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13 novembre 2003 - n°225 - 226 - 227


Fêtons Samonios
!
Du 25 octobre au 1er novembre,
Libramont va vivre à l’heure des morts, enfin notamment. Pendant
ces huit jours, les manifestations ne manqueront pas et il y en aura pour tout
le monde. De quoi remonter aux origines d’Halloween grâce aux contes,
se balader, faire des bonnes affaires ou se plonger dans un office religieux
protestant. Bref ça va remuer celte !
Nous avons épinglé
:
Samedi 25 octobre
- Pourquoi les Celtes commencent-ils
leur journée par la nuit et leur année par l’hiver ?
- Une conférence présentée
par CL. Sterckx, maître d’enseignement à l’ULB, spécialiste
en études celtiques. À la bibliothèque communale à
17 h.
- Trois nations celtes se réunissent
le soir de Samonios. Les rois se saluent, les invités s’installent
selon leur rang, les guerriers paradent. Mais attention : les esprits des
ancêtres rôdent...
- Spectacle-banquet avec acteurs
et bonimenteurs au Centre culturel à 19 heures.
- Visite du cimetière
de Neufchâteau organisée par le Cercle Terre de Neufchâteau
à 14 heures.
Dimanche 26 octobre
- Célébration
celtique avec l’église protestante de Libramont : chants, prières,
lectures et homélies inspirés des traditions irlandaise, écossaise
et galloise. À l’institut Saint-Joseph, rue de Bonance à
10 Heures.
- Balade-découverte
à Libramont et dans ses villages proposée par le cercle Art
et Histoire de Libramont : découverte des petits calvaires et des chapelles
qui parsèment les villages. Départ à 11 h de la place
communale.
Lundi 27 octobre
- Au détour d’histoire
de citrouilles, de sorcières, de chats noirs et de toiles d’araignées,
les enfants de 3 à 5 ans partiront à la découverte de
l’univers étrange d’Halloween et feront des bricolages.
De 14 à 16 h 30 au Centre culturel.
Mardi 28 octobre
- Les vivants face à
la mort : croyances et philosophies; deux positions chrétiennes et
une musulmane devant le mystère de la mort. Débat émaillé
de courts exposés d’invités de choix. À la bibliothèque
communale à 20 h.
Mercredi 29 octobre
- L’heure du conte pour
les enfants de 3 à 5 ans. Voir lundi.
Jeudi 30 octobre
Café-citoyen : Halloween,
faut-il avoir peur ? Une discussion dans l’ambiance d’un café
où chacun peut prendre la parole. Au café Yes dès 20 heures.
Vendredi 31 octobre
- Cinéma : Le petit
vampire, à partir de 6 ans à la salle l’écran à
Libramont, à 10 heures.
- Les légumes fêtent
Halloween à la bibliothèque : un après-midi pour les
enfants de 5 à 12 ans avec au programme une exposition sur les fruits
et les légumes, un atelier de sculpture de légumes, un goûter
et un spectacle Le Sorcier Zébu (durée 50’) de 14 à
18 heures.
- Cortège d’enfants
dans les rues de Libramont. Les rues seront décorées aux couleurs
d’Halloween et un cortège de diablotins passera dans les magasins
pour récolter des bonbons. Départ à 17 h de la place
communale.
- Comme tous les 5e vendredis
du mois, la scène du centre culturel sera ouverte aux jeunes talents,
dans des disciplines diverses, sur le thème d’Halloween et Samonios
Samedi 1er novembre
- Festival Trinox : rendez-vous
des amateurs de musique celtique et de danses conviviales. La fête commence
dès l’après-midi et se prolonge jusque dans la nuit. À
l’affiche : Les Apprentis (17 h), Gena et Magonette (19 h 30) et Alka
Celtes Airs (22 h) dans la salle de l’institut Saint-Joseph.
Pour plus de renseignements,
vous pouvez contacter le Musée des Celtes au Tél./Fax 061 22 49
76 ou sur info@museedesceltes.be

Mon ami le cheval
Dans
le corps médical, on trouve des médecins généralistes,
des anesthésistes, des radiologues, des homéopathes, des spécialistes
des polytraumatisés… et des chevaux, thérapeutes sans blouse
blanche. Ils sont spécialisés dans le domaine de l’hippothérapie
et travaillent avec des assistants : des humains psychomotriciens, logopèdes,
kinésithérapeutes, etc. Et le moins que l’on puisse dire,
c’est qu’ils sont extraordinaires !
L’idée qui trottait
dans la tête de Marie-Paule Rouard, il y a plus de quinze ans, c’était
de monter une affaire qui proposerait des vacances pour handicapés mentaux
adultes avec des chevaux, un manège, un dortoir, une cantine, une place
pour ranger le foin. Tout était bien parti, jusqu’au jour où
le projet a capoté pour des raisons ministérielles. Têtue,
elle persévère dans cette voie toute seule mais comme en province
de Luxembourg il n’est pas possible de vivre uniquement de l’accueil
pour personnes handicapées, elle mène une seconde activité
de front, sous forme d’un cercle équestre ordinaire.
La formation de base de Marie-Paule
est celle d’éducatrice, avec une spécialisation en psychomotricité
et une autre en éthologie – elle a étudié le comportement
du cheval sous tous les angles, en fonction de sa biologie, de sa “ mécanique
”, de la manière dont il entend, voit et communique. “ En
thérapie, c’est très important, explique-t-elle. En réalité,
c’est le cheval qui travaille, c’est lui le thérapeute. Donc,
on doit savoir exactement comment il fonctionne, comment interpréter
ses réactions ou savoir par quelle gestuelle il est possible de “parler”
à l’animal.
En
thérapie cheval, l’optique n’est pas du tout de faire des
cavaliers ! L’objectif est ailleurs. Les buts sont d’apporter un
mieux-être, un contact, une manière de communiquer autrement que
par les mots. Un cheval ne critiquera jamais une personne en lui disant qu’elle
n’a pas bien fait ceci ou cela. Si vous avez un comportement qui ne lui
plaît pas, il va tout simplement se désintéresser ou vous
le faire comprendre à sa façon. C’est très important
pour un handicapé, parce que chaque fois que quelque chose va réussir
entre lui et le cheval, il va progresser. Parfois d’un tout petit peu,
mais il va progresser. Il est important de distinguer l’équitation
adaptée où l’on met en selle des personnes et le fait de
soigner grâce au cheval.
Ici tout est basé sur
la relation entre l’individu et l’animal. Et c’est l’animal
qui fait tout le boulot ! À la limite, on prend un espace dans lequel
on laisse évoluer la personne et le cheval, et ils se débrouillent,
apprennent à occuper l’espace ensemble. Les médecins, kinés,
éducateurs ne font qu’observer pour pouvoir reparler des situations
après. Le contact peut s’établir en soignant le cheval,
en le brossant, en marchant à côté, en allant le voir au
pré.
La personne peut aussi le monter,
mais ce n’est le but. Évidemment, on s’arrange pour que cela
se passe bien. On connaît parfaitement le cheval, la personne, on se concerte
avant. Mais pour la personne handicapée cela doit être “
moi et le cheval ” pour arriver un jour à “ je fais des progrès
! ”.
Le gros avantage, par rapport
à du travail en piscine ou dans un atelier de poterie, c’est qu’on
travaille avec du vivant. Les chevaux ont une personnalité, sont amoureux,
se disputent… Ils ont des émotions et de là tout peut s’expliquer
facilement!”
B. Herry
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