| 28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253
Carnyces et lyre celtiques Le carnyx a marqué l'époque celte mais également cette journée grâce à la présence de deux reconstitutitons de carnyx. Exceptionnel ! Le carnyx est cette trompette de guerre verticale, de grande taille, avec un pavillon en forme de tête d'animal, souvent celle d’un sanglier, animal reconnu et vénéré pour sa combativité. Ce genre d’instrument voit le jour à l'âge du bronze avec l'apparition du métal qui a bouleversé le paysage sonore, donnant naissance à des grandes trompes en bronze, des grelots et des pendeloques de harnais des chevaux. Le carnyx, lui, semble avoir disparu il y a dix-sept siècles environ. Utilisé par les Celtes sur les champs de bataille pour galvaniser les efforts des combattants et faire forte impression sur leurs adversaires grecs et romains, cet instrument en bronze fascine de longue date les historiens et amateurs de la culture celte. Tout comme la lyre celte, le carnyx a été mis au jour sur différents sites archéologiques en Europe, depuis le début du xxe siècle, avec parfois beaucoup de difficultés pour identifier les morceaux trouvés. En effet, ceux-ci pouvaient correspondre à d'autres objets. Quelques reconstitutions furent bien tentées pour permettre un voyage au coeur de la musique de la préhistoire, mais aucune ne fut capable de faire bonne figure au sein d'un orchestre contemporain tant elles paraissaient rudimentaires. En réalité, il aura fallu attendre l'apparition du modèle écossais avec John Kenny. Le public présent à Libramont a eu l'honneur de découvrir le modèle écossais de John Kenny et son équipe. Le deuxième modèle présenté par Tinaig Clodoré est français. Cet exemplaire est récent, il date de 2003. Le carnyx mis au point à Edimbourg est l'oeuvre d'une équipe pluridisciplinaire regroupant artisan, archéologue et musicien. Le pavillon en tête de sanglier de ce carnyx est une copie très exacte d'une pièce authentique retrouvée à Deskford en Écosse. John Kenny est le premier contemporain à avoir vraiment utilisé le carnyx comme instrument et il continue d'ailleurs à explorer ses multiples possibilités. Il considère cet instrument comme le «plus fantastique de sa catégorie». Depuis de nombreuses années, John Kenny arpente les scènes européennes et américaines, en solo ou accompagné de divers instruments, dans des compositions originales. Il enseigne également le carnyx à plusieurs élèves. Pour l'anecdote, il a ouvert l'année passée un concert de musique celtique au stade de France devant 65000 spectateurs. Elle a participé à cette entreprise au sein d'une équipe française qui s'est attelée à reconstituer un carnyx en prenant pour modèle un relief de l'arc de triomphe de Glanum (Saint-Rémy-en-Provence). Pourquoi sur ce monument ? Tout simplement parce que les Romains avaient pour habitude d'y présenter leurs vaincus enchaînés, ainsi que les trophées, les amas d'armes et d’équipements confisqués à l'ennemi et qui les symbolisent. Gageons que le Musée des Celtes nous réserve de nouvelles découvertes pour la 3e édition de sa fête celtique. B. Gueuning
Echos de la 2 e fête celtique
L'homme moderne a donc pu découvrir en profondeur les différents aspects de la vie celte. Il a pu étendre ses connaissances linguistiques grâce à un atelier consacré à la découverte des langues celtiques par le biais de textes choisis, ou encore acquérir une identité celte à travers un jeu de rôles. Deux conférenciers, Claude Sterckx et Gaël Hily, ont, pour leur part, éclairé le public de leurs connaissances approfondies du monde celte en développant trois thèmes : le statut de la femme chez les Celtes, le forgeron dans les mythes et légendes celtiques et l'introduction aux langues celtiques. Deux sonneurs de carnyx, d'où le nom de la manifestation, avaient aussi rehaussé l'évènement de leur présence (voir ci-contre). Le carnyx est cette longue trompette verticale en bronze qui de par sa sonorité a poussé les Celtes vers de légendaires victoires en faisant fuir l'adversaire et en galavanisant les troupes celtes. Figuraient aussi au programme la lecture de contes irlandais, la présentation de livres sur les Celtes, la visite du musée, la confection de produits celtes tels que des objets en céramique, l'expostion de reconstitutions d'instruments de musique pré- et protohistoriques... Aucun élément n'avait été laissé au hasard. Ainsi, la monnaie en vigueur sur la place communale de Libramont dimanche était le « potin ». Benoît Gueuning
Vingt ans d’activité à la halle L’inauguration officielle de la halle aux foires de Libramont date du 21 mars 1985, mais Annette Martin et Fernand Antoine sont dans les locaux depuis plus de vingt ans. Rencontre avec ses animateurs de la vie en Centre-Ardenne.
