| 17 juin 2004 - n°242, 243, 244 et 245
Comment réaliser un panier suspendu ? Les paniers fleuris sont de plus en plus utilisés. Grâce à eux, vous pouvez égayer un grand nombre d'endroits de votre environnement : terrasses, porches, entrées, courettes, lieux de passage, coins ombragés, vérandas, etc. Matériel nécessaire :
Pour le réaliser :
Soins pendant la végétation :
V. Jadin Comment se débarrasser des ronces et des orties ? Le moyen le plus efficace et le plus rapide est de pulvériser de façon uniforme un herbicide débroussaillant. C’est un désherbant total de postémergence qui permet en toute saison de détruire les plantes vivaces (ortie, pissenlit, plantain…), les végétaux semi-ligneux (ronce, chèvrefeuille…) et les ligneux (aubépine, sureau, épine vinette…) constituant les broussailles et les buissons. L’idéal est de faucher et couper les végétaux adultes, de les laisser repousser et de procéder ensuite à la pulvérisation. Celle-ci se fera par une journée sans vent et à une température supérieure à 18°, il faut veiller à recouvrir parfaitement les feuilles, les tiges et les rameaux. Les doses conseillées sont toujours indiquées sur le récipient contenant le produit. Le terrain sera ensuite parfaitement retourné à la bêche, quand la végétation sera morte. Les rhizomes et les racines seront soigneusement arrachés et brûlés. Il n’est pas conseillé de passer le motoculteur, car il coupe les racines en petits morceaux qui risquent de se bouturer dans le sol et de l’envahir à nouveau. En associant un traitement et un bêchage consciencieux, vous débarrasserez votre sol de toute mauvaise herbe. Les graines tombées sur le sol germeront l’année suivante, supprimez alors les jeunes plantes au fur et à mesure en traitant avec un herbicide total à faible rémanence.
Pour éviter les pucerons sur les rosiers Les pucerons vivent des jeunes pousses dont ils percent la membrane protectrice pour atteindre la sève. Ils provoquent le dépérissement de celles-ci, des feuilles et des boutons floraux sur lesquels on les rencontrent sous forme de colonies verdâtres, parfois noirâtres. Malheureusement, il n’existe pas de
traitement définitif. Des pulvérisations fréquentes
limitent leur développement, mais il suffit que quelques-uns échappent
au poison pour que la population se reconstitue très rapidement.
Il faut traiter, soit préventivement en utilisant un insecticide
systémique, soit dès l'apparition des pucerons avec un produit
qui agit par contact et ingestion. La première application se fera
dès le printemps et l'idéal est de répéter
le traitement toutes les trois semaines jusqu'à l’été. En juin, à quinze jours d'intervalle, poudrer vos rosiers avec de la poudre de basalte. Ce traitement rend les feuilles beaucoup plus résistante car les pucerons ont plus de mal à les percer pour se nourrir. De plus, vous augmenterez également la résistance à la maladie des « taches noires ». Pour réussir une bonne pulvérisation, faire en sorte que le produit atteigne toutes les branches, le revers des feuilles et toutes les plantes et herbes alentour. V. Jadin
Fleurie comme jamais ! Le printemps nous a réservé une explosion de couleurs. Les arbres, fruitiers ou ornementaux, ont rarement été aussi fleuris. Pommiers, pruniers, cerisiers... ont ouvert le bal ! Depuis, les lilas et autres boules de neige plient sous le poids de leurs fleurs. Depuis deux semaines, ce sont les aubépines qui offrent un superbe spectacle dans la campagne, dessinant de larges traits blancs sur les grandes étendues de prairies. Même si le bocage ardennais a perdu de son importance, il n’en reste pas moins un élément important du paysage. Le printemps est sans doute la plus belle saison pour en faire son éloge et vanter son intérêt. Les haies comptent de nombreux arbrisseaux. L’aubépine est peut-être le mieux connu. Appelée encore épine blanche, épine de mai ou noble épine, elle est un arbrisseau de la famille des rosacées, aux branches hérissées d'épines très piquantes et aux petites fleurs blanches. On la trouve dans toute l'Europe, jusqu'à plus de 1500 m