| 28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253
Cré Tonnerre : deuxième escale !
Cré Tonnerre, c’est un équipage de marins d’eau douce élevé au rhum et cousins éloignés de Tri Yann et soldat Louis; Cré Tonnerre, c’est un équipage de marins d’eau sombre qui dénonce, condamne et fustige les pollueurs de tout bord ; Cré Tonnerre, c’est un équipage de marins d’eau de vie qui chante l’amour, les femmes, le bonheur et la mer ; Cré Tonnerre, c’est un équipage d’eau de mars qui rêve comme les enfants d’un monde plus juste. Leur premier album Souquez les gars a déjà remporté un succès étonnant (4000 exemplaires vendus) vu le peu de moyens techniques et promotionnels dont il disposait. La reconnaissance populaire s’est répandue grâce au bouche à oreille favorable engendré par les prestations scéniques du groupe. Car Cré Tonnerre sur scène déménage méchamment. L’expérience de ses membres, rompus depuis de nombreuses années à tous les types de spectacles et de lieux, emporte d’emblée l’adhésion du public et l’entraîne dans deux heures d’évasion et de convivialité. Une mise en scène minimaliste mais toujours justifiée, des costumes hauts en couleur, un décor digne d’un galion espagnol et un jeu de lumières de plus en plus affiné apportent une atmosphère propice à toutes les rêveries. Une des particularités du groupe est de réunir un auditoire varié et transgénérationnel allant des petiots aux papys. Il faut dire que tout le monde peut trouver son bonheur à l’écoute de ces chants de marins où les rythmes de sambas, de tangos, de valses, de gavottes ou de ballades irlandaises flirtent allégrement avec des reggaes jamaïcains ou des polkas wallonnes. Fort de ces succès, Cré Tonnerre aborde un tournant en enregistrant un deuxième opus : Tempête en mare riche de dix-sept titres accrocheurs enregistrés dans des conditions optimales. L’équipe de T4a (Team for action), dirigée par les frères Martin, a plusieurs fois démontré son savoir-faire en travaillant notamment pour Sttellla, Pierre Rapsat ou Perry Rose. Et le résultat est à la hauteur des espérances. Ce qui frappe dès la première écoute, c’est la qualité des arrangements et la volonté permanente de faire de chaque morceau un moment unique. Les instruments les plus divers se succèdent (flûte, cornemuse, violon, banjo, percussions, mandoline..) au service d’une musicalité ciselée au fil de multiples collaborations extérieures. Cré Tonnerre a fait appel à des «pointures musicales» aussi diverses que Gwenaël Micault, accordéoniste attitré de Renaud ou Luc Pilartz, violoniste de Trio Trad notamment. Dès l’introduction de l’album, un court texte (La mer est notre mère) récité par la voix chaude et envoûtante de Patrick Haager (alias Black Pirat) installe l’ambiance: le mât est dressé, le capitaine est à son poste et les voiles claquent au vent. Le Prestige, chanson «coup de gueule» sur les pétroliers pollueurs des mers et la primauté de l’économie sur l’écologie, donne véritablement le ton en alliant humour et engagement altermondialiste. Mes petites galères propose un regard tendre jeté sur le passé et les vies souvent chahutées des musiciens amateurs embarqués dans d’improbables virées nocturnes d’Arlon à Lamorteau. Ensuite, Passager clandestin se présente comme un tube en puissance aux accents à la «Manu Chao» qui devrait nous accompagner tout l’été. D’ailleurs les producteurs ne s’y sont pas trompés puisqu’ils annoncent déjà la sortie d’une version «remix» spécialement formatée pour les soirées estivales. Soudainement, le rythme se ralentit et Elle veut s’impose comme un des grands morceaux de l’album. Une chanson dédiée à l’amour des femmes, aux audaces qu’elles nous inspirent et à l’envie de les accompagner longtemps. La simplicité des paroles et de la mélodie sert d’exutoire à une vraie tendresse dissimulée derrière une pudeur touchante. Un moment de pause avant de repartir vers des ambiances plus festives. Pour tous les goûts… Les morceaux s’enchaînent sans laisser place à une lassitude quelconque ou à un sentiment de déjà entendu. Des chansons à boire, à ripailler, à rires comme Amélie Canon (un hommage grivois à Amélie Nothomb) ou Les filles de Madame Julie, digne des meilleures chansons de corps de garde, donnent l’envie irrésistible de taper des pieds et des mains et de suivre Cré Tonnerre dans les nombreux festivals qui émailleront l’été prochain. Vous aurez l’occasion de les apprécier notamment aux Francofolies de Spa le 21 juillet où ils partageront la scène avec Starflam et Miossec et près de chez nous, à Longlier le 15 août ou à Jamoigne le 18 août. Mais vous pouvez déjà vous précipiter chez votre disquaire le plus proche et si aucun exemplaire de Tempête en mare n’est présent dans ses bacs, jetez-le par-dessus bord, c’est tout ce qu’il mérite. P. Dabe
