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15 Décembre 2000 - n°151



Evénement autour de la Cigogne Noire
Depuis 1995, un projet de suivi, par balises Argos, de la migration des cigognes noires entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest a été lancé au départ de la
Belgique.
Dès le début, les habitants de notre région qui ont vu réapparaître la cigogne noire ont été très attentifs au développement de ce projet. Fascinés par cet oiseau mytique et son retour inattendu, ils ont suivi les travaux d’observation des naturalistes. Gérard Jadoul, sans doute le plus connu d’entre eux, est venu régulièrement à Neufchâteau pour exposer le résultat de ses
travaux.
Exposition, conférence, films... les intiatives ont été nombreuses pour informer le public. A tel point que des liens se sont tissés avec l’Afrique. Plusieurs écoles de la région ont entrepris une correspondance avec des villages reculés du Burkina Faso, l’un des pays de destination migratoire de la cigogne noire.
Evidemment, Gérard Jadoul ne pouvait pas manquer de présenter son nouveau film à Neufchâteau.
Trois associations : le comité du Moulin Klepper, les Réserves Naturelles RNOB Famenne & Ardenne et le Royal Syndicat d’initiative, se sont unies pour organiser la “ Semaine de la Cigogne Noire ”. Durant huit jours, à travers un programme riche et varié, elles permettront aux habitants du Centre-Ardenne de ressentir l'exploit de cette migration de plus de 4500 km, parcourus deux fois par an par ces oiseaux.
Gérard Jadoul viendra témoigner de ces grands moments que sont les passages clés de cette migration : les Pyrénées, Gibraltar, le Haut-Atlas, le Sahara, l'arrivée au fleuve Sénégal. Les prises de vues au départ d’un ULM cherche à rendre cette dimension spectaculaire qu’est la migration, ainsi que celle du périple même des
ULM.
Nous vous livrons dans les pages qui suivent les premières images qui nous sont parvenues de cette incroyable aventure.
La “Semaine de la Cigogne Noire” promet d’être un moment d’émotion et d’étonnement. Ne ratez pas ce rendez-vous avec la nature !
(Programme en pages 14 et 15)
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Enthousiasme et sympathie pour accueillir
saint Nicolas
Encore une fois, à la suite de notre dernier éditorial, vous avez été nombreux à nous témoigner votre sympathie pour le personnage de saint Nicolas et pour la fête qu’on lui réserve chaque année. L’amitié que vous avez pour le patron des enfants s’est encore vérifiée samedi dernier, lors de son arrivée à la gare de Longlier. Alors que le débarquement de saint Nicolas avait été organisé en toute simplicité par le syndicat d’initiative, c’est presque une foule d’enfants et de parents qui s’était rassemblés en comité d’accueil !
Il fallait voir les sourires sur les petits visages à la bouille rougie par la
bise.
 Le spectacle a duré une petite demi-heure, le temps pour saint Nicolas d’avoir une attention délicate pour chaque enfant, de poser pour quelques photos historiques et de distribuer généreusement les poignées de bonbons. Puis le grand saint est monté dans la calèche pour rejoindre le centre-ville de Neufchâteau et a entamé sa visite chez les commerçants. Après avoir passé un moment dans les deux supermarchés, partenaires de l’événement, tout le monde s’est retrouvé à la salle L’Union pour la traditionnelle distribution de friandises et le spectacle de clowns.
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Fièvre néo-métal : Hamipré au rythme du
rock !
Ce samedi 25 novembre, une étrange population s’est massée devant la salle “Au Carrefour”. Des jeunes, beaucoup de jeunes se sont donné rendez-vous pour une fête particulière.
Youth Event et ses cinq membres se voulaient une nouvelle fois conquérants. Ils ont proposé au public rock des environs un festival alliant “Hardcore, Néo-métal et
punck”
Huit groupes étaient à l’affiche. Dès 16h30, Skating Teenagers (Ciney) ouvrait le bal ! Ensuite suivirent NCID (Libramont), Trinacria (Tamines), Nervous Chillin’ (Habay), Mouse analyse (Bruxelles), Solid Liquide (Bruxelles). Et pour terminer en beauté, deux têtes d’affiches parisiennes : Enhancer et Pleymo.
De quoi faire frissonner les néophytes, mais terriblement emballant pour les kids ! Ils sont venus de partout (France, Luxembourg, Bruxelles...). Ils ont vu et en ont redemandé. Tout à tour, les groupes se sont relayés pour mettre le feu à la scène : stage diving (se faire porter par la foule), pogo et autres danses énergiques étaient de mise. Un air de liberté planait dans l’arène. Une déferlante musicale jusqu’à deux heures du mat’, de quoi épuiser tous les esprits les plus dynamiques !
Cinq cent cinquante personnes décidées à ne pas rester statiques.
Mais ce festival de rock n’était pas qu’un concert, différents stands étaient proposés : vente de CD, labels indépendants,
piercings, dédicaces...
Après pareil résultat, Youth Event n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin. Ce premier festival était un pari osé, mais qui a comblé entièrement les organisateurs et le public.
L’asbl Youth event est formée d’une dizaine de copains, passionnés de rock, dont les études sont toutes en liaison directe avec la culture marketing, communication... Bien décidés à promouvoir le style musical rock dans le Centre-Ardenne, ils donnent le coup de pouce qu’il faut aux groupes locaux en manageant par exemple un groupe du cru Dogmeat, en organisant des soirées concerts...
Plusieurs centaines de jeunes ont déjà assisté aux manifestations de la jeune asbl dont la réputation de sérieux déborde déjà le cadre de sa région. Ces jeunes organisateurs acquièrent une image de marque enviable
au-delà de la province de Luxembourg.