d'altitude. L'hiver, les oiseaux s'abritent dans les haies d'aubépine et se nourrissent de ses fruits. Ces derniers, les cenelles, qu'on dit aussi poires à bon Dieu , sont de petites baies rouges au goût âpre. Mûrs en automne, les fruits de l’aubépines donnent des compotes, des gelées ou des marmelades excellentes. Fleur de printemps par excellence et de renouveau, l'aubépine a donné symbole à de nombreux symboles. En Grèce, dans l'Antiquité, lors des repas de noces, les convives ornaient leurs vêtements d'une branche d'aubépine, dans l'espoir de porter bonheur aux jeunes époux. à l'époque des Croisades, les chevaliers, partant pour la Terre sainte, offraient à leur dame un rameau d'aubépine, en signe d'espérance. Enfin, les chrétiens croient que la couronne de Jésus-Christ était tressée avec des branches d'aubépine aux piquants particulièrement douloureux. En médecine, ses fleurs sont utilisées pour calmer les angoisses et les palpitations. Dans certaines régions on avait l’habitude d’attacher un bouquet d’aubépine au berceau du nouveau-né pour le protéger. Dans d’autres, les mamans portaient leurs enfants malades à l’aubépine du printemps en priant l’arbre qu’il les guérisse. En Bourgogne, deux branches d’aubépine mises en croix protégeaient la vigne de la grêle et des gelées. Dans le centre de la France, l’aubépine accrochée en bouquet fleuri à la porte des étables permet aux animaux de rester valides toute l’année. Il y a même une légende wallonne qui dit que si l’aubépine est capable de dérouter le diable, c’est parce que Marie a fait sécher les langes du petit Jésus sur une de ses branches… ! Bref, il est aisé de comprendre que pourquoi l’aubépine a trouvé une belle place dans les légendes et les mythes de notre civilisation. En effet, ses vertus sont nombreuses. Mais outre toutes ces qualités, il important de souligner son intérêt pour la richesse de notre paysage. Dans son livre Paroles d’arbres , Cécile Bolly souligne aussi le rôle écologique essentiel des haies : «Leurs fleurs fournissent du nectar à de nombreux insectes, leurs branches servent de support à la construction de nids, mais aussi de milieu de vie pour toutes sortes d’araignées, tandis que leurs fruits colorés représentent un véritable garde-manger pour les oiseaux et les petits mammifères.» Et de conclure : «Tout à la fois café couette, gîte rural, camping à la ferme, chambre d’hôtes, la haie n’a pas fini de nous étonner : tous ceux qui fréquentent l’aubépine et profitent de sa générosité savent de quoi ils parlent !» Ol. Weyrich Contrairement au Prunellier (Épine
noire), les aubépines ne fleurissent qu'après la sortie
des feuilles. Les fleurs ont un parfum assez pénétrant. Aubépine monogyna (Crataegus monogyna) Cet arbuste épineux est aussi appelé Épine Blanche, Albépine, Noble Épine, Cennelier ou Épine de Mai. Au port érigé et arrondi, son feuillage vert clair et brillant est pourvu de piquants. Ses feuilles sont dentées et profondément découpées en cinq ou sept lobes aigus. Il fleurit en mai, en fleurs à cinq pétales regroupées en corymbes. Il produit des fruits rouges à noyau en septembre, recherchés par les oiseaux. Ce genre comprend environ 200 espèces. Période de récolte : les fleurs, les feuilles, l'écorce en automne ; les feuilles au printemps ; les fleurs au début de la floraison et les fruits en automne quand ils sont mûrs. Conservation : les différentes parties doivent être séchées à l'ombre, à l'abri de l'humidité et de la poussière. Mode d'emploi