Rendez-vous d’été A l’heure où vous lirez ces lignes, la bibliothèque communale de Libramont-Chevigny dressera le bilan de la première édition de « LIBR’ A LIVRES ». Ce dimanche 11 juillet, dès 13h30, des dizaines de participants ont envahi les locaux de cet antre de la culture pour animer ou découvrir les activités proposées par Isabelle Glaise, la dynamique bibliothécaire locale. Isabelle a concocté un programme en collaboration avec de nombreux intervenants régionaux (Académie d’Été, libraires, éditeurs, illustrateurs et auteurs régionaux, compagnies théâtrales, Lire et Écrire, artistes et artisans…). Un véritable panorama d’activités tournant autour de la littérature. L’idée a germé à la suite des nombreuses animations concrétisées depuis cinq ans en collaboration avec l’Académie d’Été de Wallonie dont l’implantation libramontoise accueille divers ateliers axés sur le domaine du livre. L’occasion était donc unique d’offrir une vitrine plus importante à ces échanges fructueux. Le pari a été lancé ce dimanche 11 juillet avec la volonté de renouveler chaque année l’expérience en élargissant et en diversifiant les univers et les auteurs proposés dans le but d’aborder le monde littéraire par des facettes originales et novatrices. Comme le précise Isabelle Glaise : « Ouvrir un livre, bouquiner, tourner les pages et, mot après mot, entrer petit à petit dans l’imaginaire d’une histoire ou dans les explications d’un ouvrage documentaire, découvrir avec émerveillement les illustrations qui accompagnent le texte, raconter et partager les impressions autour d’un ouvrage… quoi de plus épanouissant ! Les bibliothèques recèlent des ressources souvent insoupçonnées, qu’il s’agisse des livres mis à la disposition du public ou des activités proposées. « LIBR’ A LIVRES » vous invite à ces plaisirs partagés à savourer sans modération ». L’après-midi s’est clôturée par un concert de jazz donné par des membres de l’Académie d’été. Dans cette ambiance variée, l’un des points d’orgue de cette journée fut la visite de l’exposition « Eddy Devolder, écrire et peindre en relais » où l’entreprise de l’artiste consiste en l’élaboration d’un espace littéraire spécifique ouvert au rêve et au vagabondage. Devolder y développe une écriture plastique qui lui permet d’intervenir dans les textes d’autres auteurs comme il lui arrive également de se muer lui-même en éditeur. Cette exposition est accessible jusqu’au 28 juillet. En route vers l’évasion.… Musiques pour tous… Mis sur pied en 1992 par Christian Kellen, le « Chest Rock » est devenu l’évènement incontournable du mois de juillet. Et cette année ne fera pas défaut. Jugez plutôt : dès 19h, en plein air, sur le site du Camping du Lac, quatre groupes de la province se succèderont pour offrir un panel varié de musiques originales. « Dogmeat », les régionaux de l’étape, de retour du festival de Dour, proposeront leur mélange abouti de néo-métal et de rock alternatif. Fort de son nouvel album encore plus puissant intitulé « Target », le groupe, de plus en plus expérimenté, atteint rapidement une vélocité scénique contagieuse et ses compositions ont pris une nouvelle dimension et une autre envergure. « Nemesis » lancera ses riffs de guitare en reprenant des morceaux de Coldplay, Pink Floyd et autres groupes mythiques. « Néo » baignera le public de son pop rock à la française emmené par Stephan Back épaulé par trois musiciens expérimentés et « Mirror of darkness » explorera les sombres rivages d’un rock-métal mélodique influencé par Iron Maiden, Judas Priest ou Angra. Et comme chaque année, la soirée
se clôturera à 23h par un grand feu d’artifice tiré
sur le site du lac. D’autres manifestations émailleront ces mois estivaux, nous en reparlerons fin août. Nos communes déclinent la culture sous toutes ses formes. à nous de les vivifier en les visitant. Bonnes vacances ! P. Dabe
Dix ans de festival d’art
Quand Yves Désirotte, peintre amateur, a lancé l’idée de mettre sur pied un festival d’art à Neufchâteau, peu de gens auraient misé sur la pérennité du projet. Après des débuts assez chaotiques dans des lieux mal appropriés, le festival a trouvé son écrin dans les locaux du Moulin Klepper. Et le succès est au rendez-vous. Pour preuve, le nombre croissant d’artistes qui participent au festival et l’ouverture de plus en plus internationale de ce dernier. Un des rêves du fondateur était d’amener les enfants et les écoles à participer, ce sera chose faite cette année. Les bambins exposeront leurs œuvres, en dehors du concours officiel, ce qui apportera une note de fraîcheur supplémentaire à l’évènement. Autre point fort de cette édition 2004, organisée notamment par Mady Désirotte, la présence de la sculptrice Chantal Dubois, originaire d’Ougrée, habitante de notre province, et invitée d’honneur du festival. L’occasion sera belle d’apprécier cette artiste en pleine voie de reconnaissance internationale. Lauréate du Godefroid Culturel 2003, Chantal Dubois nous invite dans son univers peuplé de personnages débordant de tendresse et d’humanité. L’enfant, l’homme ou l’animal reprennent vie sous ses doigts et s’épanouissent pleinement dans l’argile de ses compositions. La poupée Charlotte lui a valu un prix à la Biennale Internationale de la Création à Namur en 1988. Cette poupée sera reprise par la suite, par Jean-Claude Servais dans sa bande dessinée Lova en 1992. Depuis, les poupées et les figurines font toujours partie intégrante des sujets de l’artiste. Elle a développé une technique de travail de la terre cuite qui lui permet de s’exprimer librement avec ce matériau. Travaillant sans plan, ni croquis, elle avance à petits pas, par maintes expérimentations en maîtrisant de plus en plus son savoir-faire.
