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13 novembre 2003 - n°225 - 226 - 227
Agenda:
Du miel, des hommes / Eurêka 2003
Couleurs d’or et brise d’automne Ces derniers jours, l’automne nous a offert un ciel bleu presque estival. Entre deux jours de pluie et un coup de froid, le soleil nous fait le bonheur de briller davantage, même si les jours se réduisent. La saison est sans doute dans sa période la plus magique. Les paysages offrent des tableaux flamboyants. Les arbres se sont parés de leurs couleurs de fête. Il y a de l’or ou du feu dans toutes les feuilles. Le soleil, qui a perdu beaucoup de son intensité, balaye de ses rayons obliques les flans de vallées où chaque arbre se détache du paysage. Tout à coup, les reliefs ont plus de force, les ombres sont devenues plus grandes, dessinant des silhouettes presque irréelles. Le temps est à la promenade. L’air est doux et le vent sauvage. Sous les pieds, un doux bruissement de feuilles froissées rythme nos rêveries. La nature est devenue paresseuse. Un coup de vent - l’arbre laisse partir ses feuilles loin de lui - emporte dans ses tourbillons les derniers souvenirs de l’été. Olivier Weyrich
Le tri des déchets : le procédé a ses limites ! Elle bien louable la politique du recyclage : collecte sélective des déchets, fréquentation du parc à conteneurs... Mais qui est récompensé pour les efforts fournis ? Depuis leur ouverture, les parcs à conteneurs
n’ont cessé de gonfler, de grandir, de créer de nouveaux
espaces pour tel ou tel déchet. Sans une bonne organisation, trier les déchets ménagers reste fastidieux, tant la variété des emballages est vaste. Les emballages plastiques sont sans doute les plus compliqués à trier : sachets ou bouteilles, la diversité est impressionnante. C’est d’ailleurs en triant que l’on se rend compte du gaspillage des matériaux d’emballage. Les exemples sont nombreux. Cependant, il y a un autre constat dramatique. Toute la politique du recyclage repose sur la population que l’on presse comme un citron. C’est elle qui doit trier : fatalement, c’est elle qui consomme ! C’est elle qui doit prendre en charge le coût de la collecte sélective (duo-bacs, sac + sac…) : fatalement, c’est elle qui produit ses déchets ! C’est elle qui va devoir supporter, via les communes, le “ coût-vérité ” de la gestion des centres techniques d’enfouissement : fatalement, c’est encore elle qui est responsable de la production de cette masse de déchets ! La population a bon dos. “Consommez, consommez ”, disaient-ils ! Mais la chanson fera-t-elle recette encore longtemps ? Depuis la mise en œuvre de cette politique du recyclage, les comportements ont-il changé à la source du problème ? Les producteurs d’emballage se sont-ils adaptés ? Le “ sur-emballage ” est-il encore une pratique fréquente dans nos grands magasins ? Certains emballages ont-ils disparu parce qu’ils ne sont pas recyclables ? Les questions sont nombreuses… La participation du citoyen au recyclage a ses limites et on n’est pas loin de les dépasser ! Nos responsables doivent y penser. Il n’y a pas que la population à solliciter pour régler le problème de la surproduction de déchets. Olivier Weyrich
Qui va arracher les mauvaises herbes ? Lors de sa dernière séance, le conseil communal de Neufchâteau a voté le cahier des charges du projet d’aménagement de jardins botaniques aux abords du moulin Klepper et du site de reconstruction des vestiges du château. Le projet a retenu toute notre attention, comme celle de la presse quotidienne qui a d’ailleurs rapporté la décision en long en large dans ses colonnes. Toutefois, personne n’a pensé à souligner le manque cruel d’une équipe de jardiniers. Certes, les ouvriers communaux s’appliquent pour assurer l’entretien, mais aucun ne possède les compétences d’un homme de métier. Il est bien louable de créer à tous les coins de rue des espaces verts et c’est encore mieux de développer de beaux projets à caractère botanique, mais il est nécessaire de se donner les moyens de les entretenir. Nous pourrions citer ici, à titre d’exemple, plus d’un endroit où les tontes de pelouses sont négligées, où les parterres de rosiers n’ont pas les soins minimums requis, où les haies et les arbustes ne sont pas taillés. Ce n’est pas faute de main-d’œuvre, c’est une question de connaissance. Un homme de métier, lui, sait quand et comment il faut poser les bons gestes. Alors, à quand un jardinier ? Olivier Weyrich
Contactez Linfo Rédaction : Collaborateurs : Pascal Dabe, Roland Thomas, André Goffinet, Roland Collot. Membre de lUnion des Editeurs de la Presse Périodique |
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