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17 mai 2002 - n°179
De larbre à lhabitation
La maison en bois est chaleureuse, légère, offre une très bonne résistance mécanique, permet des économies dénergie et elle est même parfumée ! A se demander pourquoi ces bâtisses qui cumulent les avantages ne sont pas plus nombreuses. Les incendies catastrophiques de quartiers, le souci dafficher son rang et lère industrielle ont effacé lusage du bois dans les constructions. Dautant plus que les résineux, qui ont été introduits de façon massive au XIXe siècle et qui simprègnent facilement de produits les rendant imputrescibles, étaient utilisés en bois de mine. Une grande quantité de bois fut aussi envoyée vers les fonderies avant lusage du coke. Ce matériau déficient va donc laisser place libre à la brique cuite, au bloc béton, à la pierre et aussi à lacier. Mais voilà quil revient et devient lobjet de campagnes de sensibilisation. La maison en bois occupe une place de plus en plus importante dans les salons de la construction et elle vient émailler nos villages de ses couleurs chaudes après un siècle dabsence. Elle a dailleurs eu beaucoup de peine à reprendre une place. Les premiers à vouloir construire en bois furent obligés de cacher leur maison sous des parements "réglementaires", afin de soustraire les fils et les nuds que les fonctionnaires de lurbanisme ne pouvaient voir.
Grâce au souci porté à lenvironnement, au bien-être et aux combats menés par des hommes politiques clairvoyants, cest tout un secteur économique qui naît aujourdhui en Wallonie et surtout dans le Luxembourg, puisquun hectare sur deux de notre province est couvert de forêt. Aux côtés de lindustrie papetière, du bois de menuiserie et de charpente et de la production de panneaux, la maison en bois a sa place à développer. Cette niche économique englobe de nombreux métiers du garde forestier à larchitecte, en passant par les scieries et les usines de traitement. Ce phénomène arrive à un moment charnière de la vie forestière puisque depuis quelques années, on repense les peuplements en profondeur. Les claques économiques, comme les invasions dinsectes ou les propagations incontrôlées de maladies, convainquent les derniers sceptiques. De laspect philosophique à celui purement pratique, la maison en bois engendre de nombreuses questions. Cette fois, nous en resterons aux fondations ! Variations techniques Plusieurs principes soffrent au candidat bâtisseur amateur de ce matériau "vivant" quest le bois. On peut travailler en construisant dabord un "squelette", une structure portante quadrillée qui sera habillée, finie et aménagée éventuellement par son propriétaire. Ou utiliser "lossature en bois" qui est un système plutôt standardisé, au coût raisonnable. Cest un principe dossature portante à éléments fins préfabriqués. On peut placer une isolation thermique et des panneaux. Cela permet des réalisations à niveau élevé et la finition des travaux à labri des intempéries. La construction en "bois massif" consomme de plus grandes quantités de bois, mais elle est réputée plus agréable à vivre, parce quon voit la matière ! Il y a aussi la construction en panneaux de bois préfabriqués, qui donnent une allure de réalisation outre-atlantique ou peut-être le plus beau : la construction avec éléments en bois empilés. Cest un système récent qui offre de nombreuses possibilités dapplication. "Les éléments porteurs sont constitués de planches massives empilées, clouées, chevillées ou collées. Ils sont utilisés comme paroi, plancher ou éléments de toiture. Ils peuvent être revêtus ou rester visibles. Ils peuvent également être fabriqués dans des petits ateliers et sont commercialisés sous de nombreuses variantes". Il existe encore la construction mixte en bois et en maçonnerie, qui combine comme son nom lindique bois et éléments durs béton, pierre etc- Cest utilisé par exemple pour agrandir une habitation traditionnelle.
Le spectre de lincendie "Chaque particulier sera tenu davoir devant sa porte, un tonneau plein deau quil renouvellera tous les quatre jours" spécifie larticle premier du règlement établi par ladjoint du maire de Neufchâteau en 1807 ! Mesure prise après un incendie qui dévasta une grande partie des maisons de Bastogne. Qui pense maison en bois craint évidemment les flammes à un moment ou un autre. Contrairement à ce que lon pourrait appréhender, la résistance au feu du bois est assez bonne. Chaque essence à sa "fiche technique" et donc ses spécificités. La résistance du chêne nest pas celle du douglas. Le bois massif en combustion a lavantage de garder sa forme, contrairement à des poutres métalliques qui ont une fâcheuse tendance à la torsion sous leffet des hautes températures. Sa faible conductivité thermique empêche un échauffement rapide et sa combustion produit des gaz moins dangereux que les matières synthétiques. Cest toutefois un point à bien étudier avec son architecte.