Un concours éclectique Comme chaque année, le festival fait la part belle à un concours visant à récompenser par de nombreux prix les oeuvres exposées. Chaque artiste devant présenter un minimum de trois œuvres réparties en trois catégories (huile - acrylique/ aquarelle – dessin – pastel et sculpture - céramique). Un jury composé d’artistes et de représentants des milieux associatifs et culturels décernera un premier et un second prix dans chaque catégorie et à cela s’ajouteront le Prix du Public, le Prix de la bourgmestre et le Prix du Parlement wallon. Trente-cinq artistes de tous horizons et de tous styles sans compter les artistes « juniors » vous attendent pour faire honneur à la création libre. Du 4 au 11 septembre ce sera la fête au Moulin ! P. Dabe Festival : au Moulin Klepper de Neufchâteau. Du 4 au 11.9 2004 de 14h à 19h. Nocturne le 10.9 jusqu’à 22h. Entrée gratuite
Deux siècles d’imprimerie L’exposition sur « l’histoire de l’imprimerie à Neufchâteau » qui se tiendra du 11 au 19 septembre à la bibliothèque communale de Neufchâteau sera constituée essentiellement de documents et d’objets provenant des collections de Paul Brandeleer, libraire et bibliophile installé à Redu. Rencontre avec un passionné de l’écrit.
Abandonnant deux ans plus tard son métier d’éducateur, ce Bruxellois d’origine allait pouvoir assouvir sa passion de la littérature dans ce temple dédié à tous les livres et spécialement aux ouvrages traitant du continent africain et à ceux évoquant l’histoire de l’Eglise. En plus de son activité classique de bouquiniste, Paul Brandeleer a reconverti une grande partie de la superficie de cette ancienne ferme en un musée de l’imprimerie qui propose, à côté de l’outillage traditionnel de l’imprimeur, des expositions thématiques. Actuellement, vous pouvez y apprécier une collection d’affiches notariales qui retracent par le petit bout de la lorgnette la vie quotidienne de nos ancêtres. Des documents passionnants qui lèvent le voile sur des détails amusants et inattendus de l’histoire récente de notre région. Une exposition étonnante… Toujours attaché à l’histoire de notre province, Paul Brandeleer a sans cesse montré un attrait important pour les imprimeurs luxembourgeois. Après avoir évoqué l’histoire de l’imprimerie à Bastogne, il nous propose, en collaboration avec le cercle d’histoire Terre de Neufchâteau, d’illustrer la passionnante histoire de l’évolution de l’imprimerie à Neufchâteau de 1800, date de parution des premiers documents produits par l’imprimeur Cercelet, à 2003, date de la disparition de la dernière imprimerie de la ville. Il faut savoir que Neufchâteau fut, après St-Hubert et Bouillon, la troisième ville de notre province à voir s’installer un imprimeur, à savoir le dénommé Cercelet, qui venu avec les révolutionnaires français, y a imprimé une multitude de documents. Il est assez croustillant de constater que cet imprimeur original a, parmi moult missels et autres livres pieux, imprimé Justine ou les triomphes de la vertu, titre modifié pour raison de censure du sulfureux Justine ou les malheurs de la vertu de Donatien Alphonse François, marquis de Sade. Vendu sous le manteau, l’ouvrage connut un succès important et obligea Cercelet à une vigilance et une prudence constantes. Un livre pornographique comme précurseur de l’imprimerie chestrolaise, qui l’eût cru ! De nombreux documents illustreront cette intéressante exposition : un exemplaire de chaque imprimé et l’historique des imprimeurs correspondants ; des pièces remarquables comme un document de l’imprimeur Henri Dachy qui illustre la transition entre l’Ancien Régime (papier coton à l’ancienne) et le Nouveau régime (apparition de la pâte à bois) ; des exemplaires marquant l’évolution des journaux locaux comme Ardenne Publicité, Contact ou L’info ; des souvenirs mortuaires de l’époque comme ceux imprimés en 1860 par Théophile Louis; des souvenirs de communions solennelles aussi originaux que celui d’une communion de 1942 où chacun des plats était une référence à l’opposition et à la résistance face à l’occupant allemand ; des menus de soupers de la Sainte-Cécile… Tant de souvenirs à la fois précis et plus lointains qui ne manqueront pas de ranimer votre mémoire. En plus de ces documents, Paul Brandeleer apportera dans ses malles une partie des outils et machines nécessaires au métier d’imprimeur : des filets (formes utilisées pour la décoration d’affiches), des caractères d’imprimerie, un composteur, une pointilleuse, un marbre…. Il vous sera même possible d’imprimer un souvenir grâce à une forme accompagnée d’un texte évoquant cette exposition. Cette dernière sera donc à la fois historique et didactique et devrait intéresser autant le public scolaire que le grand public. En évoquant les noms des familles Hannick, Louis ou Closset, elle nous fera revivre des émotions communes et, intégrée dans les Journées du patrimoine 2004, elle sera l’occasion unique de redécouvrir des moments importants de notre histoire locale. P. Dabe Exposition du 11 au 19 septembre, de 14 à 17 heures, à la bibliothèque communale de Neufchâteau, Centre du Lac. Info : 061 27 88 67. L’entrée est gratuite.
