17 juillet 2003 - n°214 - 215


Le choix d’un pulvérisateur

Il faut tout d'abord savoir que l'utilisation d'un pulvérisateur est préférable à celle d'un arrosoir, car dans le cas d'une pulvérisation, le liquide est projeté sous pression, en très fines gouttelettes. Après évaporation, il reste sur les plantes un dépôt de produit actif réparti de façon homogène. Les arrosages sont parfois plus faciles, mais le liquide ruisselle et couvre beaucoup moins bien la végétation.
De plus, les doses d'application sont beaucoup mieux respectées avec le pulvérisateur, ce qui va dans le sens d'une meilleure protection de l'environnement.

Pas un gramme de trop mais un effet optimal, tel est le but recherché.

Les principaux critères pour le choix d'un pulvérisateur sont les suivants :

  • la dimension du jardin
  • les sortes de plantes et leur taille
  • le volume de liquide à pulvériser

En conséquence, on choisira :

  • pour le soin des jardinières, terrasses fleuries et jardinets (2 litres)
  • pour le traitement des plantes et des petits jardins (2 à 8 litres)
  • pour le traitement des arbustes, des jardins et des potagers (5 à 10 litres)
  • pour les arbres, les jardins moyens et les vergers (8 à 18 litres)
  • pour le traitement des cultures, en agriculture et forêts (10 à 20 litres)

Quelques détails importants :

  • poignée d'ouverture sûre et efficace
  • grand entonnoir pour les remplissages rapides et sans éclaboussures
  • présence d'un manomètre
  • soupape de sécurité évitant la surpression et permettant la neutralisation de la pression résiduaire
  • accessoires permettant des usages très variés
  • indicateur de niveau de liquide

Connaissez-vous le “ Victoria ” ?

Connaissez-vous le “ Victoria ” ?Parmi les passionnés, on trouve des gens étonnants : les mordus d’automobiles anciennes de marques anglaises, les fous de cristaux provenant des régions désertiques, les accros de bateaux en modèles réduits, les collectionneurs d’instruments à vent de l’époque baroque… ou les acharnés des plantes tropicales ! Pierre Geers appartient à la dernière catégorie. Tout ce qui germe et pousse l’intéresse, mais si cela appartient à la zone onze ou douze – entendez par là, les végétaux des zones subtropicale ou tropicale – il est au paradis ! Ne prononcez pas le mot Victoria… ou si, parlez-lui en ! Et ajoutez : amazonica.

A Grandvoir, si l’on suit les panneaux “ Cap au vert ”, on arrive à un grand bâtiment dont les portes vitrées s’ouvrent automatiquement. Après deux passages de portes de ce type, le visiteur se retrouve en Amérique du Sud. Enfin, presque ! Les époux Geers ont créé un espace, il y a une bonne quinzaine de mois, qui permet de manger, été comme hiver dans un environnement végétal. Ils voulaient des plantes, beaucoup de plantes autour des tables. Mais voilà, il n’était pas question d’installer des espèces ordinaires dans une atmosphère qui ne descend pas sous les vingt degrés. Le choix s’est donc porté vers le tropical.

Dans une serre immense, de l’apéritif au dessert, le regard peut se porter sur les palmiers, le Pandanus Utilis, un arbre curieux dont le tronc trop étroit à la base produit des racines aériennes, sortes de “ béquilles ”, au fur et à mesure de sa croissance. Plus loin c’est un Colocasia qui se penche vers la surface de l’eau. Mais l’attraction, le clou de la visite, c’est le nénuphar aux feuilles matelassées. Celui que les mathématiciens connaissent dans la fameuse “ équation du nénuphar ”, qui a inspiré l’architecte Joseph Paxton dans sa création du Crystal Palace ou encore cette plante fascinante qui intéresse tant les chercheurs en hydroponique (culture des plantes dans l’eau) en vue de cultiver des végétaux dans les stations orbitales. Restons terre à terre et suivons l’aventure du Victoria de Pierre Geers.

Connaissez-vous le “ Victoria ” ?S’il y a un plan d’eau, sous la charpente métallique ouvragée, c’est uniquement – ou presque – pour accueillir le nénuphar géant. L’an passé, Pierre Geers a reçu trois plants de Victoria amazonica d’un jardin botanique. “ On m’a dit vous en aurez trois, et puis vous n’en n’aurez plus, explique-t-il. Je savais que c’était ma seule chance. Ce nénuphar est une attraction exclusive des jardins botaniques, une sorte de chasse gardée. J’ai transporté mes trois plants, dans de l’eau, avec précaution. Ils avaient chacun deux feuilles d’un centimètre de diamètre. Je les ai plantés dans le bac, profond d’un mètre, et j’ai attendu. Tous les matins, je venais voir. Deux plants ont fondu. J’étais angoissé. Et puis, un matin, j’ai vu que le dernier plant avait une troisième petite feuille ! ”

Le nénuphar s’enracine et pousse. En fonction de la quantité de lumière qu’il reçoit, les feuilles deviennent de plus en plus grandes. Elles arrivent à la surface, enroulées comme des hérissons et ne s’ouvrent qu’une fois la nuit venue. “ Le matin, quand on arrive, continue Pierre Geers, on trouve une feuille ouverte ! La nouvelle va chaque fois à l’opposé de la dernière venue, là où elle trouvera le plus de lumière.” Vers le mois de juillet, une première fleur arrive. “La fleur, c’est une boule hyperprotégée. On ne peut pas la toucher. Elle est hérissée de piquants. à la tombée du jour, la fleur d’un blanc immaculé s’ouvre. Au lever du jour, elle se fane et se laisse glisser dans l’eau ”, dit-il en souriant.

