17 juin 2004 - n°242, 243, 244 et 245

Neufchâteau

Un boulanger récompensé !

Un boulanger récompensé !Grégory Schoonn de Léglise a été primé au Concours Jean-Marie Wanet. Ce prix met en valeur les apprentis boulangers-pâtissiers qui présentent une série de réalisations. Touché par le virus dans l’atelier de son parrain, le jeune mitron apprécie la pâtisserie, mais est surtout attiré par les plaisirs de la chocolaterie.

Jean-Marie Wanet était un boulanger originaire de Neufchâteau qui a présidé la fédération des boulangers-pâtissiers de la province, puis au niveau francophone et même à l’échelon international. Il fut également le créateur des « Baisers de Neufchâteau », pâtisserie locale très prisée. Pour lui rendre hommage, un trophée a pris son nom. Celui-ci récompense des jeunes qui ont décidé de se lancer dans un métier difficile, avec des horaires particuliers, mais qui donne la grande satisfaction de la création et du plaisir offert aux autres.

Cette année, une dizaine de jeunes apprentis boulangers-pâtissiers avaient répondu à l’appel, à l’Institut Permanent pour les Classes moyennes et pour les Petites et Moyennes Entreprises de Libramont. Parmi les candidats, on retrouvait le jeune Grégory Schoonn qui est apprenti à la boulangerie Dries, à Longlier. « La première épreuve, c’était la pâtisserie. Il s’agissait d’une phase éliminatoire pour conserver les six meilleurs », souligne le jeune mitron.

Les candidats ont alors réalisé des gâteaux aux fruits frais, ganachés, en pâte à choux, des petits gâteaux au choix, mais aussi un gâteau pour quinze personnes et des pralines (moulées et enrobées). « J’ai préparé cette épreuve avec mon professeur de l’IFPME M. Baudouin. J’ai été préparer cela lors des mes jours de congés. J’ai aussi reçu les conseils de mon patron, Robert Dries.

Après cette première sélection, les finalistes se sont retrouvés pour la partie « boulangerie ». Des petits et des grands pains, des couques, des pains décorés, des tartes régionales (une tourte au foie gras de canard de Lahérie pour Grégory Schoonn), mais aussi des réalisations en pâte feuilletée ont finalement permis au jeune boulanger originaire de Léglise de décrocher le troisième prix.

« Ma passion pour ce métier m’est venue à l’âge de six ans. Je revenais de l’école et je suis passé chez mon parrain Jules Huberty. Je suis entré dans son atelier et j’ai été impressionné par la symbiose entre l’homme et la machine. Vers neuf ans, j’ai été tous les vendredis soir avec lui. à quatorze ans, j’ai suivi une formation de boulanger-pâtissier à l’Athénée de Neufchâteau - Bertrix. J’ai tout d’abord réalisé un stage chez Depeauw, L’épi doré, à Léglise et en fin de cinquième année, je suis venu voir M. Dries qui cherchait un apprenti. J’ai alors décidé de faire le pas et je me suis retrouvé en troisième année d’apprentissage », raconte Grégory Schoonn.

Après ce prix motivant, le jeune boulanger-pâtissier veut poursuivre sa formation : « Pour l’instant, je n’ai pas envie de créer ma propre entreprise car je n’apprécie pas vraiment tout ce qui est paperasserie. J’aimerais à présent travailler dans d’autres boulangeries-pâtisseries pour apprendre davantage. Au départ, j’apprécie la pâtisserie, mais mon cœur balance à présent vers la chocolaterie.» La sévérité du métier ne lui fait en tout cas pas peur : « Pour être boulanger, il faut savoir s’adapter à des horaires décalés. Généralement je vais me coucher vers 21 heures et je commence le travail à 4 h 30 le matin. Le week-end, les jours fériés et lors des grandes occasions, je peux même commencer à 2 heures !»

Acquérir de l’expérience et qui sait, créer ses propres pâtisseries, voilà les nouveaux objectifs de Grégroy Schoonn. Bonne chance à lui et encore toutes nos félicitations !

T.L.

Les premiers pas du Centre Culturel

Manque de politique culturelle, manque de communication et manque d’ateliers de création tels sont certains des constats tirés par Jean-François Lechat après une analyse de l’espace culturel communal. Pourtant des infrastructures existent (Moulin Klepper, Centre du Lac, bâtiments scolaires…) mais il est urgent d’en développer les potentialités et d’augmenter leur accessibilité. Un projet de Centre culturel est une des solutions possibles. Il permettrait de soutenir les animations locales en fournissant des aides logistiques, en recherchant des partenariats et des subventions, en promotionnant et coordonnant les initiatives et en mettant des locaux à la disposition des associations.

