront très propres, passés à l'eau bouillante et égouttés parfaitement, cela évitera les fermentations ultérieures. La fermeture se fera immédiatement après la mise en pots ou après refroidissement.

La conservation : une confiture peut se conserver plusieurs années, mais il faut savoir qu'elle ne s'améliore pas en vieillissant. L'endroit de conservation ne doit être ni trop sec, ni trop humide.

Il est évident que lors de toutes les manipulations, c'est la propreté qui est la qualité primordiale.

Calendrier des confitures

  • Abricots : 15 juin au 15 août
  • Cassis : juillet à septembre
  • Cerises : 15 mai au 15 juillet
  • Citrons : toute l'année
  • Coings : septembre-octobre
  • Figues : août à octobre
  • Fraises : juin à septembre
  • Framboises : juillet à septembre
  • Groseilles : juin à août
  • Mandarines : décembre à mars
  • Melons : juillet-août
  • Mûres : septembre-octobre
  • Myrtilles : juillet-août
  • Oranges : toute l'année
  • Pêches : juillet-août
  • Poires : août-septembre
  • Pommes : septembre à février
  • Prunes : juillet à septembre
  • 4 fruits : juillet
  • Raisins : juillet à octobre
  • Rhubarbe : mai à septembre

Les piqûres d'insectes

Juillet, août et septembre, sont les mois de l'année ou l'on redoute le plus les piqûres de différents insectes.

Nous vous donnons ci-dessous quelques remèdes à base de plantes permettant de soigner ou, à tout le moins, de soulager la douleur due à ces piqûres.

Piqûres de guêpes, frelons, bourdons, abeilles

Avant tout, il faut essayer d'enlever l'aiguillon.

Utiliser un des remèdes ci-dessous :

  • couper en deux un oignon ou un éclat d'ail et frotter vigoureusement l'endroit de la piqûre;
  • frotter avec une tranche de citron ;
  • frotter la partie atteinte avec la section d'un poireau fraîchement coupé. On peut également traiter avec les feuilles fraîches du poireau;
  • appliquer un cataplasme de persil haché et réduit en purée ;
  • tremper une feuille de plantain dans de l'eau et envelopper la plaie ;
  • faire un emplâtre de feuilles froissées de basilic, d'ortie, d'oseille ou de sureau noir.

Piqûres de moustiques et de taons

On peut appliquer les remèdes à base de poireau et de persil.

L'essence de citronnelle a la réputation d'éloigner ces insectes.

Piqûres d'araignées

Il existe peu de remèdes spécifiques contre ces piqûres, mais on peut :

  • frotter l'endroit de la piqûre avec un éclat d'ail coupé en deux ;
  • appliquer du jus de feuilles de ciboulette ou de poireau.

Piqûres d'aoûtats (larves du trombidion). Ces piqûres peuvent occasionner de la fièvre.

Appliquer une compresse d'ail. En cas de fièvre, prendre une infusion de verveine (15gr/litre).

Les mauvaises herbes dans la pelouse

Malgré les précautions prises avant le semis et l'entretien que vous apportez à votre pelouse, tôt ou tard elle sera en butte à l'envahissement des mauvaises herbes si vous n'y prenez garde.

Celles-ci nuisent à l'esthétique de la pelouse et risquent de supplanter les graminées car elles sont plus vigoureuses et se nourrissent à leur détriment.

Dans le cas des mauvaises herbes annuelles, des tontes régulières en viendront à bout très rapidement. Par contre, les vivaces demanderont un traitement chimique, celui-ci ne pourra se faire la première année car le gazon n'est pas suffisamment résistant.

Le meilleur moment pour désherber est la période de végétation active, du printemps à la fin de l'été, la température pour procéder à ce traitement doit être supérieure à 18°.

Deux modes de traitement sont préconisés :

  • emploi d'un herbicide sélectif en pulvérisation ; à conseiller surtout si l'invasion est importante et si les mauvaises herbes sont du type ligneux;
  • emploi d'un engrais spécifique gazon avec désherbant incorporé ; l'intérêt est de donner en même temps un coup de fouet à la végétation, la pelouse souffrira moins de l'effet du désherbant. L'utilisation d'un épandeur à engrais est indispensable.

Traiter 3 ou 4 jours après une tonte, par temps calme, cela permettra au produit d'agir 4-5 jours avant la prochaine tonte.