Depuis ses débuts, la halle aux foires a reçu bon nombre d’événements, certains ponctuels, d’autres récurrents, certains initiés par les gérants, d’autres proposés par des sociétés, des associations, des partis… « Des organisations comme Libramont-Europe, Yes, les Fêtes de Wallonie ou le football en salle sont mises en place par des associations, mais nous sommes généralement présents dans les comités organisateurs.» Un des premiers desseins mis en place pour le couple de gérants était les foires d’antiquité. « Il y a vingt ans, il n’y en avait pas dans la région, souligne M. Antoine. Nous avons d’abord mis sur pied un premier rendez-vous et nous sommes à présent à quatre foires annuelles. À présent, tout le monde en organise. Il y a là une concurrence déloyale car les associations ne sont pas soumises aux mêmes contraintes que nous. Ici, on ne fait cependant pas de puces. Ciney a d’ailleurs tiré les mêmes conclusions que nous.» Lib’Art est devenu un haut lieu de l’art non seulement dans la province, mais c’est également devenu un lieu de référence à travers l’Europe. « Là aussi nous avons comblé un vide. En Luxembourg, il n’y a pratiquement pas de galeries, poursuit le gérant. Nous fêterons cette année la 17e édition avec quelque trois cents artistes venus de vingt-cinq pays. C’est un salon unique en Wallonie et il possède une réputation internationale. Nous avons de nombreux exposants, russes, tchèques, allemands, ukrainiens…» Deux rendez-vous sont également incontournables dans la région, l’Auto Salon et Bâtisud, même si le public n’est pas aussi nombreux que par le passé. « Le marché a évolué, analyse Fernand Antoine. Précédemment, qui avait un show-room ? à présent, tout le monde présente ses voitures durant toute l’année. Il faut dès lors proposer d’autres choses. Pour Bâtisud, il faut réorienter sur d’autres secteurs comme la sécurité et les nouveaux produits. » Un des grands moments de l’année reste la Foire agricole, même si la halle n’est qu’un lieu d’accueil. « Nous ne nous chargeons que de la mise en place, précise Fernand Antoine. Nous recevons cent vingt exposants sur les sept cents de l’ensemble de la foire. Pour nous, c’est une foire comme les autres sauf que nous ne nous occupons pas de l’organisation. Cela entraîne néanmoins un grand travail. Nous ne sommes que deux pour tout faire. à ce moment-là, comme le reste de l’année, il ne faut pas compter ses heures.» C’est au total une dizaine de salons qui sont organisés chaque année à la halle aux foires de Libramont. « Elle est occupée à 80%. Ce n’est pas trop mal. De décembre à la mi-février, elle est occupée tous les jours et notamment avec les activités sportives. Ce secteur n’est d’ailleurs pas suffisamment mis au départ. Nous accueillons le football en salle et le tir à l’arc, mais nous possédons aussi un butoir pour le saut à la perche, une piste pour le saut en longueur, des ancrages pour le basket, le volley », explique par ailleurs Annette Martin. Tous les essais de salon n’ont pas toujours trouvé leur public. Vingt ans d’activité à la halle Les gérants ont tenté de monter un salon pour les 3x20 ou encore un salon de l’écologie, mais cela n’a pas pris. Ils ont failli accueillir un salon Erotica, mais cela a finalement capoté. « Nous devions également recevoir un concert de new beat. Les semaines précédentes, des incidents avaient eu lieu à Hannut et à Flémalle et le bourgmestre Bossicart a décidé d’établir un arrêté de police pour