28 octobre 2004 - n°246, 247, 248, 249, 250, 251, 252 et 253

Région

Dix années au service de la nature !

Réserves Naturelles RNOBLe 10 juillet 1994, quelques membres de l’association Réserves Naturelles RNOB se regroupaient et signaient la Charte scellant la naissance d’une nouvelle antenne régionale active principalement en Centre Ardenne. Thierry Gridlet, président de cette section, dresse avec nous un bilan de ces dix ans de sensibilisation à la protection de notre patrimoine naturel.

L’info : Thierry Gridlet, un rappel de ce que sont les RNOB ?

T.G. : Réserves Naturelles RNOB est une association dont l’objectif est de préserver et développer la nature afin qu’elle soit prise en compte par tous les acteurs de la société. Créée il y a plus de cinquante ans, l’ asbl, qui compte en Wallonie plusieurs milliers de membres et des centaines de collaborateurs actifs, répartit son action selon trois axes : la création et la gestion de réserves naturelles, la sensibilisation du public et le développement d’une politique générale et d’actions de conservation de la nature.

L’info : Un bilan à l’échelle de la Wallonie, et au niveau local ?

T.G. : A ce jour, Réserves Naturelles RNOB protège en Wallonie plus de 3000 hectares de terrains présentant un grand intérêt biologique. L’association développe aussi des programmes de sauvegarde d’espèces menacées, des actions de sensibilisation du public… En Centre-Ardenne, nous avons pu protéger 24 ha d’espaces naturels dans la commune de Neufchâteau, 54 ha sur Léglise, 104 ha sur Vaux-sur-Sûre. Dans le futur, nous souhaiterions aussi pouvoir créer des réserves sur le territoire des communes de Libramont, Herbeumont et Chiny afin de compléter le réseau de sites protégés.

L’info : Quels sont les objectifs poursuivis par une antenne régionale ?

T.G. : La protection de la nature doit se développer à tous les niveaux de la société, de l’échelle internationale à l’échelle régionale ou locale, et doit s’intégrer, progressivement, dans notre vie quotidienne. Il faut que la nature devienne l’affaire de tous. Et pour cela, la sensibilisation du public est essentielle. C’est un des rôles des Antennes RNOB. Et chacune d’elles déploie des trésors d’imagination : l’accueil du public dans ses réserves, l’organisation d’animations, d’activités festives, de conférences, la création d’outils pédagogiques…

L’Info : Quels sont les projets que vous aimeriez épingler ?

T.G. : Difficile d’effectuer un tri en dix ans d’activités ! Il y a ce que j’appellerais un travail de fond : organiser les chantiers de gestion dans les réserves naturelles locales, faire connaître notre association et ses actions au public, documenter les gens sur les petites choses de la nature et les questions qu’ils se posent : «Que faire lorsqu’on trouve un oiseau blessé ? , Comment rendre son jardin accueillant pour la faune et la flore sauvages? »… Et puis, il y a eu des projets plus visibles notamment parce que la presse leur a souvent manifesté un très vif intérêt.

L’Info : Comme ?

T.G. : La création d’une cassette de chansons sur la loutre ou la sortie de « de Fables et d’Églantines », un CD de Théo Mertens reprenant douze chansons sur le thème de la nature au fil des mois, enregistrées avec des enfants de Neufchâteau ; l’organisation des Chlorophylliades en 1997, 2000 et 2003, un grand concours de connaissance de l’environnement auquel ont participé plusieurs dizaines d’écoles et plusieurs milliers d’élèves du secondaire ; l’inoubliable « Semaine du râle des genêts » avec la complicité d’Yves Duteil ; la présence de Justine Henin au cours d’un chantier dans la réserve naturelle d’Houdoimont à Léglise et la mise en vente aux enchères d’une de ses tenues au profit de notre association; les expositions comme celle consacrée à la cigogne noire qui a connu un vif succès à Neufchâteau…

L’Info : Y a-t-il d’autres structures des RNOB dans notre région ?

T.G. : Oui. Si le rôle d’une antenne est de sensibiliser le public à la protection de la nature, il existe une autre structure – dénommée « commission de gestion » - qui, elle, a pour mission d’étudier scientifiquement les réserves naturelles et d’y organiser des activités de gestion.

Dans notre région, la commission de gestion dite « cigogne noire » ou « du Plateau de Bastogne et du Bassin de la Sûre » a vu le jour il y a vingt ans. Votre interview est pour moi une merveilleuse occasion de rendre hommage à sa présidente, Chantal Hubert, d’Ébly, qui a fourni un travail absolument extraordinaire de prospection, d’achats de terrains, de relevés scientifiques. Il ne fait pour moi aucun doute qu’en province de Luxembourg c’est essentiellement grâce à elle que les RNOB ont pu connaître leur développement. Tout récemment, cette commission de gestion vient de changer de nom (« Commission de gestion des réserves d’Ardenne méridionale ») et est, depuis le mois de juin, présidée par Hugues Thiry, de Massul.

L’Info : Qu’est-ce qui vous pousse à déployer tant d’énergie pour vous pencher au chevet de la moindre petite espèce en danger ?