Le temps des confitures Anciennement les confitures étaient une technique de conservation. Aujourd'hui, pour toutes sortes de raisons, on fait de moins en moins de confitures à la maison. Cependant, pour nous, ce mot évoque un certain art de vivre, un temps ou l'on prenait le temps de regarder mûrir les fruits, de consigner des recettes dans de beaux carnets, d'astiquer les chaudrons, de calligraphier de belles étiquettes et d'aligner des pots dans de vieilles armoires. C'est donc le moment de retrouver le goût des choses simples, donc des confitures que vous réaliserez vous-même. Les définitions Le mot « confiture» désigne des préparations différentes faites avec du sucre, du miel, des fruits, concentrés par cuisson. Ce sont : la confiture proprement dite, la gelée, la marmelade, les pâtes de fruits, les fruits confits et les confits au vinaigre. Pour bien réussir, quelques conseils Le choix des fruits : plus un fruit est frais, meilleurs sont le résultat et la conservation. Un fruit ne doit pas être trop mûr pour ne pas risquer la fermentation et il doit être parfaitement sain. La proportion eau-sucre-fruits : elle est très importante. Il ne faut pas diminuer la quantité de sucre soi-disant par économie, celui-ci étant nécessaire pour une bonne conservation. Incorporer le moins possible d'eau, on mélange fruits et sucre et on laisse reposer une heure avant cuisson en les remuant de temps en temps. Le matériel utilisé : le plus important étant la bassine à confiture, elle doit avoir un fond suffisamment épais pour que le sucre n'attache pas et doit être assez large pour favoriser une évaporation rapide. Le temps de cuisson : il varie avec la teneur en eau des fruits, la source de chaleur et le degré de maturité. La cuisson est suffisante lorsqu'en relevant l'écumoire plongée dans la confiture, les gouttes se rassemblent et glissent doucement en formant ce qu'on appelle «la nappe». Trop peu cuite, elle est coulante et se conserve mal ; trop cuite, elle perd son parfum. La mise en pots : les pots seront très propres, passés à l'eau bouillante et égouttés parfaitement, cela évitera les fermentations ultérieures. La fermeture se fera immédiatement après la mise en pots ou après refroidissement. La conservation : une confiture peut se conserver plusieurs années, mais il faut savoir qu'elle ne s'améliore pas en vieillissant. L'endroit de conservation ne doit être ni trop sec, ni trop humide. Il est évident que lors de toutes les manipulations, c'est la propreté qui est la qualité primordiale. Calendrier des confitures
Les piqûres d'insectes Juillet, août et septembre, sont les mois de l'année ou l'on redoute le plus les piqûres de différents insectes. Nous vous donnons ci-dessous quelques remèdes à base de plantes permettant de soigner ou, à tout le moins, de soulager la douleur due à ces piqûres. Piqûres de guêpes, frelons, bourdons, abeilles Avant tout, il faut essayer d'enlever l'aiguillon. Utiliser un des remèdes ci-dessous :
Piqûres de moustiques et de taons On peut appliquer les remèdes à base de poireau et de persil. L'essence de citronnelle a la réputation d'éloigner ces insectes. Piqûres d'araignées Il existe peu de remèdes spécifiques contre ces piqûres, mais on peut :
Piqûres d'aoûtats (larves du trombidion). Ces piqûres peuvent occasionner de la fièvre. Appliquer une compresse d'ail. En cas de fièvre, prendre une infusion de verveine (15gr/litre).
Les mauvaises herbes dans la pelouse Malgré les précautions prises avant le semis et l'entretien que vous apportez à votre pelouse, tôt ou tard elle sera en butte à l'envahissement des mauvaises herbes si vous n'y prenez garde. Celles-ci nuisent à l'esthétique de la pelouse et risquent de supplanter les graminées car elles sont plus vigoureuses et se nourrissent à leur détriment. Dans le cas des mauvaises herbes annuelles, des tontes régulières en viendront à bout très rapidement. Par contre, les vivaces demanderont un traitement chimique, celui-ci ne pourra se faire la première année car le gazon n'est pas suffisamment résistant. Le meilleur moment pour désherber est la période de végétation active, du printemps à la fin de l'été, la température pour procéder à ce traitement doit être supérieure à 18°. Deux modes de traitement sont préconisés :
Traiter 3 ou 4 jours après une tonte, par temps calme, cela permettra au produit d'agir 4-5 jours avant la prochaine tonte. Ainsi traitée, votre pelouse gardera sa finesse et sa beauté pendant de nombreuses années. Une fois qu’elle sera débarrassée des mauvaises herbes, il est conseillé de faire un apport d'engrais organique avec micro-organismes au printemps et à l'automne.