Ainsi traitée, votre pelouse gardera sa finesse et sa beauté pendant de nombreuses années. Une fois qu’elle sera débarrassée des mauvaises herbes, il est conseillé de faire un apport d'engrais organique avec micro-organismes au printemps et à l'automne.

Comment se débarrasser des ronces et des orties ?

Le moyen le plus efficace et le plus rapide est de pulvériser de façon uniforme un herbicide débroussaillant. C’est un désherbant total de post-émergence qui permet en toute saison de détruire les plantes vivaces (ortie, pissenlit, plantain…), les végétaux semi-ligneux (ronce, chèvrefeuille…) et les ligneux (aubépine, sureau, épine vinette…) constituant les broussailles et les buissons.

L’idéal est de faucher et couper les végétaux adultes, de les laisser repousser et de procéder ensuite à la pulvérisation. Celle-ci se fera par une journée sans vent et à une température supérieure à 18°. Il faut veiller à recouvrir parfaitement les feuilles, les tiges et les rameaux. Les doses conseillées sont toujours indiquées sur le récipient contenant le produit.

Le terrain sera ensuite parfaitement retourné à la bêche, quand la végétation sera morte. Les rhizomes et les racines seront soigneusement arrachés et brûlés. Il n’est pas conseillé de passer le motoculteur, car il coupe les racines en petits morceaux qui risquent de se bouturer dans le sol et de l’envahir à nouveau.

En associant un traitement et un bêchage consciencieux, vous débarrasserez votre sol de toute mauvaise herbe. Les graines tombées sur le sol germeront l’année suivante, supprimez alors les jeunes plantes au fur et à mesure en traitant avec un herbicide total à faible rémanence.

V. Jadin

Les travaux au potager

Comment se débarrasser du mouron ?

Les travaux au potagerLe mouron est difficile à éliminer parce qu'il fleurit à peine sorti de terre ; les binages ayant généralement lieu trop tard, votre terrain sera rapidement envahi.

Pour obtenir un bon résultat, il est nécessaire de pulvériser fréquemment et si possible avant la floraison afin de détruire les plantes avant qu'elles produisent des graines (300 à 600 par plante).

L'emploi d'un herbicide total, à faible rémanence, permet de débarrasser les parcelles du mouron et autres mauvaises herbes avant semis ou plantation. L'emploi d'un écran de pulvérisation vous permettra de traiter les semis ou plantations existantes.

Une terre bien entretenue et en bon état au niveau de la structure, du pH et de sa richesse en éléments nutritifs est défavorable à l'apparition du mouron.

Le persil germe mal. Que faire ?

Le persil germe lentement, il lui faut pratiquement 15 jours ou plus pour sortir de terre.

Pour faciliter la germination, voici quelques trucs :

  • tremper les graines dans de l’eau à température ambiante pendant une nuit, avant de les semer ;
  • en sol lourd, il faut recouvrir le semis de compost ou de terreau;
  • par temps chaud et sec, couvrir le semis de sacs maintenus humides ou de plastique aéré que l’on enlèvera dès la levée;
  • si dans votre jardin le persil ne pousse jamais, remplacez la terre sur 15 cm de large et 15 cm de profondeur par une autre terre où le persil vient bien;
  • fin novembre, semer sur un sol travaillé, sans couvrir les graines, vous obtiendrez peut-être du persil au printemps.

Le persil aime une terre riche en humus et le plein soleil. Lorsque les plantes atteignent 5 cm, il est bon d’appliquer un engrais à action rapide (30 à 50 gr au m2).

Comment éviter la montée en graines des endives et des scaroles ?

La montaison est toujours induite par un arrêt de végétation, suite à :

  • un semis ou une plantation trop hâtive ;
  • une période de froid ;
  • une sécheresse même de courte durée ;
  • la transplantation de plants trop développés.
  • Pour éviter ce phénomène, il convient donc :
  • d’attendre que le sol soit bien réchauffé ;
  • d’arroser copieusement lors du repiquage et en période de sécheresse ;
  • d’améliorer les sols par l’apport des éléments nutritifs indispensables au bon développement des végétaux ;
  • de transplanter de préférence de jeunes plants ;
  • de rogner une partie du feuillage surtout s’il est fort développé par rapport au système radiculaire;
  • tremper les racines dans une solution de phytohormones pour éviter le dessèchement, ce qui favorise la reprise de la plantule empêchant ainsi tout arrêt de végétation, ou arroser le pied des plantes avec cette solution ;
  • éventuellement semer très clair directement en place, cela évite de déranger la plantule. Dans ce cas, la montée en graines est moins fréquente.