T.G. : Chaque espèce de plante, chaque espèce animale est unique, fruit d’une longue et incroyable évolution. Qu’elle disparaisse et c’est tout l’édifice de la Vie, l’intégrité et la diversité du vivant qui s’effritent. Imagineriez-vous qu’on laisse se détériorer la Joconde ou qu’on ne prenne pas soin de la Grand-Place de Bruxelles ? Personnellement, je pense que les espèces « loutre », « orchidée » ou « hanneton » font, à l’instar de la Joconde, partie du patrimoine de l’Humanité dont nous sommes responsables.

L’Info : La nature se porte-t-elle aussi mal qu’on le dit ?

T.G. : J’en ai malheureusement l’intime conviction. S’il est vrai que de temps à autre certains messages sont porteurs d’espérance - je pense par exemple au retour de la cigogne noire dans nos contrées - il faut bien reconnaître que les espaces naturels disparaissent comme peau de chagrin… Et avec eux, le cortège de plantes et d’animaux qui y vivent. Haies arrachées, zones humides remblayées, berges rectifiées, urbanisation sauvage, pollution des sols, de l’air et des eaux… la liste des agressions subies par la nature me paraît parfois désespérément longue ! Cependant, ce n’est pas une raison pour baisser les bras et il faut continuer à se battre pour la préserver. C’est ce que notre association fait depuis plus de cinquante ans. Tel est aussi le travail au quotidien de notre antenne en Centre-Ardenne. Et chacun de nous peut, avec ses moyens et à son niveau, participer à cette dynamique, notamment au sein de l’Antenne. Avis aux amateurs, rejoignez-nous !

L’info : En unissant aussi ses forces avec d’autres ?

T.G. : Oui, Réserves Naturelles RNOB a récemment uni ses forces avec Aves (Société d’études ornithologiques) pour créer une nouvelle association, Natagora. En mettant en commun nos moyens, nous voulons passer à une vitesse supérieure pour arrêter la dégradation de la biodiversité et reconstituer peu à peu un bon état général de la nature, en équilibre avec les activités humaines. Il est grand temps d’inverser la tendance… et pour cela, la collaboration de toutes et tous est importante.

Propos recueillis par
Ol. Weyrich

L’autoroute et ses travaux

L’autoroute et ses travauxFin des années ‘80 est apparu, sur les autoroutes traversant notre région, le phénomène de «punch-out». Celui-ci se manifeste par des cassures situées généralement près du bord extérieur du revêtement, entraînant ainsi une fragmentation du béton et l’arrachement de blocs sous la pression du trafic.

« La cause des dégradations du revêtement en béton armé constatées sur l’E25 et l’E411 sont dues aux mesures d’économie imposées dans le secteur des travaux routiers, entre autres à la suite de la crise pétrolière de 1973, explique Philippe Lemoine du M.E.T. Mais ces mesures n’ont pas suffisamment tenu compte des sollicitations qu’allaient causer l’accroissement important du trafic et des tonnages transportés, les spécificités climatiques et topographiques de la région ou encore les épandages accrus de sel en période hivernale».

Face à l’évolution préoccupante de ce problème, il s’est avéré nécessaire et urgent de remettre en état plus de 80% des autoroutes en province de Luxembourg. évidemment, l’intervention impose l’ouverture d’un chantier de très grande ampleur. Dans un premier temps, les travaux consistent à démolir la voie lente et la bande d’arrêt d’urgence de chacune des chaussées. Puis s’ensuivront l’opération de reconstruction de l’ensemble en béton armé continu et, finalement, le recouvrement de la surface de la chaussée par un enrobé hydrocarboné.

Les travaux de réhabilitation des revêtements portent sur 127,5 km d’autoroutes. La difficulté est de concilier l’organisation des travaux et la gestion des flux de circulation.

L’organisation du chantier

Le calendrier des travaux est établi sur trois ans, de 2004 à 2006. Chaque année correspond à une phase distincte d’une durée de sept mois, s’étalant de mi-mars à mi-octobre. Et contrairement à ce que la rumeur laissait croire, il n’y aura pas d’interruption durant l’été. Les responsables estiment que l’augmentation du trafic engendré par les vacanciers sera compensée par une diminution du trafic des poids lourds.

Par contre, les travaux seront interrompus durant la période hivernale, les conditions climatiques rendant la gestion des travaux trop compliquée.

Un vaste plan de délestage a été mis en place afin de proposer des itinéraires de déviation pour les usagers en transit. Toutefois, ces mesures n’empêcheront pas les difficultés comme on vient d’en connaître en ce début de mois de juillet. Les habitants de la région ont par ailleurs modifié leurs habitudes en empruntant d’autres itinéraires, évitant ainsi les travaux et les risques de bouchons.

Rappelons que sur l’autoroute en chantier, la vitesse est limitée à 70km/h et que de nombreux contrôles sont organisés par la police fédérale.