Théâtre du Moulin Le centre culturel de Neufchâteau met
sur pied un projet de théâtre destiné aux adultes
de la commune. Honneur aux femmes pour cette première expérience puisque les personnages sont uniquement féminins même si on parle beaucoup des hommes. La pièce compte une dizaine de personnages âgés de 20 à 60 ans. Le metteur en scène, Christian Kellen, a déjà eu l’occasion de mettre en scène plusieurs pièces de théâtre à Neufchâteau il y a quelques années. Si vous êtes intéressées par ce projet, n’hésitez pas à contacter Cécile Kerger (061 27 85 43). Les répétitions auront lieu le mercredi de 20 heures à 22 heures au Moulin Klepper ou à la Maison Bourgeois. La première rencontre aura lieu le mercredi 29 septembre à 20 heures précises au moulin Klepper.
Nouvelle édition du Manuel de soins palliatifs La troisième édition du livre Aux sources de l’instant, le manuel de soins palliatifs à domicile écrit par les docteurs Cécile Bolly et Michel Vanhalewyn, vient de sortir de presse. L’ouvrage, qui a déjà connu un large succès en Belgique, a été relu et adapté en fonction des nouveautés pharmacologiques ou des résultats d’études récentes. Son volume a été augmenté de septante pages, qui traitent essentiellement de la douleur, de l’écoute, de l’accompagnement des proches, du suivi de deuil ainsi qu’un tout nouveau chapitre sur la demande d’euthanasie. Si ce livre est avant tout destiné aux médecins généralistes et aux soignants du domicile, il pourra être utile à tous ceux qui s’intéressent aux soins palliatifs et cherchent à compléter leurs connaissances, à élargir leur réflexion, à poursuivre leur remise en question. « Étonnez-vous avec ce guide pratique ! Il fourmille de propositions et d’aides à la décision face aux situations et aux symptômes les plus fréquents en fin de vie », explique Danielle Gaspar, médecin responsable de l’Unité de Soins Palliatifs du Centre Hospitalier de l’Ardenne. La première partie de l’ouvrage
aborde les différents symptômes suivant quatre grands axes
: la démarche diagnostique, la stratégie d’intervention,
l’importance de l’écoute active et enfin, la réflexion
éthique. Aux sources de l’instant, Weyrich éd. 304 pages, huit illustrations couleurs et de nombreux trableaux. 24 E, disponible en librairie.
Le nouveau bulletin de Terre de Neufchâteau Le nouveau bulletin du Cercle Terre de Neufchâteau, le n°2004/2, va paraître à l’occasion de l’exposition « Imprimeurs et imprimés à Neufchâteau de 1800 à 2003 ». C’est ce thème qui sera mis à l’honneur dans la publication. Paul Brandeleer est l’auteur de cette étude. L’imprimerie apparaît à Neufchâteau en 1800 avec un personnage sulfureux et controversé, un certain Ponce Cercelet. Le XIXe et le début du XXe siècle voient la diffusion d’une presse locale, d’abord de simple information, puis reflet des âpres luttes politiques qui divisent le pays. Aux journaux libéraux imprimés par Louis s’opposent les feuilles catholiques d’Albert Petit et de ses successeurs. Parallèlement naît une presse publicitaire qui va se développer après la Deuxième Guerre mondiale. De nouveaux imprimeurs, à Neufchâteau mais aussi à Longlier, prennent la relève des anciens, jusqu’à 2003 avec la fermeture de la dernière imprimerie chestrolaise. L’étude est illustrée par une documentation abondante : journaux dont l’auteur a retrouvé des exemplaires de presque chaque titre, revues, tracts, factures… et imprimés en tout genre. Chaque titre est placé dans son contexte par une notice indiquant noms, dates, lieux de conservation, caractère, bibliographie… C’est la première étude complète consacrée à ce sujet et nul doute qu’elle ravivera des souvenirs chez de nombreux Chestrolais. Pour les non-abonnés, le bulletin sera disponible pendant l’exposition au prix de 6 euros. On pourra aussi se le procurer à la librairie Oxygène.