V. Jadin

Trucs et astuces pour avoir de belles tomatesTrucs et astuces pour avoir de belles tomates

Au jardin

  1. Choisir un endroit ensoleillé et protégé des vents du nord (mur exposé au sud-ouest).
  2. Fertiliser à la préparation du sol, avec du compost ou du fumier séché.
  3. Laisser reposer le terrain 15 jours.
  4. Planter les tomates la première quinzaine de mai.
  5. Mettre le tuteur à la plantation et espacer les plants de 60 à 80 cm.
  6. Tailler de manière à laisser 5 à 6 bouquets.
  7. Pour favoriser le mûrissement, enlever une partie des feuilles.
  8. Attacher la tige principale au fur et à mesure de son développement.
  9. Dès que les fruits se forment, fertiliser toutes les 2 semaines et arroser de manière à ne jamais laisser le sol se dessécher.

A partir de juillet, traiter contre le mildiou avec un produit spécifique.

En serre

  1. La terre de la serre sera amendée avec un bon compost riche en micro-organismes.
  2. Planter en serre tempérée en avril et en serre froide fin avril.
  3. Arroser copieusement dès le début de la culture.
  4. Installer un tuteur de 60 à 80 cm au pied et le relier au toit à l'aide d'une ficelle.
  5. Pincer toutes les pousses latérales dès leur apparition.
  6. Enrouler les tiges autour de la ficelle au fur et à mesure de leur développement.
  7. Fertiliser toutes les semaines, dés l'apparition des fruits.
  8. En cas de fortes chaleurs, arroser les allées de la serre afin de maintenir une humidité ambiante.
  9. Aérer régulièrement pour éviter le développement des maladies.
  10. A six bouquets, pincer l'extrémité de la tige principale et enlever les feuilles qui se dessèchent à la base des plantes.

Comment contrer les fourmis ?

Les fourmis sont généralement considérées comme inoffensives.

Cependant pour établir leurs nids, elles creusent des galeries qui passent sous les racines, ce qui risque de faire périr les végétaux. De plus, elles dérangent les semis et emportent même les graines. Certaines fourmis ne dédaignent pas les habitations où elles trouvent chaleur et nourriture en abondance.

Il existe deux modes de lutte :

Par des moyens naturels

  • répandre sur leur passage des tiges de tomates, de l’ail haché fin, des quartiers de citron, du marc de café, du sel de cuisine, du charbon de bois pulvérisé, etc. ;
  • verser de l’eau bouillante ou une décoction de feuilles de noyer sur la fourmilière que l’on aura retournée avec une bêche ;
  • fabriquer un piège à fourmis à l’aide d’un pot en terre cuite dans lequel on aura placé de la mousse humide imbibée de son et de sucre cristallisé.

Par des moyens chimiques

  • pulvériser le nid de fourmis dans un rayon de 10 à 15 cm avec une solution prête à l’emploi, surtout à l’intérieur et autour de la maison;
  • par épandage ou en arrosage d’un produit agréé pour le jardin, la pelouse, la terrasse et l’intérieur. Ce produit est transporté dans le nid par les fourmis;
  • en cours de végétation, l’idéal est de placer des pièges antifourmis à différents endroits du jardin;
  • en épandant un insecticide du sol avant les semis et les plantations.

Le liseron est la peste du jardin. Il est difficile de s’en débarrasser, sans arracher en même temps les plantes autour desquelles il s’enroule et sans atteindre les bonnes plantes, si l’on veut pulvériser.

Il y a deux solutions :

  • si le parterre est petit, dégager la longue tige du liseron et la tremper dans un herbicide systémique ;
  • si le liseron est fort répandu, il faut enlever les végétaux, pulvériser avec un herbicide systémique et replanter les végétaux 2 à 3 semaines après le traitement. Dans le potager, il faut traiter avant les semis.
    Dans tous les cas, il faut enlever les rhizomes au bêchage et ne pas les la isser fleurir, car c’est par ses graines que cette vivace se reproduit le plus facilement.

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