| 28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253
Boules et formes sur tige Le buis et l'art des topiaires Le feuillage sombre, persistant et très décoratif des différentes variétés de buis ainsi que leur résistance aux tailles les plus sévères les destinent souvent à la formation de haies. Mais ils se prêtent aussi bien à la réalisation de boules, cônes ou toutes autres sculptures, c’est ce que l’on appelle l’art topiaire. Planter en automne ou au printemps, dans un endroit ensoleillé ou mi-ombragé. Quelle que soit la variété, le buis accepte tous les sols, même calcaires et secs, et il supporte la pollution. Pour une haie, la distance de
plantation est de 20 à 25 cm. Afin d’avoir une végétation
parfaite, il est conseillé d’incorporer aux pieds des plantes,
un engrais spécifique pour buis, à l’automne et au
printemps. Les buis peuvent être sensibles à la rouille et à la mouche du buis. Pour éviter cela, il est bon de traiter préventivement contre ces parasites. Qu'est-ce qu'une topiaire? Les topiaires sont des arbustes taillés à feuillage persistant ou caduc (si leur feuillage est vivement coloré ou si leur floraison a un caractère décoratif marqué) qui apportent une note d'humour au jardin. La topiaire demande souvent un endroit ensoleillé et accessible de tous les côtés, mais l'important est qu'il se trouve dans un lieu ou l'on peut l'admirer. Contrairement à ce que l'on pense d'habitude, les Buxus (sempervirens, rotundifolia, microphylla) ne sont pas les seuls végétaux utilisés pour la réalisation des topiaires, beaucoup de plantes s'adaptent à ce mode de culture. Les espèces les mieux adaptées sont :
Les boules et les formes sur tige peuvent être obtenues avec les espèces suivantes : Euonymus japonica (fusain), fortunei en variétés, Ligustrum delaviaganum, Syringa microphylla (lilas), Viburnum carlesii (viorne), Ligustrum ovalifolium aureum et argenteum, Cornus alba (cornouiller), Hibiscus syriacus, Hydrangea paniculata (hortensia), Cytisus scoparius (cytise), Forsythia intermédia, etc. Il existe une gamme étendue d'accessoires pour réaliser parfaitement vos topiaires :
Remarque : le buis peut servir également à réaliser de la mosaïculture, mais aussi un jardin de broderie appelé ainsi à cause du dessin des haies qui ressemble à un enchevêtrement de rubans, au graphisme très pur. V. Jadin
Que devient le hanneton ?
Si beaucoup de gens connaissent le hanneton ou la « balouche » en wallon, ce n’est pas toujours le cas des jeunes générations. En effet, autrefois les adultes et les larves de hannetons étaient redoutés et combattus pour les dégâts qu’ils provoquaient dans les jardins et les cultures. Ils se nourrissent de racines, de fleurs et de fruits. Et quand il y en a des milliers, cela peut faire des dégâts importants en peu de temps. Il y a quelques dizaines d'années, on envoyait les enfants ramasser des milliers de hannetons dans les cultures et les vergers. On appelait ça le « hannetonnage ». Aujourd’hui, ces petits insectes bruns sont devenus beaucoup moins abondants. Le hanneton est un scarabée de couleur brun marron, long de deux à trois centimètres. La vie aérienne des adultes est de courte durée : de huit à vingt jours. Les individus volent de fin avril à juin durant les matinées ensoleillées mais surtout le soir, dès le coucher du soleil. L'activité du hanneton commun se manifeste principalement le soir, au coucher du soleil. Les vols d'arrivée en forêt commencent au déclin du jour sous une très faible luminosité. Les hannetons communs se rencontrent sur un grand nombre d'arbres, les plus visités semblent être le chêne, l'érable champêtre, le charme, le hêtre, le noyer, le prunier, le marronnier, le saule marsault. Ils se portent surtout sur les jeunes pousses dont ils sont très friands. On observe que le hanneton ne s'attaque jamais aux résineux. L’envol est sous la dépendance directe de la température du sol qui doit dépasser 10°C. Le vent, lorsqu'il devient violent, contrarie les vols, mais il est rarement susceptible de les arrêter. Une petite pluie peut parfois empêcher les départs. Cet insecte est une proie privilégiée pour les rapaces nocturnes tels que la chouette chevêche et pour les chauves-souris. Le hanneton adapte son