28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253

Sommaire

Agenda : « Libr’a Livres » ou à la rencontre du monde du livre / ...
Culture : Cré Tonnerre : deuxième escale ! / ...
Léglise : «Les beaux Fossés» s’organisent / ...
Libramont : Carnyces et lyre celtiques / ...
Nature : Boules et formes sur tige / ...
Neufchâteau : On lave votre linge à Longlier / ...
Région : Dix années au service de la nature ! / ...
Sport : Randonnée cyclo en Normandie / ...
Vaux-sur-Sûre : Retrouvailles, soixante ans après / ...

Editorial

Les lauriers des autres

A l’heure où nous écrivons ces lignes, Neufchâteau ne comptait pas encore de député régional parmi ses concitoyens. Mais au moment où ce journal était imprimé, les nouveaux élus au Parlement wallon prêtaient serment.

Suivant les accords survenus au sein de l’équipe CDH de l’arrondissement Neufchâteau-Virton, Dimitri Fourny devait donc rejoindre Namur pour prendre possession de son siège. Saluons au passage cette élection et réjouissons-nous de voir ainsi le Centre-Ardenne bénéficier d’un « porte-parole » pour défendre notre ruralité.

Ceci dit, notre journal ne cache pas son étonnement, voire son agacement, quant à la manière dont l’intéressé s’est vanté d’avoir fondé notre périodique à quiconque voulait l’entendre et l’écrire. Certes, le jeune conseiller communal de Neufchâteau a partagé une courte tranche de vie de notre journal, mais nos routes se sont séparées il y a dix ans déjà. L’existence de celui-ci est d’abord dû à toute une équipe et le mérite de subsister encore aujourd’hui est le fruit d’un travail sans cesse renouvelé. Les lauriers ne reviendraient-ils pas à ceux qui pérennisent un projet et non à ceux qui se mirent devant ?

Député, Dimitri Fourny a donc maintenant un projet bien à lui et les moyens de le mettre en œuvre. Gageons que celui-ci rayonne largement au bénéfice de notre belle région.

à bon entendeur...

Olivier Weyrich

La pluie mal aimée

Encore quelques jours de pluie comme celui que nous connaissons à l’heure où nous écrivons ces lignes, une journée abondamment arrosée par ces orages porteurs de pluie diluvienne, et bientôt ce ne sera plus un été pluvieux, mais presque un été diluvien ! Difficile dans ces conditions d’évoquer l’été et les vacances. Le froid et la fraîcheur nous obligent même à enfiler le pull d’hiver.

Quel temps fera-t-il demain ? Bien malin celui qui peut le dire. Dès les débuts de l’humanité, le temps a toujours préoccupé les hommes. Depuis des centaines d'années, certains ont cherché à prévoir le temps, sans succès.

La météorologie est une science très récente. Elle commet encore souvent des erreurs grossières, mais il ne faut pas perdre de vue qu’elle est une science inexacte et que la nature peut jouer des mauvais tours aux hommes de bonne volonté ! Même si les prévisions à 24 heures, 48 heures voire 72 heures sont très fiables, il n’en reste pas moins que les prévisions ne sont que des pronostics. Et c'est la nature qui décide.

Les ressources en eau stockées dans le sous-sol représentent des volumes considérables. La sécheresse de l'année 2003 a eu un impact notable sur les nappes souterraines en réduisant leur réalimentation, même si celles-ci avaient bénéficié d'une recharge importante au cours de l'hiver précédent. Jusqu'ici, les précipitations de cet hiver et de ce printemps n'ont pas permis de reconstituer des volumes suffisants. L’été pluvieux que l’on connaît va donc contribuer au réapprovisionnent des nappes souterraines. Petite consolation...

Olivier Weyrich

Prévision : avec certitude, mercredi, c’est la rentée !

Et dire que l’an dernier à cette saison, il faisait plus de 35°C ! Dans quelques jours, ce sera la rentrée scolaire et lentement il faudra tourner la page. L’été brûle déjà ses derniers jours et la nuit grignote les minutes de clarté de nos belles soirées.

Nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette saison estivale gâchée par la pluie et le temps orageux. Juillet a été médiocre et août décevant.

Nuits fraîches, brumes matinales, noisettes, cèpes… Les signes précurseurs ne trompent pas, l’automne arrive déjà. Pourvu que ce dernier nous réserve une agréable surprise, par exemple une douce arrière-saison ensoleillée qui effacerait quelque peu cet été raté. On peut rêver…

Côté certitude, mercredi, c’est la rentrée scolaire. Alors, à toutes celles et à tous ceux qui reprennent le chemin de la classe, nous souhaitons une bonne rentrée !

Se donner les moyens de sauver son patrimoine.

Les prochaines «Journées du patrimoine» ont pour thème la réaffectation du patrimoine bâti. Durant le week-end du 11 au 13 septembre, la population wallonne est invitée à découvrir les diverses réalisations qui ont permis de sauver notre patrimoine immobilier.

Si aujourd’hui les pouvoirs publics encouragent la réhabilitation de bâtiments dont l’architecture est digne d’intérêt, l’opération de réaffectation ou de reconversion n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Il ne suffit pas de choisir entre les options de construction en site neuf ou de rénovation radicale, et la réhabilitation.

Face à un bâtiment qui n’a pas fait l’objet d’une entretien élémentaire et continu, le choix est très discutable. Souvent, la question divise nos élus, à l’image des avis divergents de la population.

