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17 juillet 2003 - n°214 - 215
Du travail, du rire, du trac...
Depuis dix ans en province de Luxembourg, le concours Scènes à deux propose aux jeunes, en âge d’études secondaires, de s’essayer au théâtre en investissant une scène choisie dans un corpus de vingt propositions, ou une autre scène à deux personnages à soumettre aux organisateurs. Pour la première éliminatoire, qui s’est tenue le 9 février 2003 à Marche-en-Famenne, Laurence et Mathieu avaient choisi de présenter Mathieu trop court, François trop long de Jean-Rock Gaudreault, auteur canadien. Une scène choisie après un long travail sur la création de personnages mené en collaboration avec Yves Kempeneers, instituteur à Compogne et metteur en scène à l’occasion. Un travail sur les échauffements corporels et vocaux, l’improvisation et l’occupation de l’espace scénique qui aboutit à la construction d’archétypes de personnages théâtraux nécessaires à la création d’un rôle. Sélectionnés pour le deuxième tour, Laurence et Mathieu se sont vus dans l’agréable obligation d’interpréter une œuvre imposée : Où en sommes-nous ? de Laurent Van Wetter, auteur belge. Un texte difficile, spécialement
écrit pour le concours, dépourvu de toutes didascalies afin de
laisser libre place à l’imagination des comédiens et du
metteur en scène. Comment aborder ce texte de façon originale
en conservant sa cohérence interne? Bruxelles nous voilà ! Cette grande finale se déroule au mieux et en compagnie d’un autre duo, ils représenteront la Province lors du Gala de Clôture de l’Opération Scène à Deux le samedi 24 mai 2003 à La Montagne Magique à Bruxelles. Lors de cette finale, il n’est plus question de concours, l’aspect ludique et convivial prend le pas sur la compétition et tous les duos du Brabant, du Hainaut, du Namurois et de la Région bruxelloise rejoignent nos Luxembourgeois pour faire la fête au théâtre étudiant. Un moment privilégié propice aux rencontres, aux échanges d’expériences et aux émotions partagées. De ces semaines de travail, de rire, de trac et de complicité, nos deux lauréats retirent des souvenirs aussi drôles que jubilatoires et une envie viscérale de retenter l’aventure l’année prochaine. Une expérience qui les marquera longtemps et qui se prolongera fin août lors d’une nouvelle présentation de leur travail dans le cadre du Festival International du Théâtre Amateur de Namur. Nul doute que le virus du théâtre les accompagnera encore longtemps. C’est une maladie incurable aux symptômes inquiétants mais à l’issue salvatrice. Pascal Dabe |
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