En plus de cet aspect de soutien, un Centre culturel a la mission de créer des initiatives. Elles pourraient être nombreuses : mise sur pied d’ateliers créatifs et culturels (théâtre, cirque, arts plastiques,cuisine, vidéo…) ; développement de la diffusion (accueil de spectacles en tous genres, d’expositions, de conférences…) ; création de projets (organisation d’un chantier des Compagnons Bâtisseurs en juillet 2004, Chest Rock, Fêtes de la musique, Festival de films d’animation…) ; partenariat avec les écoles (théâtre forum, exposition…) ; aide à l’organisation d’activités en rapport avec l’identité de chaque village de la commune.

Outre ces projets ponctuels, le centre culturel pourrait encadrer la création d’un bulletin trimestriel de promotion des activités de la commune, effectuer un travail de communication et de promotion et diffuser l’annonce des activités communales dans les agendas culturels des divers médias provinciaux.

Comme vous le constatez, les tâches sont nombreuses ; c’est pourquoi l’asbl « Centre culturel de Neufchâteau » sera créée dans le but de promouvoir la culture sous toutes ses formes. Elle sera ouverte à toutes les associations locales reconnues comme ayant un but culturel ou socioculturel. Une première réunion s’est tenue le lundi 19 avril dernier dans le but de structurer cette ASBL, de définir ses statuts, son assemblée générale, son bureau et son conseil culturel. Toutes ces conditions légales sont obligatoires dans le but d’être un jour reconnu par la Communauté française et de pouvoir profiter d’aides et de subventions. Il y a du pain sur la planche mais l’optimisme est de rigueur.

Pour rattraper le retard...

Jean-François LechatPorteur d’un graduat en Animation, Loisirs et Tourisme, Jean-François Lechat est riche de nombreuses activités en tant qu’animateur-coordinateur de la Maison des jeunes de Ciney où il a officié de 1997 à 2003. Il y a développé des ateliers dans les domaines de la musique, du théâtre, du cirque ; des projets de création collective mêlant le théâtre et la musique ; un journal gratuit (« Ramdam » par les jeunes pour les jeunes) et bien d’autres animations. C’est fort de ces expériences qu’il se prépare avec nous à relever le défi d’une véritable politique culturelle.

Le retard pris par notre commune en cette matière depuis plus de vingt ans est un handicap difficile à surmonter. Les autres entités (Bertrix, Libramont, Habay, Florenville…) ne se sont pas privées d’avancer et de soutenir des projets en moyens d’action et en infrastructures. Le chemin sera long, les embûches nombreuses et les mentalités à faire évoluer. Mais il est urgent de prendre le train en marche au moment où les opportunités se présentent.

La première station de ce long voyage, sera proposée aux habitants de la commune de Neufchâteau le samedi 8 mai à 18 h au Centre du Lac avec le concert de L’orchestre Symphonique du P’tit Val de Sambre composé de cinquante jeunes musiciens qui interpréteront des œuvres de Gounod, Dvorak, Delibes ou encore Beethoven et qui seront épaulés en première partie de spectacle par l’orchestre de l’Académie de musique de Saint-Hubert-Neufchâteau.

Un premier rendez-vous important à soutenir et à encourager. Et si pour Romain Rolland : « Créer, c’est tuer la mort », tuons à tort et à travers !

P. Dabe

Renseignements et réservations : 061 27 50 88

Echos de l’Eurêka Junior, 2e édition

Echos de l’Eurêka Junior, 2e éditionBeaucoup d’ambiance au Centre du Lac le vendredi 23 avril dernier. En effet se tenait là, dans la grande salle, la deuxième édition de l’Eurêka Junior, ce grand jeu concours entre les élèves de 5e et 6e primaires des dix écoles de Neufchâteau, tous réseaux confondus. Chaque école avait délégué cinq participants pour faire partie d’une des douze équipes.

Afin d’éliminer toute concurrence entre les établissements scolaires, l’organisateur soutenu par l'échevinat de la culture et de l'enseignement, avait pris le soin de mélanger les jeunes participants. La compétition ici était ramenée au seul principe du jeu, le grand objectif étant de mieux connaître et faire connaître sa commune.

Béatrice ClémentzPour mesurer leurs connaissances, les participants ont répondu à des questions d'actualité, d'orientation, d'histoire, de logique dont les réponses se trouvaient en partie dans Oyez Citoyens, le bulletin communal de Neufchâteau, L'Info, l'Avenir du Luxembourg et la Meuse.

Le public, lui, était assez nombreux. Il comptait entre autres tous les enfants de 10-12 ans, soit quelque 150 têtes blondes ! Afin de leur permettre de participer, un questionnaire, avec des récompenses à la clef, leur était réservé.