Comment se débarrasser des ronces et des orties ? Le moyen le plus efficace et le plus rapide est de pulvériser de façon uniforme un herbicide débroussaillant. C’est un désherbant total de post-émergence qui permet en toute saison de détruire les plantes vivaces (ortie, pissenlit, plantain…), les végétaux semi-ligneux (ronce, chèvrefeuille…) et les ligneux (aubépine, sureau, épine vinette…) constituant les broussailles et les buissons. L’idéal est de faucher et couper les végétaux adultes, de les laisser repousser et de procéder ensuite à la pulvérisation. Celle-ci se fera par une journée sans vent et à une température supérieure à 18°. Il faut veiller à recouvrir parfaitement les feuilles, les tiges et les rameaux. Les doses conseillées sont toujours indiquées sur le récipient contenant le produit. Le terrain sera ensuite parfaitement retourné à la bêche, quand la végétation sera morte. Les rhizomes et les racines seront soigneusement arrachés et brûlés. Il n’est pas conseillé de passer le motoculteur, car il coupe les racines en petits morceaux qui risquent de se bouturer dans le sol et de l’envahir à nouveau. En associant un traitement et un bêchage consciencieux, vous débarrasserez votre sol de toute mauvaise herbe. Les graines tombées sur le sol germeront l’année suivante, supprimez alors les jeunes plantes au fur et à mesure en traitant avec un herbicide total à faible rémanence. V. Jadin
Les travaux au potager Comment se débarrasser du mouron ? Pour obtenir un bon résultat, il est nécessaire de pulvériser fréquemment et si possible avant la floraison afin de détruire les plantes avant qu'elles produisent des graines (300 à 600 par plante). L'emploi d'un herbicide total, à faible rémanence, permet de débarrasser les parcelles du mouron et autres mauvaises herbes avant semis ou plantation. L'emploi d'un écran de pulvérisation vous permettra de traiter les semis ou plantations existantes. Une terre bien entretenue et en bon état au niveau de la structure, du pH et de sa richesse en éléments nutritifs est défavorable à l'apparition du mouron. Le persil germe mal. Que faire ? Le persil germe lentement, il lui faut pratiquement 15 jours ou plus pour sortir de terre. Pour faciliter la germination, voici quelques trucs :
Le persil aime une terre riche en humus et le plein soleil. Lorsque les plantes atteignent 5 cm, il est bon d’appliquer un engrais à action rapide (30 à 50 gr au m2). Comment éviter la montée en graines des endives et des scaroles ? La montaison est toujours induite par un arrêt de végétation, suite à :
V. Jadin Au jardin
A partir de juillet, traiter contre le mildiou avec un produit spécifique. En serre
Comment contrer les fourmis ? Les fourmis sont généralement considérées comme inoffensives. Cependant pour établir leurs nids, elles creusent des galeries qui passent sous les racines, ce qui risque de faire périr les végétaux. De plus, elles dérangent les semis et emportent même les graines. Certaines fourmis ne dédaignent pas les habitations où elles trouvent chaleur et nourriture en abondance. Il existe deux modes de lutte : Par des moyens naturels
Par des moyens chimiques
Le liseron est la peste du jardin. Il est difficile de s’en débarrasser, sans arracher en même temps les plantes autour desquelles il s’enroule et sans atteindre les bonnes plantes, si l’on veut pulvériser. Il y a deux solutions :
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