En cas d’accident ou de panne de véhicule, il est évident que l’intervention doit être très rapide puisqu’il n’existe plus de bande d’arrêt d’urgence. Les risques de suraccidents sont donc importants. Des plans d’intervention impliquant les forces de police et de secours ont donc été mis en place afin d’être le plus efficace possible et d’assurer la sécurité des usagers.

La réhabilitation des autoroutes a bel et bien démarré. Ceux-ci causent évidemment de nombreux inconvénients aux habitants de notre région, mais tout le monde en conviendra : il était temps d’agir !

Ol. Weyrich

Le parc naturel en fête

Ces 28 et 29 août, les six communes composant le Parc Naturel Haute-Sûre - Forêt d’Anlier seront en fête. Pour la deuxième année consécutive, le parc naturel invite sa population à un grand week-end de festivités et de rencontre. Cette année, la « Fête du parc » aura lieu sur la toute nouvelle place des écoles à Léglise. Dimanche, ce sera aussi un peu la fête de la fin des travaux…

Le parc naturel en fêteDimanche, un homme sera particulièrement heureux. Il s’agit d’André Lecomte, bourgmestre de Léglise. En effet, depuis son arrivée à la tête de l’administration communale, il n’a cessé d’investir son énergie dans la mise en oeuvre de projets visant à donner de vraies chances d’avenir au monde rural.

Pour lui, aujourd’hui plus que jamais, l’avenir des communes rurales passe par la mise en œuvre de projets « transcommunaux » ou « intercommunaux ». C’est dynamique et financièrement payant. Et cela permet à des petites communes d’accéder à des moyens auparavant inaccessibles.

La concrétisation du parc naturel et de son plan de gestion en sont un bel exemple.

Enfin, dimanche sera aussi l’occasion pour André Lecomte de couper le ruban inaugural mettant ainsi un terme à une longue période de travaux pour le village de Léglise. Celui-ci avait vraiment besoin d’un lifting, et c’est pour le moins réussi. Pareil chantier est difficile à vivre pour les riverains comme pour les élus. Mais les efforts de chacun sont récompensés. Le village a pris un fameux coup de jeune !

La fête de ce week-end sera donc l’occasion pour tout le monde d’apprécier les résultats.

Programme des festivités

Samedi 28 août

  • 16 h : Vernissage de l’exposition des artistes du Parc naturel. Une vingtaine d’artistes et artisans exposent en plein air, sous tonnelles, sur la nouvelle place du village.
  • 18 h 30 : «S ouper du Parc ». Les fins gourmets ne manqueront pas le rendez-vous gastronomique de début de soirée avec nos savoureux produits du terroir. (Réservez vos places au 063 45 74 77 - P.A.F. : 12,5 _ adultes et 8 _ pour les moins de 12 ans).
  • 20 h : Concert rock et variétés.

En 1re partie : Concert par la « Moreau Family » : reprises de grands succès rock et variétés tant anglophones que francophones… Un groupe local, à découvrir absolument !

2e partie : Grand Concert d’After Night. Un groupe essentiellement rythmique qui fait revivre ce style décoiffant appelé Rythm’ n’ Blues. Inspirés par les Blues Brothers. (P.A.F. 8 _, gratuit pour les moins de 12 ans).

Dimanche 29 août

  • 8 h 30 : balade nature encadrée par des guides-nature. Les marcheurs matinaux partiront à la découverte de la faune et de la flore locales. Rendez-vous devant le stand du Parc Naturel, au centre de la place.
  • 10 h : randonnée Tarpan. Cette promenade emmènera les randonneurs à la découverte des villages avoisinant Léglise sous la houlette d’ un guide de l’association. Départ à 10 h devant le stand du Parc Naturel.
  • 11 h : inauguration officielle de la nouvelle place par le ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme, Benoît Lutgen. Celui-ci inaugurera, en présence de nombreuses personnalités de notre Province, la place des Écoliers, entièrement restaurée dans le cadre du Développement Rural.
  • 11h : ouverture du marché artisanal et gourmand.
  • 11 h 30 : Concert apéritif par la Royale Harmonie Saint-Martin de Léglise.
  • 12 h : « Menu du Parc »
  • 14h : rallye nature. Un parcours familial d’environ 4 km jalonné d’épreuves et de questions ludiques sur le thème de la nature. Beaux lots à la clé !

Inscriptions au stand du Parc naturel dès 13h. P.A.F. 1,5

  • 14 h : concerts. La chorale La Chanterelle de Bastogne ouvrira le concert. Leur prestation sera suivie par celle d’Annie Constant-Willème, soliste soprano de renommée. Enfin, la chorale Les Boutons d’Or, d’Assenois, clôturera l’après-midi. Entrée : 1,5
  • 20 h 30 : spectacle en plein air : La nuit du Tome blanc. Un théâtre en forêt pour toute la famille (accessible même aux poussettes) et à découvrir absolument ! Le départ aura lieu à 20 h 30 dans la salle Nos Loisirs. Entrée : 1,5

TEC : davantage de mobilité

TEC : davantage de mobilitéA partir du 1er septembre, le TEC Namur-Luxembourg offrira un nouveau service aux habitants des communes de Léglise et Vaux-sur-Sûre : le Telbus. La formule testée sur la commune de Libramont, qui a remporté un vif succès, est maintenant élargie à dix autres communes. Soulignons que l’entité de Neufchâteau est intégrée à la zone comme point de destination.