développement aux conditions climatiques. Une génération peut durer entre trois et cinq ans. Les hannetons essaiment entre fin avril et début juin. C’est à cette période que les oeufs sont pondus. Au bout de six semaines, entre mi-juin et mi-juillet, les jeunes vers blancs naissent et commencent à ronger les radicelles. En septembre, ils muent et entrent dans le deuxième stade larvaire. A partir de fin octobre environ, ils s’enfoncent dans le sous-sol et entrent en hibernation. En avril de l’année suivante, ils reprennent leur alimentation. En juin, ils entrent dans le troisième et dernier stade larvaire. La période d’hibernation a de nouveau lieu entre octobre et avril. Deux ans après le vol, la période d’activité alimentaire n’est plus que réduite. En juin, les vers blancs adultes s’enfoncent dans les couches profondes du sol, où ils se nymphosent. Dès le mois de septembre, les hannetons adultes de la prochaine génération éclosent. Ils restent sur le lieu de leur naissance jusqu’au printemps suivant. La régression des effectifs de hannetons est attribuable surtout à l’usage des insecticides dont l’emploi s’est généralisé dès les années 1960-70. Les nouvelle pratiques agricoles sont également responsables de fortes mortalités parmi les larves (labour des prairies pour les désinfecter de la vermine, conversion des prairies en cultures de céréales, particulièrement en maïs de fourrage, d’épicéas... Cet insecte a encore été assez régulièrement observé sur le territoire wallon au cours des dix dernières années, à quelques exceptions près. Ceci permet de penser que si les causes de disparition de cette espèce (modification des habitats de lisière feuillue, insecticides) disparaissent, voire que des conditions favorables réapparaissent, des populations du hanneton commun pourraient réapparaître relativement rapidement dans les zones favorables. Et vous, avez-vous eu la même chance que notre photographe, celle de rencontrer le hanneton brun ? O. Weyrich Sources : DNF - Agroscope FAL
Comment arroser ? L’eau, source de vie, est aussi indispensable à l’homme qu’aux plantes. Elle représente l’élément principal des constituants de la matière vivante. Comment faire pour l’utiliser de manière rationnelle ? Pour arroser judicieusement, il faut tenir compte des points suivants :
L’arrosage enterré pour pelouses est très intéressant car il permet une économie substantielle d’eau et l’automatisme supprime le «stress» que subissent habituellement les plantes. Vous trouverez en jardinerie tout le matériel pour l’arrosage goutte à goutte, en kit prêt à l’emploi. L’arrosage intégré L'arrosage intégré est la façon la plus confortable et la plus économique d'arroser votre jardin. Il existe des gammes complètes de produits performants grâce auxquels vous n'aurez plus à manipuler sans cesse tuyaux, arroseurs et arrosoirs pour alimenter en eau l'ensemble de votre jardin. Il existe trois systèmes différents d'arrosage intégré :
Les utilisations en sont très variées :
Tous ces systèmes peuvent être automatisés par un programmateur, qui vous permettra de profiter de votre jardin sans lever le petit doigt. V. Jadin
Prolongez la floraison de vos vivaces Les vivaces sont décoratives par leur feuillage, par leur floraison ou par leur fructification. Pour profiter au maximum de leur beaute, il faut leur apporter un minimum de soins pendant toute l'année.
Le meilleur choix possible de plantes vivaces : en pots de 9 cm et en gros conteneurs.
Comment goûter et déguster les fruits? Pour apprécier la vie, nous avons été dotés de cinq sens que trop souvent nous négligeons de mettre en valeur. Voici les clés pour bien déguster un fruit, mises au point par Henri Delbard et Jacques Puisais, fondateur de l’Institut français du Goût. Une pomme ou une poire s’exprime à sa manière, elle adresse des messages que nos sens peuvent capter. Cela commence par la forme, les couleurs et le léger crissement de la peau sous les doigts. Ensuite pour en apprécier les senteurs et la saveur, il faut se laisser aller, ouvrir son cœur et son esprit. Avant même de le porter à la bouche, un fruit vous parle :
En bouche, vous le goûtez et vous l’entendez :
En résumé : il vous faut utiliser vos cinq sens pour bien déguster un fruit.