A la rencontre de l’Ardenne
Une lumière chaude qui filtre au travers des planches d’une grange à foin, une brouette de paille abandonnée dans la cour d’une ferme, la porte d’un courtil ombragé, des enfants glissant sur des traîneaux de bois…telles sont quelques-unes des images puisées dans plus de 10000 clichés sur la nature et la vie rurale recueillis par Edmond Dauchot tout au long de sa vie. L’Ardenne a toujours fasciné de nombreux artistes dont des peintres. Songez notamment, pour ne citer qu’eux, à Camille Barthélemy, Richard Heintz, Marie Howet ou encore Albert Raty. Au travers d’un langage plastique propre à chacun, ces artistes sont parvenus, dans leurs « toiles ardennaises », à dépasser le pittoresque pour nous proposer le portrait d’une Ardenne authentique. Dauchot fait partie de la même lignée. Né en 1905 à Gosselies dans le Hainaut, il travaillera au sein de la briqueterie familiale. Mais, en décembre 1930, il abandonne tout pour s’installer en Ardenne dans le hameau d’Ollomont (Nandrin). C’est tout d’abord à travers la peinture qu’il essaye de capter et transcrire la beauté et la vie de la région qui l’entoure. Dès 1934, il se tourne vers la photographie qui va lui permettre de capter l’insaisissable. Muni de son appareil photographique, il traque tous les sujets qu’il aime : les forêts, les rivières, les horizons… mais aussi les gens d’Ardenne : leur vie, leur quotidien, leur labeur. Son fils, Joseph Dauchot, retrace la démarche artistique de son père en ces mots : « Mon père partait souvent plusieurs jours de suite en expédition dans la forêt. Il avait ses sites de prédilection : les Tailles, le bois Saint-Jean… Il bivouaquait ainsi pendant une semaine, n’emportant que peu de choses avec lui : des pommes, son appareil bien sûr, et un ou deux films de rechange. Il s’est formé en autodidacte et de façon un peu éclectique. Sa bibliothèque, par exemple, était riche de livres sur les animaux ou sur les plantes. Souvent, les paysans et les gens de la région venaient l’interroger pour identifier une fleur ou un oiseau inconnu. Même si sa profession étonnait un peu, les gens du village l’appréciaient beaucoup ». Dauchot, avec son œil d’artiste,
va au-delà de l’anecdotique pour saisir le visage profond
de l’Ardenne. L’exposition visible au Moulin Klepper retracera ce travail au travers de 60 photographies emplies d’une aura poétique et sélectionnées par Joseph Dauchot. Ne disposant que des négatifs, le Service de la Diffusion et de l’Animation culturelles de la Province de Luxembourg (S.D.A.C.), concepteur de l’exposition, a fait appel à Daniel Michiels, artiste-photographe grand connaisseur de l’œuvre de Dauchot, pour développer les clichés de manière fidèle et proche du travail et de l’esprit du photographe. Ces clichés sont accompagnés des différentes informations notées par édmond Dauchot : la date et le lieu de la prise de vue ainsi que le titre. Les mots pour le dire En marge de ses œuvres photographiques, Edmond Dauchot rédigeait des cahiers de notes où l’Ardenne tenait toujours le rôle principal. Les innombrables poèmes laissés par l’artiste manifestent d’une autre façon ses tentatives d’apprivoiser son horizon. A parcourir ces textes, deux choses frappent le lecteur. D’une part, la récurrence systématique des thèmes (les saisons, les paysans, les chasseurs, la forêt) et, d’autre part, le souci de la précision. En effet, dans une syntaxe rigoureuse, mais simple et dépouillée, Edmond Dauchot vise au plus juste en travaillant particulièrement la justesse du vocabulaire. De même, ses carnets font état de multiples lectures et d’un solide arrière-plan culturel qui va de Julien Benda aux poètes chinois. En fait, tout se passe comme si, dans ses poèmes courts, proches souvent du haïku, le photographe amenait ses images d’une manière autre à la pleine lumière :
Si vous voulez changer votre regard sur l’Ardenne et ses gens en redécouvrant un univers familier, n’hésitez pas à pousser la porte du Moulin Klepper. La lumière de Dauchot vous attend. P. Dabe (Sources : S.D.A.C.) L’exposition édmond Dauchot – Images et dires d’Ardenne est ouverte tous les jours de 13h à 17h du 21.9 au 1.10 2004 au Moulin Klepper de Neufchâteau. Renseignements : 061 27 50 88.