Le principe est simple : vous demandez par téléphone un bus (061 53 10 10) qui vous prendra en charge dans votre hameau, village ou quartier et vous conduira à l’endroit souhaité. Le Telbus est un bus à la demande. Son horaire et son itinéraire sont organisés en regroupant les demandes individuelles de transport.

Le Telbus dessert 215 localités. Vu son organisation particulière et la complexité de la tarification, un dépliant « Les tarifs et les titres de transport du Telbus » est disponible sur simple demande. D’une manière générale, c’est le nombre de zones parcourues et le prix du billet qui servent de référence. Des tarifs spéciaux, très avantageux, sont proposés pour les moins de douze ans et les plus de soixante-cinq ans.

Dès ce 1er septembre, c’est donc une flotte de huit nouveaux véhicules qui sera lancée sur les 1057 km couverts par le service telbus. Mais cette mise en service ne doit pas faire oublier la restructuration qu’elle couvre. Le TEC a été amené à adapter de manière importante les horaires des lignes régulières. Soyez donc attentifs, certains horaires vont donc changer et dans certains cas, vous devrez changer vos habitudes…

L’enthousiasme des présidents

Françoise ErneuxPoint culminant de la vie du Parc Naturel, la fête annuelle est l’occasion pour les pouvoirs locaux impliqués dans la gestion du parc, de rencontrer la population et de débattre avec eux de la pertinence des projets.
Françoise Erneux (Fauvillers), présidente de la Commission de gestion du Parc Naturel :

Cette fête est vraiment nécessaire parce qu’elle la vitrine du parc et un lieu débat où chacun donne son avis sur les projets développés par le Parc Naturel. C’est aussi l’occasion pour les habitants du territoire du parc d’appréhender davantage la notion de parc naturel. Ces deux jours permettent aussi de s’informer sur la concrétisation des projets définis dans le plan de gestion.

André LecomteAndré Lecomte (Léglise), président du Pouvoir organisateur de l’inter-communale Parc Naturel Haute-Sûre et Forêt d’Anlier : - La fête du parc se veut un lieu de rencontre et je pense que celle-ci en est un. Un parc sous-entend un territoire et celui-ci n’est pas toujours bien connu des habitants. Qui en fait partie ? Où sont ses limites ? Deux jours ne sont pas de trop pour aider la population à mieux cerner cela. Six communes ont adhéré au parc, c’est un immense territoire. Il faut donc se créer des occasions de faire connaissance…

Pour les habitants de Léglise, cette fête a un caractère supplémentaire puisque nous inaugurons la nouvelle place rénovée dans le cadre du PCDR. Rappelons que c’est le PCDR qui nous a amenés à réfléchir à adhérer au parc naturel. Pour ma part, tous ces projets démontrent bien que l’avenir des communes rurales passe par la mise en œuvre de projets intercommunaux.

Journées du patrimoine les 11, 12, 13 septembre : reconversion et réaffectation

Journées du patrimoineRéutilisation, reconversion, réaffectation, reprise de monuments… quelques termes utilisés de nos jours pour illustrer une pratique très ancienne. Son but ? Donner un nouvel usage à des bâtiments que l’on entend aujourd’hui réinvestir en respectant leurs dimensions historiques, architecturales, symboliques ou fonctionnelles. Les journées du patrimoine 2004 vous invitent donc à découvrir ces monuments prestigieux ou ses bâtiments plus modestes qui participent à nouveau à l’histoire de notre région.

Herbeumont

  • Saint-Médard (Les Rouges Eaux)
  • Ancien moulin de Gribomont

Via un bief, moulin alimenté par la Vierre, affluent de la Semois. Bâtisse antérieure à 1830. Jusque vers 1980, moulin en activité grâce à deux roues à aubes actionnant deux paires de meules, l’une pour la farine panifiable et la seconde pour l’alimentation du bétail. En 2003 et 2004, restauration des deux roues par les propriétaires du moulin devenu maison d’habitation. Projet de production d’électricité à l’étude. Occasion d’observer cette restauration, bénéficiaire d’une subvention de la Région wallonne, et de vous promener le long du bief jusqu’au système de vannes de régulation des eaux (1,5 km aller-retour).

Ouverture : sam. de 14h à 19h et dim. de 10h à 18h.

Info : 063 31 12 29

Mellier

  • Ancienne gare et forges

Gare SNCB construite en 1890 (ou 1881 ?) sur la ligne 162 (Namur - Luxembourg) en activité depuis 1858. Important corps central à deux niveaux marqué d’un oculus sous toiture en bâtière débordante, accolé de deux ailes basses asymétriques sous bâtière simple, en briques peintes sur soubassement calcaire. Baies rectangulaires, modifiées au rez-de-chaussée comportant à l’origine des ouvertures en arc en plein cintre. Station désaffectée (démontage du quai, plus d’arrêt, ligne électrifiée) servant actuellement de salle de gymnastique pour l’école communale, de lieu pour activités associatives (patro…). Depuis septembre 2003, dans le cadre du plan communal de développement rural, rénovation et réaffectation du bâtiment en «Maison de village». En plus de la gare et de l’exposition consacrée à cette dernière, visitez les forges de Mellier - Bas et Mellier - Haut, construites en 1617 et à l’arrêt depuis le début du xxe s. : bâtiments en ruines excepté les fours et la halle à charbon restaurés.