La taille d’hiver des végétaux Ses principaux objectifs sont :
Les arbres fruitiers Pommiers et poiriers : la taille s’effectue de décembre à mars. Se rappeler que toute pousse latérale développe des bourgeons à fruits en deuxième année, lesquels fleuriront et porteront des fruits l’année suivante. Conseils :
Pruniers : la taille est réduite au minimum et se pratique en fin d’été, début automne tous les deux ans. Elle consiste à rééquilibrer la proportion des boutons à fruits et des bourgeons à bois. Cerisiers : fin octobre, éclaircir les branches trop nombreuses et supprimer celles qui sont mortes, malades ou abîmées. Groseilliers : réduire de moitié la pousse faite par les rameaux principaux pendant l’été, supprimer toutes les branches malades ou faibles et rabattre les rameaux latéraux. Les rosiers En règle générale, on taille les rosiers deux fois par an : au printemps et à l’automne. La taille d’automne consiste à supprimer toutes les inflorescences fanées, à rabattre les tiges et à supprimer tout le bois mort. Tous ces déchets ainsi que les feuilles mortes responsables de la transmission de maladies doivent être brûlés ou évacués. Les rosiers grimpants seront rabattus légèrement et palissés. Les arbustes 1. La taille d’entretien Elle a pour fonction de conserver à l’arbuste la forme donnée lors de la taille de formation. Elle consiste à éliminer le bois mort, les branches cassées et toutes les parties vivantes du végétal qui ne vont pas dans le sens de la forme établie. 2. La taille de floraison et de fructification Chez les arbustes à floraison printanière,
il n’y a pas de taille d’hiver, sauf si l’on veut rajeunir
le sujet. V. Jadin
La plantation des arbres et arbustes Voici revenu le temps des plantations. Pour leur assurer un bon départ, il est bon de respecter les recommandations suivantes :
Le brame du cerf en forêt d’Anlier Cette année encore l’écoute
du brame sera organisée d’une façon contrôlée
dans le massif de la Forêt d’Anlier. Cette mesure est également
prise dans d’autres sites forestiers de la province de Luxembourg. Les cervidés sont en effet sensibles au trafic intense auquel la forêt est soumise durant leur période de reproduction, d’où l’importance de limiter l’accès en forêt afin de réduire les perturbations humaines. Il est évident que le reste de la faune sauvage doit également être respecté. Des barrières seront donc apposées à l’entrée des chemins forestiers interdits par la DNF. De plus, par arrêtés de police communaux, la route provinciale entre Vlessart et Heinstert sera fermée à la circulation des véhicules de 20h à 6h du matin du 15 septembre au 8 octobre. Cela permettra également une écoute plus aisée du brame sur cette route pour les piétons. En parallèle, le brame étant une expérience très appréciée du grand public dans la région, le Centre Régional d’Initiation à l’Environnement (C.R.I.E.) de la Forêt d’Anlier en collaboration avec la DNF, proposera durant cette période, plusieurs sorties à l’écoute du brame menées par des guides agréés. Ceux-ci ont suivi une formation adéquate en accord avec le service forestier du cantonnement de Habay. Ils emmèneront des groupes restreints (20 personnes maximum) en forêt à la tombée de la nuit sur différents itinéraires étant des zones d’écoute