28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253

Neufchâteau

On lave votre linge à Longlier

Le lavoir de Longlier et ses nouveaux locaux ont été officiellement inaugurés. Voilà une bonne occasion pour nous de rappeler son existence et les services qui y sont offerts.

On lave votre linge à LonglierLe lavoir a commencé à fonctionner en 2002 grâce aux subsides de la Région wallonne, dans un local gratuitement mis à disposition par la section locale de la Croix-Rouge de Neufchâteau-Léglise. Le lavoir pour les réfugiés à la Croix-Rouge servit de source d’inspiration à cette idée géniale.

Le CPAS mit alors sur pied un projet intitulé «création et développement d'un service de proximité». Le lavoir en est la réalisation concrète.

A ses débuts en 2002, une personne s'occupait alors essentiellement des linges du home «Clos des Seigneurs» et des pompiers. D'autres collectivités telles que l'internat d’un établissement scolaire ou encore le centre ADEPS ont ensuite eu recours aux services du lavoir, ce qui a entraîné un deuxième engagement en septembre 2002.

Une troisième personne est alors venue rejoindre l'équipe lorsque les particuliers ont à leur tour commencé à apporter leur linge, puis un mi-temps d'assistante sociale a également été créé pour s'occuper de l'encadrement du personnel et du fonctionnement du lavoir.

Le bouche à oreille et la publicité ont incité de plus en plus de particuliers à faire appel à ce service du CPAS, à un tel point qu’il fallut encore engager une nouvelle personne.

Cette évolution grandissante a poussé le CPAS à trouver des locaux plus spacieux. L’administration communale a mis ces locaux à sa disposition.

Le CPAS de Neufchâteau ne pouvant à lui seul offrir un contrat à cinq personnes, il a signé des conventions avec le CPAS de Bertrix et Léglise.

Comme le stipule l’article 60, tout le personnel est composé d’anciennes personnes minimexées, comme l’explique Hector Piron, président du CPAS. Leur engagement est une forme de remise au travail temporaire. A partir d’un an après leur entrée en fonction, et ce selon le temps passé comme demandeur d’emploi, ils cèdent leur place à d’autres personnes dans la même situation initiale et retrouvent leurs droits, ce qui leur permet de retrouver le circuit du travail.

A l’image des lavoirs d’Arlon, de Vielsalm ou encore de l’hôpital de Bertrix, on qualifie donc le lavoir de Longlier comme un lavoir « d’économie sociale ».

Précisons que parallèlement au travail au sein du lavoir, ces personnes suivent des formations de natures diverses, comme par exemple en informatique ou en couture. Une école de formation a également vu le jour il y a peu. Deux assistants sociaux y dispensent une multitude de cours à des chômeurs, dans le bâtiment et l’horticulture notamment, avec le but également de favoriser leur insertion ou réinsertion professionnelle.

Depuis le 1er avril, outre le lavoir, un atelier de couture a également ouvert ses portes. Il offre la possibilité d’apporter les retouches nécessaires à l’ensemble du linge, qu’il s’agisse de raccommoder, raccourcir, remplacer les boutons et les tirettes,...

A ce jour, le lavoir compte quatre machines à laver et deux séchoirs. Il est accessible à tous à un prix démocratique, y compris aux gens extérieurs à la commune de Neufchâteau. Il est ouvert du lundi au vendredi de 9 à 12 heures et de 13 à 17 heures.

Benoît Gueuning

Succès pour la deuxième marche gourmande

Succès pour la deuxième marche gourmandeLa deuxième marche gourmande, organisée ce dimanche 29 août par le comité de la salle de Petitvoir, a connu un vif succès. Plus de six cents participants ont emprunté les chemins sillonnant la campagne et traçant une boucle d’environ huit kilomètres. Chaque étape était ponctuée d’une gourmandise : apéritif, saumon fumé, entremets… bref de quoi stimuler les papilles avant de repartir de plus belle pour enfiler les kilomètres !

Succès pour la deuxième marche gourmandeEvidemment, ce n’est pas rien d’accueillir six cents invités et le défi est d’autant plus difficile à relever quand il s’agît de les régaler en pleine nature. Une chance, il n’a pas plu dimanche. La veille, il tombait des cordes, de quoi angoisser les organisateurs qui ont dû enfiler les bottes pour affronter les chemins de terre. Mais les nuages dominicaux n’ont pas freiné les randonneurs qui sont venus en nombre au rendez-vous. Pour finir, la météo était parfaite, agréable et douce, avec un brin de soleil. De quoi mettre tout le monde de bonne humeur !

Du côté des fourneaux, on a bien travaillé, sans bousculade, même si quelque-fois les promeneurs ont fait la file, mais pas d’énervement, tout le monde est venu en ami pour passer une agréable journée. Ce qui fut tout à fait réussi !