Départs : gare vers les forges de Mellier, dim. à 10h , 14h, 16h.

Ouverture : dim. de 10h à 20h.

Visites guidées : dim. de 14h à 17h.

Animation : exposition sur le passé de la gare et sur son futur, réalisée par différentes associations villageoises ; dim. toute la journée, visite de la gare. Info : 063 43 39 69

Libramont-Chevigny

  • Exposition : « Du prêtre au druide : le musée des Celtes dans l’ancien presbytère »

Par le biais d’anciennes photos, découverte du quartier de la place communale au cours du xxe s. avant que le presbytère ne devienne musée des Celtes . Collections du musée composées pour l’essentiel des vestiges de tombelles celtiques ardennaises, fruit d’un travail de recherche scientifique rigoureux mené principalement par le Centre de Recherches Archéologiques en Ardenne (CRAA), gestionnaire du musée.

Ouverture : sam. et dim. de 10h à 18h. Visites guidées : dim. de 14h à 17h. Animation : exposition et jeux. Info : 061 22 49 76 (de 9h à 17h)

Neufchâteau

  • Circuit « A la découverte d’anciens bâtiments réaffectés »

Au fil de l’itinéraire, parcourant la commune, découvrez les étapes suivantes :

  1. A Neufchâteau, le moulin Klepper, bâtiments de la fin du xviiie s., à l’origine moulin à écorces, scierie en 1946 sous la famille Klepper et aujourd’hui restauré et reconverti en centre culturel comportant des salles sur quatre niveaux
  2. Ancienne forge de Grandvoir, construite en 1668, ayant comporté affinerie, platinerie, forge, bocard et fourneau, se présentant aujourd’hui sous la forme d’une demi-douzaine de bâtiments en moellons intégrés dans des dépendances en ferme
  3. A Verlaine, une grange aménagée en chapelle, en 1935 et 1935
  4. L’ancien prieuré bénédictin de Longlier (xie s. remanié au xviiie s.), partiellement détruit par le tragique incendie de 1914 et l’ancien couvent des récolets à Hamipré (dès 1663), important quadrilatère en moellons crépis, tous deux reconvertis en exploitations agricoles
  5. A Neufchâteau, la tannerie Gérard, érigée dans la 1re moitié du xixe s., l’un des trois éléments d’un ensemble comprenant aussi le ferme Julémont et la maison Chauvaux (ancien séchoir à écorces), devenue maison particulière
  6. Toujours à Neufchâteau, la maison Bourgeois (1806) abritant aujourd’hui les services communaux
  7. Retour du moulin Klepper.

Départs : Moulin Klepper, Chemin des Hays, Vallée du Lac, sam. et dim. à 14h. Animation : au Moulin Klepper, exposition sur l’histoire de l’imprimerie à Neufchâteau.

Info : 061 27 78 31.

Anlier - Habay

  • L’école communale d’Anlier

Ancienne école construite il y a 125 ans, de style pseudoclassique, en moellons et schiste sous cimentage et en calcaire. Bâtiment principalement en long, aujourd’hui occupé par le Centre Régional d’Initiation à l’Environnement (CRIE) de la Forêt d’Anlier. Entre l’ancienne école et le CRIE, quelle évolution dans les méthodes d’éducation ! Confrontation de ces deux époques bien différentes par une exposition proposant d’une part, de pénétrer dans une classe du xixe s. au travers du matériel et des témoignages de nos aïeux et d’autre part, d’aborder l’approche éducative d’aujourd’hui par des jeux mis à votre disposition par l’équipe d’animation.

Ouverture : dim. de 14h à 17h.

Visites guidées : dim. de 14h à 17h.

Animation : exposition et jeux.

Info : 063 42 47 27

A voir aussi dans la région :

  • Rosssignol

De la forteresse au Centre d’hébergement (accès par le parc)

Seigneurie constituée en 1209. Château reconstruit en 1609 sur les ruines d’une forteresse rasée en 1558 pour Louise de Waha et Claude de Laittres. Restaurée et transformée à de nombreuses reprises (1673, xixe s. et 1976), la propriété est devenue centre d’hébergement et abritant également des associations culturelles.

Ouverture : sam. et dim. de 10h à 18h. Animation : exposition sur l’évolution du bâtiment à travers l’histoire avec l’apport pour la dernière période des photographies et commentaires des habitants de Rossignol. Info : 063 41 15 96

  • Chiny

Exposition de François Médard Grange du château du Faing

Grange comprise dans les dépendances du château du Faing, érigé en 1880, en style néo-gothique, à l’emplacement du châteu de Gilles du Faing (1629). Dans ce lieu nouvellement éclairé, plafonné… visitez l’exposition « Vision stratigraphique » de François Médard, un artiste passionné par les lois et phénomènes naturels qui régissent notre univers. Renouant avec le genre séculaire « peinture de paysages », celui-ci l’approche toutefois de manière singulière.