respectueuse du brame. Avant chaque sortie, un diaporama de 45 minutes sur la vie du cerf sera présenté au CRIE. Parallèlement, le CRIE travaille en collaboration avec le S.I. de Habay (063/42.22.37), le P.N.H.S.F.A. (063/45.74.77) et le groupe Anim’Vlessart (063/42.35.70) qui organisent tous les trois une soirée à l’écoute du brame dans le même esprit et sur la base du même diaporama. Dans un souci d’organisation des soirées brame, les inscriptions sont obligatoires (au plus tard 24 heures à l’avance). Les personnes non inscrites ne seront pas acceptées à l’activité. Nous vous invitons à nous contacter pour tout renseignement complémentaire. D.N.F de Habay : 063/60.80.30 C.R.I.E. de la Forêt d’Anlier : 063/42.47.27
Les gastéropodes : comment lutter ? De tous les prédateurs de nos plantes de jardin, les limaces occupent la première place. On ne compte plus les ravages occasionnés sur de jeunes plantations et semis. Pour survivre et se déplacer, les limaces ont besoin d'un environnement humide. 90% de la population des limaces restent dans le sol. Seuls 10% d'entre elles remontent à l'air libre pour se nourrir de végétaux pendant la nuit. Les limaces sont hermaphrodites. Elles pondent leurs oeufs, par groupes de 100 à 500 oeufs, dans le sol et ces œufs éclosent immédiatement si les conditions sont optimales ou peuvent survivre pendant une longue période en attendant des conditions plus propices à l'éclosion. On compte de deux à quatre générations de limaces par an. Les hivers doux favorisent le taux de survie des oeufs, des jeunes limaces et leur développement. Les limaces peuvent dévorer, en 24 heures, l’équivalent de la moitié de leur poids. Elles occasionnent des dégâts aussi bien à l'air libre que sous le sol. Lutte biologique
Lutte chimique La méthode la plus simple, consiste à répandre autour des jeunes plants du potager et du jardin d'ornement des granulés antilimaces contenant un répulsif pour chiens et chats. Après une pluie, il est conseillé de renouveler l'application. Pour protéger le reste de la faune, nous vous conseillons de disposer ces produits sous des tuiles ou morceaux de poterie, les granulés seront à l’abri des pluies et les limaces trouveront refuge pour la journée sous ses «toits», ainsi vous leur offrez le gîte et le couvert. Les limaces mortes resteront également sous ces abris. Respectez les doses indiquées sur l'emballage. Les produits contenant du BITREX sont plus sécurisants pour les chats, chiens et oiseaux.
Champignons, ces êtres fantasques
Par contre, la chance a voulu que cette année nous puissions voir l’amanite des Césars (Amanita caesarea), un champignon mythique dans nos régions à plusieurs titres. D’abord parce que c’est une des plus belles espèces, spectaculaire par sa taille et ses couleurs. Ensuite, parce qu’il est considéré comme le meilleur des comestibles. Les gourmets le dégustent en salade, cru avec sel, poivre, huile et vinaigre. Enfin, parce qu’il était déjà tellement apprécié des Romains qu’on l’a jugé digne des « Césars », c’est-à-dire des empereurs. C’est à cause de ce champignon que l’empereur Claude, qui en raffolait, est mort : sa femme Agrippine, pour le supprimer, lui en a fait servir un plat empoisonné (selon certains, elle lui aurait donné de l’amanite phalloïde).