Pari réussi pour le Méga Dance Open Air de Neufchâteau !

Pari réussi pour le Méga Dance Open Air de Neufchâteau !Impressionnant ! C’est le mot qui vient à l’esprit en découvrant la place devant l’hôtel de ville de Neufchâteau complètement métamorphosée. Le samedi 21 août dernier, le concept Méga Dance a en effet envahi l’entité chestrolaise.

A l’initiative du projet, deux jeunes originaires de Neufchâteau : Nicolas Morais (The New) et Lionel Boulanger (Redzone Discothèque). Ils se sont lancé le pari fou, en avril dernier, de mettre sur pied 4h de cuistax, un concert et une soirée plein air, tout ça en plein centre ville. Pari réussi ! Et pour cause, quinze équipes ont défendu leurs couleurs durant quatre heures, animées par un Denis Heise, au meilleur de sa forme. Un petit bémol toutefois pour le concert qui n’a pas attiré le public escompté. Public qui était par contre bien présent lors de la soirée, puisque près de mille personnes ont rallié le centre ville, malgré le froid – à peine 5°C à l’extérieur – pour danser aux rythmes de deux ambiances.

En effet, le principe était identique à celui des discothèques, à savoir d’un côté une ambiance variée (années 80, RnB…), et de l’autre, une ambiance club, techno.

Afin de fêter en même temps les deux ans de la sono Redzone, «Nico et Lio» ont mis les petits plats dans les grands puisque six " Djs " ont mixé sur un matériel son et lumières jamais déployé dans la région. Le public en a donc pris plein les oreilles, mais également plein la vue, grâce à la tournée Méga Dance qui a fourni des effets pyrotechniques, mais aussi de la mousse, histoire de se rafraîchir quelque peu !

Pari réussi pour le Méga Dance Open Air de Neufchâteau !Le budget de la soirée était bien sûr à la hauteur de la manifestation puisqu’il était tout de même d’un demimillion d’anciens francs belges ! Cet argent a également servi à assurer la sécurité tout au long de la nuit. Police, service de gardiennage, maître chien étaient déployés sur un site complètement fermé. Evidemment, pareil événement ne fait pas que des heureux. Les organisateurs ont dû faire face à l’agacement de quelques riverains. Après quelques échanges verbaux un peu secs dirons-nous, la soirée s’est déroulée comme prévu. Retenons que malgré les désagréments que cela a causés au voisinage, beaucoup ont été surpris pas la qualité et la rigueur de l’organisation. Malgré les contrariétés que la soirée leur a causées, certains commerçants du centre ont félicité les jeunes organisateurs.

L’événement sera-t-il reconduit l’année prochaine ? Les initiateurs de ce projet y songent et cherchent même une collaboration pour la gestion de la course de cuistax. Aura-t-il encore lieu en centre-ville ? Les organisateurs le souhaitent vivement. Pour eux, c’est la recette du succès. Dans un hall ou dans une prairie… cela n’aurait rien de comparable avec le décor d’un centre-ville !

Un bureau de poste à Hamipré

Un bureau de poste à HamipréA titre exceptionnel, la Poste ouvrira un bureau à Hamipré le samedi 25 septembre prochain. La prévente de nouveaux timbres en est la raison. À cette occasion, quatre cachets d’oblitération seront utilisés pour cette journée, uniquement.

Il n’est pas dans nos habitudes de donner écho de l’activité philatélique, mais celle-ci est chargée et un événement inhabituel mérite d’être relayé.

Le bureau de poste et le club philatélique de Neufchâteau organisent une prévente de nouveaux timbres «Bataillons de volontaires de guerre» et «Semaine de la forêt», le samedi 25 septembre de 10 à 17 heures, à la salle «Au Carrefour», à Hamipré. Pour l’occasion, quatre cachets d’oblitération seront utilisés pour annuler ces nouveaux timbres. Des cachets spéciaux qui porteront la marque du bureau d’un jour, celui de 6840-Hamipré.

Dans son «Courrier du Tchesté», le club philatélique chestrolais dressait un petit historique des bureaux de l’entité : «à un certain moment, et outre le bureau de Neufchâteau, il existait deux autres bureaux de poste. L’un se trouvait à Grapfontaine et a toujours été un bureau de distribution, voire simplement une halte. L’autre, à Longlier, fut aussi classé comme Grapfontaine avec, pendant un temps, un statut de bureau de perception. Il n’y a donc jamais eu de bureau de poste à Hamipré.»