Ouverture : sam. et dim. De 14h30 à 18h. Info : 061 31 45 68

  • Habay-la-Vieille

Villa gallo-romaine de Mageroy

Site exceptionnel du fait de l’accumulation des découvertes faites d’année en année, situé dans une vallée parallèle à la Semois, à 5 km de la Chaussée Reims-Trèves. Villa faisant partie du réseau en place en Gaume sous l’Empire romain entre les ier et ive s.

Ouverture : sam. de 13h à 18h et dim. de 9h à 18h. Visites guidées : sam. dès 13h et dim. dès 9h. Info : 063 42 25 33

Forêt d’Anlier : premier bilan pour la maison du tourisme

Forêt d’Anlier : premier bilan pour la maison du tourismeLa nouvelle maison du tourisme de la Forêt d’Anlier vient de vivre sa première saison touristique. Après trois mois de fonctionnement, nous sommes allés à la rencontre des responsables de cette association qui fédère les forces touristiques des communes de Habay, Léglise, Neufchâteau.

L’info : Après plusieurs années de divergences de points de vue, vos trois communes ont été amenées à travailler ensemble. Comment se passe cette nouvelle collaboration ?

Serge Bodeux, président : Cela se passe fort bien. Aujourd’hui, il n’y a plus de divergences entre nous. Nous avons tourné la page d’une période difficile. Maintenant, nous travaillons dans l’intérêt des trois communes et cela, dans une ambiance agréable.

L’info : Quelles sont les premières actions menées par la maison du tourisme et quels objectifs visent-elles ?

Dario Castelino, directeur : Après avoir pris possession de nos bureaux installés sur la grand-place à Neufchâteau, notre premier travail a été de dresser un état des lieux, de réunir toutes les informations susceptibles d’intéresser les touristes à propos de nos trois communes (activités, promenades, hébergements…). Ce travail a permis de nous préparer à notre première saison estivale. Avec l’aide de l’office du tourisme communal, nous avons organisé l’accueil et l’information des touristes.

L’info : Votre première saison touristique se termine. Quel est bilan tirez-vous de ces premiers mois de fonctionnement ?

Dario Castelino, directeur : Faut-il parler d’un premier bilan pour une première saison de démarrage ? Ce fut plutôt un baptême bien arrosé par le mauvais temps ! Pour juillet et août, nous avons accueilli près de mille visiteurs au bureau d’information. Mais que représentent ces chiffres ? La Fédération touristique du Luxembourg belge a souligné le recul du nombre de touristes dans notre province en raison du climat pluvieux et des travaux sur l’autoroute.

Une chose est toutefois à souligner, c’est le succès des randonnées. La demande a été très forte. Cela récompense le travail de balisage entrepris les années précédentes.

L’info : L’arrière-saison approche. Comment allez-vous tirer profit de cette période plus calme ?

Serge Bodeux, président : La Maison du tourisme va passer à la vitesse supérieure. Dès octobre, deux emplois supplémentaires viendront renforcer le travail du directeur, unique employé pour l’instant. La nouvelle équipe va mettre en chantier notre politique de communication, créer les outils, être présente sur les salons… Nous avons aussi le projet de former ce personnel pour qu’il connaisse mieux nos communes et qu’il ait la capacité de répondre de façon professionnelle aux demandes qui se présentent à lui. Il est clair que notre premier objectif est d’abord de mieux faire connaître l’existence de notre maison du tourisme, cela devrait se traduire concrètement par une augmentation de visiteurs.

Jour de fête à la nouvelle réserve naturelle Mandebras

Jour de fête à la nouvelle réserve naturelle MandebrasSamedi dernier, à Gennevaux (Léglise), Thierry Gridlet et son équipe de l’antenne régionale RNOB Famenne & Ardenne, avaient planté leur tente au lieu-dit « Mandebras » où l’association a fait récemment l’acquisition de terrains en vue de la création d’une nouvelle réserve naturelle. L’endroit a la réputation d’être d’un haut intérêt botanique, ce qui nous a été confirmé par Philippe Colas, naturaliste et guide d’un jour qui avait pris la tête de la délégation des invités. En effet, une cinquantaine de personnes avaient rejoint Gennevaux pour découvrir cette nouvelle réserve acquise grâce à la vente du livre Signature.

Rappelez-vous, il y a deux ans, Thierry Gridlet présentait au Moulin Klepper à Neufchâteau, son livre Signature, « 100 Signatures pour la nature ». Chaque exemplaire vendu correspond à quelques mètres carrés de végétation de cette réserve naturelle. Aujourd’hui, des 2000 exemplaires imprimés, il reste à peine une centaine d’ouvrages cherchant encore acquéreur. Pour saluer le succès de l’opération, Armel Job, Jean-Claude Servais, Jean-Pol Poncelet, Max Vanervorst et Pierre Bartholomée, cinq des cent auteurs qui ont contribué à la concrétisation de ce projet, ont inauguré cette nouvelle réserve naturelle.
Parallèlement à cette après-midi se tenait, sur le site et durant tout le week-end, un chantier de gestion intercommunautaire.