Le festival qu’ils viennent d’organiser à Hamipré était une étape importante pour eux, certes bruyant dira le voisinage, mais il s’agit là d’une réussite importante pour le groupe qui a un bel avenir devant lui ! A suivre.
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Internet à la portée de tous !
Visiblement, l’administration communale de Neufchâteau souhaite offrir une image moderne et donne le sentiment qu’elle ne veut pas rater le train “Internet”. Depuis 1998, la ville dispose de son propre site. Ce dernier est en cours de modernisation afin d’élargir ses fonctions.
Un intranet permettra aussi aux différents services d’être reliés et favorisera la connexion avec des services extérieurs au réseau communal.
On sait aussi que l’exécutif communal souhaite moderniser son guichet à l’hôtel de ville pour le rendre plus fonctionnel et plus convivial. Les promoteurs souhaitent y intégrer une dimension informatique, mais ce projet d’aménagement fait encore l’objet de discussions.
Un autre projet, qui devrait voir le jour très rapidement, est l’ouverture d’un centre Internet tout public.
Cet espace, où chaque citoyen pourra venir surfer sur le Net, sera installé à la Maison Bourgeois, dans les bureaux récemment libérés par la police (qui s’est installée à la gendarmerie).
Quatre ou cinq postes informatiques seront disponibles et accessibles durant des heures d’ouverture qui restent à fixer, mais qui seront fort probablement décalées par rapport à celles de l’administration, pour permettre à un large public de pouvoir y accéder.
Le matériel informatique est déjà arrivé, on n’attend plus que Belgacom pour réaliser les connexions.
Ce centre télématique sera géré conjointement par l’administration et quelques bénévoles passionnés, avec l’intention de développer une collaboration avec les professionnels locaux.
Enfin, ce centre offrira à chacun des citoyens de la commune de pouvoir disposer d’une adresse mail. Symbolique-ment, pour promouvoir ce nouveau moyen de communication, chaque élu se verra attribuer d’office une adresse mail afin de le sensibiliser au projet.
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S’imposer un esprit d’économie ?
Une large majorité des communes du Centre-Ardenne connaissent de sérieuses difficultés à boucler leur budget 2001. En cause une multiplication de dépenses importantes. Mais les ressources financières sont insuffisantes pour y faire face. L’inquiétude gagne les élus et la grogne monte. Réunies à Bertrix, les communes victimes de cette situation en ont appelé aux autorités supérieures pour intervenir. Mais le temps presse et il faut boucler le budget avec ce que l’on a ! Rencontre avec Jean-Marc Husson, receveur communal à Neufchâteau.
La première question qui vient à l’esprit, c’est : pourquoi les communes sont-elles confrontées subitement à des dépenses importantes ? Pour y répondre, le receveur de Neufchâteau fait l’inventaire : “Il y a tout d’abord la revalorisation des salaires des bourgmestres et échevins. C’est valable pour toutes les communes. Dans l’état actuel de la législation, un élu ne peut renoncer à son nouveau salaire que s’il est mis en concurrence avec un avantage autre, comme une pension. Au stade actuel, un élu ne peut pas renoncer à son salaire. Ces dépenses devront donc figurer au budget. Un second poste important est l’achat de mazout. Pour le budget 2000, le litre de mazout était évalué à dix francs. Cette année, pour le budget de Neufchâteau, nous l’avons estimé à vingt francs ! Faites le compte, Neufchâteau consome trois cent mille litres de mazout chaque année ! Il faut aussi tenir compte du coût de la révision des barêmes du personnel. D’une façon générale, les nouveaux services comme les crèches et les garderies scolaires par exemple sont des nouveaux postes qui évoluent à la hausse. Les CPAS font partie de ces services qui coûtent de plus en plus. Il faut aussi prévoir une intervention budgétaire pour l’installation de la nouvelle police. En résumé, chaque commune va devoir faire face à ces nouvelles charges suivant ses nécessités. Mais personne n’y échappe.”
Pour faire face à toutes ces dépenses, il faut des moyens et c’est là que ça coince. Les recettes manquent.
“Nos rentrées financières traditionnelles sont : le Fonds des communes (répartition de l’impôt général vers les communes), les additionnels, le précompte immobilier, l’IPP et les diverses taxes. Ces dernières sont en évolution progressive puisqu’on essaye d’appliquer le principe de l’équilibre des services : eau, immondices... sont les meilleurs exemples. La taxe en question devrait couvrir totalement le service. Les communes vont être amenées progressivement à équilibrer ces postes. D’où l’évolution des taxes.”
Les ventes de bois sont un revenu important pour les communes. Toutefois, à la suite des tempêtes et des problèmes de maladies des arbres, le bois ne se vendra pas bien. Pour Neuchâteau, au lieu d’une recette de trente millions, la commune n’encaissera que 5,5 millions. L’exemple du manque à gagner pour Neufchâteau se posera de la même manière pour de nombreuses communes du
Centre-Ardenne.
“Evidemment, dit Jean-Marc Husson, il est impossible de dire comment se portera le marché par la suite, les prévisions sont positives mais sous certaines réserves. A Neufchâteau, nous avons décidé de jouer la prudence. Nous travaillons sur un budget où l’on recherche des solutions. Cela veut dire que nous allons solliciter de la part de tous les services communaux une recherche de l’économie”.
Neufchâteau n’ayant plus de bas de laine, c’est l’ombre du CRAC (le Centre Régional d’Aides aux Communes est un service de la Région qui est une sorte de perfusion pour les communes en difficultés financières) qui plâne. Pour y échapper, ainsi qu’aux mesures draconiennes qu’il impose, l’exécutif et l’administration communale travaillent d’arrache-pied pour parvenir à présenter un budget en équilibre.
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