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17 Novembre 2000 - n°149


Agenda
Chronique Historique : L'Ardenne incroyablement structurée
Clin d'œil : Saint Nicolas arrivera par le train
Libramont : Tranche d'histoire
Nature : Thierry Toussaint chasse l'image, Agir pour la chouette chevêche
Sport : Club de tennis de Table Jeunesse Chestrolaise, Footbal : l'équipe première de Mélier
1914-1918 : Et pourtant la mémoire se perd...
Politique : Le métier de Bourgmestre (III)
Rencontre : Henri Gratia fouille l'histoire.
Littérature régionale : Guide l'Ardenne, grandeur nature.


Accueillez saint Nicolas comme il se doit !
L’an dernier, nous vous avions déjà fait part de notre réflexion sur l’importance de la symbolique de saint Nicolas. Il nous paraît bon d’y revenir et d’insister.
Si la grande distribution s’est mise d’accord pour éviter de faire apparaître le personnage trop tôt, le patron des enfants n’a pas encore été suffisamment revalorisé.
Face aux personnages aux relents de paganisme, le patron des enfants tient bon dans le nord et l’est de la France, en Belgique, en Hollande et dans les régions limitrophes de l’Allemagne. Grande figure de nos traditions, le personnage de saint Nicolas incarne notre attachement aux valeurs humaines chères à l’Europe. Contrairement au Père Noël, il n’est pas un outil de propagande commerciale même si le personnage est associé à la vente de jouets. Saint Nicolas est respecté et
salué. Ce n’est pas le cas du personnage de Noël qui s’est vu imposer le rouge comme couleur de costume depuis 1941 lorsque Coca cola lança une vaste campagne de promotion pour ses produits. Le personnage de Noël est mis à toutes les sauces pourvu que l’on vende.
Plus que jamais, la fête de Saint Nicolas mérite toute notre attention. Elle fait partie de notre culture, de notre folklore et de notre identité. Face à la mondialisation, à l’uniformisation, à la standardisation commerciale, la perte de notre spécificité nous guette ! Mais n’est-ce pas elle qui fait ce que nous sommes fiers d’être : des Belges, des Wallons, des Ardennais avec nos traditions, nos croyances, nos usages ?
Faut-il attendre que saint Nicolas soit derrière une vitrine dans un musée pour défendre nos valeurs ? Il mérite plus de succès qu’il n’a, il mérite la foule et les applaudissements. Donner congé aux enfants le 6 décembre marquerait la volonté de défendre ce que nous sommes.
Olivier Weyrich
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