“ Quand j’ai téléphoné à celui qui m’a donné les plants, il m’a répondu qu’il fallait récolter les graines ! ” Ces semences, une fois mûres, coulent à pic. Pierre Geers installe des sortes de treillis pour les récupérer. à mesure qu’il les récolte, il les dépose dans un bac pour les semer. Malheureusement, des enfants jouent au bord de l’eau et les disséminent. À la guerre comme à la guerre, il entre dans l’eau et les cherche à l’aide de spots. Il les sème enfin. “ Là c’était l’angoisse. Rien ne poussait ! J’avais acheté des aquariums, installé des thermomètres plongeurs pour surveiller les trente-deux degrés nécessaires à la germination et rien ne bougeait. C’était la panique ! ”

Un matin, une feuille minuscule apparaît à proximité de la source de chaleur. “ Je vais regarder. Une graine avait roulé jusqu’au système de chauffage, alors comme on fait une opération chirurgicale, j’ai déplacé l’unique plante et je l’ai installée dans un bac. "

Chaque matin, Pierre Geers vient voir le Victoria amazonica. Les premières fleurs devraient arriver. Différentes stratégies sont à l’étude pour ne pas rater le prochain semis. “ J’ai bien réfléchi. Cette fois, je dois réussir. Une graine qui germe sur une centaine, c’est trop peu. J’ai eu beaucoup chance, mais cela ne se représentera pas deux fois ! ” Il n’en dit pas trop long sur ses projets. à la fin du semis en bacs, en laissera-t-il tomber une ou deux à côté du système de chauffage… par sécurité ?

Plus de soixante, peut-être septante, plantes différentes peuplent la serre. Pierre Geers envisage d’ajouter des fleurs, des orchidées pour apporter des touches de couleurs. “ Au départ, je ne voulais que des plantes. Maintenant, il y a aussi cinq oiseaux et des poissons. Mais la seule chose qui compte, c’est le nénuphar. Qu’est-ce que je fais si je n’en n’ai plus ? ” Souhaitons-lui bonne chance.

Des gens viennent de loin pour admirer l’endroit, certains en automobile anglaise... Mais ce n’est pas indispensable. On peut y aller en toute simplicité, afin de découvrir le Victoria et les nombreuses autres curiosités botaniques. Il suffit d’aller manger un morceau à l’Eden du Cap. Allez voir, cela vaut vraiment la peine. Un petit conseil… ne cueillez pas de bananes en sortant !

B. Herry

Lunch à 25 e dans l’Éden du Cap, le midi de 12 h à 13 h 30.
Le soir : menu à partir de 42 E aux Claytones du Cap
(le café servi dans l’Éden). Réservation souhaitée.
Tél. 061 27 97 67

Lutter contre les insectes et les maladies

Aujourd'hui, il n'est plus absolument nécessaire d'utiliser des produits chimiques durs pour lutter contre les insectes, prédateurs de vos cultures, et les maladies cryptogamiques qui peuvent provoquer la destruction totale des végétaux ou tout au moins les abîmer et empêcher ainsi leur consommation.

A l'origine, le jardinage biologique est une technique de culture qui n'utilise pas les engrais chimiques, les désherbants, les insecticides et les fongicides de synthèse. À la place, ces jardiniers ont recours au compost de jardin, aux engrais organiques simples ou composés et aux traitements à base d'extraits animaux ou végétaux.

Quel que soit le mode de culture utilisé, il est indispensable que le sol ait une bonne structure grumeleuse, qu'il soit sain et suffisamment riche en éléments nutritifs indispensables au développement harmonieux des plantes.

Le principal avantage de cette technique culturale est de produire des fruits et des légumes vraiment indemnes de tous produits chimiques, ce qui n'est pas toujours le cas des fruits et légumes du commerce.

Pour le jardinier biologique, il est indispensable que le sol soit riche en humus car il favorise le développement des organismes vivants comme les vers et les bactéries indispensables à l'équilibre biologique du milieu.

L'humus peut provenir :

  1. De déchets animaux et végétaux qui ont été compostés dans de bonnes conditions.
  2. De produits du commerce, comme le fumier séché, les terreaux améliorés, les engrais organiques simples ou composés et les engrais spécifiques pour les différentes cultures, qu’elles soient potagères, fruitières ou florales.
    Par contre, les engrais chimiques utilisés en excès nuisent à la flore bactérienne du sol et provoquent parfois la destruction de la structure de la couche arable.

Pour éviter et traiter les attaques d'insectes et de maladies, il existe également des produits extraits de différentes plantes (roténone, pyréthrine…) ou des substances naturelles (soufre, cuivre…). Cependant, le plus important est d'assurer les meilleures conditions de croissance possible, afin que les plantes soient saines et ainsi plus résistantes aux insectes et aux maladies.

Malheureusement, cela n'est pas toujours le cas, c'est pourquoi il existe maintenant une nouvelle gamme de produits respectueux de la nature. Par souci de l'environnement, ceux-ci sont biodégradables et ont des propriétés écologiques.

Ce sont les produits suivants :

  • des insecticides végétaux contre les insectes broyeurs et suceurs sur les légumes, les arbres fruitiers et les plantes ornementales. Ils ont un large spectre d'action et une très faible rémanence
  • des insecticides de contact contre les pucerons et la mouche blanche sur les légumes, les arbres fruitiers, les rosiers et les plantes ornementales. Ils se dégradent rapidement
  • des fongicides à base de soufre contre l'oïdium sur les légumes, les arbres fruitiers, les rosiers et les plantes ornementales. Effet de longue durée
  • des appâts spéciaux pour guêpes. Ils attirent les guêpes sur de longues distances. Ils sont biodégradables et compostables.

Victor Jadin

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