«Neufchâteau n’a jamais eu “son” timbre, écrit Jean Oth. Cela viendra peut-être dans quelques années.» Pour se consoler, les collectionneurs se rabattront sur cette fameuse marque postale 6840-Hamipré, qualitfiée de rare puisque qu’elle ne fonctionnera que quelques heures seulement. D’autant plus rare que cette oblitération temporaire aurait dû être libellée 6840-Neufchâteau-Hamipré, voire seulement 6840-Neufchâteau. Mais voilà, la poste a fait une erreur… Ce sera donc une curiosité, les collectionneurs diront une rareté !

Toujours pour les collectionneurs, sachez que la poste vient d’éditer dix cartes postales « Autrefois et maintenant », dont la dixième est une carte illustrée d’un paysage de la ville de Neufchâteau. Ce document est en vente, avec certitude, dans les bureaux de Léglise et Neufchâteau, et disponible auprès du club philatélique chestrolais.

Outre ces nouveautés postales, le président du club philatélique chestrolais, Jean Oth, qui en est aussi l’animateur, vient d’éditer son deuxième volume des dictionnaires encyclopédiques de la philatélie belge. Le thème est l’architecture. La première partie répertorie et décrit des centaines de bâtiments : beffrois, béguinages, halles, basiliques, ponts, églises, fontaines… La deuxième partie est consacrée aux biographies des architectes, la troisième partie présente le répertoire de toutes les localités citées dans l’ouvrage et la dernière partie répertorie les timbres concernés par le sujet de l’architecture.

Jean Oth a publié l’an dernier un premier volume sur les personnages illustrant les timbres. D’autres tomes sont en préparation : sciences, économie, sports et loisirs, philatélie et vie sociale.

Août 1914 : il y a déjà 90 ans

Août 1914 : il y a déjà 90 ans20 août 1914. La 21e division allemande, qui a franchi la frontière luxembourgeoise la veille et gagne ses cantonnements assignés au nord de Neufchâteau, entre en contact avec l’avant-garde de la 4e armée française, la 9e division de cavalerie. Le combat est un véritable combat de rencontre : aucune des armée en présence n’a idée de l’ampleur des forces de l’adversaire. Le 1er bataillon du 87e régiment d’infanterie française a été donné en appui à la cavalerie. à 12h30, le bataillon reçoit l’ordre de contre-attaquer vers la gare de Longlier. Tandis que l’ensemble des troupes françaises entame son repli, les fantassins du 87e se font décimer sur la colline de la Justice, entre Hamipré et Longlier.*

Un devoir de mémoire

Août 1914 : il y a déjà 90 ansAlors que partout en Europe on fête en grande pompe les soixante ans de la Libération, plus discrètement, chez nous, on a commémoré le 90e anniversaire de la bataille de la Justice. L’été 1914 a gravé des souvenirs douloureux dans de nombreux familles ardennaises et gaumaises. L’envahisseur allemand est entré en Belgique par le sud de la province et se heurte violemment à l’armée française. Les habitants sont terrorisés et les pertes humaines seront nombreuses.

Le dimanche 5 septembre dernier, sous un soleil radieux, étaient organisées les cérémonies patriotiques franco-belges. Sur la colline de la Justice, entre Hamipré et Longlier, les abbés G. Lebrun et R. Mouzon et le diacre A. Loutsch ont célébré une messe dédiée à la paix et à la mémoire des victimes des guerres de 1914 et 1940.

A la suite de la cérémonie religieuse, les nombreux participants ont formé un cortège et se sont rendus devant les monuments pour rendre hommage aux victimes et aux combattants.

Outre la présence des autorités communales et des membres de la Fraternelle du Souvenir, soulignons la participation d’une délégation française en provenance de St-Quentin, ville de garnison des combattants, ainsi que plusieurs membres des familles des officiers français Chappey et Grouchy, morts lors des affrontements.

Lors de son discours, la bourgmestre de Neufchâteau a salué le dévouement des associations patriotiques et la présence des enfants de l’école de Hamipré.

Les cérémonies se sont clôturées par un vin d’honneur, suivi d’un repas auquel quelque cinquante convives français ont participé.

Une amitié franco-belge nonante ans après

Août 1914 : il y a déjà 90 ansEn 1964-1965, l’abbé Mouzon publia deux plaquettes sur les combats des 20 et 22 août dans la région de Neufchâteau. De sa rencontre avec le colonel Chappey (sous-lieutenant à l’époque des combats auxquels il participa), va naître la lente restauration du souvenir. A la suite de l’inauguration, en 1969, du monument en l’honneur du 87e R.I., la Fraternelle du Souvenir se créa autour de l’abbé Mouzon et du colonel Chappey afin d’entretenir la mémoire du 20 août 1914.