Au chapitre des bonnes surprises, le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) s’est montré très hâtif et abondant : dès les derniers jours d’août, on a pu en remplir de beaux paniers. Il est réputé à juste titre pour être un des meilleurs comestibles, à condition de respecter quelques règles élémentaires : ne pas les laver, mais les essuyer avec un torchon humide ; enlever les tubes (le foin) quand ils ne sont plus blancs ; toujours les cuire dans une huile très chaude. Voici deux manières très simples de les préparer en préservant leur arome inimitable : A la friture Couper les cèpes (pieds et chapeaux) en gros morceaux (± 2 cm). Chauffer la friteuse comme pour des frites. Frire les morceaux de cèpes jusqu’à ce qu’ils aient pris une belle couleur dorée. Égoutter, saler et servir sans tarder. Le parfum du cèpe réjouira les prochaines frites que vous ferez dans votre friteuse. A la poêle Couper les cèpes en tranches. Emincer des échalotes (1 pour 100g de champignons). Faites chauffer de l’huile d’olive dans une poêle et faites-y revenir le tout à feu moyen, jusqu’à ce que l’eau des cèpes soit évaporée. Saler et achever la cuisson (10-15 minutes) à feu doux. Poivrer et servir aussitôt. Mais ici aussi, soyez prudents et observateurs : un de mes collègues vient de me raconter qu’il avait cueilli des cèpes et qu’il n’a pas pu les manger tant ils étaient amers. Il avait mêlé à sa récolte un ou deux bolets fiel (Tylopilus felleus) à sa récolte : un seul suffit à rendre une casserolée inconsommable. Comment les distinguer ? Observez le pied : celui du cèpe est orné d’un filet (comme un bas résille) blanc, celui du bolet, d’un filet brun sombre et ses tubes rosissent, alors que ceux du cèpe jaunissent, puis verdissent. Vous hésitez ? Goûtez un petit morceau de chapeau : vous serez tout de suite fixé sur l’amertume ou non de votre champignon. Aucun danger si vous recrachez tout , mais un goût horrible dans la bouche si c’est le mauvais… En bref, quand on hésite, ou bien on rejette, ou bien on se renseigne. Les mycologues du MLB seront là le week-end des 2 et 3 octobre, à Neufchâteau, pour répondre à vos questions. J.-M. Pirlot
Réfléchir, choisir, puis planter
Planter un arbre n’est pas une opération qui doit se faire sans réfléchir. Au contraire, elle doit se préparer soigneusement. L’info : Jonathan Rigaux, vous êtes un jeune pépiniériste récemment installé à Longlier. L’arboriculture ou la sylviculture, ce sont des domaines qui vous passionnent particulièrement. Comment est né cet intérêt pour les arbres ? J. Rigaux : Je suis né dans ce métier. Dès mon plus jeune âge, mon père agriculteur m’a appris l’amour de la terre. En travaillant pendant les week-ends et les vacances comme étudiant des pépinières des environs j’y ai découvert ce qui allait devenir ma passion et mon travail. L’info : La culture des arbres est un métier difficile ? J. R. : Ce qui rend cette culture difficile, c’est la dépendance aux aléas climatiques. Il arrive souvent que, le matin, nous devons réorganiser notre programme parce que le temps a changé. De plus, avec les nouvelles variétés de plantes, d’insectes et de maladies diverses, il faut sans cesse s’investir dans de nouvelles méthodes culturales. L’info : Planter un arbre, ce n’est pas très compliqué, mais faire un bon choix est plus compliqué. Pouvez-vous donner à nos lecteurs quelques conseils pour ne pas commettre une erreur décourageante ? J. R. : Sans hésitation, le premier conseil que je donne est de bien réfléchir à ce que l’on veut et aux moyens qu’on veut se donner pour y arriver, que ce soit en aménagement de jardin ou en plantations forestières. Pour aménager une propriété, les conseils d’un professionnel peuvent éviter des surprises comme l’envahissement de l’espace ou les problèmes causés par les plantes qui ne peuvent pas cohabiter à long terme. Ainsi une plantation nouvelle qui nous semble idéale peut au fil des saisons devenir impossible à maîtriser et entretenir. En forêt, une étude du sol est vivement conseillée. Chaque arbre a des besoins physiologiques différents et demande logiquement à être accueilli par un milieu qui lui correspond. Le professionnel pourra aussi donner un avis sur l’environnement proche où l’arbre sera planté, c’est un aspect important pour la vie future de l’arbre. L’info : En vue d’encourager la plantation de nouveaux arbres, depuis quelques années de nombreuses actions sont menées, par exemple la «Semaine de l’arbre» qui est une action de sensibilisation menée par la Région wallonne. Cette année, elle a pour thème le noisetier. Nos lecteurs auront certainement l’occasion d’en planter. Quels conseils leur donnez-vous ? J.R. : Le noisetier peut être planté soit en haie vive, soit en sujet isolé. Dans le premier cas, il faut compter quatre plants par mètre. Dans un massif, il faut lui donner de l’espace, donc on le plantera à minimum 80 cm de son congénère. Si vous souhaitez qu’il porte des fruits, le noisetier a besoin d’espace. Songez-y !