Sauver notre patrimoine a un prix. Mais jusqu’à quel prix faut-il le sauver ? La meilleure réponse à cette question est sans doute de préserver les bâtiments dignes d’intérêt d’une dégradation lente et certaine.

Enfin, faut-il aussi que nos élus sachent choisir vite et agir avec diligence car il arrive un jour que le point de non-retour est atteint, et que la perte est définitive.

Olivier Weyrich

Rendez-vous avec votre région !

Ce nouveau numéro de L’info fourmille de propositions d’activités et de rendez-vous à ne pas manquer. Comme pour la précédente parution, la rédaction a privilégié l’information pratique, négligeant un peu l’actualité régionale. Sans pour autant devenir un grand agenda, nous pensons qu’il est important en ce début d’année scolaire de prendre le relais des associations diverses qui relancent leurs activités annuelles.

Nous nous arrêterons toutefois sur un événement important qui animera nos communes ce prochain week-end. Les 24 heures de trait attelé : la première édition arpentera les chemins de notre belle région. Quelque deux cents chevaux de trait, provenant de tous les horizons, se mesureront sur les terres du célèbre cheval ardennais. Cette compétition inspirée de la célèbre « Route du poisson » devrait nous réserver un spectacle haut en couleur.

Le parcours* qui traverse nos communes : Libramont, Vaux-sur-Sûre, Léglise, Neufchâteau, Chiny et Bertrix, devrait combler le public ardennais que nous sommes. Ne manquez donc pas ce rendez-vous. Offrons à cet événement le succès qu’il mérite !

Olivier Weyrich

*Voir le programme dans notre précédent numéro.

Le patrimoine : richesse ou charge pour nos communes ?

Face à la question de sauvegarder le patrimoine bâti, les pouvoirs communaux ont souvent bien du mal à prendre position. Entre rénover ou démolir, il est souvent plus facile de laisser pourrir la situation…

L’exemple du moulin banal à Neufchâteau est frappant. Alors que tout le prédestinait à la démolition, en un simple nettoyage les pouvoirs publics ont découvert tout l’intérêt de sauvegarder le bâtiment, visiblement digne d’intérêt.

Alors que faut-il penser ? Les pouvoirs communaux manquent-ils de moyens pour les aider à faire face aux questions qui se posent à eux quand il s’agit de traiter des dossiers difficiles comme ceux de la restauration de bâtiments dignes d’intérêt ? Les communes sont-elles à ce point dans l’incapacité de décider ?

L’église de Massul ou la Maison Casaquy à Martilly sont des exemples frappants où les communes ne sont pas parvenues à être des acteurs salutaires. Faudra-t-il laisser passer une décennie pour voir l’avenir de l’ancien café « Le Central » enfin fixé ?

Si certaines municipalités, en Belgique ou à l’étranger, ont bien compris que leur patrimoine était une richesse indéniable, chez nous la question d’investir dans les vieux murs suscite encore beaucoup trop de réserves.

Olivier Weyrich

L’hiver va certainement coûter cher

L’augmentation du prix des produits pétroliers inquiète, et c’est bien légitime. Depuis cet été, le prix du pétrole n’a cessé de grimper, et cela à un rythme effréné. L'État belge percevra 60 à 65 millions d'euros de rentrées supplémentaires via les taxes sur les produits pétroliers. Entre-temps, les multinationales pétrolières maximalisent leurs bénéfices : comparés à l'année 2003, ceux-ci ont augmenté de 35% pendant les six premiers mois de cette année. Quand on analyse les prix des carburants à la pompe et du mazout de chauffage, qui ont augmenté de plus de 34% depuis le début de cette année (chiffres au 20.8), il est facile de conclure que c’est encore une fois le consommateur qui paie la facture d’une politique qui ne profite qu’aux plus riches.

Que ce soit pour aller travailler ou pour se chauffer, la majeure partie de la population a besoin de produits pétroliers. Les budgets des familles, des écoles et des communes – pour ne citer que ces exemples qui nous concernent particulièrement – vont encore être étranglés par ces dépenses forcées. Mais que pouvons-nous faire? En parler. Crier notre mécontentement car il existe des solutions. Et nos dirigeants le savent bien. Il faut le leur rappeler.

Questions autour du PCDR chestrolais

La population l’a bien compris, la commune de Neufchâteau a entamé son opération de développement rural. L’étape consultative a bien commencé. Entre avril et juin, onze rencontres ont eu lieu dans les différents villages. La population a répondu favorablement à l’invitation et a participé activement à cette première phase de questionnement. Cette même population a été conviée le 30 septembre dernier à une soirée de synthèse durant laquelle lui a été présentée une première analyse des caractéristiques communales et des demandes exprimées par les habitants. Evidemment, ceux qui s’attendaient à un portrait communal élogieux ont été déçus. L’assemblée a pris connaissance d’un état des lieux sans concession et le constat dressé par les techniciens est sévère – sans doute trop sévère.

Depuis le début du mois, les groupes de travail thématiques se sont mis en place, mais là aussi c’est la déception. Les citoyens « n’accrochent » pas. La méthode d’analyse des résultats de la consultation n’est pas convaincante. Dommage, car la population s’est montrée très attentive et intéressée par l’opération de développement rural. Il serait triste de voir l’espoir et l’attente des habitants déjà se dégonfler. Les opérateurs se doivent de réagir.

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Economie, tourisme, vie communale :
Olivier Weyrich o.weyrich@info-ardenne.com
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Collaborateurs :

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