Léglise en harmonie
Il en a des anecdotes à raconter Joseph Lambrechts ; il vous réciterait l’historique de l’harmonie d’une seule traite. Des premières années de la création de la société paroissiale en réaction à l’existence d’une autre harmonie qui prônait des valeurs philosophiques différentes, en passant par la longue liste des membres disparus et ceux encore vivants qui se sont succédé dans les rangs jusqu’au programme des festivités prévues dans le cadre du 75e anniversaire. C’est que, pour lui, la musique est une passion de toujours qu’il assouvit avec bonheur au sein de diverses harmonies. En commençant le solfège à 32 ans, il ne se doutait pas que, bien des années plus tard, il endosserait le costume de président d’une harmonie à laquelle il consacre le plus fort de ses loisirs. Mais quand on aime on ne compte pas. Il est passé du bugle au baryton, puis au tuba pour terminer à la grosse basse. Question de souffle probablement ! Et comme il le précise : « Une grosse basse, il en faut toujours une ! » Il a connu des chefs de musique comme le Chestrolais José Gilson qui donna ses lettres de noblesse à l’harmonie de 1951 à la fin des années 80 ; puis Dominique Goffinet, Pierre Rongvaux et, enfin, Bernard Keser depuis 1994. Et fidèle au poste, il compte bien, avec les nombreux bénévoles de l’harmonie, fêter joyeusement cette 75e année d’existence. Car faire partie d’une harmonie, c’est beaucoup plus que de faire de la musique ensemble. C’est partager des moments d’émotions intenses au service d’un art fédérateur. A l’instar d’une équipe de foot, d’un comité des fêtes ou d’un club des jeunes, l’harmonie musicale a toujours été un des derniers lieux de brassages des diversités propres à toute communauté. Kaléidoscope d’opinions, de cultures, d’âges réunis dans le seul but de vivre ensemble le même amour de la musique. Accompagnant les moments de joie et de tristesse d’un village, l’harmonie locale retisse un lien social festif et indispensable. Elle est le miroir d’un microcosme, d’ailleurs on l’affuble souvent du vocable de « société de musique ». Il est loin le temps où chaque harmonie avait sa couleur politique, philosophique ou confessionnelle; faute de combattants, l’époque est à l’union forcée ou sacrée. Et l’Harmonie Royale Saint-Martin n’échappe pas à la règle. Les 25 musiciens réguliers qui la composent ne proviennent plus majoritairement de la paroisse de Léglise mais de Mellier, Ebly, Neufchâteau et autres lieux. Sous la houlette, de leur chef de musique, les membres actuels perpétuent joyeusement une tradition implantée dans le village depuis 1929. Encadrés par des bénévoles enthousiastes, dont Guy Créer, professeur de solfège et d’instruments et Jean Vaseur, les jeunes pousses annoncent un avenir radieux après des années plus difficiles au niveau du recrutement. La formation s’étale sur deux années de solfège suivies d’une année d’instrument avant de pouvoir intégrer les rangs des plus aguerris. Mais souvent, à 18 ans, les jeunes musiciens formés quittent l’harmonie pour poursuivre des études supérieures et dénouent les liens avec le village natal. Ce qui oblige la société musicale à un renouvellement quasi permanent de ses membres. Au niveau du répertoire, le choix s’oriente vers des morceaux modernes (musiques de films, chansons populaires…) dont la popularité est grande auprès de l’auditoire ce qui permet de fidéliser le public et de faciliter l’insertion des musiciens débutants. Les « sorties en rue » se font de plus en plus rares, elles sont délaissées au profit de concerts de gala qui se déroulent principalement dans la salle communale Nos loisirs qui jouxte le bâtiment, propriété de l’harmonie, et qui accueille les répétitions hebdomadaires du vendredi soir. En grande pompe… Pour fêter dignement son 75e anniversaire, L’harmonie Royale Saint-Martin a concocté un programme de prestige. Ce 10 octobre, elle accueillera le 3e régiment des grenadiers suisses de Ham-sur-Sambre qui défilera en costume napoléonien à travers la commune. Dès 14h, le cortège s’ébranlera et rendra hommage aux anciens musiciens de l’harmonie en s’arrêtant devant leur domicile. à 16h30 : parade sur la nouvelle place communale au son de l’Harmonie Saint-Martin et à 18h : « Concert d’automne » en la salle Nos Loisirs. Et ce n’est pas fini. Le 27 novembre, à l’occasion du souper annuel de la Sainte-Cécile, aura lieu une séance académique de remise de décorations en remerciement aux anciens musiciens. Neuf médaillés seront à l’honneur, dont André Créer, qui avait 8 ans à la fondation de l’harmonie en 1929 et qui en tant que membre d’honneur fêtera ses 75 années de compagnonnage. Inutile de préciser que les souvenirs et les émotions ne manqueront pas d’être partagés. Comme le précisait un opuscule publié à l’occasion du 70e anniversaire de la société : « Bonne humeur, modestie, rigueur et musicalité sont les quatre atouts majeurs de l’Harmonie Royale Saint-Martin de Léglise ». Pour finir en beauté, place à
une anecdote croustillante reflétant à merveille l’état
d’esprit qui peut régner dans une harmonie musicale : lors
d’une éprouvante sortie, le chef (José Gilson) demande
que l’on joue Youth Mars ; réaction immédiate de Pol
Ponsard : « Chef, c’est justement celle que je viens de jouer
! ». Pascal Dabe.