Un trait de scie et de génie La maison en bois revient totalement repensée et réinventée. Les techniques et les connaissances les plus pointues sont mises en oeuvre, depuis le choix de la graine qui donnera larbre jusquà la finition de lhabitation. Les architectes redécouvrent ce matériau qui est, avec la pierre, une ressource importante de notre province et sexpriment très naturellement ! Innovation, audace et respect de lêtre sallient dans la construction en bois qui offre une liberté de structure et de formes. Plus légère que son équivalente en maçonnerie, elle sadapte aux terrains moins portants. Elle permet aussi les transformations aisées. Pour en savoir plus :
Valbois et ressources naturelles a.s.b.l., rue de la Converserie, 44 à 6870 Saint-Hubert. 061 613 392. Le Centre de Compétence Bois, Hauptstrasse, 54 à 4780 Saint-Vith. 080 280 012
Les contraintes de la gloire
Rencontre avec Jodie, Mélanie et Geoffrey. Impressions et commentaires. Linfo : Quelle est ton impression générale ? Geoffrey : Cest la première fois que je participe à un tel concours. Toutefois, cest une expérience que je ne tenterais pas une deuxième fois. Jai limpression quils nous prennent pour des "couillons". La voix nest pas le critère principal de sélection. Interviennent également la tenue sur scène, la façon dêtre habillé, la gestuelle, le regard vers les caméras. De plus les chansons quils nous conseillent dinterpréter sont choisies en fonction de laudimat. Ces chansons imposées ne correspondent pas toujours à notre timbre de voix. Jodie : En ce qui concerne le choix de la chanson, jai dû remplir un formulaire avec un 1er, un 2e et un 3e choix. Au bout du compte, on ma imposé une chanson dhomme, les jardins dhiver dHenri Salvador, qui ne correspond pas du tout à ma voix. Mélanie : Cest déjà ma troisième expérience du genre. Je regrette également quon mait imposé une chanson. Jaurais préféré faire ce que je voulais, interpréter une mélodie que japprécie et qui corresponde à ma personnalité. Il est important dêtre soi sur scène pour donner quelque chose de convenable. LInfo : Quelle expérience peut-on en retirer ? Geoffrey : En participant à un tel concours, il ne faut pas se prendre la tête. Jai découvert ce quest le monde du show bizz. Le milieu artistique est un milieu très dur. Cest une compétition de tous les instants. Mélanie : Cest une bonne expérience à vivre même si dun côté purement musical, on napprend rien de plus. Jodie : Jéprouve des difficultés à gérer le stress. Une telle expérience est positive dans la mesure où elle permet de réduire mon stress quand je suis sur scène. LInfo : Et si cétait à refaire ? Geoffrey : Une fois mais pas deux ! Mélanie : Pour moi, la musique est un partage et je considère cette émission comme une occasion supplémentaire de donner, de faire partager avec un public. Je pense peut-être y retourner pour cet aspect mais certainement pas pour la gloire ! Jodie : Cétait ma deuxième participation. Deux fois, cest assez. LInfo : Comment vois-tu ton avenir dans la musique ? Geoffrey : Dans le chant lyrique. Après une licence en langues germaniques, jenvisage dentrer au Conservatoire. Mélanie : Une chose est claire, je ne me vois absolument pas à la télé chantant de la variété correspondant aux normes imposées. Je ne veux pas être une artiste stéréotypée, un produit fini prêt à la commercialisation. Tout ce que jespère cest pouvoir garder loccasion de faire ce qui me plaît, tout en restant moi-même. Pour le moment, je chante dans un groupe de blues, cest tout nouveau pour moi. A côté de cela, je passe les 3/4 de mon temps devant mon piano à composer dans un tout autre style. Pour ce qui est de lavenir qui vivra verra ! Jodie : Je suis encore un peu jeune pour savoir vers quel chemin me guider mais jaimerais bien me diriger vers la musique. Er. Meunier |
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