Le douzième du genre organisé par les RNOB. Germanophones, francophones et néerlandophones, soit soixante bénévoles ont apporté leur concours pour les travaux de fauche et d’entretien de la nouvelle réserve.

Un site naturel remarquable

Jour de fête à la nouvelle réserve naturelle MandebrasLe nom de la réserve trouve son origine de par sa localisation le long du ruisseau de Mandebras, à quelques centaines de mètres à l’est du village de Gennevaux (Léglise). L’intérêt biologique du site est lié à la grande diversité des milieux présents. Il y a 6000 ans environ, les défrichements ont eu raison de la forêt originelle qui a été remplacée en beaucoup d’endroits par des milieux ouverts, jugés moins hostiles par l’homme à une époque où les meutes de loups arpentaient encore la région. A Mandebras, les forêts humides en bordure de la rivière ont cédé la place à des bas-marais ou des prés humides qui étaient fauchés et fournissaient une litière au bétail pour les longs mois d’hiver. Sur les terrains les plus secs sont apparus des pâtures et des prés maigres au détriment des forêts de chêne et de hêtre. Autant de milieux semi-naturels qui subsistaient alors en équilibre avec les activités extensives des villageois.

Bas-marais, prés humides et prés maigres

Jour de fête à la nouvelle réserve naturelle MandebrasL’abandon des activités traditionnelles a entraîné la disparition, depuis le milieu du xxe siècle, d’un grand nombre de milieux semi-naturels. C’est ainsi que les bas-marais, les prés humides et les prés maigres ont été recolonisés par des bouleaux, des saules, des sorbiers… et la forêt. Cette évolution naturelle appliquée rapidement sur de vastes territoires, combinée aux assauts de la « modernité » (drainage, remblais, plantations de résineux…), a entraîné la disparition de milieux d’une grande originalité. Et, dans leur sillage, des plantes et des animaux qui n’ont pu retrouver ailleurs les conditions nécessaires à leur développement.

Un brin d’histoire…

Jusqu'à la Révolution française, la Mandebras a servi de frontière entre le Ban de Mellier et la Prévôté d'Arlon. De 1654 à 1788 exista, sur ses bords, un ermitage autour duquel se tenait, le 30 avril et le 30 août, la foire du Bizeu (= toile). Cette foire attirait de nombreux marchands venus des Pays-Bas espagnols et autrichiens, de la principauté de Liège, de France et de l'Empire germanique.

Une épicerie très sympa !

Eliane RoiseuxCréer une galerie d’art dans un petit village ardennais, c’était le rêve d’Eliane Roiseux, une épicière sympa très appréciée des habitants d’Assenois (Léglise). Du rêve, elle est passée à la réalité, il y a trois ans déjà.

Plus de 25 artistes ont déjà accroché leurs œuvres aux murs de cette nouvelle galerie. Mais Éliane a d’autres idées, qu’elle compte bien exploiter dans les prochains mois.

Dynamique, souriante et attentive aux autres, voilà en quelques mots ce que l’on pourrait dire de l’épicière sympa du village d’Assenois : éliane Roiseux. En plein cœur de la commune de Léglise, son magasin accueille les visiteurs depuis de nombreuses années. C’est en 1922 que les habitants de l’entité ont pu découvrir le petit magasin pour la première fois. La grand-mère d’éliane en était alors la gérante. Elle a ensuite passé le flambeau à sa fille pour très vite arriver dans les mains de sa petite-fille en 1971. Flambeau qu’elle tient toujours fermement aujourd’hui.

Eliane a pourtant d’autres passions, comme l’orgue qu’elle pratique tous les dimanche à la messe. Elle se passionne également pour le Théâtre de la Chapelle d’Assenois, avec lequel elle travaille toujours. Cette amoureuse de l’art et des vins – aussi – a donc décidé, il y a trois ans, de construire une salle au-dessus de son magasin pour accueillir des dégustations vinicoles. Cette réalisation lui a permis de se rendre compte que c’était l’occasion de faire d’une pierre deux coups, et de réaliser son rêve, à savoir : ouvrir une galerie d’art.

Depuis lors, de nombreux artistes s’y sont succédé pour y présenter leurs créations. Il a quelques semaines pourtant, éliane fait une rencontre pour le moins particulière. Une nonnagénaire bruxelloise, en vacances dans la région de Mellier, a poussé la porte de la galerie. Son idée était simple mais originale : créer un espace de discussion pour les artistes de la région. Il s’agissait de réunir plusieurs artistes et de parler de thèmes comme « Comment vivre de son art ? Quels sont les endroits où on peut exposer ? »

Cette idée n’a pas mis longtemps à se concrétiser puisqu’une douzaine d’artistes se sont réunis il y a quelques jours dans la fameuse galerie. Cette première a été couronnée d’un beau succès qui en appelle certainement d’autres. Une nouvelle réunion est envisagée dans les semaines qui viennent. Ce sera aussi l’occasion pour certains de découvrir ce nouvel expace d’exposition qui a ouvert ses portes en plein cœur d’un village de trois cents habitants… et, pourquoi pas, de réserver leur place pour une future exposition ! Une jeune artiste bulgare habitant la commune de Léglise a par ailleurs proposé à éliane de mettre sur pied un week-end sur le thème de son pays. La gastronomie, les vins et les œuvres de ce beau pays seront donc mis à l’honneur prochainement dans le petit magasin ardennais. Visible-ment, les idées ne manquent pas !