l’interdire. Nous avions réalisé un comité de presse laconique et cela a fait un foin pas possible. Nous avons rarement eu autant de pub pour une activité qui n’a pas eu lieu », se souvient encore A. Antoine qui se félicite des installations dont il dispose : « Nous avons des infrastructures de super-qualité (eau, télédistribution, 212 points de raccordement dans la halle). Les organisateurs qui viennent de l’extérieur sont souvent surpris. Ils croient tomber dans un hangar. » Le plus grand souvenir de Fernand Antoine consiste dans les festivités luxembourgeoises pour fêter les soixante ans du roi Baudouin et ses quarante ans de règne. « J’ai eu contact avec le gouverneur Planchard et j’ai fait le forcing pour que la fête se passe à Libramont. Le thème était la jeunesse et l’environnement. C’était un boulot monstre, surtout au niveau de la sécurité. Je crois que je peux refaire par cœur le tour que le Roi a réalisé dans la halle. » Au total, c’est quelque 350 000 personnes qui fréquentent la halle par an. Il est vrai que la foire agricole permet la visite de 150 000. « Le public dépend des foires. On fait toujours une tombola qui nous permet de voir l’origine des visiteurs : pour l’auto et le bâtiment, 90% viennent de la province, dont 30% du code postal 6800. Les antiquités attirent un public plus lointain.» Pour souffler les vingt bougies, les gérants devraient organiser un événement au mois de mars afin de rassembler tous ceux qui ont contribué au lustre de l’endroit. Des opérations ponctuelles devraient également être réalisées lors de différents salons et notamment Lib’art avec des promotions pour les habitants de la région. Une belle manière remercier les fidèles visiteurs. T.L.
Lamouline, 15 août , 50 ans de procession
Pour la circonstance, les Mohinés (habitants de Lamouline) encadrés par le comité des fêtes avaient mis les petits plats dans les grands en concoctant un programme très diversifié. Tous les habitants de l’ancienne commune de Saint-Pierre et tous les anciens « Mohinés » avaient été invités et bon nombre d’entre eux avaient répondu présents. La journée débutait par une messe en plein air « à la Notre-Dame » à laquelle assistaient plus de deux cents personnes. Plus de 500 personnes faisaient honneur au vin d’honneur. Un jambon braisé attendait ensuite quelque 430 convives. Rallye pédestre, jeu de quilles et riboulette ont été organisés pour animer l’après-midi. Un spectacle cabaret haut en couleur fut présenté en fin d’après-midi. Après un jeu de questions-réponses sur le village, le public eut droit à une rétrospective chantée par des adultes et mimées par des enfants de la naissance de Lamouline à nos jours. Un feu d’artifice et une soirée dansante clôtureront cette belle journée d’été. Un seul petit bémol à la journée : le décès de l’abbé Gillet, il y a quelque trois semaines. Il aura été privé de ce moment qu’il attendait avec impatience. B. Jacquemin
Succès pour les fêtes de Wallonie
Beaucoup d'hommes auraient ensuite aimé être à ma place puisque j'avais la chance d'accompagner les prétendantes au titre de Miss fêtes de Wallonie, dans les coulisses. A quelques minutes de l'entrée en scène, le producteur Fernand Antoine rejoint les onze candidates pour un dernier briefing avant le défilé. C'est l'effervescence dans les loges quand ce dernier annonce : «Attention Mesdemoiselles, dans dix minutes, le spectacle va commencer.» Et quel spectacle! L'originalité en était le maître mot.