La plantation des arbustes Avant toute plantation, il est indispensable de traiter contre les mauvaises herbes. Pour détruire même les chiendents, chardons et ronces, utiliser un herbicide total. La période de plantation : pour les
racines nues, de fin octobre à fin mars et pour les mottes et les
conteneurs, de septembre à fin juin. Il faut éviter de planter
en période de gel et de fortes chaleurs. Prévoir un trou de plantation de dimension suffisante, plus profond de 20 cm et plus large de 30 cm que la motte ou les racines du sujet à planter. Effectuer l’habillage des arbustes à racines nues et à feuilles caduques. Il consiste à diminuer la longueur des branches et surtout des racines, cela favorise la production de radicelles. Il est également utile de praliner les racines nues, dans un mélange de terre argileuse et d’eau, le tout additionné d’une hormone d’enracinement ou pralin à l'or brun. Pour les végétaux en mottes ou en conteneurs, les humidifier en les trempant dans un seau d’eau pendant 10 à 15 minutes. Etaler au fond du trou de plantation, une couche de 10 cm de mélange de terre, de tourbe et de compost, le tout enrichi avec un engrais organique. Si un tuteur est nécessaire, il faut le placer avant la plantation, du côté sous le vent. Mettre l’arbuste en place délicatement,
les racines dans leur position naturelle, remplir le trou de plantation
avec le même mélange que le fond de la fosse et veiller à
ne pas laisser de poche d’air au niveau des racines. Pour cela,
secouer légèrement la tige de bas en haut, tasser légèrement
et arroser copieusement. Ménager une petite cuvette d’arrosage autour du pied, surtout en terrain sablonneux. V. Jadin
Comment conserver ? Même à notre époque, le vieux dicton, la prévoyance est la mère de la sagesse est toujours d’actualité. Si vous voulez profiter tout l’hiver d’une grande variété de légumes frais, riches en vitamines, c’est maintenant qu’il faut prévoir leur récolte et leur conservation. Betterave potagère : laisser les racines
quelques jours sur le sol, supprimer les feuilles avec le haut du collet.
Les conserver en silo ou dans un local frais (5 à 8°) à
l’abri de l’air sec. Se garde jusqu’à fin avril. Carotte : la récolte se fera par temps sec, les feuilles coupées au niveau du collet et les racines laissées sur le sol 2 ou 3 jours. Les mettre en silo, dans des pots en terre cuite (mis dans un local frais) ou en stratification dans du sable pas trop humide. Se conservent jusqu’au printemps. Les carottes coupées en petits cubes se stérilisent très bien. Céleri à jets : butter les plants à l’automne pour prolonger la récolte en hiver. Céleri à côtes : les arracher en mottes et les mettre en jauge dans un coffre ou une tranchée, recouvert de feuilles ou de paille et d’un plastique. Céleri rave : les conserver en silo ou en cave dans de la tourbe ou du sable. Chicorée de Chioggia et de Vérone : les protéger avec des feuilles ou un tunnel plastique, elles produiront des pommes au printemps. Chicorée Witloof : les arracher par temps sec, couper les feuilles 3 cm au-dessus du collet, les laisser ressuyer et les conserver en silo ou dans un local frais pas trop sec et à la t° de 2 à 4°. Les utiliser pour le forçage au fur et à mesure des besoins. Chou frisé et pommé : en novembre, les coucher sur la tête au nord pour qu’ils ne souffrent pas de dégel brutal ou les mettre en jauge au pied d’un mur orienté au nord et les couvrir. Echalote et oignon : les bulbes seront laissés sur le sol 24 heures, puis mis à sécher quelques semaines avant de les conserver dans un local frais. Les visiter régulièrement pour vérifier leur bonne conservation. Navet : récolter par temps sec, laisser ressuyer puis les mettre en silo ou dans un récipient en terre cuite. Persil : peut se conserver sous châssis ou rentrer quelques plants dans un pot dans la cuisine. Pommes de terre : dans un endroit frais à l’abri de la lumière. Il existe des produits qui permettent de les maintenir consommables jusqu’à la prochaine récolte. L'idéal est d'utiliser ce conservant
pour les pommes de terre que l'on consomme après le premier janvier. Remarque : pratiquement tous les légumes cités et non cités peuvent être surgelés ou stérilisés. V. Jadin