Quel changement depuis les premiers jours, en 1922! Un changement qui plaît à beaucoup, puisque les élèves de l’école du village ont déjà eu la possibilité de découvrir différentes expositions, de quoi créer des vocations…

Fanny Jacques

Le cimetière attend son heure

Le cimetière attend son heureIl y a un an, Carlos Kockerols, auteur du livre Schiste, pierre d’Ardenne, spécialiste et passionné d’art funéraire, visitait le cimetière de Warmifontaine en notre compagnie. Au terme de son expertise, il encouragea le village à sauver ce trésor patrimonial. Qu’en est-il aujourd’hui ?

« Les jours raccourcissent, le froid s’installe et déjà les premiers flocons de neige sont venus s’accrocher aux aiguilles des résineux. Tout invite au repli. C’est aussi l’heure de se réunir, de se souvenir des ancêtres plus ou moins lointains, de penser à l’autre monde qui finit toujours par nous piéger d’une manière ou d’une autre. Après sa morsure, il reste ici-bas une urne, un symbole religieux ou laïque, une pierre, une trace. Les cimetières gardent des empreintes, des inscriptions à la mémoire des femmes, des hommes, des enfants. Il arrive que des emplacements soient abandonnés et réutilisés pour d’autres défunts. Toute une mouvance de stèles, de caveaux, etc. s’installe. Mais il arrive aussi qu’un cimetière déménage, s’installe un peu plus loin, pour diverses raisons. C’est ce qui s’est produit à Warmifontaine.

Depuis quelques jours, le nouveau cimetière a vu le passage de nombreuses personnes qui viennent prendre soin des tombes, mais l’ancien, lui, n’a pas été l’objet de nettoyage. Personne n’est venu enlever de vieilles plantes racornies, personne n’a brossé la pierre à grands coups de savonnée. Seules les mains de Carlos Kockerols sont venues chasser les feuilles, enlever un peu de mousse…» écrivait Béatrice Herry, il y a exactement un an dans ce même journal, relatant la visite de ce passionné expert en art funéraire.

Paradoxalement, l’abandon du site a permis de conserver toute la richesse artisanale. Aucune tombe moderne n’est venue se substituer à une ancienne. Avec les années, la terre a bougé, les croix ont basculé, certaines sont parfois tombées. L’endroit regorge de variété. « On trouve beaucoup de motifs différents : des mains, un pot contenant une rose, un saule pleureur, un angelot, etc. pour une raison bien simple, explique Carlos Kockerols, c’est qu’à l’époque (au xixe siècle et au début du xxe) le métier n’était pas industrialisé. Chaque artisan avait plus ou moins des modèles, mais en fait il faisait des monuments très personnalisés.

Chaque ardoisière de la région procurait en général, comme un sous-produit, les dalles destinées aux monuments funéraires. Plus tard, avec la construction du chemin de fer, l’usage des routes nationales, on a vu arriver d’autres pierres que le schiste. Quand les ardoisières ont fermé, l’art de la sculpture sur schiste a quasiment disparu » nous expliquait Carlos Kockerols.

Le cimetière attend son heureDepuis cette visite, la rénovation du vieux cimetière n’a pas encore commencé. Mais c’est un projet qui tient à coeur à une poignée de personnes passionnées par l’animation de la vie du village. Micheline Camus et Christian Kellen, acteurs au sein du comité de gestion de la salle du village, nous confirment l’intérêt de leur groupe pour la sauvegarde du vieux cimetière. Pour l’instant, tous les moyens sont concentrés sur la rénovation du Cercle Saint-Joseph. Inutile donc de songer à d’autres investissements…

Le vieux cimetière a été l’objet d’un inventaire par les membres du Cercle d’histoire «Terre de Neufchâteau». Un plan de celui-ci a été dressé et le patrimoine funéraire a fait l’objet d’un relevé précis. Ainsi apprend-on que quelque sept cents personnes ont été inhumées à cet endroit, dont environ quatre cents enfants.

Le projet de restauration du vieux cimetière est un vaste chantier. Outre le nettoyage, il faut réaménager l’endroit, redresser les pierres tombales, sélectionner les pièces les plus intéressantes qui méritent quelques soins et enfin, agencer le site pour le rendre attractif et agréable à la visite. Mais pour tout cela, il faut des moyens, du temps et des bonnes volontés.

Sans doute, ce projet pourrait-il faire partie des idées retenues dans le cadre de l’opération de rénovation rurale…

à suivre.

Ol. Weyrich

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