Pompom girls, boxeuses, danseuses et autres tenniswomen ont ensuite défilé pour la partie consacrée aux tenues sportives. Les organisateurs ont bien entendu gardé le meilleur pour la fin : les maillots de bain. Chacune leur tour, les onze candidates se sont donc succédé sur scène dans un maillot une ou deux pièces. Pour le plus grand plaisir de ces messieurs, elles ont clôturé le spectacle toutes ensemble au centre de la scène.
Fanny
Libramonissime cuvée 2004 Les Libramonissistes ne s’en lassent pas ! Et il suffit d’assister à une de ces soirées pour comprendre la double passion qui les anime : celle de se retrouver pour «s’affronter» et de (re)découvrir leur commune de Libramont-Chevigny. Rappelons que le Libramonissime est né à la Maison des Jeunes. Serge Guiot, qui l’a initié, est maintenant parti au Canada depuis de nombreuses années, puis l’épreuve a surtout été tenue à bout de bras par l’abbé Mouzon originaire de Neuvillers. Il y eut ensuite «Sinbrissime» qui réunissait les villages de l’entité de Sibret, puis le «Saint-Hubertissime» organisé par Jean-Louis Brocart et le club de basket local. Le «Libramonissime» en est, lui, à sa 26e édition. Et, comme le précise Jean-Claude Rigaux qui préside désormais à sa destinée : «Il y a moins de monde qu’il y a 15 ou 20 ans mais il reste un bon noyau de fidèles». Le temps des éliminatoires Le week-end dernier ont eu lieu les deux éliminatoires. La première a réuni vendredi soir à Moircy les équipes de Recogne, Saint-Pierre, Sainte-Marie et le quartier Haynol de Libramont. Samedi soir, à la salle du football de Sainte-Marie, c’était au tour des équipes de Bras, Freux, Moircy et Remagne d’en découdre pour atteindre la finale programmée le samedi 30 octobre au Foyer cultuel de Libramont. Le thème de cette année : Libra-Chiffres et Libra-Nombres. Tout un programme ! Des épreuves en nombre Pas moins de sept épreuves ont permis de départager les huit équipes. La première les obligeait à mémoriser des animaux et des objets en nombre et, surtout, de les restituer en wallon. Pas évident quand 4 secondes seulement sont accordées pour les visionner et les enregistrer dans un coin de son «disque dur». À ce petit jeu de méninges, Haynol et Saint-Pierre ont réussi le score de 19/20. La deuxième épreuve, celle du «buzzer», exigeait de deux candidats par équipe qu’ils répondent au plus vite à des questions sur les activités, l’actualité, la géographie… Traditionnelle, la troisième faisait à nouveau la part belle aux Wallons avec des expressions wallonnes comprenant des chiffres, comme «descendre les escaliers quatre par quatre». Sainte-Marie et Freux scoraient 18/20. La quatrième épreuve était réservée à l’improvisation. Un candidat tirait un thème de discussion et un chiffre entre 2 et 10 à placer le plus souvent possible dans sa présentation de 20 secondes. Avec les thèmes d’une kermesse au village et d’une partie de chasse chez les barons De Fierlant, ce fut un véritable moment d’anthologie, avec des spectateurs et des candidats hilares. De l’importance du joker Après l’entracte,
la cinquième épreuve approfondissait la connaissance de
Libramont avec des photos à identifier, associées à
des nombres, comme des numéros de routes ou de lignes de train.
Petite surprise avec l’épreuve six basée sur le calcul
mental : 10 opérations pour un bon résultat, au rythme d’une
toutes les 5 secondes. Même un professeur de mathématique
freutois n’a pas trouvé l’épreuve des plus aisées
! P. Willems |
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