Le nouveau spectacle des Boutons d’or
Deux lutins, Bulle et Swiff, venus du « monde des rêves et de la fantaisie », sont envoyés sur terre afin de découvrir ce qui a ôté la joie du cœur des humains. Ils débarquent au cœur d’une « famille modèle » où le père, la mère et les deux enfants vivent une existence terne réglée par les habitudes routinières et encadrée par les flots d’informations morbides sorties d’une télévision omniprésente. Le travail des lutins s’annonce long et laborieux… Telle est la trame de Par la lucarne, le dernier conte musical élaboré par Les Boutons d’or d’Assenois. Depuis 1989 et L’enfant qui ne rêvait pas , cette chorale d’adolescents arpente les scènes de notre province en rencontrant un succès de plus en plus justifié. L’île des Sans Amours, Au gré du vent et Le Misérable ont prouvé le sérieux et le quasi-professionnalisme de la troupe qui allient avec bonheur jeux d’acteurs, chorégraphies et chansons originales. Encadrée par Marie-Claire Claude et sa fille Delphine Etienne, la troupe répète depuis bientôt deux ans sous la houlette de Stéphanie Fouquet, metteur en scène et auteur du texte. Un travail difficile mais enthousiasmant mené avec passion par cette jeune femme dynamique qui a décidé, après notamment deux années d’improvisations théâtrales au sein de la Fédération Amateur de l’UCL, de s’investir dans un travail avec de jeunes talents locaux. Pour composer le scénario de cette histoire emplie de fantaisie et de sentiments, Stéphanie s’est basée sur les questionnements propres à l’adolescence et à force d’improvisations, de discussions et de remises en cause, elle a développé une question essentielle aux yeux de ses jeunes comédiens : « La vie, on peut la traverser dans un tic-tac mécanique, écrasé par les heures et les habitudes. Or, quand tout est déjà dit, quand tout est installé, comment intégrer les changements qui perturbent notre existence ? Comment garder cet esprit enfantin qui fait de nous des êtres passionnés, sans cesse émerveillés ? ». Vaste question et vaste programme. Au travers de ce spectacle, Les Boutons d’or proposent une vision critique de la famille mais qui laisse une place importante à l’humour et à l’énergie créatrice. Un vrai travail d’équipe Pour venir à bout de cette aventure de longue haleine, Marie-Claire, Delphine et Stéphanie ont réuni tous les samedis matins les choristes et les acteurs et leur ont proposé un investissement intensif. Le travail technique de l’acteur (pose de la voix, occupation de l’espace, maîtrise corporelle, rythme du jeu…) a été assuré par Miguel Lamouline, instituteur à Rosières. Pierre Weyrich, graphiste de formation a créé les décors et les costumes originaux de la pièce. Si la scénographie se veut volontairement sobre et dépouillée afin de mettre en valeur le travail des comédiens-chanteurs, le décor décliné sur des tons violets et les couleurs des costumes apportent des touches chatoyantes à l’ensemble. La réalisation de ces derniers a été confiée à une classe de professionnelle habillement de l’Institut Notre-Dame d’Arlon sous la direction de Mme Claudine Belche et ses collègues. Cerise sur le gâteau, la touche musicale
a été apportée par le chanteur Thibault, bien connu
du public des enfants et des adolescents, qui a composé les paroles
et les musiques des huit chansons qui complètent harmonieusement
le conte en y apportant une originalité supplémentaire.
L’expressivité des adolescents par rapport à la musique
a été beaucoup travaillée afin de rendre le chant
le plus fluide possible. Ajoutons-y également la présence
d’une bande sonore enrichie de nombreux bruitages désopilants
imaginés en collaboration avec Jean-Marc Barthélemy. Il
faut souligner ici la difficulté de mettre en scène une
chorale d’adolescents pendant une période aussi longue de
répétitions. Mais dès que vous réussissez
à les passionner, ils vous rendent au centuple l’investissement
qu’ils ont reçu. Et ils ont hâte de vous le prouver
lors de ce spectacle qui, en un peu plus d’une heure, devrait vous
embarquer dans un rêve éveillé. Aidés par les
moyens techniques du Centre culturel de Rossignol, Les Boutons d’or
vous y attendent le samedi 6 novembre à 20h30 et le dimanche 7
novembre à 15h30 afin de partager avec vous le fruit de leur passion. Tremblez Star Academy, Pop Stars et autres produits formatés, Les Boutons d’or débarquent ! P. Dabe Préventes : Librairie Oxygène et Librairie Chestrolaise
La Compagnie Sapiens Ils sont partout. Dans les salles de spectacles, dans la rue, dans des lieux improbables…Depuis 1996, avec toujours la même énergie et la même générosité, la Compagnie Sapiens occupe le devant de la scène provinciale et aborde un virage de plus en plus international. Rencontre avec Jean-Marie Hotton, habitant Morhet et cofondateur de la compagnie.