La fumure de fond du potager Il faut exécuter les labours, dès que possible avant l’hiver. Il ne faut pas chercher à émietter la terre comme au bêchage de printemps. En transformant l’eau en glace, le gel se chargera d’effriter les grosses mottes. Le froid en pénétrant profondément entre elles, ameublira le sol à votre place. De plus le labour d’automne permet une meilleure pénétration de l’eau, ce qui facilite la mise en réserve de celle-ci. Il n’est pas toujours possible de bêcher à l’automne, alors au printemps le labour se fera dès que le sol n’est plus gorgé d’eau. On profitera de cet ameublissement pour enfouir ce que l’on appelle la fumure de fond, car le point de départ d’une bonne fertilisation est la constitution dans le sol d’une réserve suffisante d’humus, de phosphore et de potasse. Ces éléments fertilisants restent pratiquement fixés dans le sol à l’endroit où ils sont enterrés. Par contre l’azote, très soluble, n’est jamais enfoui avant l’hiver, car il est dissous par les eaux d’infiltration et se perd en profondeur. Pour les cultures potagères et florales, l’engrais doit être épandu sur toute la surface du terrain, et enfoui à 20 cm dans le sol. Par contre, pour les arbustes et les arbres fruitiers, les éléments nutritifs doivent être localisés dans la zone d’utilisation par les racines, c’est-à-dire au niveau de la couronne, si possible à une profondeur de 40 cm. Il est préférable, au départ, de calculer les besoins des différents éléments nutritifs, en pratiquant une analyse de terre qui déterminera la richesse naturelle de votre sol en éléments assimilables. Les engrais et amendements à épandre sont habituellement du fumier séché, du compost ou un engrais spécifique qui assure l’approvisionnement du sol en éléments nutritifs de réserve.
Comment protéger vos végétaux pour l'hiver ? La saison hivernale est souvent préjudiciable aux végétaux, et il n'y a rien de plus désagréable que de se retrouver au printemps avec des plantes abîmées ou des morceaux entiers de haies qui ont disparu à la suite des intempéries. Pour qu'une plante résiste bien en hiver, le plus important est qu'elle soit en bonne santé. Pour cela, il faut prévoir un apport d'engrais à l'automne. L'idéal est de travailler le sol à la fourche-bêche en incorporant un amendement organique. Il est bon également de faire un dernier traitement contre les insectes et les maladies. Surtout ne pas oublier les conifères, qui sont plus sensibles aux araignées rouges et à la rouille. Ils demandent également beaucoup de magnésie, c'est le moment de faire un apport spécial d'engrais Conifères. Les rosiers buissons seront buttés ou protégés au pied avec un paillis. Le point de greffe des rosiers tiges sera protégé avec un matériau aéré (voile protecteur spécial Agratec). Les plantes en pots seront mises à l'abri des vents du nord ou entourées d'une protection adéquate et à l'abri du soleil hivernal. Les plantes d'orangerie seront rentrées dans un local éclairé et hors gel (t° 5 à 10° maximum) ou protégées très sérieusement contre les gelées (surtout au printemps). Les premières années de plantation, il est bon également de protéger le pied des plantes, contre le gel, avec un paillage classique et contre les effets du vent du nord avec un voile protecteur éventuellement. Le choix des arbres fruitiers Le choix des espèces fruitières que vous allez planter est influencé par vos préférences pour tels ou tels fruits, par l'aptitude de ces essences à se développer et à fructifier parfaitement et par la forme que vous souhaitez donner à vos fruitiers. Les différentes formes sous lesquelles vous pouvez trouver les arbres fruitiers sont les suivantes :
Un facteur de réussite, également
très important, est la fécondation chez les arbres fruitiers.
Le problème se pose pour de nombreuses variétés de pommiers, de poiriers, de cerisiers et de pruniers, les autres espèces de fruitiers sont autofertiles. Quelques exemples :
Pour des renseignements plus précis adressez-vous à votre pépiniériste habituel, il se fera un plaisir de vous renseigner. V. Jadin |
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