« En 1967, le colonel Chappey m’annonce sa visite, explique l’abbé Mouzon. C’était la première fois qu’il revenait à Hamipré depuis 53 ans. Malheureusment, ce jour-là, il pleuvait, il peuvait. Arrivés sur la colline, nous n’avons même pas pu sortir de la voiture. C’est là qu’il me dit : Je voudrais bien, Monsieur l’abbé, avant de mourir, voir ici un petit monument qui rappelerait ce qui s’est passé ». De cette crête, les fantassins du 87e régiment d’infanterie française se sont précipités dans le vallon que forme le ruisseau en contrebas, où la mitraille allemande n’eut plus qu’à les faucher.*

Après son démantèlement, le cimetière de la justice retourna à l’état sauvage pendant cinquante ans. C’est seulement en 1970, à l’initiative de l’abbé Mouzon et de la Fraternelle du Souvenir, que le site de la Justice fut en partie dégagé. Deux tables d’orientation furent posées l’année suivante. La route qui mène de Hamipré à ce sommet est celle qu’empruntèrent jadis les fantassins du 87e pour monter au combat.* à la sortie du village, la rue porte aujourd’hui le nom du régiment.

Pour en savoir plus

En 1996, Olivier Jadoul publiait un bel ouvagre sur les combats du 20 août 1914. Bien documenté et illustré, ce livre, que nous vous recommandons, prend le relais du travail de l’abbé Mouzon, lui-même auteur de deux publications : Le combat de Longlier et La bataille de Neufchâteau. Enfin, sachons qu’il existe aussi différentes publications sur les combats du 22 août : Tintigny-Rossignol et Neufchâteau.

Ol. Weyrich

Le moulin banal est-il sauvé ?

Le moulin banal est-il sauvé ?Après maintes et maintes hésitations, le collège échevinal de Neufchâteau vient d’entreprendre un nettoyage sérieux du site de l’ancien moulin banal. Mais que va-t-on en faire ? On l’ignore encore.

Dans son dernier bulletin, le président du cercle d’histoire «Terre de Neufchâteau», Louis Lejeune, évoquait l’avenir du moulin banal en ces mots : « La Commune a décidé de détruire l’ancien moulin banal. Quand vous lirez ces lignes, amis lecteurs, la chose sera faite. Ce bâtiment est situé à quelques dizaines de mètres du moulin Klepper, à l’extrémité de la digue, le long du chemin du Haÿs. Il est répertorié dans «Le Patrimoine monumental de la Belgique Wallonie, 14 Province de Luxembourg, Arrondissement de Neufchâteau», 1989, p. 224, qui le date du xviiie siècle vraisemblablement, même s’il fut partiellement transformé par la suite. Nous appréhendions cette décision communale.

Le bâtiment n’était plus habité depuis longtemps, il pourrissait sur pied, il était devenu une ruine, un chancre. Il est regrettable que, pendant de longues années, on ait laissé se dégrader cet ensemble, qu’on l’ait laissé à l’abandon en attendant qu’il s’écroule de lui-même. Le scénario fut le même pour l’église de Massul et il sera probablement le même pour l’ancienne maison d’arrêt. Ne pouvait-on vraiment rien faire quand il en était encore temps ? La Commune a restauré la maison Bourgeois et s’apprête à restaurer l’ancien café «Au Central». N’était-il pas possible, en s’y prenant à temps, de restaurer aussi l’ancien moulin banal ? Sans vouloir jouer aux donneurs de leçons, rappelons aux responsables politiques que la sauvegarde du patrimoine bâti de valeur contribue à la beauté d’une ville ou d’un village, au bien-vivre de ses habitants et à la satisfaction des touristes.

Ce qui a été possible à Marche ou à Arlon, pour ne citer que ces deux exemples proches, ne l’est-il pas à Neufchâteau ?» conclut l’auteur du texte.

Le moulin banal est-il sauvé ?Mais depuis la parution du bulletin en question, une partie seulement du site de l’ancien moulin banal a disparu. C’est ce que l’on appelait l’ancienne maison Gofflot qui a été démolie. Seuls le porche d’entrée et sa belle arcade n’ont pas été livrés à la pelleteuse.

Au départ, il était bien question de détruire les deux bâtiments : l’ancien moulin et la maison Gofflot. Mais les nettoyages préparatifs à la destruction ont livré un moulin banal bien mieux conservé qu’il n’y paraissait. L’échevin des travaux a donc revu son projet et, pas mécontent, il propose une solution pour la sauvegarde dudit moulin banal.

Les premiers travaux envisagés sont ceux qui permettront de conserver le bâtiment en l’état et de stopper sa dégradation.

Charpente et toiture seront rénovées, de nouveaux châssis seront posés. Restera à valoriser les belles caves voûtées et les deux étages de l’ancienne habitation.

Il reviendra au conseil communal de se prononcer sur l’avenir du moulin et son occupation toujours inconnue aujourd’hui.

« L’espoir fait vivre » dit l’adage. Cette histoire chestrolaise ne le démentira pas !

Ol. Weyrich

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