En spectacle de rue, on notera, par exemple, le numéro des « Bonimenteurs » où Archibald-des-Bois et Corentin-Clairevoix, deux campagnards, sèment la bonne humeur autour d’eux, clamant la particularité du site où ils se trouvent, le programme de la journée, etc. en improvisant librement en fonction des lieux ou du public. Un autre spectacle est « Dodu et l’automate » durant lequel un clown découvre un vieil automate dans un grenier et comprend à ses dépens que celui-ci n’en fait qu’à sa tête. Habituée des fêtes médiévales, la Compagnie Sapiens a également développé des animations spécifiquement adaptées à ces manifestations. Ainsi, « Les Lépreux » déambulent parmi le public. Ils se dissimulent derrière des maquillages hideux et des capuches enténébrées. Libre à vous de le fuir, de les craindre ou des les accueillir. Vers le professionnalisme
Apprentissage du baisemain, de la danse de salon ou des bases de la politesse, tout est sujet à la dérision et à la folie iconoclaste. Un grand moment de fous rires dans un rythme enlevé emportant tout sur son passage. Les comédiens vont au charbon, mouillent la chemise et vous entraînent dans leur univers débridé. Les étudiants présents lors des séances scolaires ont été conquis. Des projets d’autres dates sont sur la table et des contacts prometteurs augurent d’une longue tournée. Une des volontés de la Compagnie Sapiens est de préserver un ancrage local aussi bien chez ses comédiens que chez ses techniciens dans les diverses productions qu’elle propose. Comme le précise Jean-Marie Hotton : « Nous avons une synergie entre tous les comédiens de la région (Ecole du cirque d’Arlon, Alvéole, L’Impact A.S.B.L…). Cela rend les choses possibles car on se serre les coudes et on peut compter sur des structures culturelles qui ont du répondant au niveau de la création culturelle même s’il est clair que la création non subsidiée est difficile. La province de Luxembourg est un espace privilégié pour la création : les centres culturels sont en plein essor et offrent de superbes programmations cohérentes au vu des moyens dont ils disposent. » En plus de la Compagnie Sapiens, Jean-Marie Hotton a formé avec Anne-Sophie Thiry, sa compagne, le duo Dodu et Patagraille qui s’oriente plus spécialement vers le théâtre jeune public. Ils proposent des spectacles adaptés aux différentes tranches d’âge comme « La barbe de saint Nicolas » pour les 4-12 ans ; « Les Poux », spectacle pédagogique réservé aux enfants de maternelle et « Le sorcier Zébu », spectacle interactif pour les 4-12 ans. Depuis peu, une nouvelle structure est venue s’ajouter aux nombreuses collaborations de Jean-Marie : « Ramdam et Compagnie » qui propose des mises en scène à des professionnels, des amateurs, des classes maternelles ou primaires ; des régies Son et Lumières ; des animations autour de la littérature de jeunesse ; des écritures et création de spectacles à la carte ou des stages (techniques de cirque, clown, stages à thèmes…). La dernière création de Jean-Marie
Hotton est un spectacle en solo destiné aux enfants de 4 à
8 ans : « Cousin Scarpone ». Créé fin septembre
dans la nouvelle salle du centre culturel « Sol Pavêye »
de Bastogne, le spectacle se veut un mélange entre le Magicien
d’Oz et Alice au pays des Merveilles : « Dans un jardin, Monsieur
Poireau prend conscience qu’il ne peut quitter le sol. Que va-t-il
faire ?» A voir le nombre de projets que Jean-Marie porte à bout de bras, on peut se demander comment il parvient à les mener tous de front. Il vous répondra, sans doute, que la passion est le moteur de sa vie et qu’il reçoit au centuple toute l’énergie qu’il donne. Avis aux amateurs… P. Dabe Info : Jean-Marie Hotton (061 26 72 76 ou 0496 21 93 44)
Atelier de Quartier de l'Espace d'Arenberg Le syndicat d'Initiative propose aux habitants de Neufchâteau la création d'un atelier créatif afin de monter un groupe dynamique composé d'enfants pour participer ponctuellement à des activités telles que la joyeuse entrée de saint Nicolas, le 60e Anniversaire de la bataille des Ardennes, le carnaval... Il est prévu, grâce aux activités comme la jonglerie ou les échasses, de mettre en scène des parades avec les enfants inscrits à l'atelier du samedi matin. Si l'un de vos enfants est intéressé de venir s'amuser à réaliser des costumes, fabriquer des balles, apprendre à jongler ou s'essayer aux échasses, n’hésitez pas à nous contacter. L'atelier a besoin, pour son ouverture, de demander une participation à ses inscrits à raison de 25 euros/personne pour l'année (40 euros pour deux enfants de la même famille, gratuit pour le troisième). L'atelier est animé par Évelyne André, animatrice « Théâtre et Expression » (0499 29 49 26). L’inscription est obligatoire pour le 5 novembre : 061 27 89 56 |
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