17 mai 2004 - n°238, 239, 240 et 241
Agenda:
HADDON / Corps / Ecolo / Enfant ? / Ciné-Club
Quatre siècles par terre ! « Constitué tout à la fois d’éléments matériels et immatériels, le monde rural possède un patrimoine culturel, naturel et paysager d’une infinie richesse. En quête d’authenticité, l’homme moderne y puise ses racines et aspire à s’y retrouver. Sa préservation est essentielle et donne un sens à l’évolution de nos sociétés. » Ces mots sont d’un certain Walter Schwimmer.* Nous le citons ici pour souligner l’intérêt de sauvegarder ce qu’on appelle gentiment « le petit patrimoine » qui fait la richesse de notre campagne. Bien plus menacé qu’il n’y paraît, ce patrimoine compte mille et une petites choses qui valorisent la mémoire collective de nos villages. Le village de Les Fossés vient tout dernièrement de faire les frais de cette menace réelle. Le week-end dernier a vu l’abattage d’un vieux chêne plusieurs fois centenaire. Ce monument de patience et de volonté est tombé sans résister à cette décision légère qui le condamnait définitivement. Nul doute que les habitants de ce village en ont gros sur le coeur. Gardien de l’entrée du village, ce chêne était sans aucun doute plus qu’un symbole. Maintenant il faut songer à replanter… dix chênes au moins pour qu’un ait la chance de connaître la même longévité que celui qui vient de rendre l’âme. Olivier Weyrich
La fin des petits cinémas La semaine dernière, on apprenait que le cinéma «Bohaimont» de Bertrix était contraint de fermer ses portes par manque de recettes. A Neufchâteau, il y a un peu plus d’un an, la société «L’écran» désertait l’ancienne salle «L’Union» pour des raisons similaires. Le public n’était plus au rendez-vous. Comme à Bertrix, le syndicat d’initiative de Neufchâteau met tout en œuvre pour sauver l’activité cinéma. Mais il faut beaucoup de volonté et de créativité aux bénévoles pour attirer le public. Et rester à la page est coûteux ! Les bobines se louent cher surtout pour les films récents. Le cinéma de papa est-il fini ? Fort probablement. Avec l’arrivée du DVD sur le marché, le cinéma offre plus de confort chez soi. Il n’y a plus aucune contrainte d’horaire, ni voisins qui chahutent... Mais fini le charme de la pellicule qui casse ! Sans doute reste-t-il encore une petite demande à laquelle répondent les ciné-clubs, mais l’avenir des petites salles de cinéma est loin d’être rose. Souvenir, souvenir... Olivier Weyrich
L’enfant est né ! Le 24 mars dernier, vingt-sept personnes représentant les communes de Habay, Léglise et Neufchâteau, ainsi que les organes touristiques de celles-ci, ont donné officiellement naissance à la nouvelle maison du tourisme, celle du pays de la Forêt d’Anlier. L’accouchement fut long, difficile, voire très difficile. Pourtant, lors de cette assemblée générale fondatrice, l’ambiance était détendue et très conviviale. Les tentions manifestées de part et d’autre ont visiblement disparu. Et pour confirmer cette impression, le nouveau président Serge Bodeux, échevin du tourisme de Habay a déclaré : « Je mettrai autant d’énergie à défendre la maison du tourisme et son développement que je n’en ai mis pour défendre le point de vue de Habay » (Pour rappel, Habay souhaitait une implantation de la maison du tourisme à Léglise et non à Neufchâteau comme c’est le cas aujourd’hui). La déclaration du nouveau président est donc de bon augure. Après plusieurs années de tergiversations, voilà donc la maison du tourisme en route vers un destin qu’il faut maintenant construire. Au vu de l’ambiance cordiale qui régnait lors de la première assemblée générale, les conditions semblent maintenant réunies pour cheminer vers la réussite. Olivier Weyrich
Rien n'est balisé, donc tout sera interdit
Promeneurs, cavaliers et autres cyclos ne pourront plus circuler que sur des chemins balisés. Amateurs de champignons et de myrtilles sont aussi inquiets. Chasseurs, amateurs de sports moteur et
exploitants forestiers, eux, ne disent pas un mot. La question est posée et le débat est ouvert. Les nouvelles règles sont largement critiquées. Partout, on s’interroge sur les raisons qui pourraient justifier que l’on ferme la forêt aux promeneurs. Représentent-ils à ce point un danger ? Certes il est nécessaire d’agir pour réduire les nuisances. Mais avant d’être aussi restrictif, ne faudrait-il pas évaluer la vraie gêne que causent les randonneurs, quels qu’ils soient ? Néanmoins interdire l’accès à la forêt de pareille manière est une décision rétrograde et inadaptée. Il faut s’y opposer. Ol. Weyrich
Contactez Linfo Rédaction : Collaborateurs : Pascal Dabe, Roland Thomas, André Goffinet, Roland Collot. Membre de lUnion des Editeurs de la Presse Périodique |
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