Au terme de cette joyeuse après-midi c’est l’équipe de Clémence Pierret, Louise Bovesse, Simon Duthoit, Mathieu Grévisse et Gaëtan Moraux, qui a remporté la palme. Bravo à eux !

www.chiropraxie.org

Objectif « Santé »

La ministre de la Santé Nicole Maréchal était à Neufchâteau, il y a quelques jours, pour lancer le programme «Neufchâteau en Santé», un plan communal pour améliorer l’information et la sensibilisation du public au problème de la santé, mais aussi pour mettre en rapport les différents acteurs.

Nicole Maréchal2005 – 2006, Neufchâteau en Santé. Voilà l’initiative de promotion de la santé qu’a mise sur pied la commune chestrolaise dans le cadre de l’opération initiée par la ministre Nicole Maréchal « Commune en santé ». Elle était à Neufchâteau il y a quelques jours pour présenter cette campagne et apporter son accord au projet de la commune. J’ai voulu développer la promotion de la santé au niveau communal, précise la ministre de la Santé. Dans cette optique, j’ai lancé un premier appel à projets à l’initiative des communes en 2002. En 2004, une enveloppe budgétaire de 250 000 e a été réservée afin d’inciter des communes à s’investir dans la promotion de la santé. Une quinzaine de projets ont ainsi été retenus (dont deux en province de Luxembourg, à Durbuy et à Neufchâteau). Les critères pour être retenus doivent viser l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des citoyens. Votre projet a plusieurs atouts qui augurent des perspectives réjouissantes, poursuit la ministre Maréchal. L’existence d’un partenariat qui rassemble des acteurs divers (CPAS, écoles, accueil extrascolaire, associations sportives et culturelles) est un terreau excellent pour le développement du projet. La reconnaissance des expertises et des savoirs des partenaires garantit la pertinence et l’ancrage du processus qui se met en route.

Dans son analyse liminaire, l’échevin Olivier Jadoul et son équipe ont identifié deux types de besoins dans la commune. « Beaucoup d’outils touchant à la santé, et aux problématiques sociales en général, existent dans notre commune, mais nous n’avons pas de vue d’ensemble, d’où la difficulté, en tant que mandataires communaux, à élaborer une politique cohérente et structurée en matière de santé (volonté de créer une plate-forme sociale, mais comment fédérer les acteurs ?), d’où également la difficulté, en tant qu’usagers, à trouver la bonne adresse pour obtenir de l’aide », analyse l’échevin chestrolais qui pointe un autre besoin au vu de l’importance des inégalités sociales dans l’alimentation, le logement, l’hygiène physique et mentale, et de leurs effets négatifs sur la santé, d’où la volonté de dépasser les problématiques purement de santé pour atteindre leurs racines sociales.

Face à ce constat, le projet « Commune en santé » établit deux objectifs. Il voudra tout d’abord créer des liens entre tous les acteurs plus ou moins proches de la santé pour élaborer des stratégies communes et les mettre en rapport avec leur public potentiel. Un travail de sensibilisation sera également effectué auprès d’une population défavorisée visant à modifier des comportements, mais dans la mesure aussi où ce travail de sensibilisation est accompagné de mesures destinées à améliorer les conditions d’existence de cette population (politique de logements sociaux plus volontariste, mise à sa disposition d’activités sportives et culturelles financièrement accessibles, etc)

Pour développer ce projet, un coordinateur sera engagé à mi-temps à partir du mois de septembre. Il aura tout d’abord pour fonction de faire un inventaire des acteurs en matière sociale et de santé dans la commune. « Cette opération a un double intérêt, poursuit M. Jadoul. Elle veut tout d’abord faire connaître le projet comme promoteur de santé, comme intermédiaire potentiel entre ces acteurs et les usagers, et mettre les moyens de compétences et de communication à leur disposition. Elle veut également, inversement, permettre de reconnaître ces acteurs et de les intégrer dans une politique communale de santé globalisante. » Cet inventaire devrait déboucher sur la réalisation d’un numéro spécial du bulletin communal Spécial Santé qui reprendra les coordonnées et un descriptif de toutes les associations et de tous les organismes en matière sociale et de santé.

Le projet prévoit également quatre numéros spécial santé (sous forme de semestriel) dans le but de compléter et affiner au mieux l’inventaire des services disponibles ; ces publications seront étoffées d’articles de fond pouvant aborder toute une série de problématiques touchant de près ou de loin à la santé. Cette publication devrait également soutenir un programme d’actions plus spécifiques (animations dans les écoles journée de la pomme, expos et conférences) regroupées et identifiées sous un concept générique (avec logo, visuel et slogan). Une commission de promotion santé, rassemblant les acteurs contactés lors de la première phase d’inventaire, sera créée pour élaborer et gérer ce programme.

A terme, cela devrait déboucher sur la création d’une plate-forme sociale à même de continuer le travail d’information, de sensibilisation et d’actions structurées dans une perspective transectorielle.
Une belle initiative pour montrer qu’à Neufchâteau il fait bon vivre et, surtout, en bonne santé.

T.L.

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